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Conférence de presse du 18 mai 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei
2016-05-18

Sur l’invitation du Ministre des Affaires étrangères de la République du Kazakhstan Erlan Idrisov, du Ministre des Affaires étrangères de la République kirghize Erlan Abdyldaïev et du Ministre des Affaires étrangères de la République d’Ouzbékistan Abdulaziz Komilov, le Ministre des Affaires étrangères Wang Yi effectuera une visite dans ces trois pays du 21 au 24 mai et participera à la Réunion du Conseil des Ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) en Ouzbékistan.

Q : Quelles sont les considérations particulières pour la visite du Ministre Wang Yi au Kazakhstan, au Kirghizistan et en Ouzbékistan trois ans après son dernier déplacement dans ces pays ? Qu’attend la Chine de cette visite ?

R : La visite du Ministre Wang Yi au Kazakhstan, au Kirghizistan et en Ouzbékistan trois ans après son dernier voyage dans ces pays revêt une grande importance pour le rehaussement des relations bilatérales et la promotion de la coopération dans divers domaines entre la Chine et ces trois pays.

Le Kazakhstan, le Kirghizistan et l’Ouzbékistan, tous voisins proches et amis de la Chine, sont pour nous partenaires stratégiques et partenaires prioritaires dans la construction conjointe de la Ceinture économique de la Route de la Soie. Depuis l’établissement de relations diplomatiques il y a 24 ans, la Chine et ces trois pays ont vu leur confiance politique mutuelle s’approfondir sans cesse, leur coopération mutuellement avantageuse se développer sur tous les plans et dans tous les domaines et leur coordination dans les affaires internationales et régionales s’intensifier toujours davantage, apportant une contribution importante à la préservation de la stabilité et à la promotion du développement partagé dans la région et dans le monde. La Chine et les trois pays sont devenus bons voisins, bons amis et bons partenaires à toute épreuve et attachés à l’égalité, au bénéfice mutuel et à la coopération gagnant-gagnant. La Chine entend poursuivre ses efforts avec les trois pays pour approfondir davantage la confiance politique mutuelle et faire avancer la coopération mutuellement avantageuse sur tous les plans en vue du développement partagé et de la prospérité commune.

Q : Aux termes de l’article 15 du Protocole d’accession de la Chine à l’OMC, il faut mettre fin à la méthode du pays analogue dans les enquêtes antidumping à la date prévue en décembre 2016. Mais certains en Europe prétendent que la Chine ne remplit pas les critères du statut d’économie de marché établis par l’Union européenne (UE) et demandent à l’UE de continuer à appliquer des mesures antidumping « non standards » contre la Chine. Comment y réagissez-vous ?

R : La partie chinoise est très préoccupée et s’oppose fermement à cela. En vertu de l’article 15 du Protocole d’accession de la Chine à l’OMC, la méthode du pays analogue doit cesser à la date prévue en stricte conformité avec les dispositions du Protocole, indépendamment de la question de savoir si la Chine répond aux critères du statut d’économie de marché fixés par l’UE.

Nous tenons à souligner que dans les règles de l’OMC, il n’y a pas la notion de « statut d’économie de marché » et que cette notion existe seulement dans la législation nationale de certains membres de l’OMC. La norme de l’UE ne peut en aucun cas servir d’appui à la décision de remplir ou pas une obligation internationale. D’ailleurs, on s’interroge sur la pertinence et l’impartialité de cette norme. En vertu de l’article 15 du Protocole d’accession de la Chine à l’OMC, la méthode du pays analogue arrivera à son terme le 11 décembre 2016. Il s’agit là d’un consensus dégagé entre la Chine et les membres de l’OMC dans les négociations d’accession de la Chine, résultat basé sur un équilibre des intérêts entre différentes parties, et c’est là une obligation à remplir par tous les membres de l’OMC.

La Chine espère que l’UE, gardant à l’esprit l’intérêt général du développement des relations économiques et commerciales sino-européennes, prendra des mesures nécessaires au plus tôt pour s’acquitter comme prévu des obligations découlant de l’article 15 du Protocole et ainsi créer des conditions propices au développement continu des relations d’amitié et de coopération sino-européennes.

Q : Première question, le candidat républicain Donald Trump a fait savoir qu’en cas d’être élu, il sera prêt à rencontrer le dirigeant suprême de la RPDC Kim Jong-un. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Deuxième question, les États-Unis imposent depuis hier des droits antidumping et anti-subvention sur l’acier chinois. Comment y réagissez-vous ?

R : Concernant votre première question, la Chine est depuis toujours d’avis qu’il faut travailler avec détermination à la dénucléarisation de la péninsule coréenne, à la préservation de la paix et de la stabilité dans la péninsule et au règlement des questions par voie de dialogue et de consultation. Nous soutenons les contacts et le dialogue directs entre les États-Unis et la RPDC, qui seront utiles.

Concernant votre deuxième question, les divergences commerciales entre la Chine et les États-Unis doivent être réglées à travers le dialogue et les consultations. Nous nous opposons au recours arbitraire par les États-Unis aux mesures de défense commerciale, une pratique nuisible au développement sain et stable de la coopération économique et commerciale sino-américaine et qui ne contribue pas à régler le fond des problèmes du secteur mondial de l’acier.

Q : Le Ministère togolais des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine a publié un communiqué sur la situation en Mer de Chine méridionale. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

R : Nous avons noté le communiqué du gouvernement togolais. Dans le communiqué, le Togo appelle toutes les parties concernées par la question de la Mer de Chine méridionale à œuvrer au règlement pacifique de leurs différends par le dialogue et la négociation dans le respect du droit international relatif à la mer et plus spécifiquement dans le respect de l’article 298 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer et réitère son soutien à tous les pays qui choisissent la voie de la négociation de sorte à consolider la confiance mutuelle et à renforcer la coopération entre les pays de la région. Le Togo est convaincu que seuls le dialogue et les négociations directs entre les parties prenantes permettront de trouver une solution juste et équitable à cette question. À cet effet, il exhorte toutes les parties à déployer des efforts communs pour préserver la paix et la sécurité dans la zone sensible de la Mer de Chine méridionale.

La position du Togo est conforme aux principaux faits sur la question de la Mer de Chine méridionale, aux consensus bilatéraux et régionaux sur le règlement négocié des différends dégagés entre la Chine et les pays concernés, au droit international et à la pratique générale internationale, et traduit la vue impartiale et objective de la communauté internationale sur cette question. Nous saluons l’engagement du Togo pour défendre la justice et l’équité internationales sur la question de la Mer de Chine méridionale.

Q : Quel est le programme des rencontres bilatérales du Ministre Wang Yi en marge de la Réunion des Ministres des Affaires étrangères des États membres de l’OCS ?

R : Durant la réunion, le Ministre Wang Yi aura des échanges de vues approfondis avec tous ses homologues pour promouvoir la construction de l’OCS. Cette année marque le 15e anniversaire de l’OCS. La Chine entend travailler ensemble avec les autres États membres de l’OCS pour faire valoir l’« esprit de Shanghai », renforcer la solidarité et la coordination et faire avancer la coopération dans tous les domaines afin de mieux contribuer à la paix, à la stabilité et au développement dans la région et dans le monde.

Q : Le 16 mai dans l’après-midi, heure locale, la Chambre des représentants des États-Unis a adopté une résolution sur le soutien à Taiwan, indiquant que le Taiwan Relations Act et les « six assurances » sont la pierre angulaire des relations entre les États-Unis et Taiwan. Quels sont vos commentaires à cet égard ?

R : Nous nous opposons fermement à l’adoption de cette résolution par la Chambre des représentants des États-Unis. Les affaires de Taiwan relèvent purement des affaires intérieures de la Chine. Le soi-disant Taiwan Relations Act unilatéralement élaboré par les États-Unis et les « six assurances » à l’égard de Taiwan constituent une violation grave du principe d’une seule Chine et des principes énoncés dans les trois communiqués conjoints sino-américains et une ingérence dans les affaires intérieures de la Chine. Le gouvernement chinois s’y oppose fermement, depuis toujours. Nous exhortons les États-Unis à respecter scrupuleusement le principe d’une seule Chine, les principes énoncés dans les trois communiqués conjoints sino-américains et leur engagement de s’opposer à l’« indépendance de Taiwan », à révoquer immédiatement ladite résolution et à prendre des mesures effectives pour remédier aux impacts négatifs.

Q : Aujourd’hui, la Chine a annoncé la venue très prochainement du Président indien Pranab Mukherjee. Pourriez-vous nous donner plus d’informations sur cette visite ?

R : Ce sera la première visite d’État du Président indien Pranab Mukherjee en Chine qui s’inscrit dans les échanges de haut niveau les plus importants entre la Chine et l’Inde en 2016. Le Président Pranab Mukherjee aura des entretiens et rencontres avec des dirigeants chinois. À part Beijing, il se rendra aussi à Guangzhou.

La Chine et l’Inde sont, toutes les deux, grands pays émergeants en développement rapide et de plus en plus influents au niveau régional et international et s’affirment comme deux forces majeures dans le maintien de la paix et de la stabilité dans le monde. La visite du Président Xi Jinping en Inde en 2014 et celle du Premier Ministre Narendra Modi en Chine en 2015 ont marqué l’ouverture d’une nouvelle étape dans le développement rapide des relations sino-indiennes. La Chine entend travailler avec l’Inde et saisir l’occasion de la visite du Président Pranab Mukherjee pour concrétiser encore mieux les consensus réalisés par les dirigeants chinois et indiens et rendre plus féconde la coopération pragmatique de sorte à bâtir un partenariat sino-indien plus étroit pour le développement.

Q : Quelle est la position de la Chine vis-à-vis de l’adhésion de l’Inde et du Pakistan à l’OCS ? Les procédures concernées ont démarré. Quand est-ce que les deux pays pourront adhérer à l’OCS ?

R : En juillet 2015, le Sommet de l’OCS à Oufa a adopté la résolution sur le lancement des procédures d’adhésion de l’Inde et du Pakistan à l’OCS, un pas important vers l’adhésion officielle des deux pays à l’OCS. La Chine soutient leur adhésion à l’OCS et entend travailler ensemble avec les autres pays membres pour faire progresser solidement le processus d’adhésion.

Q : Selon des sources d’information, au cours de la visite en Chine du Chef de l’exécutif afghan Abdullah Abdullah, les deux parties ont évoqué la question de la Mer de Chine méridionale et la partie afghane a exprimé son soutien à la position de la Chine sur cette question. Pourriez-vous le confirmer ?

R : Le Chef de l’exécutif afghan Abdullah Abdullah est actuellement en visite officielle en Chine. Les deux parties ont procédé à des échanges de vues sur les relations bilatérales et les questions internationales et régionales. La partie chinoise a présenté sa position de principe sur la question de la Mer de Chine méridionale et gagné la compréhension et le soutien de la partie afghane. Les deux parties publieront, cet après-midi, une déclaration conjointe et rendront public leur consensus en la matière. Les deux parties estiment que les pays concernés doivent régler leurs différends territoriaux et maritimes à travers les consultations amicales et les négociations conformément aux accords bilatéraux et aux dispositions de la Déclaration sur la conduite des Parties en Mer de Chine méridionale et qu’il faut respecter le droit de chaque État souverain et de chaque État partie à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de choisir librement le moyen de règlement des différends.

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