Accueil  | Aperçu général de Chine  | Qui sommes nous Relations bilatérales  | Rubrique de l'ACHA  | Services presses médias
    Portada > Thémas > Remarques du Porte-Parole
Conférence de presse du 11 mars 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei
2016-03-11

Q : Selon des sources d’information, le Département d’État américain a fait savoir dans sa déclaration du 10 mars que l’administration américaine a autorisé la cession à Taiwan de deux frégates de la Marine pour une valeur totale de 190 millions de dollars US et soumis le dossier au Congrès pour l’approbation. Comment y réagissez-vous ?

R : Nous avons fait des démarches auprès du Département d’État américain au sujet des reportages concernés et demandé des éclaircissements. Selon lui, il n’y avait pas de projets de vente d’armes à Taiwan prévus pour ces derniers temps et aucune déclaration n’a été faite à ce sujet. Je tiens à souligner que la Chine s’oppose fermement à ce que les États-Unis vendent des armes à Taiwan. Cette position est constante, ferme et claire.

Q : Le Ministre Wang Yi est en visite en Russie. Quelles seront ses nouvelles propositions sur la question nucléaire de la péninsule coréenne et la situation syrienne ? Quels seront les consensus dégagés par le Ministre Wang Yi et son homologue russe ?

R : Aujourd’hui, le Ministre Wang Yi s’entretiendra avec son homologue russe Sergueï Lavrov et sera reçu par le Président Vladimir Poutine. Lors des entretiens, les deux Ministres des Affaires étrangères échangeront sur les relations bilatérales et les questions internationales et régionales d’intérêt commun. À l’heure actuelle, la situation dans la péninsule coréenne est extrêmement complexe et délicate, et on est dans une période cruciale pour le processus du règlement politique de la question syrienne. Les deux Ministres discuteront de la promotion de la dénucléarisation de la péninsule coréenne, de la préservation de la paix et de la stabilité dans la péninsule et du règlement des questions concernées par voie de dialogue et de négociations Ils échangeront également leurs points de vue sur la manière de faire avancer le processus du règlement politique de la question syrienne. Nous vous présenterons en temps opportun les informations des entretiens et de la rencontre.

Q : Récemment, la publication par l’Australie du livre-blanc sur la défense, le sondage mené par les États-Unis en Australie au sujet de la location du port de Darwin à une entreprise chinoise et le déploiement par les États-Unis d’installations militaires en Australie ont suscité des discussions sur les relations sino-australiennes. La Chine, premier partenaire commercial de l’Australie, estime-t-elle que cette dernière doit jouer un rôle plus actif dans le développement des relations entre les deux pays ?

R : Nous avons pris note du livre-blanc, du sondage et des manœuvres américaines. Les relations sino-australiennes affichent ces dernières années une grande dynamique, cela prouve, à nos yeux, que le développement de la Chine est pour l’Australie une opportunité, et non une menace. L’Australie a à saisir l’opportunité que représente la Chine, à faire progresser davantage les relations entre les deux pays et à promouvoir leur prospérité commune. Dans le même temps, je tiens à souligner que la recherche de la paix et de la coopération pour le développement est devenu le courant général de la région et que tout pays doit suivre ce courant.

Q : L’UE a récemment approuvé le projet de construction d’une centrale nucléaire à Hinkley Point, au Royaume-Uni, par EDF et CGN. Selon une enquête menée par les autorités antitrust européennes, ce projet de coopération n’entravera pas la concurrence sur le marché d’électricité britannique. Comment y réagissez-vous ? Pourriez-vous nous dire où en est ce projet ?

R : Nous saluons la décision de l’UE. Nous avons également remarqué que les dirigeants britannique et français avaient récemment réitéré leur soutien au projet de la centrale nucléaire d’Hinkley Point. Actuellement, les entreprises chinoises et françaises concernées travaillent activement à mettre en œuvre l’accord sur l’investissement pour les projets électronucléaires au Royaume-Uni, signé lors de la visite du Président Xi Jinping au Royaume-Uni l’année dernière. Nous soutenons les efforts de ces entreprises pour développer une coopération tripartite dans le domaine de l’énergie nucléaire sur la base du bénéfice mutuel et du gagnant-gagnant, dans l’espoir de voir les projets concrets comme celui à Hinkley Point avancer sans cesse et enrichir davantage notre coopération pragmatique avec le Royaume-Uni et la France.

Q : Le Directeur du renseignement national des États-Unis James Clapper a dit que les ouvrages construits par la Chine sur les Îles Nansha auront des capacités de projection militaire allant au-delà de ce qui est nécessaire pour la défense de ses avant-postes. Comment y répondez-vous ?

R : Ces derniers jours, nous avons présenté à plusieurs reprises les informations concernées et la position de la Chine. Je voudrais réitérer que le déploiement par la Chine des ouvrages de défense territoriale nécessaires et appropriés sur les îles et îlots concernés des Îles Nansha relève de sa souveraineté et de l’exercice du droit d’auto-préservation et du droit d’auto-défense conférés par le droit international. Nous exhortons les pays concernés à ne pas se poser en donneur de leçons sur cette question.

Q : Douze pays dont les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon et l’Australie ont livré une déclaration conjointe à la 31e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, exprimant leurs préoccupations sur des cas individuels concernant la Chine et critiquant la situation des droits de l’homme dans le pays. Comment y réagissez-vous ?

R : La Chine est un État de droit. C’est en vertu de la loi que la justice chinoise traite les dossiers et garantit les différents droits légitimes des suspects. Les accusations publiques proférées par les États-Unis et quelques autres pays contre la Chine sous le prétexte des droits de l’homme non seulement constituent une grave ingérence dans les affaires intérieures et la souveraineté judiciaire de la Chine, mais aussi vont à l’encontre de l’esprit du droit. La Chine s’y oppose fermement et les rejette catégoriquement.

Cette année marque le 10e anniversaire du Conseil des droits de l’homme. Le Conseil a été créé pour en finir avec la confrontation et renforcer la coopération et la coordination entre les pays en matière de droits de l’homme. Cependant, les États-Unis et quelques autres pays ont provoqué une fois de plus la confrontation au Conseil. Cela a gravement violé les buts et principes de la Charte des Nations Unies, enfreint les résolutions pertinentes de l’Assemblée générale, attisé la confrontation et dégradé l’ambiance dans le Conseil au détriment de tous.

On peut toujours espérer mieux dans le domaine des droits de l’homme. Attachant une haute importance à la promotion et à la protection des droits de l’homme, le gouvernement chinois a su associer le principe de l’universalité des droits de l’homme aux conditions nationales, pour trouver une voie de développement des droits de l’homme aux couleurs chinoises et réaliser des progrès remarquables et remarqués. Pour le développement des droits de l’homme, il n’y a pas une seule voie valable. Tous les pays ont le droit de promouvoir les droits de l’homme selon leurs conditions nationales, la réalité des choses, et les besoins de leur population. Nous recommandons à ces quelques pays de bien examiner et de corriger leurs divers problèmes des droits de l’homme, de cesser de politiser cette question, et d’arrêter de s’ingérer dans les affaires intérieures et la souveraineté judiciaire des autres en abusant de ce sujet.

Q : Première question, pourquoi la communauté internationale doit-elle arrêter de s’ingérer dans les droits de l’homme de la Chine ? Deuxième question, vous avez dit tout à l’heure que la Chine souhaite maintenir la stabilité dans la région. Pour vous, le comportement de l’Australie contribue-t-il à la stabilité de la région ?

R : Concernant la première question, les manœuvres des États-Unis et quelques autres pays au Conseil des droits de l’homme constituent au fond une ingérence dans les affaires intérieures et la souveraineté judiciaire de la Chine sous le couvert des droits de l’homme. Tout le monde y voit très clair. C’est pourquoi la Chine ne l’accepte pas et s’y oppose fermement.

Concernant la deuxième question, cela dépend du choix stratégique de l’Australie. Nous espérons qu’elle pourra être en phase avec le courant de l’histoire et contribuer à la paix, à la stabilité et au développement de la région.

Suggest To A Friend
  Print