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Conférence de presse du 25 avril 2016 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016-04-25

1. Sur l’invitation du Ministre Wang Yi, le Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie Sergueï Viktorovitch Lavrov viendra en Chine les 28 et 29 avril pour la 5e Réunion des Ministres des Affaires étrangères de la Conférence sur l’interaction et les mesures de confiance en Asie et une visite officielle.

2. Comme convenu entre les parties, la 22e session des consultations de hauts fonctionnaires Chine-ASEAN aura lieu les 27 et 28 avril à Singapour. Le Vice-Ministre chinois des Affaires étrangères Liu Zhenmin coprésidera la réunion avec M. Chee Wee Kiong, Secrétaire permanent des Affaires étrangères de Singapour, pays coordinateur des relations Chine-ASEAN. Les consultations de hauts fonctionnaires Chine-ASEAN sont un mécanisme important de consultations annuelles entre les hauts fonctionnaires chargés des affaires d’ASEAN des départements des affaires extérieures de la Chine et des dix pays de l’ASEAN. La 22e session sera l’occasion de discuter en priorité de la promotion des relations Chine-ASEAN dans le contexte actuel et de la coopération régionale en Asie de l’Est et de préparer les événements majeurs de cette année comme le sommet à l’occasion du 25e anniversaire de l’établissement des relations de dialogue entre la Chine et l’ASEAN.

En marge de cette session, le Vice-Ministre Liu Zhenmin et les hauts fonctionnaires des pays de l’ASEAN tiendront également la 11e Réunion de hauts fonctionnaires pour la mise en œuvre de la Déclaration sur la conduite des Parties en Mer de Chine méridionale (DOC) pour avoir des échanges approfondis sur la mise en œuvre globale et effective de la DOC, la promotion de la coopération pragmatique en mer et la poursuite des consultations pour un « Code de conduite en Mer de Chine méridionale » dans le cadre de la mise en œuvre de la DOC.

Q : La cérémonie de signature de haut niveau de l’Accord de Paris s’est tenue le 22 avril au siège des Nations Unies. Comment voyez-vous cet accord ? Quelles sont les mesures que le gouvernement chinois prendra pour appliquer cet accord et faire face au changement climatique dans le monde ?

R : La Conférence Paris Climat a adopté l’Accord de Paris grâce aux efforts conjugués de la communauté internationale. L’Accord de Paris a réaffirmé le principe des responsabilités communes mais différenciées établi par la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et reflété de manière équilibrée les préoccupations des parties. C’est un accord global, équilibré et ambitieux. Il a fixé la direction et les objectifs de la coopération mondiale post-2020 contre le changement climatique et revêt une signification historique. Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a tenu le 22 avril la cérémonie de signature de haut niveau de l’Accord de Paris, à laquelle ont participé les représentants de plus de 190 parties de la CCNUCC dont près de 70 dirigeants d’État. 175 pays ont signé l’Accord et 15 pays ont déposé leurs instruments de ratification, ce qui a donné une nouvelle impulsion politique à la mise en œuvre de l’Accord de Paris.

La Chine participe activement au processus multilatéral de lutte contre le changement climatique et a apporté une contribution importante à la conclusion de l’Accord de Paris. L’envoyé spécial du Président Xi Jinping et Vice-Premier Ministre du Conseil des Affaires d’État Zhang Gaoli s’est rendu à New York pour participer à la cérémonie de signature de haut niveau et signé l’Accord de Paris au nom de la Chine. En tant que grand pays en développement responsable, la Chine œuvrera consciencieusement pour mettre en œuvre l’Accord de Paris et prendra des mesures énergiques pour mener une lutte inlassable contre le changement climatique. Premièrement, elle accomplira la procédure juridique nationale de ratification de l’Accord avant le Sommet du G20 à Hangzhou prévu en septembre prochain et travaillera activement pour faire accepter l’Accord et le mettre en vigueur rapidement dans le monde. Deuxièmement, elle mettra en application le concept du développement innovant, coordonné, vert, ouvert et partagé et multipliera les actions de réduction des gaz à effet de serre. Troisièmement, elle renforcera sa coopération avec la communauté internationale contre le changement climatique, y compris la participation aux négociations de suivi de l’Accord de Paris et le lancement de nouveaux projets de coopération dans le cadre du Fonds de coopération Sud-Sud sur le changement climatique.

La lutte contre le changement climatique est une cause commune de la communauté internationale. Nous entendons rester en communication et coopération étroites avec les différentes parties pour promouvoir ensemble la mise en œuvre effective de l’Accord de Paris et la lutte internationale contre le changement climatique.

Q : Le 22 avril, l’Indonésie a déclaré avoir saisi un bateau de pêche chinois opérant illégalement dans les eaux indonésiennes et fait savoir que ce bateau était recherché par Interpol pour pêche illégale au large de l’Argentine. Comment y réagissez-vous ? Craignez-vous que cela n’exacerbe les tensions entre la Chine et l’Indonésie dans le domaine de la pêche ?

R : Nous avons noté les informations que vous avez évoquées et nous travaillons pour les vérifier. Le 22 avril, sur le chemin de retour vers la Chine, le bateau de pêche « Huali 8 » a été saisi par l’Indonésie au détroit de Malacca. L’Ambassade et les consulats de Chine en Indonésie ont activé immédiatement le mécanisme d’urgence et demandé à la partie indonésienne de respecter scrupuleusement le droit international et les règles internationales concernées, de garantir la liberté de navigation des bateaux chinois, d’assurer la sécurité et les droits et intérêts légitimes de l’équipage et de libérer le bateau et son équipage le plus vite possible. Les agents du Consulat général de Chine à Medan ont rendu visite aux membres de l’équipage. Pour plus d’informations là-dessus, veuillez vous renseigner auprès des départements compétents.

Q : Récemment, le Ministre Wang Yi a effectué une visite au Brunéi Darussalam, au Cambodge et au Laos et obtenu des consensus importants avec les trois parties sur la question de la Mer de Chine méridionale. Veuillez nous en donner plus d’informations.

R : Du 20 au 24 avril, le Ministre Wang Yi a effectué une visite au Brunéi Darussalam, au Cambodge et au Laos. Ces trois pays membres de l’ASEAN sont partenaires importants de la Chine dans son voisinage. Cette année marque le 25e anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et le Brunéi Darussalam, le 55e anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et le Laos et le 25e anniversaire de l’établissement des relations de dialogue entre la Chine et l’ASEAN. Au cours de leurs rencontres et entretiens, le Ministre Wang Yi et les dirigeants et les responsables des départements des affaires extérieures des trois pays ont hautement apprécié le développement des relations bilatérales et sont convenus de renforcer davantage les échanges de haut niveau, de faire avancer la coopération pragmatique notamment dans les domaines économique et commercial et d’approfondir les relations de coopération stratégiques Chine-Brunéi Darussalam ainsi que le partenariat de coopération stratégique global Chine-Cambodge et Chine-Laos. Les différentes parties se sont félicitées du développement des relations Chine-ASEAN et des acquis de la première réunion des dirigeants sur la coopération Lancang-Mékong et ont affirmé leur volonté de bien associer la construction de la Communauté de l’ASEAN et la coopération Chine-ASEAN, de porter les relations Chine-ASEAN à un nouveau palier et de faire aboutir rapidement la coopération Lancang-Mékong aux premiers fruits.

Durant sa visite, le Ministre Wang Yi a eu des échanges de vues approfondis et dégagé des consensus importants avec les trois pays sur la situation actuelle en Mer de Chine méridionale. Ces consensus peuvent se résumer en les quatre points suivants : premièrement, la Chine et les trois pays estiment tous que les différends liés à certains îles et atolls des îles Nansha ne sont pas des problèmes entre la Chine et l’ASEAN et ne doivent pas affecter les relations Chine-ASEAN ; deuxièmement, la Chine et les trois pays estiment tous qu’il faut respecter le droit de chaque pays de choisir librement les moyens de règlement de différends en vertu du droit international et s’opposent à des initiatives unilatérales imposées ; troisièmement, la Chine et les trois pays estiment tous qu’il faut régler les différends territoriaux et de droits et intérêts maritimes à travers le dialogue et les consultations entre les pays directement concernés conformément à l’article 4 de la DOC ; quatrièmement, la Chine et les trois pays estiment tous que la Chine et les pays de l’ASEAN ont la capacité de préserver, à travers la coopération, la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale et que les pays hors région doivent jouer un rôle constructif et non faire le contraire.

Les consensus obtenus entre la Chine, le Brunéi Darussalam, le Cambodge et le Laos sont fondés sur le droit international y compris la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, convergent parfaitement avec les dispositions et l’esprit de la DOC et reflètent les principes de base pour gérer les questions liées à la mer. Les dirigeants cambodgiens ont fait remarquer que la DOC a fourni tous les éléments nécessaires pour le règlement de la question de la Mer de Chine méridionale et qu’elle était contraignante et devait être appliquée de manière effective par toutes les parties. Le Ministre Wang Yi a indiqué que les positions chinoises sur les questions concernées étaient conformes au droit international et aux règles du droit de la mer et donc légales. Nous sommes d’avis que les consensus dégagés entre le Ministre Wang Yi et les trois pays offrent une voie correcte et réaliste pour gérer les différends liés à la Mer de Chine méridionale et préserver la paix et la stabilité dans la région. Les trois pays ont fait en toute indépendance et selon la réalité des faits un jugement correct, et nous le saluons. Nous entendons continuer à travailler ensemble avec les pays de l’ASEAN pour préserver la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale. Dans le même temps, nous espérons que les pays hors région concernés pourront adopter réellement une attitude responsable et jouer un rôle constructif pour la préservation de la paix et de la stabilité dans la région et non le contraire.

Q : Aujourd’hui, le South China Morning Post a fait savoir, en se référant à une source proche de l’armée chinoise, que la Chine envisageait d’entreprendre, un peu plus tard dans l’année, de nouveaux travaux d’agrandissement et de construction de piste de décollage sur l’île Huangyan Dao. Pourriez-vous le confirmer ? Est-ce contradictoire avec les propos précédents des officiels chinois selon lesquels la Chine avait terminé les travaux de construction sur les îles concernées en Mer de Chine méridionale ?

R : Je n’ai pas entendu parler de ce que vous avez évoqué. Mais j’ai remarqué que d’après des sources d’information, des avions militaires américains et philippins ont mené récemment des opérations de vols au large de l’île Huangyan Dao. La Chine préconise depuis toujours le respect de la liberté de navigation et de survol normaux dont jouissent les différents pays en vertu du droit international. Les opérations de vols se sont réalisés en dehors de l’espace aérien de l’île Huangyan Dao et n’ont rien d’étonnant. Mais le tapage qui a été fait sur ce sujet est anormal et nous oblige à nous poser des questions sur ce qui se cache derrière.

Je voudrais souligner que l’île Huangyan Dao fait partie intégrante du territoire chinois et que la Chine prendra des mesures nécessaires pour défendre fermement sa souveraineté et ses droits et intérêts légitimes. Nous ne souhaitons pas voir certains pays se livrer sans cesse à la provocation pour des calculs politiques égoïstes et nous espérons qu’ils pourront se retenir et travailler dans le même sens que la Chine pour préserver la paix et la stabilité dans la région.

Q : Première question, veuillez nous présenter le programme de la visite en Chine du Ministre russe des Affaires étrangères et les principaux sujets de discussion. Deuxième question, le 22 avril, la RPDC a déclaré avoir lancé avec succès un missile balistique depuis un sous-marin. L’aviez-vous détecté ? Comment y réagissez-vous ?

R : Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov viendra en Chine les 28 et 29 avril pour la 5e Réunion des Ministres des Affaires étrangères de la Conférence sur l’interaction et les mesures de confiance en Asie et une visite officielle en Chine. Durant sa visite en Chine, il sera reçu par des dirigeants chinois et aura un entretien avec le Ministre Wang Yi pour notamment se concerter sur la préparation de la visite en Chine du Président Vladimir Poutine et échanger des vues de manière approfondie sur les questions internationales et régionales d’intérêt commun.

La Chine et la Russie sont partenaires de coordination stratégique globale. Toutes les deux membres permanents du Conseil de Sécurité et principales économies émergentes, elles sont liées par des relations matures, stables et solides. Face à la situation internationale et régionale complexe et changeante, les deux pays entendent maintenir des échanges de haut niveau étroits, travailler à transformer les atouts de la qualité des relations politiques en davantage de fruits de coopération pragmatique et de collaboration internationale, continuer à faire avancer les relations bilatérales à un niveau élevé et promouvoir ensemble la paix, la sécurité et la stabilité dans la région et dans le monde.

Concernant le tir par la RPDC de missile balistique, les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité ont prévu des dispositions claires. Nous espérons que les parties concernées pourront respecter effectivement les résolutions du Conseil de Sécurité et s’abstenir d’actes susceptibles de faire monter les tensions.

Q : Selon certains analystes, le récent tir par la RPDC d’un missile balistique à partir d’un sous-marin montre que le pays a réalisé des progrès en matière de technologies de missiles. Quels sont vos commentaires à cet égard ?

R : Je ne suis pas experte en la matière et ne peux pas faire de commentaires là-dessus. Comme je viens de le dire, concernant le tir par la RPDC de missile balistique, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a prévu des dispositions claires. Nous espérons que les parties concernées pourront respecter effectivement les résolutions du Conseil de Sécurité.

Q : Récemment, le Président américain Barack Obama a fait savoir qu’après l’adoption par le Conseil de Sécurité de la résolution de sanction concernant la RPDC, les États-Unis et la Chine ont coopéré pour faire pression sur la RPDC sans avoir pour autant répondu aux attentes des États-Unis. Selon certains, il voulait plutôt dire que la Chine devrait augmenter sa pression sur la RPDC. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La Chine est en communication avec toutes les parties concernées y compris les États-Unis. Nous estimons que les différentes parties doivent, tout en appliquant de manière globale et intégrale la résolution concernée du Conseil de Sécurité, tenir compte de la complexité de la question nucléaire de la péninsule coréenne, adopter une approche globale s’attaquant à la fois aux manifestations et aux racines du problème, chercher activement à renforcer la communication et faire des efforts constructifs pour faire revenir la question sur la bonne voie du règlement pacifique à travers le dialogue et les consultations.

Concernant les sanctions contre la RPDC, je viens d’affirmer que la Chine entend travailler ensemble avec les différentes parties pour appliquer de manière globale et intégrale la résolution du Conseil de Sécurité. Dans le même temps, nous estimons depuis toujours que les sanctions ne sont pas une panacée et ne peuvent pas régler les problèmes de fond. Nous avons fait les efforts que nous avions à faire et nous espérons que les autres parties pourront aussi partir de l’intérêt général du règlement définitif de la question nucléaire de la péninsule coréenne, adopter une attitude constructive et responsable et travailler à pousser les uns et les autres à revenir sur la bonne voie du dialogue et des consultations pour régler la question.

La paix et la stabilité dans la péninsule coréenne correspondent aux intérêts de tous et relèvent de la responsabilité commune de tous. Chaque partie doit consentir des efforts constructifs dans ce sens.

Q : La Chine et la République de Corée ont récemment tenu à Beijing la première réunion du groupe de travail sur la délimitation maritime Chine-République de Corée. Quels sont les sujets qui ont été abordés ?

R : Le 22 avril, la première réunion du groupe de travail sur la délimitation maritime entre la Chine et la République de Corée s’est tenue à Beijing, conformément au consensus issu de la première réunion des délégations chargées de négociations gouvernementales tenue à Séoul en décembre dernier. Les deux parties ont échangé sur les questions liées à la délimitation maritime dans une ambiance amicale et sincère et sont convenues de tenir la deuxième réunion du groupe de travail en République de Corée à une date à fixer à travers les canaux diplomatiques.

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