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Conférence de presse du 22 janvier 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei
2016-01-22

Q : Selon des sources d'information, l'armée américaine est en train de discuter de la mise à niveau des installations anti-missiles à Hawaï pour contrer, d'après certains analystes, les menaces militaires venant de la RPDC et de la Chine. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : La position de la Chine sur la question de la défense anti-missile est claire, constante et inchangée.

Q : Le Représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires de la Péninsule coréenne Wu Dawei a eu un entretien à Beijing avec Kimihiro Ishikane, négociateur en chef du Japon aux Pourparlers à Six et Directeur général du Bureau des Affaires asiatiques et océaniques du Ministère japonais des Affaires étrangères. Pourriez-vous nous en donner plus de détails ? Quels sont les autres officiels chinois présents à cet entretien ?

R : Le 21 janvier, le Représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires de la Péninsule coréenne Wu Dawei a rencontré à Beijing Kimihiro Ishikane, négociateur en chef du Japon aux Pourparlers à Six et Directeur général du Bureau des Affaires asiatiques et océaniques du Ministère japonais des Affaires étrangères. Les deux parties ont eu des échanges de vue sur la situation actuelle dans la Péninsule coréenne.

Q : Le 21 janvier, le porte-parole du groupe de jeunes philippins baptisé Kalayaan Atin Ito a déclaré que le groupe envisageait de se rendre une fois de plus aux îles Nansha en avril pour « défendre le territoire des Philippines ». Quelle est la réaction de la Chine ?

R : La Chine possède une souveraineté incontestable sur les îles Nansha et les eaux adjacentes. Toutes les activités menées par les Philippines sur les îles et atolls chinois occupés illégalement par elles sont illégales, nulles et non avenues. Les Philippines ont la responsabilité d'encadrer les groupes et individus concernés de sorte à ne pas compliquer ni amplifier encore plus la situation.

Q : Dans son discours prononcé en novembre dernier à l'Université nationale de Singapour, le Président Xi Jinping a indiqué que devant l'occupation illégale par d'autres pays de certains îles et atolls des îles Nansha dont la Chine possède la souveraineté, la Chine préconisait toujours le règlement des différends par des négociations pacifiques. Est-ce que cela signifie que la Chine va récupérer les îles et atolls concernés par des négociations et non par des actions militaires ?

R : La Chine possède une souveraineté incontestable sur les îles Nansha et les eaux adjacentes. Dans les années 1970, certains pays ont occupé illégalement par la force des îles et atolls des îles Nansha de la Chine. La Chine s'y oppose fermement. Ayant à l'esprit l'intérêt général de la région, la Chine fait toujours preuve d'une grande retenue et travaille à résoudre les questions avec les pays directement concernés dans le respect des faits historiques et du droit international et à travers les négociations et les consultations. Dans le même temps, la Chine travaille à préserver ensemble avec les pays de l'ASEAN la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale. Cette position de la Chine reste inchangée.

Q : Selon des médias canadiens, l'acte d'accusation récemment fourni par le tribunal de Vancouver montre que deux militaires chinois sont impliqués dans une affaire de piratage de secrets militaires américains qui aurait été menée par le ressortissant chinois Su Bin. Quel est votre commentaire là-dessus?

R : Le gouvernement et l'armée chinois s'opposent fermement au cyberpiratage sous toutes ses formes et ne le pratiquent jamais. L'allégation sur l'implication de militaires chinois dans le piratage de secrets américains est fabriquée de toutes pièces et cache des desseins inavoués.

Le gouvernement chinois attache depuis toujours une haute importance à la protection des droits et intérêts légitimes des ressortissants chinois à l'étranger. Nous continuerons à suivre de près l'affaire concernant le ressortissant chinois Su Bin, tout en appelant la partie canadienne à garantir les droits et intérêts légitimes des ressortissants chinois concernés conformément à l'Accord consulaire entre le gouvernement de la République populaire de Chine et le gouvernement du Canada.

Q : La Présidente de la République de Corée Park Geun-hye a proposé la tenue d'une réunion des cinq parties aux Pourparlers à Six sans la RPDC. D'après vous, par rapport aux Pourparlers à Six, la réunion à cinq sera un meilleur moyen pour régler la question nucléaire de la Péninsule coréenne ?

R : Dans le contexte actuel de la Péninsule coréenne, le dialogue et les pourparlers restent la voie fondamentale pour résoudre la question. Nous espérons que les parties concernées resteront attachées au principe et à l'esprit de la Déclaration commune du 19 septembre 2005 et travailleront à la reprise rapide des Pourparlers à Six, à la promotion de la dénucléarisation de la péninsule et à l'instauration d'une paix et d'une stabilité durables en Asie du Nord-Est.

Q : Quand certains accusent le gouvernement chinois de ne pas avoir empêché l'essai nucléaire de la RPDC, John Kotch, historien politique américain, et Charles Armstrong, professeur à l'Université de Columbia, ont publié un article indiquant qu'au lieu de blâmer la Chine, le monde devrait la remercier pour le rôle qu'elle avait joué sur la question nucléaire de la Péninsule coréenne. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : La Chine est depuis toujours défenseur du régime international de non-prolifération nucléaire, bâtisseur de la paix et de la stabilité de la Péninsule coréenne et acteur militant pour le règlement de la question à travers le dialogue et les pourparlers. Elle s'en tient à l'objectif de la dénucléarisation de la Péninsule coréenne et y œuvre inlassablement. Nous espérons que les parties concernées assumeront leurs propres responsabilités et obligations en vue d'un règlement rapide et adéquat de la question nucléaire de la Péninsule coréenne.

Q : Le Parti communiste vietnamien (PCV) tient actuellement son 12e Congrès national au cours duquel une nouvelle équipe dirigeante sera élue. Vu les différends entre la Chine et le Viet Nam relatifs à la Mer de Chine méridionale, la Chine est-elle inquiète du rapprochement progressif du Viet Nam avec les États-Unis ?

R : Le 12e Congrès national du PCV a été convoqué. Le 21 janvier, le Comité central du Parti communiste chinois (PCC) a envoyé un message de félicitations au PCV. Très attachés au développement des relations sino-vietnamiennes, le PCC et le gouvernement chinois entendent travailler avec la partie vietnamienne pour porter à un niveau supérieur le partenariat global stratégique sino-vietnamien selon le principe dit de « stabilité durable, orientation vers l'avenir, bon voisinage et coopération globale » et dans l'esprit dit de « bons voisins, bons amis, bons camarades et bons partenaires ». Nous sommes également prêts à travailler avec la partie vietnamienne pour gérer adéquatement les différends maritimes et préserver la stabilité en mer.

Q: Le 22 janvier, le Premier Ministre japonais Shinzo Abe a exprimé son souhait de renforcer davantage la dynamique d'amélioration des relations avec la Chine. Le même jour, le Ministre japonais des Affaires étrangères Fumio Kishida a accusé la Chine d'aggraver unilatéralement les tensions en menant des travaux de construction sur des îles et atolls en Mer de Chine méridionale et appelé le G7 à renforcer la coopération sur le gouvernance maritime en vertu de la loi, et il a indiqué que les intrusions dans les eaux territoriales autour des Diaoyu Dao et l'exploitation unilatérale des ressources en Mer de Chine orientale persistent. Quelle est la réaction de la Chine ?

R : Les relations sino-japonaises ont connu une amélioration ces derniers temps, ce qui est dans l'intérêt commun des deux peuples. Pour maintenir cet élan positif, le Japon doit agir et s'exprimer davantage en faveur du développement des relations bilatérales.

Concernant la déclaration de la partie japonaise sur la Mer de Chine méridionale, je tiens à souligner que pendant la Seconde Guerre mondiale, le Japon avait illégalement occupé les îles chinoises en Mer de Chine méridionale, lesquelles ont été récupérées par la Chine après la guerre. Sur la question de la Mer de Chine méridionale, le Japon doit tirer les leçons du passé au lieu de semer la discorde. La Chine reste hautement vigilante vis-à-vis de la tentative du Japon cherchant à s'intervenir dans les affaires liées à la Mer de Chine méridionale.

La position de la Chine sur les Diaoyu Dao est très claire. Diaoyu Dao et ses îles affiliées font partie intégrante du territoire chinois depuis l'antiquité. Le gouvernement chinois est résolument déterminé à défendre la souveraineté territoriale du pays.

Les activités d'exploitation des ressources pétrolière et gazière menées par la Chine en Mer de Chine orientale se déploient toutes dans les zones sous la juridiction incontestable de la Chine et relèvent de la souveraineté chinoise.

Q : Pourriez-vous nous présenter la visite du Secrétaire d'État adjoint américain Antony Blinken en Chine ?

R : Le 21 janvier, le Vice-Ministre des Affaires étrangères Zhang Yesui et le Secrétaire d'État adjoint américain Antony Blinken ont coprésidé la réunion intersessions du Dialogue sur la sécurité stratégique sino-américain. Les deux parties ont eu des échanges de vue approfondis et francs sur les grandes questions de la sécurité stratégique et de la sécurité globale. Elles ont convenu de continuer à valoriser le mécanisme du Dialogue sur la sécurité stratégique sino-américain pour qu'il joue un plus grand rôle dans le renforcement de la confiance mutuelle, la gestion des divergences et l'élargissement de la coopération entre les deux pays. Lors de la réunion, les deux parties ont également échangé leurs vues sur les relations sino-américaines et les grand sujets internationaux et régionaux d'intérêt commun.

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