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Conférence de presse du 5 janvier 2016 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016-01-05

Q : Selon des sources d'information, suite au consensus dégagé entre le Japon et la République de Corée sur le règlement de la question des « femmes de réconfort », la partie japonaise a annoncé à maintes reprises que la République de Corée avait l'intention de retirer la statue de la jeune fille installée devant l'Ambassade du Japon et ne se joindrait pas à la Chine pour inscrire les archives sur les « femmes de réconfort » dans le Registre de la Mémoire du monde. La République de Corée, quant à elle, a déclaré en réponse que le gouvernement n'était pas capable d'agir sur les initiatives populaires qui sont spontanées et appelé la partie japonaise à cesser ses propos et actes susceptibles de provoquer des malentendus. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La position chinoise sur la question des « femmes de réconfort » et d'autres questions de l'histoire est claire et constante. L'enrôlement forcé des « femmes de réconfort » est un grave crime contre l'humanité commis par les militaristes japonais durant la Seconde Guerre mondiale. Les archives concernées doivent être inscrites dans la mémoire de l'humanité tout entière et préservées par chacun de nous, de sorte qu'elles jouent pleinement le rôle permettant de garder le souvenir du passé, de chérir la paix, de bâtir ensemble l'avenir et de préserver la dignité des êtres humains. Tout propos ou acte malintentionné visant à minimiser, voire nier l'histoire, ne fera qu'aggraver les doutes sur les véritables intention et attitude de la partie japonaise relatives aux questions de l'histoire concernées. Nous espérons que le Japon pourra, en faisant effectivement preuve d'honnêteté et de responsabilité, traiter correctement son histoire, faire un profond examen de conscience là-dessus et régler de manière adéquate les questions concernées, afin de gagner la confiance de ses voisins asiatiques et de la communauté internationale.

Q : Première question, veuillez nous présenter les sujets qui seront abordés lors de la visite en Chine du Secrétaire d'État des Affaires étrangères et du Commonwealth du Royaume-Uni Philip Hammond. Deuxième question, concernant la prochaine visite en Chine du Président de la Coalition nationale syrienne, la Chine changera-t-elle de position en tenant compte de la dernière évolution de la situation au Moyen-Orient ?

R : S'agissant de la première question, sur l'invitation du Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, le Secrétaire d'État des Affaires étrangères et du Commonwealth du Royaume-Uni Philip Hammond effectuera une visite officielle en Chine les 5 et 6 janvier 2016. En octobre 2015, le Président Xi Jinping a effectué une visite d'État réussie au Royaume-Uni, lors de laquelle les deux parties sont convenues d'inaugurer l'âge d'or des relations sino-britanniques. La présente visite du Secrétaire d'État des Affaires étrangères et du Commonwealth du Royaume-Uni Philip Hammond est le premier échange bilatéral important entre les deux pays en 2016. Les dirigeants chinois le rencontreront et le Ministre Wang Yi s'entretiendra avec lui. Nous sommes convaincus que ce sera l'occasion pour les deux parties d'échanger de manière approfondie sur la promotion des relations bilatérales dans le futur et les dossiers brûlants internationaux et régionaux d'intérêt commun. Nous publierons à temps les informations concernées.

S'agissant de la deuxième question, nous avons présenté notre position de principe sur la question syrienne à plusieurs occasions ces derniers jours. La Chine a multiplié ses efforts en faveur de la paix et du dialogue. Le Ministre Wang Yi s'est rendu récemment à New York pour participer à la troisième réunion des Ministres des Affaires étrangères du Groupe international d'appui pour la Syrie (GIAS) et à la réunion ministérielle du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur la question syrienne. Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères de la Syrie Walid al-Mouallem vient d'effectuer une visite en Chine sur notre invitation. Et le Ministre Wang Yi rencontrera le Président de la Coalition nationale syrienne Khaled Khoja pour continuer à promouvoir les pourparlers de paix en vue du règlement politique de la question syrienne. Concernant le dossier syrien, la Chine s'en tient au principe du règlement politique, au rôle décisif du peuple syrien dans l'avenir du pays et au rôle des Nations Unies comme canal principal pour les pourparlers. À l'heure actuelle, pour régler la question syrienne, l'urgent est de réaliser au plus tôt l'arrêt des hostilités et la reprise de pourparlers de paix. Nous entendons maintenir la communication avec les différentes parties pour créer ensemble des conditions favorables à cette fin et continuer à jouer un rôle constructif dans la recherche d'une solution politique rapide de la question syrienne.

Q : Veuillez nous présenter le programme de la visite de la délégation de l'opposition syrienne en Chine.

R : Sur l'invitation de l'Institut de Politique étrangère du Peuple chinois, le Président de la Coalition nationale syrienne Khaled Khoja visitera la Chine du 5 au 8 janvier. Le Ministre des Affaires étrangères Wang Yi le rencontrera. Nous publierons à temps les informations concernées.

Q : Selon des sources d'information, suite à la déclaration de l'Arabie Saoudite annonçant la rupture de ses relations avec l'Iran, le Soudan et le Bahreïn ont rompu leurs relations avec l'Iran, et les Émirats arabes unis ont baissé le niveau de leurs relations diplomatiques avec ce pays. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : À l'heure actuelle, la situation au Moyen-Orient reste aussi compliquée que changeante. Nous y prêtons une vive attention. Nous espérons que les pays de la région pourront faire preuve de retenue et de sang-froid et régler les différends de manière adéquate et par voie de dialogue et de consultations, afin de promouvoir ensemble la stabilité régionale, ce qui est dans l'intérêt de tous les pays de la région. Nous avons noté que beaucoup d'autres pays ont exprimé des préoccupations et positions similaires.

Q : Première question, selon des sources d'information, des obus explosifs provenant du Myanmar sont tombés sur le territoire chinois et ont fait des blessés. Et un agent chinois des affaires frontalières a été blessé par une mine au cours d'une enquête. Veuillez le confirmer. Deuxième question, John McCain et d'autres politiciens américains ont critiqué l'administration d'Obama d'avoir renoncé aux patrouilles au large des îles et atolls concernés des îles Nansha de Chine ayant pour objectif de sauvegarder la « liberté de navigation ». Comment y réagissez-vous ?

R : Concernant la première question, selon les informations dont nous disposons, un Chinois a été blessé par une mine sur le côté chinois de la frontière Chine-Myanmar le 3 janvier. Les enquêtes sont en cours. La Chine est vivement préoccupée par cette affaire. Nous avons fait des démarches solennelles auprès de la partie du Myanmar et lui avons demandé de prendre des mesures effectives pour éviter que les incidents similaires ne se reproduisent et que les conflits dans le nord du Myanmar ne portent atteinte à la sécurité des Chinois et de leurs biens, et préserver la paix et la stabilité dans les zones frontalières entre les deux pays.

Quant à la deuxième question, la Chine a exposé à plusieurs reprises sa position là-dessus. La situation en Mer de Chine méridionale est dans l'ensemble pacifique et stable et la liberté de navigation à laquelle les différents pays y ont droit conformément au droit international n'a jamais été affectée. Je voudrais demander aux Américains qui émettent des doutes là-dessus de citer des exemples concrets montrant quand et où la liberté de navigation d'un navire bien précis a été menacée. Les États-Unis doivent tenir plus de propos favorables à la paix et à la stabilité de la région d'une manière responsable, objective et impartiale, plutôt que de tenir des propos qui trompent le public et qui nuisent à la paix et à la stabilité de la région.

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