Accueil  | Aperçu général de Chine  | Qui sommes nous Relations bilatérales  | Rubrique de l'ACHA  | Services presses médias
    Portada > Thémas > Spokesperson's Remarks
Conférence de presse du 10 décembre 2015 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2015-12-10

Q : Selon des sources d'information, l'Envoyé spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura a déclaré que les représentants de la Russie, des États-Unis et de l'ONU tiendraient une rencontre tripartite sur la question syrienne le 11 décembre à Genève. Selon lui, l'ONU soulignera la nécessité de renforcer la lutte contre le terrorisme et appellera les différentes parties à intensifier la coopération antiterroriste. Quelle est la position de la Chine à cet égard ? Comment se déroule la troisième réunion des Ministres des Affaires étrangères sur la question syrienne ?

R : Actuellement, le règlement de la crise syrienne se trouve dans une nouvelle « période fenêtre » où s'affirme davantage la volonté des différentes parties de promouvoir un règlement politique rapide du dossier. La lutte contre le terrorisme est un volet important de la solution de la crise syrienne. La Chine soutient la communauté internationale dans ses efforts pour mener des opérations antiterroristes, renforcer la coordination pour former une synergie contre les menaces terroristes dans le respect de la Charte de Nations Unies et du droit international. À l'heure actuelle, les différentes parties sont pleinement mobilisées pour préparer la troisième réunion des Ministres des Affaires étrangères sur la question syrienne. La Chine entend travailler ensemble avec les différentes parties pour promouvoir un règlement politique rapide de la question syrienne.

Q : Hier, le Comité de l'ONU contre la Torture a publié un rapport sur la mise en œuvre par la Chine de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (CCT), exprimant ses préoccupations sur l'existence de la torture en Chine. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La Chine s'oppose toujours fermement à la torture. Ces dernières années, au cours du processus stratégique de la promotion intégrale de l'État de droit, elle a approfondi sans discontinuer la réforme judiciaire et renforcé la protection des droits de l'homme, enregistrant de nombreux progrès tangibles dans la lutte contre la torture. Ces progrès sont reconnus de tous.

La Chine est toujours fidèle à sa position sur la lutte contre la torture. Au fur et à mesure de l'approfondissement de l'État de droit, la Chine redoublera d'efforts dans la lutte contre la torture et réalisera de plus grands succès en la matière. Dans le même temps, nous avons également noté que certaines opinions du Comité de l'ONU contre la Torture étaient basées sur des informations non confirmées. Nous espérons que le Comité agira scrupuleusement selon son mandat, améliorera davantage son mode de travail et adoptera une vision globale, objective et juste sur la mise en œuvre par la Chine de la CCT. La Chine entend continuer à échanger avec le Comité sur la base de l'égalité et du respect mutuel pour atteindre ensemble les buts de la CCT.

Q : Selon des sources d'information, le dirigeant de la RPDC a déclaré que le pays était devenu un puissant État nucléaire et capable de faire exploser des bombes A et H fabriquées en toute autonomie. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : J'ai pris note des informations concernées. La Chine s'en tient depuis toujours à la dénucléarisation de la Péninsule coréenne, à la préservation de la paix et de la stabilité dans la Péninsule et au règlement des questions par le dialogue et les consultations. Nous espérons que les différentes parties feront des efforts constructifs en faveur de la paix et de la stabilité dans la Péninsule et d'une reprise rapide des pourparlers à six.

Q : Aujourd'hui est la Journée mondiale des droits de l'homme. L'ambassadeur des États-Unis en Chine et l'ambassade d'Allemagne en Chine ont publié respectivement une déclaration, exprimant leurs préoccupations sur la situation des droits de l'homme en Chine. Comment y réagissez-vous ?

R : J'ai noté les déclarations concernées et je voudrais dire quelques mots sur ce sujet.

Premièrement, les personnes mentionnées dans ces déclarations ne sont ni citoyens américains, ni citoyens allemands, mais des citoyens chinois. Les pays concernés doivent respecter le pouvoir des organes judiciaires chinois de traiter les affaires judiciaires en vertu de la loi. Aucune institution étrangère ni aucun individu étranger n'a le droit de s'ingérer dans l'indépendance et la souveraineté judiciaires de la Chine.

Deuxièmement, la Chine attache une grande importance à la promotion et à la protection des droits de l'homme, s'en tient à l'association de l'universalité des droits de l'homme et de la réalité nationale, favorise sans cesse le développement socio-économique, l'équité et la justice sociales, et œuvre pour un développement coordonné des droits économiques, sociaux et culturels ainsi que des droits civiques et politiques. Elle a ainsi frayé une voie de développement des droits de l'homme adaptée à la situation nationale chinoise. La Chine a obtenu des résultats remarquables en matière de droits de l'homme, c'est un fait reconnu par toutes les personnes sans préjugés.

Troisièmement, j'ai constaté que certains avaient toujours les yeux rivés sur des cas particuliers en Chine tout en négligeant intentionnellement l'impression des 1,3 milliard de Chinois ainsi que la liberté et le progrès dont tous les Chinois jouissent. Si ce ne sont pas des préjugés politiques, il s'agit certainement des graves lacunes de leurs épistémologie et méthodologie. J'espère qu'ils adopteront une vision globale sur ce sujet.

Quatrièmement, aucun pays dans le monde n'est parfait en termes de droits de l'homme. De grands problèmes aux États-Unis comme l'application excessive de la loi par la police et la discrimination raciale attirent beaucoup d'attention. J'espère que les pays et les personnes concernés s'occuperont davantage de leurs problèmes intérieurs. La Chine continuera à engager, dans l'esprit de l'égalité et du respect mutuel, le dialogue et la coopération constructifs sur les droits de l'homme avec tous les pays du monde, afin de réaliser le progrès commun à travers l'inspiration mutuelle.

Q : Le Sommet de Johannesburg du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) tenu ces derniers jours a été couronné d'un grand succès. Pourtant, selon certains médias occidentaux, les pays africains ne peuvent bénéficier des aides chinoises que dans une mesure limitée et cela n'est pas utile pour promouvoir la démocratie et les droits de l'homme dans ces pays. Comment y réagissez-vous ?

R : Le gagnant-gagnant est la plus grande caractéristique de la coopération sino-africaine.

Dans sa coopération avec l'Afrique, la Chine donne toujours la priorité à la demande réelle de l'Afrique, à l'amélioration du bien-être social sur le continent et au développement des capacités africaines d'auto-développement. Depuis de longues années, la Chine a fourni une grande quantité d'aide au développement à l'Afrique dans la mesure du possible. Jusqu'à aujourd'hui, la Chine a construit pour l'Afrique, par des assistances et du soutien financier, 5 675 km de chemins de fer, 4 507 km de routes, 18 ponts, 12 ports, 14 aéroports et terminaux, 64 centrales électriques, 76 installations sportives, ainsi que des infrastructures hydrauliques et de télécommunications, 68 hôpitaux, plus de 200 écoles et 23 centres pilotes de techniques agricoles. Rien que depuis 2000, la Chine a accordé 55 000 bourses gouvernementales aux étudiants africains et formé plus de 80 000 personnels qualifiés africains dans différents secteurs. Une telle coopération a créé de meilleures conditions pour le développement de l'Afrique et apporté des bénéfices au grand public africain.

Il y a peu de temps, lors du Sommet de Johannesburg du FCSA, le Président Xi Jinping a annoncé les « dix programmes de coopération » prioritaires avec l'Afrique pour les trois ans à venir, qui sont mieux ciblés, plus intensifiés, avec une couverture plus large, des caractéristiques plus prononcées et des priorités plus claires. Premièrement, ces programmes sont axés sur l'accélération de l'industrialisation et de la modernisation agricole en Afrique, et visent à aider l'Afrique à lever les trois obstacles au développement que sont le sous-développement d'infrastructures, le manque de personnels qualifiés et la pénurie de ressources financières, et à encourager l'établissement de partenariats industriels Chine-Afrique et la coopération sur les capacités de production entre les deux parties. Deuxièmement, ces programmes veillent davantage à la complémentarité entre les deux parties et à associer les avantages comparatifs de la Chine en matière de ressources financières, de technologies et d'équippement à ceux de l'Afrique comme les riches ressources naturelles et humaines et le grand potentiel du marché. Troisièmement, ces programmes mettent l'accent sur l'amélioration du bien-être social et font du règlement des questions en matière de nourriture, de santé et d'éducation qui tiennent le plus au cœur des Chinois et des Africains la priorité et l'objectif principal de la coopération sino-africaine.

Dans sa coopération avec l'Afrique, la Chine ne cherche jamais à s'ingérer dans les affaires intérieures des autres pays, ni à assortir de conditions politiques à son aide, ni à forcer les autres à agir contre leur volonté et à faire des promesses vides, ce qui est largement apprécié par les pays et les peuples africains. Nous espérons que tous pourront être objectifs, justes et raisonnables vis-à-vis de la coopération sino-africaine et de l'aide accordée par la Chine à l'Afrique, et contribueront à la promotion du développement autonome et durable de l'Afrique.

Suggest To A Friend
  Print