Accueil  | Aperçu général de Chine  | Qui sommes nous Relations bilatérales  | Rubrique de l'ACHA  | Services presses médias
    Portada > Thémas > Remarques du Porte-Parole
Conférence de presse du 11 mai 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2016-05-11

Sur l'invitation du Président Xi Jinping, le Président de la République du Mozambique Filipe Jacinto Nyusi effectuera une visite d'État en Chine du 16 au 21 mai.

Sur l'invitation du Premier Ministre du Conseil des Affaires d'État Li Keqiang, le Chef de l'Exécutif de la République islamique d'Afghanistan Abdullah Abdullah effectuera une visite officielle en Chine du 15 au 18 mai.

Q : Veuillez nous présenter le programme de la visite en Chine du Chef de l'Exécutif afghan. Qu'attendez-vous de cette visite ?

R : C'est la première visite officielle en Chine du Chef de l'Exécutif afghan Abdullah Abdullah depuis son entrée en fonctions. Les deux parties y accordent une grande importance. Il aura des entretiens avec des dirigeants chinois pour procéder à des échanges de vues approfondis sur les relations sino-afghanes et les autres questions d'intérêt commun. Outre Beijing, il se rendra à Urumqi.

La Chine et l'Afghanistan sont pays voisins liés par une amitié traditionnelle et se sont toujours témoigné mutuellement compréhension, confiance et soutien. L'année dernière, les deux pays ont célébré le 60e anniversaire de l'établissement de leurs relations diplomatiques et « l'Année de l'amitié et de la coopération Chine-Afghanistan ». La coopération amicale sino-afghane s'avère fructueuse dans tous les domaines et les relations bilatérales progressent continuellement. Nous espérons que cette visite permettra d'approfondir davantage la coopération pragmatique entre les deux pays dans les domaines économique, commercial, sécuritaire, culturel ainsi que dans les affaires internationales et régionales, de sorte à porter sans cesse le partenariat de coopération stratégique sino-afghan à de nouveaux paliers.

Q : Le 10 mai, l'officiel du Département d'État américain Daniel Russel a dit que les opérations de la liberté de navigation étaient très importantes pour les petits pays. Il demande, si la Marine la plus puissante au monde ne pouvait pas naviguer là où le droit international le lui permet, que se passerait-il pour les navires militaires des petits pays ? Si les navires militaires américains ne pouvaient pas exercer leurs droits au titre du droit international, comment les navires de pêche et les cargos pourraient-ils éviter d'être bloqués par les grands pays ? Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Les officiels américains se mettent à attacher de l'importance au droit international, c'est une bonne chose. En plus, comme nous l'avons dit à plusieurs reprises, nous espérons que la partie américaine pourra ratifier et adhérer au plus tôt à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), ce qui la rendra plus convaincante la prochaine fois qu'elle parlera de cette convention.

C'est aussi une bonne chose que les officiels américains se mettent à être attentifs aux préoccupations des petits pays. Cependant, quand cet officiel affirme que « la liberté de navigation est très importante pour les petits pays », il semble qu'il a oublié de préciser s'il s'agit de la liberté de navigation pour les navires commerciaux ou de la liberté de conduite arbitraire pour les navires militaires. Tous les pays, petits ou grands, souhaitent préserver la liberté de navigation commerciale. En réalité, comme nous le savons, cette liberté n'a jamais rencontré aucun problème en Mer de Chine méridionale. Or, aucun pays ne prétend, comme le font les États-Unis, à la liberté de conduite arbitraire pour les navires militaires qui viole le droit international.

Selon les dispositions de la CNUDM, les navires étrangers jouissent du droit de passage inoffensif dans la mer territoriale des autres, mais aucune disposition ne reconnaît explicitement ce droit aux navires militaires. Les États-Unis ont refusé de ratifier la CNUDM, et se sont précipités pour lancer le soi-disant « programme Liberté de navigation » (FON) avant la signature de la convention, ce à quoi de nombreux pays se sont opposés dès le début. Ainsi, si la partie américaine était vraiment sensible aux sentiments des petits pays, les officiels américains feraient mieux de respecter ce fait fondamental.

La prochaine fois, quelle qu'en soit l'occasion, si un officiel américain évoque de nouveau la liberté de navigation, j'espère que les amis de la presse pourront d'abord lui demander de clarifier s'il fait référence à la liberté de navigation commerciale ou militaire, car ce sont deux choses de natures complètement différentes.

Q : Hier, la partie britannique a fait savoir que durant la visite du Président Xi Jinping au Royaume-Uni en 2015, les officiels chinois étaient impolis envers l'Ambassadeur du Royaume-Uni en Chine. Comment y répondez-vous ?

R : La visite d'État du Président Xi Jinping au Royaume-Uni en octobre dernier était très réussie grâce aux grands efforts déployés par les parties chinoise et britannique. Ceci est reconnu par les deux parties.

Q : Pensez-vous que ces propos de la partie britannique vont affecter les relations sino-britanniques ?

R : Comme je l'ai dit, la visite d'État du Président Xi Jinping au Royaume-Uni en octobre dernier était un grand succès et les deux parties partagent le même avis. Les deux équipes ont toutes déployé de durs efforts, ce qui est hautement apprécié de part et d'autre. Cette visite d'État du Président Xi Jinping a ouvert une nouvelle phase pour l'inauguration en commun de l'« âge d'or » des relations sino-britanniques, ceci est également reconnu par la Chine et le Royaume-Uni.

Q : Le Parti démocrate progressiste de Taiwan a fait savoir qu'il enverrait Lin Tzou-yien, futur chef des autorités sanitaires à participer à l'Assemblée mondiale de la Santé (AMS). Il a également déclaré que le principe d'une seule Chine cité dans la lettre d'invitation de l'OMS n'avait rien à voir avec la participation de Taiwan à l'AMS, et que la présence de Taiwan à l'AMS ne signifierait pas son acceptation de la position de la lettre d'invitation. Dans sa lettre au Directeur général de l'OMS, Lin Tzou-yien a exprimé ses préoccupations sur le rappel du principe d'une seule Chine dans la lettre d'invitation. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Le Directeur général de l'OMS a envoyé une lettre aux autorités sanitaires taiwanaises pour inviter Taiwan à participer à l'AMS de cette année en qualité d'observateur et sous le nom de « Taipei chinois ». C'est un arrangement spécial que nous avons prévu dans l'intérêt du développement pacifique des relations inter-détroit et du bien-être des compatriotes taiwanais, sur la base du respect du principe d'une seule Chine. Cela illustre pleinement le souhait sincère de la partie continentale de continuer à préserver le développement pacifique des relations inter-détroit et notre bonne volonté. J'aimerais souligner que le principe d'une seule Chine est la condition préalable et la base indispensable pour la participation de Taiwan aux activités des organisations internationales. Sur cette question, nous apprécions l'attachement de l'OMS au principe d'une seule Chine, et nous continuerons de traiter les affaires liées à la participation des autorités concernées de Taiwan à l'AMS à la lumière de ce principe.

Q : Le 10 mai, le porte-parole du nouveau président élu des Philippines Rodrigo Duterte a déclaré que Rodrigo Duterte était prêt à dialoguer avec la Chine au sujet des différends territoriaux hautement sensibles en Mer de Chine méridionale, à exploiter en commun avec la Chine les ressources d'hydrocarbures dans la région et à envisager un système de gestion conjointe sur la pêche. Comment y répondez-vous ? Estimez-vous que la Chine et les Philippines pourront réduire leurs divergences sur la question de la Mer de Chine méridionale ?

R : Nous avons noté les informations concernées. Comme je l'ai dit hier, la Chine suit de près les élections aux Philippines. Un développement sain et régulier des relations sino-philippines correspond aux intérêts fondamentaux des deux pays et des deux peuples, et contribue à la paix, à la stabilité et à la prospérité dans la région. Depuis de longues années, la Chine maintient une communication étroite avec les pays de l'ASEAN sur les différends concernés, permettant de gérer effectivement les divergences et de préserver la paix, la stabilité et le développement économique dans la région.

Comme le disent les Chinois, mieux vaut un voisin proche qu'un parent éloigné. Tant que nous restons fidèles à l'esprit de sincérité et de recherche d'un terrain d'entente par-delà les divergences, il n'y aura aucun obstacle infranchissable ni aucun différend ingérable. Nous espérons que le nouveau gouvernement philippin travaillera dans le même sens que nous pour gérer adéquatement les divergences et ramener les relations bilatérales à une voie de développement sain par des actes concrets.

Q : L'« âge d'or » évoqué par le Président Xi Jinping et le Premier Ministre britannique David Cameron a-t-il déjà commencé ? Si oui, depuis quand exactement ?

R : Comme je vous ai répondu tout à l'heure, la visite d'État du Président Xi Jinping au Royaume-Uni en octobre dernier a permis d'ouvrir l'« âge d'or » des relations sino-britanniques.

Q : Des médias britanniques ont indiqué le 9 mai que l'initiative chinoise « Ceinture et Route » apporteraient des bénéfices tangibles à l'Asie centrale et à la région du Caucase. Des économistes estiment que l'on voyait peut-être l'impérialisme dans cette initiative, mais qu'avec les actes appropriés que prend la Chine, la Ceinture économique de la Route de la Soie a déjà pris forme. Comment voyez-vous les derniers développements de l'initiative « Ceinture et Route » ?

R : Depuis le lancement de l'initiative « Ceinture et Route » il y a plus de deux ans, grâce aux efforts conjoints des différentes parties, la coopération pragmatique dans ce cadre a obtenu des progrès encourageants. Plus de 70 pays et organisations internationales ont exprimé leur volonté de s'y joindre, et plus de 30 pays ont conclu des accords de coopération avec la Chine. Comme vous le savez aussi, la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures a été officiellement inaugurée, le Fonds de la Route de la Soie accélère ses efforts d'investir dans des projets concrets, et de nombreux grands projets de coopération bilatéraux et multilatéraux avancent à pas assurés. Il faut dire que l'initiative « Ceinture et Route » est promise à un bel avenir.

J'aimerais dire que si des progrès encourageants ont été obtenus en si peu de temps, c'est notamment parce que l'initiative « Ceinture et Route » correspond au courant de notre monde marqué par la paix et le développement, et qu'elle contribue au renforcement de l'interconnexion sur le continent eurasiatique, à l'élargissement du marché, à la création de la demande et d'emplois, à l'amélioration du niveau de vie de la population ainsi qu'à la réduction de l'extrémisme, ce qui correspond aux besoins réels et aux intérêts communs des pays de la région pour promouvoir la coopération.

L'initiative « Ceinture et Route » est une initiative ouverte et inclusive. Tous les pays riverains pourront jouer leur rôle dans ce cadre et en bénéficier. La Chine continuera à travailler avec les pays et organisations internationales concernés dans l'esprit de consultation commune, de construction conjointe et de partage pour renforcer la coordination des stratégies de développement et approfondir la coopération pragmatique dans tous les domaines en vue de bénéficier à tous les peuples avec des résultats concrets.

Q : Le 8e tour des consultations sino-américaines des vice-ministres sur la sécurité stratégique et le contrôle multilatéral des armements se tiendra bientôt. Veuillez nous en présenter les informations.

R : Comme convenu entre les deux parties, le 8e tour des consultations sino-américaines sur la sécurité stratégique et le contrôle multilatéral des armements se tiendra le 12 mai à Washington. Il sera coprésidé par le Vice-Ministre chinois des Affaires étrangères Li Baodong et la Sous-Secrétaire d'État américaine Rose Gottemoeller.

Les deux parties procéderont à des échanges de vues approfondis sur la situation sécuritaire internationale, la coopération sino-américaine sur la sécurité internationale et régionale, la gouvernance mondiale dans le domaine nucléaire, la sécurité extra-atmosphérique, la défense balistique et les autres questions d'intérêt commun. Nous espérons que ces consultations permettront d'accroître la confiance stratégique mutuelle et de jouer un rôle actif et constructif dans la construction entre la Chine et les États-Unis d'un nouveau modèle de relations entre grands pays.

Q : Selon la Maison Blanche, le Président américain Barack Obama se rendra en visite à Hiroshima, au Japon. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

R : En avril dernier, lorsque la partie japonaise a invité le Secrétaire d'État américain John Kerry à se rendre à Hiroshima, nous avons déjà présenté notre position de principe. Je peux la répéter. Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'explosion de deux bombes atomiques lancées par les États-Unis à Hiroshima et à Nagasaki a mis fin à la résistance désespérée des militaristes japonais, mais également fait de nombreux morts et blessés parmi la population civile au Japon. Nous éprouvons de la sympathie pour les Japonais innocents qui en souffrent. Un des importants enseignements de la Seconde Guerre mondiale est qu'il faut tirer toutes les leçons du passé, tout faire pour que de telles tragédies ne se reproduisent plus et préserver effectivement l'ordre international de l'après-guerre. Nous espérons que le Japon, lorsqu'il invite des responsables politiques d'autres pays à visiter Hiroshima, aura à l'esprit qu'il ne doit plus jamais reprendre la voie militariste qui avait infligé tant de souffrances à la population japonaise comme aux différents peuples en Asie et ailleurs dans le monde.

Q : Pourriez-vous confirmer si les relations sino-britanniques se trouvent toujours à leur « âge d'or » ?

R : Comme je vous l'ai déjà dit, la visite d'État réussie au Royaume-Uni du Président Xi Jinping a ouvert l'« âge d'or » des relations sino-britanniques. Les deux parties travaillent actuellement ensemble pour concrétiser les consensus dégagés lors de cette visite.

Q : Le Roi du Maroc s'entretiendra aujourd'hui avec le Président Xi Jinping. Pourriez-vous nous donner plus d'informations sur cette visite ?

R : Comme nous l'avons annoncé hier, le Roi du Maroc Mohammed VI commence aujourd'hui sa visite d'État en Chine. Le Président Xi Jinping aura un entretien avec lui tout à l'heure. Nous en publierons rapidement des informations.

Q : Ces dernières années, plusieurs entreprises publiques chinoises se sont servies de l'« immunité souveraine » pour éviter d'être poursuivies par la justice américaine. Certains experts estiment que cette approche est controversée, car en raison d'un système politique et économique différent en Chine, les entreprises chinoises pourraient avoir une protection juridique partiale. Le Ministère chinois des Affaires étrangères a soumis à l'administration américaine des cas spécifiques. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Je ne sais pas à quels cas spécifiques vous faites référence. En principe, premièrement, toutes les entreprises, y compris les entreprises d'État, ont le droit de revendiquer et de protéger leurs droits et intérêts légitimes conformément à la loi du pays où se trouve la cour. Deuxièmement, le gouvernement chinois demande depuis toujours aux entreprises chinoises qui investissent à l'étranger de respecter et d'observer la loi du pays d'accueil. Dans le même temps, nous demandons aux pays d'accueil de respecter et de protéger effectivement les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises sur leur territoire.

Q : Il y a cinq jours, l'Ambassadeur de Chine au Royaume-Uni Liu Xiaoming a publié un article dans le journal The Times, critiquant les États-Unis et le Royaume-Uni de se poser en donneurs de leçons sur la question de la Mer de Chine méridionale. À quel point les commentaires faits par le Royaume-Uni sur la question de la Mer de Chine méridionale affectent-ils les relations sino-britanniques ?

R : Je ne vais pas répéter la position de principe de la Chine sur la question de la Mer de Chine méridionale. Je suis sûr que vous la connaissez bien. Nous espérons que toutes les autres parties concernées, notamment certains pays hors de la région, s'ils souhaitent vraiment faire quelque chose sur ce dossier, pourront jouer un rôle constructif favorable au règlement de cette question par la Chine et les pays de l'ASEAN concernés selon l'approche dite de double voie, et non le contraire.

Comme nous l'avons indiqué, les différends concernés existent depuis plus de quatre décennies. Cependant, avant l'application de la soi-disant stratégie de rééquilibrage vers l'Asie-Pacifique, cette région était dans son ensemble marquée par la paix, la tranquillité et la sécurité, et la liberté de navigation commerciale n'était pas du tout affectée. Pourquoi ? La Chine et les pays de la région partagent le souhait que cette région demeure le principal moteur de l'économie mondiale et maintienne la paix, la stabilité et la sécurité. Nous espérons que tous les pays hors de la région le respecteront, car c'est aussi dans leur intérêt sur le long terme.

Q : Selon The Washington Post, le Pentagone a fait savoir que la Chine et la Russie travaillaient ensemble à développer des capacités de frapper les États-Unis depuis l'espace. L'administration américaine s'inquiète des efforts continus de la Chine et de la Russie visant à développer des armes spatiales. Avez-vous lu cet article ? Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Le gouvernement chinois préconise depuis toujours l'utilisation pacifique de l'espace et s'oppose à l'arsenalisation de l'espace. Nous espérons que tous les autres pays, en particulier ceux ayant des capacités militaires spatiales, pourront adhérer à cette position en partant du bien-être et des intérêts de long terme de toute l'humanité. C'est aussi dans cet esprit que la Chine, la Russie et d'autres pays aux positions et vues similaires ont proposé il y a longtemps à une conférence du désarmement à Genève de parvenir au plus tôt à une convention ou à un traité sur la prévention de l'arsenalisation de l'espace à travers des négociations. Nous espérons que tous les autres pays membres, notamment ceux ayant des capacités militaires spatiales, pourront participer activement à ce processus.

Q : Êtes-vous surpris des propos de la partie britannique ?

R : Vous voyez que tout le monde a ri (au fait que vous insistez toujours sur cette question). J'ai dit tout ce que j'ai pu dire. Et si vous disiez ce que vous voulez vraiment dire ?

Suggest To A Friend
  Print