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Conférence de presse du 29 février 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei
2016-02-29

Q : Les armées indienne et américaine signeront un important accord de logistique qui contribuera à la coopération militaire entre les deux pays. La Chine est-elle préoccupée par la coopération concernée ? Croyez-vous que cela vise particulièrement la Chine ?

R : Nous espérons que la coopération concernée favorisera la paix et la stabilité dans la région et ne visera aucune tierce partie.

Q : Selon des sources d'information, les consultations au niveau des Vice-Ministres des Affaires étrangères Chine-Japon se sont tenues aujourd'hui à Tokyo, durant lesquelles la partie chinoise s'est montrée favorable à une rencontre entre les Ministres chinois et japonais des Affaires étrangères. Comment la Chine envisage-t-elle la réalisation progressive d'une telle rencontre ?

R : Les autorités diplomatiques chinoises et japonaises restent toujours en contact. Comme convenu entre les deux parties, le Ministre assistant chinois des Affaires étrangères Kong Xuanyou et le Vice-Ministre japonais des Affaires étrangères Shinsuke Sugiyama ont tenu aujourd'hui à Tokyo une consultation régulière entre les autorités diplomatiques chinoises et japonaises, durant lesquelles ils ont échangé des vues sur les relations sino-japonaises et les questions d'intérêt commun.

La partie chinoise accorde une grande importance au développement des relations sino-japonaises. Nous espérons que les deux parties pourront, dans le respect des « quatre documents politiques » sino-japonais et à la lumière de l'important consensus de principe sur l'amélioration et le développement des relations sino-japonaises, œuvrer à améliorer et développer les liens qui unissent les deux pays.

Q : Selon des sources d'information, les Chefs des délégations de la Chine et de la République de Corée aux pourparlers à six se sont rencontrés le 28 février. Veuillez présenter la visite en République de Corée du Représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires de la Péninsule coréenne Wu Dawei. Quels ont été les sujets abordés ?

R : Le Représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires de la Péninsule coréenne Wu Dawei s'est rendu le 28 février en République de Corée pour une consultation. Il s'est entretenu le 28 février dans l'après-midi avec M. Hwang Joon-kook, Représentant spécial du Ministère des Affaires étrangères de la République de Corée pour les affaires de la paix et de la sécurité dans la Péninsule coréenne et Chef de la délégation de la République de Corée aux pourparlers à six, et a rencontré respectivement, dans la matinée du 29 février, M. Cho Tae-yong, Conseiller adjoint à la sécurité nationale de la Maison bleue et M. Lim Sung-nam, Premier Vice-Ministre des Affaires étrangères de la République de Corée. Les deux parties ont échangé des vues sur la situation dans la Péninsule coréenne et les questions d'intérêt commun.

Les deux parties sont convenues de soutenir l'adoption d'une nouvelle résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies en réponse à l'essai nucléaire et au lancement de satellite par la RPDC, de préserver ensemble la paix et la stabilité dans la Péninsule et de développer le partenariat de coopération stratégique Chine-République de Corée. M. Wu Dawei a présenté la position solennelle de la Chine sur l'éventuel déploiement du système de défense antimissile à haute altitude THAAD par les États-Unis en République de Corée, en soulignant que la Chine s'y oppose et espère que la partie coréenne pourra prêter une haute attention aux préoccupations de la partie chinoise et traiter de manière adéquate les questions concernées.

Q : Une réunion informelle des Ministres des Affaires étrangères de l'ASEAN s'est tenue récemment au Laos et a publié un communiqué de presse annonçant le large consensus établi sur la promotion de la construction de la Communauté de l'ASEAN et exprimant les préoccupations sur la question de la Mer de Chine méridionale. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La présente réunion informelle des Ministres des Affaires étrangères de l'ASEAN est une réunion régulière de l'ASEAN et la première réunion interne de haut niveau depuis la création de la Communauté de l'ASEAN en fin d'année 2015. Nous nous réjouissons de voir que, lors de la réunion, les différents pays de l'ASEAN ont montré leur volonté politique de faire progresser la construction de la Communauté de l'ASEAN, de préserver le rôle central de l'ASEAN dans la coopération régionale et d'approfondir la coopération avec les partenaires de dialogue. Accordant depuis toujours la priorité à l'ASEAN dans sa diplomatie vis-à-vis des pays voisins, la Chine continuera à soutenir fermement la construction de la Communauté de l'ASEAN et le rôle central de l'ASEAN dans la coopération régionale. Nous sommes convaincus que, sous la conduite du Laos qui assume la présidence de l'ASEAN et avec les efforts conjugués des différentes parties concernées, la construction de la Communauté de l'ASEAN enregistra toujours de nouveaux succès.

La réunion a également montré que la plupart des pays de l'ASEAN sont contre la surenchère de la question de la Mer de Chine méridionale qui est une question entre la Chine et certains pays de l'ASEAN, mais non entre la Chine et l'ASEAN. Actuellement, grâce aux efforts conjoints de la Chine et des pays de l'ASEAN, la situation en Mer de Chine méridionale est stable dans son ensemble. Les différentes parties, dans le cadre de la mise en œuvre globale et efficace de la Déclaration sur la conduite des Parties en Mer de Chine méridionale (DOC), travaillent à approfondir la coopération pragmatique maritime et à faire progresser à pas assurés les consultations sur le « code de conduite en Mer de Chine méridionale » (COC) et obtiennent sans cesse des résultats importants.

La partie chinoise œuvre depuis toujours à régler les différends en Mer de Chine méridionale avec les pays directement concernés à travers les négociations et consultations et à préserver ensemble avec les pays de l'ASEAN la paix et la stabilité dans la région. Voilà un engagement solennel qu'ont pris la Chine et les pays de l'ASEAN dans la DOC. Nous espérons que les pays concernés travaillent dans le même sens que nous et continuent à œuvrer au règlement des différends par les négociations et consultations, afin de préserver ensemble la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale et d'assurer un développement régulier, sain et rapide des relations Chine-ASEAN.

Q : Selon des sources d'information, le Directeur principal en charge des Affaires de l'Asie au Conseil de sécurité nationale des États-Unis Daniel Kritenbrink a exprimé, le 26 février, le souhait de voir la partie chinoise élargir son engagement de non-militarisation des îles et atolls Nansha à l'ensemble de la Mer de Chine méridionale. Il a également souligné que la sentence de l'arbitrage concernant la Mer de Chine méridionale sera contraignante tant pour la Chine que pour les Philippines, étant donné qu'elles sont toutes les deux États parties à la Convention des Nations Unies sur le droit de la Mer (CNUDM). Comment y répondez-vous ?

R : En déployant des installations de défense nécessaires et appropriées sur son territoire, la Chine exerce le droit d'autoprotection et d'autodéfense attribué aux États souverains en droit international, ce qui convient à l'environnement où se trouvent certains îles et atolls chinois, répond aux menaces auxquelles ils font face et n'a rien à voir avec la « militarisation ». Comme le Ministre Wang Yi l'a souligné l'autre jour, la non-militarisation de la région ne concerne pas qu'un seul pays, au contraire, cela nécessite les efforts de tous les pays concernés dans la région et hors de la région.

La position chinoise de non-acceptation et de non-participation concernant l'arbitrage relatif à la Mer de Chine méridionale initié unilatéralement par les Philippines possède des fondements solides au regard du droit international. Cette position est claire et constante. Les différends entre la Chine et les Philippines en Mer de Chine méridionale sont au fond des différends territoriaux et de délimitation maritime. Les deux parties sont parvenues depuis longtemps, à travers des canaux bilatéraux et dans la DOC, au consensus selon lequel les différends relatifs à la Mer de Chine méridionale doivent être réglés à travers les négociations et consultations. La Chine a déclaré, conformément à l'article 298 de la CNUDM, l'exclusion de toute procédure obligatoire de règlement de différends prévue par la Convention en ce qui concerne les différends liés à la délimitation maritime et à d'autres sujets. Ce que je voudrais rappeler à la partie américaine, c'est qu'elle a le devoir de respecter les droits que la Convention attribue aux États parties, même si elle ne veut pas y adhérer. Nous exhortons la partie américaine à s'abstenir de se poser comme « juge international » ou donneur de leçons à la Chine.

Q : Vous avez dit tout à l'heure que la Chine a le droit de déployer des missiles et des systèmes de radar en Mer de Chine méridionale. Pourquoi adoptez-vous un autre critère quant au déploiement du système THAAD par la République de Corée sur son territoire ?

R : Le déploiement par la Chine des installations de défense nécessaires et appropriées sur son territoire, qui ne porte atteinte aux intérêts d'aucun pays, est de nature à protéger sa souveraineté et ses droits et intérêts légitimes. Alors que le déploiement du système THAAD par les États-Unis en République de Corée dépasse de loin les besoins de défense légitime et compromettra gravement les intérêts de la sécurité nationale de Chine.

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