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Conférence de presse du 1er février 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2016-02-01

Q : Vendredi dernier, la Cour populaire intermédiaire de la municipalité de Chengdu a condamné à mort deux personnes pour le meurtre d'Akong Rinpoche, moine tibétain naturalisé britannique. D'après vous, l'affaire a-t-elle une motivation politique ? La partie britannique est-elle informée des détails du procès ?

R : Concernant le procès que vous avez mentionné, je dois me renseigner là-dessus avant de vous répondre. Le principe est que les tribunaux chinois traitent les affaires judiciaires en vertu de la loi. De plus, dans le cadre juridique chinois, nous assurons à juste titre la protection consulaire aux ressortissants étrangers et le droit des missions consulaires étrangères en Chine d'effectuer les visites consulaires appropriées.

Q : Les négociations de paix entre le gouvernement syrien et l'opposition ont commencé il y a peu de temps à Genève. Néanmoins, les deux parties n'ont pas eu de contact substantiel et leurs positions sur l'accès humanitaire, la libération des prisonniers et d'autres questions sont fortement différentes. Comment la Chine voit-elle l'état actuel et les perspectives des négociations de paix ?

R : Nous sommes très heureux de voir se tenir enfin les négociations. Nous espérons que ces négociations, réalisées au prix de grands efforts, aboutiront à des résultats positifs pour l'apaisement de la situation actuelle en Syrie.

L'Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Syrie Staffan de Mistura a démarré à Genève les négociations de paix entre le gouvernement syrien et l'opposition. Les deux parties se sont retrouvées pour la première fois à la table de négociations depuis la deuxième conférence de Genève sur la question syrienne tenue en janvier 2014, grâce aux efforts communs de la communauté internationale pour le règlement politique de la question. La Chine s'en réjouit.

Les négociations de paix visent à régler les conflits et à réduire les divergences. Elles constituent le seul moyen réaliste permettant de régler la question syrienne et pouvant aboutir aux résultats les plus durables, même si elles prendront du temps et subiront des revers. Nous espérons que les deux parties prendront part aux négociations sans conditions préalables et dans le respect du principe dit « avancer étape par étape et rechercher le terrain d'entente par-delà les divergences » et explorer progressivement la meilleure solution qui s'adapte le mieux aux conditions réelles en Syrie et aux intérêts fondamentaux du peuple syrien. Dans le même temps, les deux parties en conflit doivent créer des conditions favorables au succès des négociations en adoptant des mesures de confiance comme la levée du siège des quartiers civils et la garantie d'un accès humanitaire libre. Les parties concernées de la communauté internationale, en particulier les grands pays de la région, doivent contribuer aux négociations de paix. La Chine continuera à favoriser la paix et les négociations et à travailler ensemble avec les différentes parties pour le règlement politique de la question syrienne.

Q : Selon des sources d'information, le Représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires de la Péninsule coréenne Wu Dawei a eu un entretien à Beijing le 29 janvier avec Sung Kim, Représentant spécial du Département d'État américain pour la politique à l'égard de la RPDC. Veuillez nous en donner plus de détails.

R : Depuis que la RPDC a mené son 4e essai nucléaire malgré l'opposition de la communauté internationale, la Chine demeure en étroit contact avec les parties concernées. Comme vous l'avez dit, la semaine dernière, le Représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires de la Péninsule coréenne Wu Dawei s'est entretenu avec Sung Kim, Représentant spécial du Département d'État américain pour la politique à l'égard de la RPDC et négociateur en chef des États-Unis aux pourparlers à six. Nous en publierons en temps opportun s'il y a de nouvelles informations sur l'entretien.

Q : Certains pays d'Amérique latine connaissent récemment une propagation du virus Zika. Quels sont vos commentaires là-dessus ? La Chine va-t-elle coopérer avec l'Amérique latine pour lutter contre l'épidémie ou lui fournir de l'assistance en la matière ?

R : Ces derniers temps, des cas d'infection par le virus Zika ont été signalés dans plusieurs pays d'Amérique, et des cas d'infection importés, en Europe, en Asie et en Océanie. Les départements compétents chinois suivent de près l'évolution ainsi que le contrôle et la prévention de l'épidémie dans les pays et régions concernés. Nous avons demandé à nos compatriotes sur le point de voyager à l'étranger et à ceux qui se trouvent actuellement dans les zones touchées de suivre de près l'évolution de l'épidémie et les avertissements émis par les pays concernés en la matière et de prendre les mesures sanitaires de prévention nécessaires. La coopération sanitaire entre la Chine et les pays d'Amérique latine et des Caraïbes repose sur une base solide. La Chine soutient les efforts anti-épidémiques des pays concernés et entend coopérer avec eux et leur fournir de l'assistance dans la mesure de son possible.

Q : Le 30 janvier, le porte-parole du Département de la Défense des États-Unis a déclaré qu'un navire de guerre américain a fait un « passage inoffensif » dans la zone des 12 milles marins de Zhongjian Dao. Selon lui, cette opération de « liberté de navigation » visait à défier les revendications maritimes excessives limitant les droits et la liberté de navigation des États-Unis et d'autres pays, et il ne s'agissait pas de revendications territoriales des éléments maritimes. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : D'abord, je tiens à indiquer que la Chine possède une souveraineté incontestable sur les îles Mer de Chine méridionale et les eaux adjacentes.

Le 30 janvier, le destroyer lance-missiles américain Curtis Wilbur est entré, en violation de la loi chinoise, dans les eaux territoriales des îles Xisha de Chine sans autorisation. Les troupes chinoises stationnées sur les îles, des navires et des avions chinois ont immédiatement réagi et, après avoir identifié le navire de guerre américain, l'ont sommé de s'en aller.

Je tiens à souligner que le soi-disant « plan de liberté de navigation » ou l'« opération de liberté de navigation » préconisés par les États-Unis depuis de longues années ne sont pas conformes au droit international universellement reconnu. Menés au mépris de la sécurité souveraine et des droits et intérêts maritimes des pays riverains et au détriment de la paix et de la stabilité dans la région, ils visent essentiellement à imposer l'hégémonie maritime américaine sous le couvert de la « liberté de navigation » et font l'objet depuis toujours d'une ferme opposition du reste de la communauté international et surtout des pays en développement. Il est fort dangereux et irresponsable pour les États-Unis d'agir ainsi.

La Chine respecte et soutient depuis toujours la liberté de navigation en Mer de Chine méridionale dont tous les pays peuvent se jouir en vertu du droit international. Pourtant, nous nous opposons fermement à toute tentative de quelque pays que ce soit visant à porter atteinte à la souveraineté, à la sécurité et aux droits et intérêts maritimes de la Chine en citant la « liberté de navigation » comme un prétexte. Les États-Unis, sous le prétexte de la « liberté de navigation », étalent leur puissance militaire et créent des tensions, ce qui constitue la cause principale de la militarisation en Mer de Chine méridionale. Nous recommandons à la partie américaine de cesser au plus tôt ces actes qui nuisent à autrui et qui ne profitent pas à elle-même.

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