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Conférence de presse du 19 février 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei
2016-02-19

Q : Selon la déclaration du 18 février du porte-parole du Département d’État américain John Kirby, des images satellite commerciales montrent que les missiles sur Yongxing Dao ont été récemment déployés. Les États-Unis ne voient pas de signe suggérant que la Chine a cessé ses efforts de militarisation et pris la moindre mesure pour rendre la situation plus stable et plus sûre. Quelle est votre réaction là-dessus ?

R : La souveraineté de la Chine sur les îles Nansha et leurs eaux adjacentes repose sur des fondements historiques et juridiques solides. La Chine est sérieuse dans sa déclaration qu’elle ne cherche pas à « militariser » les îles Nansha. Comme l’a récemment souligné le Ministre Wang Yi, la non-militarisation qui n’est pas l’affaire d’un seul pays nécessite des efforts conjoints des pays régionaux ou non régionaux concernés, et il ne faut pas avoir une approche à double ou à multiples critères.

Or la réalité est que les États-Unis renforcent sans cesse leur présence militaire en Mer de Chine méridionale, en y envoyant fréquemment des navires et avions militaires pour d’intenses manœuvres de reconnaissance militaire rapprochée à l’égard de la Chine, en dépêchant à plusieurs reprises des destroyers lance-missiles et des bombardiers stratégiques vers ou dans les eaux et espaces aériens des îles Nansha, et en associant, par séduction ou par pression, leurs alliés ou partenaires à des « exercices militaires conjoints » et à des « patrouilles conjointes » fort ciblés dans la région. Ces opérations, qui ont exacerbé la tension en Mer de Chine méridionale, sont de nature à « militariser » cette région.

Yongxing Dao fait partie intégrante du territoire chinois. Déjà en 1959, le gouvernement chinois y a installé des institutions administratives, puis des facilités gouvernementales. Depuis, il y a réalisé des constructions et mis en place des installations nécessaires à la défense de l’île. Les pays et les personnes concernés doivent bien connaître l’historique et les faits fondamentaux concernant la Mer de Chine méridionale avant de s’exprimer sur cette question.

Q : Le Président américain Barack Obama a signé le 18 février la loi sur les nouvelles sanctions contre la RPDC, prévoyant des mesures de sanctions, avec entre autres, le gel des avoirs des personnes ayant participé au programme nucléaire de la RPDC ou ayant violé les droits de l’homme. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : J’ai noté des reportages concernés. La péninsule coréenne se trouvant aujourd’hui dans une situation complexe et sensible, les parties concernées doivent garder le sang-froid, faire preuve de retenue et s’en tenir au règlement de la question par le dialogue et la consultation.

Pour la Chine, aucune question d’actualité ne saura être résolue définitivement par la pression ou les sanctions, aucune action portant atteinte aux intérêts légitimes d’une tierce partie ne contribuera au règlement du problème, et ne fera que compliquer la situation. Nous exhortons les parties concernées à agir avec prudence, au lieu de créer intentionnellement des difficultés.

Q : Face au déploiement de missiles par la Chine sur Yongxing Dao, l’Australie et la Nouvelle Zélande appellent la Chine à la retenue sur la question de la Mer de Chine méridionale. Quelle est votre réaction à cela ?

R : Les îles de la Mer de Chine méridionale font partie intégrante du territoire chinois depuis l’antiquité. La Chine a le droit de défendre ses droits et intérêts légitimes. Le déploiement des installations de défense nationale appropriées et nécessaires sur son propre territoire relève de l’exercice des droits d’auto-défense et d’auto-préservation conférés par le droit international aux États souverains, et non de la « militarisation ».

L’Australie et la Nouvelle Zélande ne sont pas des pays directement concernés par la question de la Mer de Chine méridionale. Nous espérons que ces deux pays pourront regarder de manière objective l’historique de cette question, au lieu d’ignorer délibérément la réalité des choses et de faire des remarques non constructives.

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