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Conférence de presse du 20 novembre 2015 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei
2015-11-20

Q : Le Premier Ministre japonais Shinzo Abe a rencontré le 19 novembre le Président américain Barack Obama et fait savoir que le Japon était favorable à l'entrée et à la libre navigation de navires militaires américains au large des îles et atolls concernés en Mer de Chine méridionale et étudierait les possibilités d'envoyer la force maritime d'autodéfense aux patrouilles dans cette mer. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La Chine défend fermement la liberté de navigation en Mer de Chine méridionale dont jouissent les différents pays conformément au droit international. Il n'y a jamais eu de problème à cet égard. Mais elle s'oppose fermement aux actes de quelque pays que ce soit visant à saper la souveraineté et les intérêts sécuritaires d'autrui et à militariser la région sous le prétexte de la liberté de navigation et de survol.

Les îles Mer de Chine méridionale ont été occupées par le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale avant d'être récupérées par la Chine après la victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise et de la Guerre mondiale antifasciste. Le Japon doit se souvenir de l'histoire et procéder à un profond examen de conscience. La Chine reste hautement vigilante vis-à-vis de l'implication du Japon dans la question de la Mer de Chine méridionale, et notamment, de son retour militaire dans cette mer.

Q : La Chine ajustera-t-elle sa politique à l'égard de la Syrie ? Envisagera-t-elle de participer plus directement au règlement de la question syrienne en prenant des mesures plus poussées, y compris l'intervention militaire ?

R : Depuis l'éclatement de la crise syrienne, la Chine préconise toujours que les différents pays doivent travailler à une solution politique à la question syrienne et que la violence ne mène à rien. La Chine a fait des efforts énergiques en faveur de la paix et du dialogue et avancé les pistes de solutions telles que « la proposition en six points », « l'initiative en quatre points », « les cinq principes » et « les quatre étapes ». L'idée centrale est de pousser les différentes parties à réaliser le cessez-le-feu et l'arrêt de violence, la reprise au plus tôt d'un dialogue politique inclusif et de la transition politique, ainsi que le renforcement de l'aide humanitaire internationale et de la coopération internationale contre le terrorisme. Avec les deux réunions des Ministres des Affaires étrangères tenues récemment à Vienne, de nouveaux résultats positifs ont été enregistrés dans le processus de règlement politique de la question syrienne. Nous continuerons à travailler avec les différentes parties pour faire progresser cet élan de manière à régler la question syrienne et à sortir le peuple syrien de la souffrance le plus tôt possible.

Q : Le Représentant spécial de l'Union européenne pour les Droits de l'homme Stavros Lambrinidis a récemment effectué une visite en Chine. Dans le communiqué de presse publié à la suite de cette visite, la partie européenne a fait remarquer que M. Lambrinidis avait exprimé à la partie chinoise ses préoccupations sur la détention d'avocats et l'élaboration d'un ensemble de lois, y compris une loi sur la gestion des ONG internationales. Comment y réagissez-vous ?

R : La Chine estime depuis toujours que les échanges et la coopération sino-européens sur les droits de l'homme doivent être menés sur la base de l'égalité et du respect mutuel pour renforcer la compréhension réciproque et promouvoir le développement partagé. Le contenu concerné du communiqué de presse de la partie européenne, dépourvu de tout fondement, ignore les progrès réalisés par la Chine en matière de droits de l'homme et fait des remarques irresponsables à l'égard du travail des autorités législatives et judiciaires chinoises. Cela constitue une ingérence dans les affaires intérieures de la Chine et va à l'encontre de l'esprit de droit. La Chine s'y oppose fermement. Nous exhortons la partie européenne à changer immédiatement de position, à rejeter les préjugés idéologiques pour adopter une attitude objective sur le développement des droits de l'homme en Chine. Nous demandons à la partie européenne de respecter la souveraineté législative et judiciaire de la Chine et d'agir davantage en faveur du développement des relations sino-européennes.

Q : Selon des sources d'information, le Ministre russe des Ressources naturelles et de l'Environnement a indiqué hier que la Russie se félicitait de la participation de la Chine au projet russe d'exploitation du pôle Nord et souhaitait voir la Chine y apporter du soutien en matière de technologies et d'équipements. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Dans les affaires du pôle Nord, la Chine est une partie prenante importante et poursuit depuis toujours les principes du respect, de la coopération et du gagnant-gagnant. Nous entendons accroître les échanges et la coopération avec toutes les parties prenantes dans les affaires du pôle Nord pour promouvoir ensemble la paix, la stabilité et le développement durable dans la région.

La Russie, grand pays dans la région arctique, est très influente sur les affaires du pôle Nord. La coopération sino-russe dans ce domaine est dotée d'une base solide. La Chine entend renforcer davantage les échanges et la coopération avec la Russie dans les affaires du pôle Nord.

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