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Conférence de presse du 13 mai 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2016-05-13

Q : Hier, la 7e Conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-arabe a adopté la Déclaration de Doha, soutenant la position chinoise sur la question de la Mer de Chine méridionale. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Hier, la 7e Conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-arabe a adopté la Déclaration de Doha. Signée par la Chine et 21 pays membres de la Ligue arabe, la Déclaration souligne que les pays arabes soutiennent le règlement pacifique des différends territoriaux et maritimes entre la Chine et les pays concernés par voie de consultations et négociations amicales et à la lumière des accords bilatéraux et des consensus régionaux. Et la Déclaration souligne en particulier qu'il faut respecter le droit dont jouissent en vertu de la loi les pays souverains et les États parties à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de choisir librement les modalités de règlement de différends. On voit bien que cette position est convergente avec la position constante du gouvernement chinois.

Par ailleurs, vous avez peut-être remarqué que, les gouvernements mauritanien et vénézuélien avaient respectivement appelé, dans une récente déclaration, à un règlement des questions liées à la Mer de Chine méridionale par les négociations et consultations entre les pays directement concernés. Et je profite de cette occasion pour vous dire que le Ministre d'État et des Affaires étrangères du Gabon a écrit au Ministre Wang Yi pour affirmer clairement son soutien à la position de principe de la Chine sur la question de la Mer de Chine méridionale.

Tout cela prouve que la justice est dans les cœurs de tous. La Déclaration de Doha et les prises de position évoquées plus haut montrent que de plus en plus de pays témoignent compréhension et soutien à la position de la Chine. Ces prises de position sont en phase avec la pratique internationale qui consiste à régler les différends entre pays par négociation et consultation, illustrent l'essence du droit international et traduisent l'opinion objective et impartiale de la communauté internationale sur les questions concernées. Nous apprécions hautement les voix justes des pays et organisations régionales concernés.

Q : Récemment, le Département d'État américain a publié le Hong Kong Policy Act Report. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Depuis le retour de Hong Kong à la mère patrie, le principe dit « un pays, deux systèmes » et la Loi fondamentale sont effectivement mis en œuvre à Hong Kong et les habitants locaux jouissent pleinement de leurs droits et libertés en vertu de la loi. Voilà un fait que toute personne objective et impartiale ne saurait nier. Le gouvernement central chinois est et sera toujours déterminé à poursuivre le principe dit « un pays, deux systèmes ».

Et je tiens à souligner que Hong Kong est une région administrative spéciale de la Chine, que les affaires de Hong Kong relèvent des affaires intérieures de la Chine, et qu'aucun pays étranger n'a le droit de s'y ingérer. Le soi-disant Hong Kong Policy Act Report que les États-Unis ont publié selon le soi-disant Hong Kong Policy Act constitue une ingérence abusive dans les affaires de Hong Kong. Nous tenons à rappeler à la partie américaine que les tentatives persistantes de certains Américains de déstabiliser Hong Kong, de troubler son développement économique et social, de perturber la vie normale de ses habitants et voire de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine à travers des sujets liés à Hong Kong seront vaines et auront pour le seul effet de susciter la vigilance et le dégoût du peuple chinois.

Q : Le Président américain Barack Obama se rendra en visite au Viet Nam fin du mois. Actuellement, l'administration américaine est en train de discuter d'assouplir davantage l'embargo sur les armes au Viet Nam. Pensez-vous que cela vise la Chine ?

R : Je ne sais pas d'où vient cette question. Du point de vue du gouvernement chinois, nous sommes favorables à ce que le Viet Nam développe avec d'autres pays des relations normales que nous espérons bénéfiques pour la paix, la stabilité et la prospérité de la région.

Q : D'après Kyodo News, le Premier Ministre japonais Shinzo Abe s'est entretenu le 12 avec le Premier Ministre du Koweït Jaber Al-Mubarak Al-Hamad Al-Sabah en visite au Japon et ils ont tous estimé que la tentative de la Chine de changer unilatéralement le statut quo en Mer de Chine orientale et en Mer de Chine méridionale aggravait la situation sécuritaire en Asie de l'Est. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous savons que depuis un certain temps, le Japon ne cesse de chercher des ralliements pour faire du tapage autour de la question de la Mer de Chine méridionale et noircir la Chine. Quant à la position du Koweït, mieux vaut écouter la voix officielle du gouvernement koweïtien que Kyodo News.

Comme je viens de le dire, la 7e Conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-arabe a affirmé sa position sur les questions concernées dans la Déclaration de Doha adoptée hier. Le représentant de haut niveau du gouvernement koweïtien a également signé cette Déclaration qui souligne le soutient des pays arabes au règlement pacifique des différends territoriaux et maritimes entre la Chine et les pays concernés par voie de consultations et négociations amicales et à la lumière des accords bilatéraux et des consensus régionaux. J'ai également souligné tout à l'heure que la Déclaration a affirmé en particulier qu'il faut respecter le droit dont jouissent en vertu de la loi les pays souverains et les États parties à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de choisir librement les modalités de règlement de différends. Et nous estimons que cette position est convergente avec celle du gouvernement chinois.

Je tiens également à rappeler que sur la question de la Mer de Chine méridionale, il semble qu'au début du mois, Kyodo News a également évoqué un certain consensus que le Ministre japonais des Affaires étrangères avait dégagé avec le Laos sur la question de la Mer de Chine méridionale lors de sa visite dans le pays. Finalement, il s'est avéré qu'il ne s'agissait aucunement de la position du gouvernement laotien. Nous espérons que les médias pourront respecter les faits basiques sur ce sujet.

Q : Le Parlement européen a adopté hier une résolution refusant d'accorder le statut d'économie de marché à la Chine. La Chine en est-elle déçue ?

R : J'ai répondu à cette question hier, je ne sais pas si vous étiez là. Nous soulignons depuis toujours que toutes les parties concernées, y compris les pays de l'Union européenne, en tant que membres de l'OMC, doivent s'acquitter effectivement des obligations fixées par cette instance. Nous espérons que tous les membres de la communauté internationale pourront remplir effectivement et sérieusement leurs obligations internationales. Cela correspond aussi à leurs intérêts de long terme.

Q : Selon un rapport de la Commission États-Unis/Chine pour l'examen des questions économiques et sécuritaires du Congrès américain, le développement et le déploiement continus par la Chine de nouvelles armes pouvant menacer les intérêts américains dans la région révèlent l'intention stratégique de la Chine d'empêcher les États-Unis d'intervenir dans ses différends territoriaux, et cette intention est particulièrement manifeste en Mer de Chine méridionale. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Pourriez-vous clarifier davantage l'intention stratégique de la Chine en Mer de Chine méridionale ?

R : L'intention stratégique de la Chine est constante et transparente. Nous veillons constamment à créer, pour notre propre développement, en dehors du pays, notamment dans la région, un environnement pacifique, stable, sûr et ouvert. Les efforts dans ce sens ont permis à la Chine de remporter des succès pendant plus de 30 ans de réforme et d'ouverture et lui permettront également de poursuivre son développement à l'avenir.

Concernant la Mer de Chine méridionale, à la différence d'un certain pays qui fait monter et crée des tensions dans la région, à des milliers de kilomètres de son territoire, nous souhaitons sincèrement préserver la paix, la stabilité, la sécurité et la prospérité de cette région, car c'est bien dans nos propres intérêts.

S'agissant des soi-disant nouvelles armes évoquées dans le rapport, je ne sais pas sur quoi s'appuie cette assertion. Mais vous savez bien que la Chine poursuit depuis toujours une politique de défense nationale à caractère défensif. Donc, ce pays-là n'a pas à voir les menaces partout, à moins qu'il s'enferme dans une logique provocatrice.

Je voudrais ajouter qu'au cours du développement de la Chine et des relations sino-américaines, la Commission que vous avez mentionnée n'a, à vrai dire, presque jamais fait de remarque ou proposition constructive. Malgré les voix discordantes, il est réconfortant de voir que la Chine poursuit son développement et que les relations sino-américaines continuent d'aller de l'avant.

Q : Première question, le Sénat brésilien a affirmé hier la poursuite de la procédure de destitution de la Présidente Dilma Rousseff. Les dirigeants de certains pays voisins du Brésil ont exprimé leur soutien à la Présidente brésilienne. Est-ce que la Chine la soutient ? Est-elle préoccupée de l'instabilité politique au Brésil, qui fait aussi partie des BRICS ? Deuxième question, le Ministre Wang Yi a dit hier que la Chine soutient la 5e Réunion des Ministres des Affaires étrangères du Groupe international de soutien à la Syrie qui se tiendra la semaine prochaine à Vienne. La Chine sera-t-elle représentée à cette réunion ?

R : Concernant la première question, nous suivons de très près l'évolution de la situation au Brésil et espérons que toutes les parties concernées au Brésil pourront gérer adéquatement la situation pour maintenir la stabilité politique et le développement social et économique. Comme vous le savez, la Chine et le Brésil sont liés par un partenariat global stratégique. Nous attachons une grande importance au développement des relations sino-brésiliennes et nous sommes confiants que les relations d'amitié et la coopération mutuellement avantageuse entre les deux pays continueront à progresser.

Concernant la deuxième question, le Ministre Wang Yi a exposé hier la position chinoise sur la question syrienne lors d'une conférence de presse à Doha. Il a surtout souligné les quatre attentes de la Chine vis-à-vis de la prochaine réunion ministérielle sur la Syrie.

Premièrement, la résolution 2254 du Conseil de Sécurité sur la question syrienne doit être appliquée de manière intégrale. Deuxièmement, les pays qui jouent un rôle important sur cette question, notamment la Russie et les États-Unis, doivent travailler ensemble avec les autres membres du Conseil de Sécurité et les pays de la région, afin de contribuer davantage à la réalisation d'un cessez-le-feu véritable et global en Syrie et à la promotion du processus du règlement politique du dossier. Troisièmement, pour restaurer la paix et la stabilité en Syrie, il faut régler à la source la question du terrorisme et la crise des réfugiés, cela est dans l'intérêt de tous les pays de la région, qui pourront, espérons-le, assumer effectivement leurs responsabilités en la matière. Et dernièrement, le Ministre Wang Yi a souligné qu'en fin de compte, l'avenir de la Syrie doit être décidé par son peuple. Concernant la réunion ministérielle, la Chine y sera présente. Nous en publierons des informations en temps utile.

Q : Selon des médias indiens, lors de la réunion du Groupe des fournisseurs nucléaires (GFN) tenue le mois dernier, l'Inde avait envisagé de présenter un rapport pour adhérer au GFN, mais a été contrecarrée par le soutien de la Chine au rapport pakistanais de la même nature. Beaucoup de pays ont exprimé leur soutien à l'Inde. Quelle est la vraie position de la Chine sur l'adhésion de l'Inde au GFN ?

R : Ce dossier est débattu depuis des années au sein du GFN. S'agissant des reportages des médias indiens, nous avons clarifié plusieurs fois la position du gouvernement chinois sur ce sujet. Le GFN est, vous le savez bien, une composante importante du régime international de non-prolifération nucléaire dont la pierre angulaire est le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Cela est depuis longtemps une convergence internationale, et a été réaffirmé par la Conférence d'examen du TNP de 2015. C'est pourquoi pour tous les mécanismes multilatéraux du contrôle d'exportation et de la non-prolifération, comme pour le GFN, le « statut de pays signataire du TNP » est une condition d'adhésion indispensable.

En réalité, outre l'Inde, d'autres pays non-signataires du TNP ont également exprimé leur souhait d'adhérer au GFN, la question se pose donc à la communauté internationale : les pays non-signataires du TNP peuvent-ils ou pas adhérer au GFN ? La Chine et beaucoup d'autres membres du GFN estiment qu'il appartient aux membres du GFN d'en décider à travers des discussions amples et sur la base du consensus conformément au règlement intérieur du GFN. La Chine soutient les récentes discussions du GFN autour de cette question et y a participé de manière constructive. Nous avons affirmé et réaffirmé que notre position ne vise aucun pays et est valable pour tous les pays non-signataires du TNP. Si la Chine adopte cette position, comme beaucoup d'autres membres du GFN, c'est pour défendre le régime international de non-prolifération nucléaire basé sur le TNP.

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