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Conférence de presse du 19 mai 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei
2016-05-19

Q : Le Président du Mozambique Filipe Nyusi, qui est en visite en Chine, a eu un entretien le 18 mai avec le Président Xi Jinping. Est-ce que les deux parties ont parlé de la question de la Mer de Chine méridionale ? Veuillez nous en donner plus de détails.

R : Le 18 mai, le Président Xi Jingping a eu un entretien avec son homologue mozambicain Filipe Nyusi. Les deux chefs d’État ont eu des échanges de vues approfondis sur les relations bilatérales et les questions régionales et internationales d’intérêt commun, et sont parvenus à de larges consensus. Les deux parties ont publié la Déclaration conjointe sur l’établissement du partenariat de coopération stratégique global. La partie mozambicaine a affirmé son soutien aux efforts de la Chine visant à résoudre, par voie de consultations et de négociations amicales, les différends territoriaux et maritimes avec les pays directement concernés conformément aux accords bilatéraux et au consensus de la région.

Je voudrais également vous dire que le gouvernement burundais a récemment appelé les pays concernés à régler de manière pacifique par voie de consultations et de négociations amicales les différends territoriaux et maritimes conformément aux dispositions prévues dans la Déclaration sur la conduite des Parties en Mer de Chine méridionale (DOC), et souligné la nécessité de respecter le droit dont jouissent les États souverains de choisir librement les moyens de régler les différends. Il a appelé les pays concernés à faire preuve de retenue et à œuvrer au règlement des différends dans le cadre du droit international par voie de négociations et de consultations en partant de l’intérêt général de la paix et de la stabilité dans la région, et appelé les autorités judiciaires ou celles d’arbitrage de tous les pays ou régions à interpréter et à appliquer correctement les déclarations faites par les pays en vertu de l’article 298 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM).

Par ailleurs, lors de sa rencontre avec un responsable du Département international du Comité central du Parti communiste chinois, le Représentant du Parti du Centre moderne de Slovénie Kamal Shaker, qui est venu en Chine pour le 5e Forum de haut niveau des partis politiques Chine-Europe, a affirmé au nom du Parti du Centre moderne et du gouvernement de Slovénie que la partie slovène comprenait et soutenait totalement la position du gouvernement chinois sur l’arbitrage concernant la Mer de Chine méridionale et exprimé le souhait de voir les parties concernées régler pacifiquement les différends par voie de dialogue, de consultations et de négociations.

Nous apprécions hautement le soutien des gouvernements mozambicain, burundais et slovène à la position chinoise sur la question de la Mer de Chine méridionale ainsi que leurs efforts de défendre l’équité et la justice internationales.

Q : Le porte-parole du Département de la Défense des États-Unis a fait remarquer que deux avions de chasse chinois avaient intercepté un avion de reconnaissance américain le 17 mai dans l’espace aérien international au-dessus de la Mer de Chine méridionale, estimant que c’est « dangereux ». Comment y répondez-vous ?

R : Selon les informations que nous avons obtenues auprès des départements compétents de la Chine, ce qu’a dit la partie américaine ne correspond pas à la réalité. Le 17 mai, un avion américain EP-3 a effectué des opérations de reconnaissance près de l’île de Hainan de Chine. Deux avions militaires chinois l’ont suivi et surveillé à partir d’une distance de sécurité dans le respect des lois et règlements, sans avoir engagé aucune action dangereuse. Les opérations de la partie chinoise répondent parfaitement aux normes professionnelles et sécuritaires.

Il est à noter que les opérations de reconnaissance fréquentes effectuées par des navires et avions militaires américains le long de la côte chinoise pendant une longue période menacent gravement la sécurité maritime et aérienne de la Chine. Nous exhortons la partie américaine à arrêter immédiatement toutes ces opérations et à assurer que cela ne se reproduise plus.

Q : Le Président américain Barack Obama entamera bientôt une tournée en Asie, durant laquelle il se rendra en visite à Hiroshima. Certains médias estiment que ce sera l’occasion pour la partie américaine de présenter des excuses au Japon pour avoir lancé des bombes atomiques lors de la Seconde Guerre mondiale. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Lors de la visite du Président Barack Obama au Viet Nam, la partie américaine pourrait lever l’embargo des armes contre le pays. Est-ce que la Chine s’en inquiète ? Comment voyez-vous le resserrement des liens entre les États-Unis et le Viet Nam ?

R : S’agissant de la première question, vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’explosion de deux bombes atomiques à Hiroshima et à Nagasaki a brisé les illusions des militaristes japonais, mais a également causé de lourdes pertes humaines chez les civils. Nous éprouvons de la sympathie pour les Japonais innocents qui en souffrent. Un enseignement important que nous avons tiré de la Seconde Guerre mondiale, c’est qu’il faut tirer toutes les leçons du passé, tout faire pour que de telles tragédies ne se reproduisent plus et préserver effectivement l’ordre international de l’après-guerre.

Nous espérons que le Japon, lorsqu’il invite des dirigeants et responsables politiques d’autres pays à visiter l’hypocentre de l’explosion à Hiroshima, aura pour but de démontrer sa ferme détermination à ne plus jamais s’engager sur la voie militariste qui a infligé tant de souffrances aux différents peuples de l’Asie et à la population japonaise.

Concernant la deuxième question, nous espérons que la coopération entre les pays concernés pourra contribuer de manière constructive à la préservation de la paix, de la stabilité et de la sécurité dans la région.

Q : Avant de venir en Chine, le Président indien Pranab Mukherjee a indiqué, lors d’une interview accordée à la CCTV, que les relations entre l’Inde et la Chine étaient « globales et importantes » et que les deux pays devaient combattre ensemble le terrorisme avec « tolérance zéro ». Selon certains médias, le Président Pranab Mukherjee a fait cette remarque au moment où les deux pays avaient des désaccords sur l’inscription sur la liste du Comité du Conseil de Sécurité faisant suite à la résolution 1267. Comment y répondez-vous ?

R : Le terrorisme est un fléau international et un ennemi commun de toute l’humanité. Aucun pays ne peut être à l’abri du terrorisme. La Chine s’oppose fermement au terrorisme sous toutes ses formes et soutient le renforcement de la coopération antiterroriste de la communauté internationale pour répondre ensemble aux menaces terroristes.

Actuellement, la lutte internationale contre le terrorisme traverse des changements complexes et profonds. Les pays ont une plus grande volonté d’intensifier la coopération antiterroriste avec l’adoption des dispositifs toujours plus solides. La Chine et l’Inde ont de larges consensus et des intérêts communs dans la lutte antiterroriste. Nous entendons renforcer davantage les échanges et la coopération avec l’Inde dans ce domaine, afin de préserver ensemble la paix et la stabilité dans les deux pays comme dans la région.

En tant que membre permanent du Conseil de Sécurité, la Chine traite depuis toujours les questions relatives au Comité du Conseil de Sécurité créé par la résolution 1267 de manière objective et juste sur la base des faits. Nous restons toujours en communication avec l’Inde sur les questions concernées.

Q : Première question, concernant la rencontre des avions militaires chinois et américains dans l’espace aérien au-dessus de la Mer de Chine méridionale, êtes-vous d’avis que les deux parties ont respecté le Code pour les rencontres imprévues en mer conclu par les deux pays en 2014 ? Deuxième question, le Département d’État américain a indiqué que la partie américaine envisageait de renforcer les restrictions à l’égard des étudiants étrangers, y compris celle à la publication des résultats de recherche ou l’interdiction de recherche dans certains domaines, dans le but de protéger du plagiat par d’autres pays les résultats de recherches innovantes américains. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Pensez-vous que cela portera atteinte aux intérêts de la Chine ? Troisième question, à bord du vol MS804 d’EgyptAir disparu ce matin, y a-t-il des passagers chinois ?

R : Sur la première question, comme je l’indique tout à l’heure, les opérations effectuées par les avions militaires chinois répondent aux normes professionnelles et sécuritaires. L’essentiel, c’est que la partie américaine arrête immédiatement ce genre d’opérations de reconnaissance rapprochée.

S’agissant de la deuxième question, je tiens à souligner deux points. Premièrement, dans le monde d’aujourd’hui, où il y a l’innovation, il y a la protection des droits de propriété intellectuelle, ce à quoi le gouvernement et les jeunes chinois sont habitués. Et nous préconisons et œuvrons toujours à promouvoir la protection des droits de propriété intellectuelle. Deuxièmement, le développement scientifique et technologique de la Chine revient aux efforts autonomes et acharnés, à l’esprit d’entreprise et à la sagesse du peuple chinois. Les autres ne doivent pas s’attribuer le mérite.

Concernant votre troisième question, après avoir appris la disparition du vol MS804 d’EgyptAir, le Centre de la protection consulaire du Ministère des Affaires étrangères a immédiatement demandé aux Ambassades de Chine en Égypte et en France de recueillir des informations. Selon l’Ambassade de Chine en Égypte, il n’y a pas de passagers chinois à bord.

Q : Un entrepreneur chinois a racheté le club de football anglais Aston Villa. Quel est votre commentaire là-dessus ? Est-ce que cela fait partie du plan du gouvernement chinois pour le développement du football ?

R : Depuis ces dernières années, il y a toujours de nouvelles sur les échanges et coopérations sous diverses formes entre la Chine et des puissances de football. La coopération que vous avez mentionnée a été réalisée conformément aux règles commerciales. Nous espérons que ces coopérations pourront jouer un rôle actif dans le renforcement de l’interaction entre la Chine et d’autres pays dans ce domaine et la promotion du développement de football en Chine.

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