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Conférence de presse du 16 février 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei
2016-02-16

Q : Le chef du « Congrès mondial ouïgour » Dolkun Isa s’est vu refuser une visite à Taiwan. Selon lui, c’est à cause du gouvernement chinois qui a exercé une pression sur Taiwan. Pourriez-vous le confirmer ?

R : Dolkun Isa est recherché par Interpol et fait l’objet d’un mandat d’arrêt en Chine. Il est soupçonné d’avoir organisé et perpétré sur le territoire chinois de multiples explosions, meurtres, pillages et autres crimes graves ainsi qu’une série d’attentats terroristes, et de soutenir les actes de terrorisme des organisations comme le « Mouvement islamique du Turkestan oriental » et des terroristes du « Turkestan oriental » en leur fournissant financement et formation. Le terrorisme est un fléau mondial. Toutes les parties s’accordent pour le combattre.

Q : Selon des sources d’information, le 14 février, avant de se rendre en visite au Japon et en Chine, la Ministre australienne des Affaires étrangères Julie Bishop a déclaré à la presse qu’elle allait profiter de ses rencontres avec la partie chinoise pour réitérer le souhait de l’Australie de voir préservée la liberté de navigation et de survol dans les domaines militaire et civil en Mer de Chine méridionale et demander des explications sur les derniers travaux de construction menés par la Chine sur les îles et atolls concernés, tout en exprimant le souhait que la Chine cesse les constructions concernées et en affirmant le soutien à la démarche des Philippines consistant à soumettre à l’arbitrage international leurs différends avec la Chine sur la question de la Mer de Chine méridionale. Comment y réagissez-vous ?

R : Nous souhaitons la bienvenue à la Ministre Julie Bishop en Chine. Il est très important de maintenir des échanges réguliers entre la Chine et l’Australie.

Quant à la question de la Mer de Chine méridionale, nous avons exposé à maintes reprises notre position de principe. La partie australienne la connaît très bien. La procédure d’arbitrage international initiée unilatéralement par les Philippines contrevient au droit international, au consensus établi entre la Chine et les Philippines et aux dispositions concernées de la Déclaration sur la conduite des Parties en Mer de Chine méridionale, et ne sera jamais acceptée par la Chine. L’Australie ne doit pas éluder ce fait de manière sélective. En déployant des installations de défense nationale nécessaires sur son territoire, la Chine exerce le droit d’autoprotection et de défense, droit attribué aux États souverains en droit international, et cela n’affecte en rien la liberté de navigation et de survol en Mer de Chine méridionale dont tous les pays bénéficient en vertu du droit international. La partie australienne doit adopter une attitude objective et impartiale et s’abstenir des actes susceptibles de compromettre la paix et la stabilité dans la région.

Q : Selon des sources d’information, les États-Unis fourniront dans les prochains jours quatre chasseurs furtifs F-22 à la République de Corée. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : La situation actuelle sur la péninsule coréenne est extrêmement complexe et sensible. Nous espérons que toutes les parties concernées pourront garder à l’esprit l’intérêt général de la paix et de la stabilité dans la région et agir davantage dans le sens de l’apaisement des tensions.

Q : Première question, le Sénat américain a adopté un projet de loi visant à rebaptiser une rue de Washington au nom de Liu Xiaobo. Quel est votre commentaire là-dessus ? Deuxième question, des milliers d’ouvriers de la sidérurgie ont manifesté à Bruxelles pour demander à l’Union européenne d’appliquer des droits de douane antidumping élevés contre les produits d’acier bon marché en provenance de la Chine. La semaine dernière, la Commission européenne a annoncé une nouvelle série d’enquêtes antidumping contre les exportations d’acier chinoises. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Concernant votre première question, le projet de loi concerné adopté par le Sénat américain viole les normes fondamentales régissant les relations internationales et la Chine s’y oppose fermement. L’adoption de ce projet en loi serait lourde de conséquences. Nous exhortons le Congrès américain à arrêter d’examiner le projet concerné. Nous exhortons également l’administration américaine à mettre fin à cette farce politique.

Quant à votre deuxième question, en tant que membre de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), la Chine s’est toujours acquittée sérieusement de toutes ses obligations juridiques au sein de l’OMC depuis son adhésion, et elle doit dans le même temps pouvoir bénéficier de tous les droits qui lui reviennent au sein cette organisation. Ces dernières années, les relations économique et commerciales sino-européennes progressent bien. Nous souhaitons que l’UE respecte les règles de l’OMC et travaille à développer davantage la coopération économique et commerciale sino-européenne.

Q : Récemment, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a fait savoir son souhait de voir tenir la réunion des Ministres russe, chinois et indien des Affaires étrangères en avril prochain à Moscou. Qu’attendez-vous de cette réunion ? Pourriez-vous nous en présenter le programme ?

R : Nous attachons une grande importance à la coopération entre la Chine, la Russie et l’Inde. Nous sommes en étroite concertation avec les deux pays concernés sur la date précise de la réunion. Nous espérons approfondir davantage les relations entre la Chine, la Russie et l’Inde à travers une coopération tripartite et contribuer à la paix, à la stabilité et au développement dans le monde et dans la région.

Q : Le gouvernement syrien a fait savoir qu’il avait écrit au Secrétaire général des Nations Unies et au Conseil de Sécurité au sujet des bombardements turcs en Syrie. La Chine soutient-elle l’ouverture des discussions au Conseil de Sécurité sur les actions concernées de la Turquie ?

R : Nous suivons l’évolution de la situation avec attention.

À l’heure actuelle, le processus de règlement politique de la question syrienne entre dans une phase cruciale. La 4e Réunion des Ministres des Affaires étrangères du Groupe international de soutien à la Syrie (ISSG) qui vient de clôturer a dégagé un plus grand consensus sur l’aide humanitaire, la promotion du cessez-le-feu et de l’arrêt des violences ainsi que sur la reprise des négociations de paix. Nous espérons que les parties concernées pourront respecter scrupuleusement la résolution 2254 du Conseil de Sécurité et le consensus établi à la 4e Réunion des Ministres des Affaires étrangères de l’ISSG et faire en sorte que le processus de règlement politique de la question syrienne aboutisse au plus tôt à des résultats.

Q : Les déclarations de la partie chinoise de ces derniers jours donneraient à entendre que la Chine soutient des sanctions plus fortes à l’encontre de la RPDC. Quelles mesures concrètes cela comprend-t-il ? La Chine appuie-t-elle les propositions américaines sur l’arrêt des exportations pétrolières vers la RPDC ?

R : Ces derniers temps, nous avons exprimé notre position sur les discussions au Conseil de Sécurité portant sur une éventuelle nouvelle résolution de sanctions contre la RPDC. Nous soutenons l’adoption par le Conseil de Sécurité d’une nouvelle résolution dont l’objectif doit être d’empêcher effectivement le développement par la RPDC de ses programmes nucléaire et de missile. Voilà l’orientation claire que doivent prendre les nouvelles actions du Conseil de Sécurité.

Q : Le 16 février, la Ministre australienne des Affaires étrangères Julie Bishop a fait savoir que lors de sa rencontre avec son homologue chinois Wang Yi, elle allait poser la question pour savoir si la Chine comptait ouvrir aux autres pays l’accès aux îles et atolls en Mer de Chine méridionale où elle menait des travaux de construction ainsi qu’aux installations insulaires, puisque la Chine avait déclaré que les constructions concernées visaient à offrir des biens publics à la communauté internationale. Comment y répondez-vous ?

R : Nous ne cessons d’indiquer que les travaux de construction que nous menons sur les îles et atolls concernés ont pour objectif principal de permettre à la Chine de mieux accomplir ses responsabilités et obligations internationales en matière de recherche et sauvetage en mer, de prévention et de lutte contre les catastrophes, de recherche scientifique maritime, de protection de l’environnement écologique et de sécurité de la navigation, et de fournir des services publics maritimes aux autres pays et régions riverains.

Dans le même temps, nous déploierons des installations de défense nationale nécessaires sur ces îles et atolls dans le cadre de l’exercice du droit d’autoprotection et de défense attribué aux États souverains en droit international, ce qui n’affecte en rien la liberté de navigation et de survol en Mer de Chine méridionale dont tous les pays bénéficient en vertu du droit international.

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