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Conférence de presse du 3 juillet 2015 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2015-07-03

Sur l'invitation du gouvernement des États fédérés de Micronésie, le Directeur du Bureau national des Affaires océaniques Wang Hong se rendra en Micronésie en tant qu'Envoyé spécial du Président Xi Jinping pour assister à la cérémonie d'investiture du nouveau Président micronésien Peter Christian qui se tiendra le 10 juillet.

Q : Le Président du Conseil des chefs d'états-majors interarmés américains Martin Dempsey vient de publier la Stratégie militaire nationale des États-Unis de 2015, laquelle a salué l'émergence de la Chine, réaffirmé la volonté de poursuivre le développement des relations militaires pragmatiques avec la Chine, mais aussi déclaré que les constructions chinoises sur des îles et atolls en Mer de Chine méridionale aggravaient la tension en Asie-Pacifique. Le document a estimé que le risque d'une éventuelle guerre entre les États-Unis et d'autres grandes puissances était faible mais croissant. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous exprimons notre mécontentement et notre opposition aux remarques infondées de ce document qui exagère la menace de la Chine. Nous avons déjà exposé à maintes reprises notre position de principe sur les constructions sur des îles et atolls en Mer de Chine méridionale. Il convient à la partie américaine de rejeter la logique de la guerre froide, de voir correctement l'intention stratégique de la Chine et de travailler dans le même sens avec nous. Elle est appelée à observer effectivement les consensus dégagés par les deux chefs d'État et poursuivre les efforts dans la construction par la Chine et les États-Unis d'un nouveau modèle de relations entre grands pays, dans l'esprit de la non-confrontation, du non-conflit, du respect mutuel et de la coopération gagnant-gagnant. Cela correspond aussi aux intérêts de la partie américaine.

Q : Selon des médias japonais, dans le résumé du livre blanc sur la Défense japonaise 2015, il est estimé que les dépenses de la Chine sur la défense nationale sont actuellement 41 fois plus élevées que celles de 1989, que la Chine prend avec force des mesures de haute pression en Mer de Chine méridionale, telles que les travaux de remblai rapides et de grande envergure, et que pour faire face à la question des Diaoyu Dao, le Japon déploiera des forces amphibies et de surveillance à Okinawa et à Yonaguni. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons pris note des informations concernées. Nous sommes profondément préoccupés et mécontents du mouvement des actions concernées du Japon. Je tiens à souligner les trois points suivants.

Premièrement, la Chine poursuit fermement la voie de développement pacifique et la politique de défense à caractère défensif. Le développement des capacités de défense de la Chine est légitime et ne vise ni ne menace aucun pays. Personne n'a à s'en inquiéter, tant qu'il n'a pas l'intention d'attaquer la Chine. La Chine est fidèle au principe du développement cohérent de la défense et de l'économie. Je tiens à rappeler à la partie japonaise que, selon les données du Ministère japonais des Affaires intérieures et des Communications, entre 1961 et 1979, période où l'économie japonaise s'est développée de manière fulgurante, les dépenses militaires du Japon ont connu une croissance annuelle à deux chiffres, même dépassé 20%. Aujourd'hui, les dépenses militaires par habitant du Japon demeurent cinq fois plus importantes que celles de la Chine. Le Japon n'a pas le droit de faire des commentaires déplacés sur le développement militaire normal de la Chine.

Deuxièmement, les constructions chinoises sur des îles et atolls de garnison dans les îles Nansha relèvent complètement de la souveraineté de la Chine. Elles sont légales, légitimes et justifiées. Le Japon n'est pas une partie concernée de la question de la Mer de Chine méridionale. Pourtant, il est hyperactif ces derniers temps sur ce sujet, en cherchant à noircir l'image de la Chine et à attiser et exagérer délibérément la tension. Sa vraie intention est claire pour tout le monde: chercher et fabriquer des prétextes pour pousser en avant un ajustement sans précédent de sa politique sécuritaire d'après guerre à l'intérieur du pays. Nous exhortons de nouveau le Japon à tirer des leçons profondes de l'histoire, à agir avec prudence sur les questions militaire et sécuritaire et à cesser immédiatement le tapage autour de la question de la Mer de Chine méridionale et les critiques infondées envers la Chine.

Troisièmement, la position de la Chine sur la question des Diaoyu Dao est claire et constante. Nous continuerons à prendre des mesures nécessaires pour préserver fermement la souveraineté territoriale sur les Diaoyu Dao. Nous demandons à la partie japonaise de regarder en face l'histoire et le présent, de cesser toute provocation contre la souveraineté territoriale de la Chine et de faire des efforts pour contribuer à un règlement adéquat de la question des Diaoyu Dao par voie de dialogue.

Q : Dernièrement, des attaques terroristes ont frappé plusieurs points de contrôle militaires dans le nord du Sinaï, en Egypte, provoquant la tension dans la région. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons pris note des reportages concernés. Nous suivons de près l'évolution de la situation en Egypte et nous espérons que le pays réalise au plus tôt la stabilité et le développement.

Q : Est-ce que la Chine a accordé une aide spécifique à la Grèce ? Si oui, pourriez-vous nous en donner des détails ?

R : La Chine et toute la communauté internationale suivent de très près la situation actuelle de la Grèce. Comme ce que nous avons déjà communiqué, le Premier Ministre Li Keqiang, lors de son récent déplacement en Belgique et en France, a présenté plusieurs fois et dans différentes enceintes la position du gouvernement chinois. La Chine soutient depuis toujours l'intégration européenne et se réjouit de voir une Europe prospère, une UE unie et un euro fort. La question de la dette grecque relève des affaires intérieures de l'Europe. Mais, la question de savoir si la Grèce peut trouver une issue pertinente à la situation actuelle et rester dans la zone euro concerne non seulement la stabilité de l'euro, mais aussi la stabilité financière et la reprise économique du monde.

Très attachée à ses relations avec la Grèce et l'UE, la Chine a apporté sa contribution au règlement de la question de la dette souveraine grecque et répondu par des actions concrètes à des préoccupations et demandes de la Grèce à cet égard. La Chine sera, tout comme par le passé, un détenteur responsable des dettes européennes et continuera à promouvoir la coopération pragmatique bilatérale avec la Grèce. Nous comptons sur les créanciers internationaux et la Grèce pour trouver rapidement un accord et bien résoudre la crise actuelle. Nous espérons voir une solution pertinente à la question de la dette grecque, qui permettra à la Grèce et la zone euro de surmonter cette crise.

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