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Conférence de presse du 3 février 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2016-02-03

Q : Le 2 février, la RPDC a informé l'Organisation maritime internationale de ses projets de lancement prochain d'un satellite Kwangmyongsong entre le 8 et le 25 février. Comment y réagissez-vous ?

R : Nous avons pris note des informations sur ce sujet. Nous en sommes gravement préoccupés. La RPDC aurait pu jouir de son droit d'utiliser pacifiquement l'espace extra-atmosphérique, mais actuellement ce droit est restreint par des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Dans un tel contexte, nous espérons que sur la question de l'envoi de satellites, la RPDC pourra faire preuve de retenue et de prudence et s'abstenir de toute action susceptible d'exacerber les tensions dans la péninsule coréenne.

Préserver la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne est une responsabilité commune de toutes les parties concernées et correspond à leurs intérêts communs. Nous entendons rester en communication et concertation avec les différentes parties pour jouer conjointement un rôle constructif en faveur de la paix et de la stabilité dans la péninsule et dans la région.

Q : Le 2 février, le Secrétaire d'État assistant des États-Unis Daniel Russel a indiqué que le tir auquel procéderait la RPDC en recourant à la technologie des missiles balistiques serait une grave violation de ses obligations internationales et justifiait davantage de nouvelles sanctions plus lourdes contre la RPDC. La déclaration dernière de celle-ci est un affront au Conseil de Sécurité des Nations Unies, à la Chine et à la communauté internationale et une gifle aux pays qui s'opposent à l'alourdissement des sanctions. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Suite au nouvel essai nucléaire effectué par la RPDC en dépit de l'opposition de la communauté internationale, la Chine a exprimé immédiatement sa position solennelle de s'y opposer résolument. En ce qui concerne la question de l'envoi de satellites, comme je viens de l'indiquer, la RPDC aurait pu jouir de son droit d'utiliser pacifiquement l'espace extra-atmosphérique, lequel est cependant restreint par des résolutions du Conseil de Sécurité. Nous espérons que la RPDC pourra faire preuve de retenue sur cette question.

Dans le contexte actuel, la tâche la plus urgente pour la communauté internationale n'est rien d'autre que de faire avancer effectivement le processus de la dénucléarisation de la péninsule coréenne et de préserver effectivement la paix et la stabilité dans cette région. Le Secrétaire d'État américain John Kerry, lors de sa visite en Chine la semaine dernière, a lui aussi affirmé clairement et ouvertement que les sanctions n'étaient pas le but.

En fait, si on passe en revue l'évolution de la question nucléaire de la péninsule coréenne, on voit bien que nous avons eu un très bon instrument, la déclaration commune du 19 septembre. Dans cette déclaration, la RPDC s'est engagée explicitement à abandonner toutes armes nucléaires et tous programmes nucléaires existants, à réintégrer au plus tôt le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et à se soumettre de nouveau aux garanties de l'Agence internationale de l'énergie atomique. Il y a aussi le document commun du 13 février dans lequel la RPDC a promis clairement de renoncer à son programme nucléaire et précisé les étapes concrètes à suivre pour atteindre ce but. En tant que pays président des Pourparlers à Six, la Chine a fait énormément d'efforts pour faire avancer véritablement le processus de la dénucléarisation de la péninsule coréenne et amener les parties concernées à parvenir auxdits consensus. Cependant, il est dommage que pour des raisons connues de tous et non imputables à la Chine, ces consensus n'aient pas été mis en œuvre et les Pourparlers de Six se trouvent dans l'impasse.

C'est justement pendant la suspension des Pourparlers à Six et lorsque les pays concernés ne pensaient qu'aux pressions et sanctions que la RPDC a débuté les essais nucléaires à répétition. De ce point de vue, la RPDC a effectivement fait une gifle au pays concerné. Et le pays sait bien que c'est de lui que je parle.

Nous espérons que les pays concernés pourront résoudre leurs divergences et différends par voie de négociations et de consultations et ne souhaitons voir aucune escalade de tensions. C'est vrai que si les parties concernées s'obstinent dans ce sens, nous n'y pourrons rien. Mais je dois souligner qu'en tant que pays voisin de la péninsule coréenne, la Chine n'admettra jamais de nouvelles agitations ou une nouvelle guerre dans la péninsule ni n'acceptera les arrière-pensées d'un pays quelconque dans les efforts de la communauté internationale visant à promouvoir la dénucléarisation de la péninsule.

Je voudrais réaffirmer que le gouvernement chinois œuvre fermement pour la dénucléarisation de la péninsule, pour la paix et la stabilité dans la péninsule et une solution négociée et adéquate à la question nucléaire de la péninsule coréenne.

Q : Actuellement, la situation est instable au Pakistan. Où en est-on s'agissant de la construction du couloir économique Chine-Pakistan ? Est-ce que vous êtes satisfait des mesures sécuritaires prises par le Pakistan ?

R : Construire le couloir économique Chine-Pakistan est un consensus important dégagé par les dirigeants des deux pays. Maintenant, ce travail avance bien dans son ensemble. La plupart des projets ont été mis en chantier. Nous allons poursuivre la réalisation des projets sur la base d'une planification pertinente et de manière progressive et développer le couloir économique dans une vision de long terme.

Je peux vous dire que le gouvernement pakistanais a énormément travaillé pour assurer la sécurité des établissements et ressortissants chinois au Pakistan. Nous en sommes profondément reconnaissants. Nous avons la conviction que grâce aux efforts communs de part et d'autre, la construction du couloir économique avancera dans d'heureuses conditions et contribuera au bénéfice du peuple pakistanais tout entier et à la paix et à la prospérité en Chine, au Pakistan et dans la région.

Q : Selon les informations publiées par le Ministère chinois des Affaires étrangères le 2 février, le Représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires de la péninsule coréenne Wu Dawei est arrivé à Pyongyang. Pourriez-vous nous donner des informations sur cette visite et les consultations entre la Chine et la RPDC ?

R : Hier, le Bureau des porte-parole du Ministère des Affaires étrangères a répondu aux questions posées sur ce sujet. Le Représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires de la péninsule coréenne Wu Dawei est maintenant à Pyongyang pour des échanges de vues avec la partie de la RPDC sur la situation actuelle dans la péninsule coréenne. C'est un échange bilatéral entre les deux pays. La position de la Chine sur la question nucléaire de la péninsule coréenne est connue de tous.

Le règlement adéquat de cette question concerne la paix et la stabilité dans la péninsule et en Asie du Nord-Est, correspond aux intérêts communs des parties concernées et constitue leur responsabilité commune. La Chine a toujours eu une communication et une coopération étroites avec les différentes parties dans le cadre des Pourparlers à Six et entend continuer à apporter sa part de contribution à la dénucléarisation de la péninsule et à la préservation de la paix et de la stabilité dans la péninsule.

Q: Le Ministre des Affaires étrangères Wang Yi est en visite dans quatre pays africains dont le Malawi et Maurice. C'est la 26e année consécutive où le Ministre chinois des affaires étrangères a choisi l'Afrique comme la destination de son premier déplacement à l'étranger. Pourquoi la Chine a-t-elle jeté son dévolu sur l'Afrique ? Vu la conjoncture économique mondiale actuelle, qu'est-ce que les relations sino-africaines ont de particulier pour les deux parties ?

R : Les pays en développement constituent la base de la politique étrangère de la Chine, et l'Afrique y joue un rôle fondamental. La visite du Ministre Wang Yi s'inscrit dans la tradition de choisir l'Afrique comme la destination du premier déplacement de chaque année des Ministres chinois des Affaires étrangères à l'étranger et illustre l'attachement de la Chine au continent africain et sa volonté sincère de développer les relations sino-africaines.

Comme vous le savez, au Sommet du Forum sur la Coopération sino-africaine à Johannesburg en décembre dernier, le Président Xi Jinping a proposé dix programmes de coopération sino-africaine dont l'essentiel consistait à aider l'Afrique à accélérer le processus d'industrialisation et à renforcer ses propres capacités de développement, de sorte à l'affranchir au plus tôt des conséquences néfastes de la volatilité des cours des matières premières. La partie chinoise s'est mise à réaliser tous les dix programmes de coopération. C'est très important pour nous vu la conjoncture économique mondiale actuelle.

La visite du Ministre Wang Yi en Afrique a pour objectif de discuter des grandes orientations de développement avec les amis africains et de mettre effectivement en œuvre les acquis du Sommet de Johannesburg tels que les dix programmes de coopération et les arrangements de financement à travers des projets concrets. La coopération sino-africaine n'est pas un slogan creux ni une promesse vaine. Elle tient à 10% à de bonnes initiatives et à 90% à leur concrétisation. La Chine travaillera ensemble avec les amis africains à bien mettre en œuvre les décisions du Sommet de Johannesburg pour obtenir des résultats le plus rapidement possible au bénéfice des peuples chinois et africains.

Q : La haute cour populaire du Xinjiang a annoncé la réduction de peine en faveur de 11 criminels dont le ressortissant canadien Huseyin Celil. Pourquoi ? En quoi consiste la réduction de peine de M. Huseyin Celil ?

R : Vous pouvez vous adresser auprès des parties concernées pour des informations précises sur la réduction de peine. Le département chinois compétent a publié la décision de la haute cour populaire de la Région autonome ouïgoure du Xinjing de réduire les peines des criminels concernés conformément à la loi. Je n'ai plus rien à dire là-dessus.

Je tiens à souligner que lesdites personnes sont des citoyens chinois et la sentence a été rendue par le département compétent conformément à la loi chinoise et en fonction du comportement des criminels dans leurs aveux. Nous continuerons à gérer les dossiers concernés en vertu de la loi.

Q : Le Secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a dit le 2 février que la Russie, la Chine et l'Iran étaient les principaux défis pour les États-Unis et que la Russie et la Chine étaient les principaux concurrents de son pays dans le domaine militaire. Comment y réagissez-vous ?

R : Nous avons pris note des informations concernées. La Chine est toujours un pays épris de paix. Elle poursuit fermement la voie du développement pacifique et une politique de défense nationale à caractère défensif. L'année dernière, elle a annoncé la décision de réduire ses effectifs militaires de 300 000 personnes. Le développement de la Chine n'a pas été, n'est pas et ne sera jamais une menace ni un défi pour les autres pays. En revanche, les États-Unis maintiennent pendant des années un budget militaire colossal, et leurs dépenses militaires dépassent le total de ceux des huit pays juste derrière eux, et ils cherchent toujours des prétextes pour mobiliser plus de recettes fiscales en vue de renforcer leur puissance militaire. Tout le monde sait bien pourquoi les officiels américains ont tenu de tels propos.

Q : Pourriez-vous nous donner plus de détails sur la visite de M. Wu Dawei en RPDC ? Combien de temps passera-t-il à Pyongyang ? Qui seront ses interlocuteurs ? Est-ce que l'envoi de satellites par la RPDC est au menu des discussions ?

R : Je viens de présenter les informations sur les entrevues entre le Représentant spécial Wu Dawei et les officiels de la RPDC. Je n'ai plus rien à vous dire sur ce sujet.

Q : Le Secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a aussi dit que les travaux de construction menés par la Chine sur des îles et atolls en Mer de Chine méridionale avaient suscité des réactions des pays de la région et que la Chine ne devait pas « s'isoler ». Qu'en pensez-vous ?

R : Sur la déclaration de l'officiel américain, j'ai déjà présenté la politique de défense nationale de la Chine ainsi que les mesures et les pratiques des États-Unis dans les domaines militaire et de la défense.

Sur la question des travaux de construction sur les îles et atolls concernés, le Ministère des Affaires étrangères a présenté maintes fois la position du gouvernement chinois. Si la Chine mène des travaux de construction sur ses propres îles et atolls, c'est essentiellement pour renforcer les fonctions civiles de ces îles et atolls et accroître sa capacité à s'acquitter de ses responsabilités et obligations internationales, autrement dit à offrir des produits publics internationaux. Les quelques dispositifs militaires que nous avons établis ne sont que de nature défensive et ne menacent personne. Nous conseillons la partie américaine de faire preuve d'objectivité et d'impartialité et de cesser tout propos susceptible de semer de la confusion et de compromettre la stabilité dans la région.

Q : Le Pape François a dit dans une récente interview que le monde ne devait pas avoir peur de l'émergence rapide de la Chine. Il a aussi exprimé ses meilleurs vœux de nouvel an au Président Xi Jinping et au peuple chinois. Comment y réagissez-vous ? Envisagez-vous d'inviter le Pape à effectuer une visite en Chine ?

R : Nous avons pris note des informations concernées. La Chine a toujours la volonté sincère d'améliorer ses relations avec le Vatican et y a travaillé sans relâche. Nous entendons poursuivre le dialogue constructif selon les principes concernés et travailler ensemble avec le Vatican pour faire avancer sans cesse le processus d'amélioration des relations des deux pays. Nous espérons aussi que le Vatican pourra se montrer flexible et pragmatique pour créer des conditions propices à l'amélioration des relations bilatérales.

Q : Envisagez-vous d'inviter le Pape à effectuer une visite en Chine ?

R : Je n'ai pas d'informations sur ce sujet.

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