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Conférence de presse du 7 avril 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2016-04-07

Q : Lors d'une réunion tenue récemment par le Conseil de paix et de sécurité de l'UA, plusieurs pays africains et l'UA ont appelé la communauté internationale à apporter activement des aides d'urgence à l'Afrique, confrontée aux effets croissants du phénomène El Nino. La Chine va-t-elle répondre à cet appel et fournir des aides à l'Afrique ?

R : La Chine est un partenaire sincère et amical des pays africains. Le gouvernement chinois est très préoccupé par les mauvaises campagnes agricoles et le risque de famine dans plusieurs pays africains dus aux effets de El Nino. Lors du Sommet du Forum sur la coopération sino-africaine tenu à Johannesburg en décembre dernier, le Président chinois Xi Jinping a annoncé une aide alimentaire d'urgence d'un montant d'un milliard de yuans RMB par le gouvernement chinois aux pays africains touchés. La Chine maintient des contacts étroits à ce sujet avec les pays africains pour que cet engagement soit traduit rapidement sur le terrain et réponde aux demandes et besoins pressants des pays africains concernés.

Par ailleurs, comme dit un dicton chinois, mieux vaut apprendre à pêcher à quelqu'un que de lui donner du poisson. Lors du Sommet de Johannesburg, le Président Xi Jinping a mis en avant dix programmes de coopération sino-africaine axés sur une industrialisation accélérée et une agriculture moderne en Afrique. L'un des principaux objectifs est de soutenir les efforts des pays africains visant à développer l'agriculture avec l'établissement d'un système de garantie de la sécurité alimentaire, l'amélioration de la productivité agricole et l'augmentation de la valeur ajoutée des produits agricoles, et à s'engager sur la voie du développement autonome et durable.

Q : Le 6 avril, le porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères a annoncé que les Ministres chinois, russe et indien des Affaires étrangères se réuniraient à Moscou le 19 avril pour discuter des questions internationales et régionales comme le Moyen-Orient, l'Afghanistan, l'Afrique du Nord et la RPDC. Pourriez-vous nous en donner plus d'informations ? Selon des sources d'information, il semble qu'une rencontre bilatérale est prévue entre le Ministre Wang Yi et son homologue russe en marge de cette réunion. Quels seront les principaux sujets de leurs discussions ?

R : Concernant la réunion des Ministres des Affaires étrangères Chine-Russie-Inde, je voudrais dire que les trois pays pèsent chacun d'un poids lourd dans les affaires internationales et que le mécanisme de rencontre des Ministres des Affaires étrangères des trois pays revêt une signification importante car il permet d'approfondir la concertation, la coordination et la coopération entre les trois pays sur les grandes questions internationales et régionales. Les informations plus précises concernant cette réunion vous seront communiquées dès que possible.

Q : La Ministre du Commerce international du Canada Chrystia Freeland a qualifié d'opportunité ratée le refus par le gouvernement de l'ancien Premier Ministre Stephen Harper de rejoindre la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (AIIB) comme membre fondateur. Actuellement, il est probable que le Canada adhérera à l'AIIB. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : L'AIIB est une institution de développement multilatérale ouverte et inclusive. L'adhésion de nouveaux membres se fera conformément aux Statuts de l'AIIB. Selon les Statuts, un pays ou territoire deviendra membre de l'AIIB si les conditions d'adhésion sont remplies et que la candidature est approuvée par le Conseil des gouverneurs.

En tant que pays initiateur, la Chine est bien entendu heureuse de voir l'AIIB se développer et s'élargir, jouer un plus grand rôle dans la promotion de la reprise économique mondiale, du développement durable, de la construction des infrastructures et de l'interconnexion au niveau régional, profiter à un nombre croissant de pays et contribuer davantage au développement commun du monde.

Q : Selon des médias taiwanais, la Chine organisera en mai prochain une visite à Yongxing Dao pour des journalistes étrangers. Pourriez-vous le confirmer ?

R : Vous avez sans doute noté la réponse sur ce sujet donnée par un officiel du Centre de la presse de la ville de Sansha de la Province de Hainan. Il a fait savoir qu'il avait pris note des informations circulées sur Internet et qu'il n'était pas au courant d'une quelconque visite organisée de journalistes étrangers à Yongxing Dao. Il a également indiqué que les journalistes étrangers désireux de visiter Yongxing Dao pourraient déposer la demande auprès du Département de l'Information du Comité du PCC pour la province de Hainan.

Q : Ces dernières années, il y a eu des heurts répétés entre des navires de pêche de la partie continentale de Chine et ceux des Philippines, de la Malaisie, du Viet Nam et de la province de Taiwan. Les garde-côtes chinois, voire la marine chinoise, ont été amenés à s'impliquer dans ces affaires et les pêcheurs chinois sont confrontés à des dangers dans des zones contestées. Quelle mesure la Chine prendra-t-elle pour éviter les accrochages en mer et notamment entre les navires de pêche ? Est-ce que la Chine utilise les navires de pêche chinois pour affirmer ses revendications souveraines sur les zones contestées ?

R : Je réponds d'abord à votre deuxième question. Il n'existe pas de telle pratique.

Concernant votre première question, des différends relatifs à la pêche existent dans beaucoup de régions du monde. Le gouvernement chinois accorde depuis toujours une grande importance à la gestion de la pêche, et prend des mesures actives pour amener les pêcheurs chinois à pêcher dans le respect des lois et règlements. En réalité, la coopération sur la pêche constitue un volet important de la coopération mutuellement avantageuse entre la Chine et ses voisins, y compris les autres pays riverains de la Mer de Chine méridionale. Au fil du temps, la Chine et les pays voisins ont développé des approches négociées sur la base des consultations amicales, avérées comme de bonnes solutions aux différends entre eux. Quant aux différends que vous avez mentionnés, la Chine et les pays concernés travaillent justement à les régler par des consultations amicales.

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