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Conférence de presse du 14 juin 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2016-06-14

Q : J'ai deux questions sur les relations sino-américaines. Le Dalaï Lama, qui est actuellement en visite à Washington, a fait savoir qu'il rencontrerait Barack Obama cette semaine. Est-ce que la Chine a averti la partie américaine de ne pas le rencontrer ? La dirigeante de la région de Taiwan Tsai Ing-wen transitera par les États-Unis pour se rendre en visite au Panama. On ignore encore qui elle verra. Est-ce que la Chine a dit à la partie américaine de ne pas prévoir de rencontre de haut niveau ?

R : Les deux questions que vous avez posées concernent en réalité toutes les deux une question fondamentale, celle du principe d'une seule Chine. Je peux vous affirmer en toute responsabilité que l'administration américaine a pris des engagements sérieux de s'en tenir à la politique d'une seule Chine.

Sur les questions relatives à Taiwan, la partie américaine a affirmé en termes clairs son attachement à la politique d'une seule Chine et aux principes énoncés dans les trois communiqués conjoints sino-américains. Donc, en réponse à votre deuxième question, nous demandons à l'administration américaine d'honorer effectivement ses engagements, de traiter les questions concernées conformément au principe d'une seule Chine et de ne laisser aucun terrain propice aux forces séparatistes qui tentent de créer « deux Chine », « une Chine, un Taiwan » ou de diviser la Chine.

Concernant votre première question, le gouvernement américain a également pris des engagements solennels, reconnaissant le principe d'une seule Chine et que le Tibet est une partie inséparable de la Chine, et qu'il ne reconnaîtra jamais le soi-disant « gouvernement en exil du Tibet ». C'est souvent sous le couvert de la religion que le 14e Dalaï Lama colporte sur le plan international sa position politique visant à diviser la Chine. Nous demandons à tous les pays et gouvernements de ne lui offrir aucun espace favorable à ses activités et de s'abstenir de tout acte qui provoquerait une opposition ferme des 1,3 milliard de Chinois.

Q : Selon des sources d'information, MSCI évaluera demain l'incorporation des actions A de la Chine dans son indice des marchés émergents. Quelles sont les attentes de la Chine ?

R : Je dois me renseigner auprès des départements concernés pour plus de détails. Vous pouvez également vous adresser directement aux autorités compétentes de Chine.

Q : Selon des médias japonais, le 12 juin, la préfecture de Fukushima a levé pour la première fois l'avis d'évacuation sur une « zone d'habitation restreinte » avec un niveau de rayonnement relativement élevé, autorisant les réfugiés à retourner dans leurs foyers contaminés par les fuites nucléaires. Cependant, les sinistrés ont toujours des inquiétudes sur les radiations nucléaires et estiment que la levée de l'interdiction d'accès aux zones contaminées fait partie de la campagne publicitaire lancée par le gouvernement japonais pour les Jeux olympiques de Tokyo. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : S'agissant de la fuite nucléaire de Fukushima, nous avons présenté à maintes reprises notre position, et avons demandé au gouvernement japonais d'en informer la communauté internationale à temps et de manière honnête, complète et précise et de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger l'environnement maritime. Nous avons remarqué que depuis la révélation faite le 30 mai par le responsable de la division de l'énergie atomique de Tokyo Electric Power Company (TEPCO) sur la dissimulation de la vérité dans l'accident nucléaire de Fukushima durant les cinq dernières années, le gouvernement japonais n'a donné à la communauté internationale aucune réponse publique, sérieuse et responsable.

Concernant le mécontentement de la population japonaise envers le gouvernement que vous venez de mentionner, cela relève des affaires intérieures du Japon sur lesquelles je ne suis pas en mesure de commenter. Cela dit, les conséquences de la fuite de matière radioactive de Fukushima sur l'environnement, le système écologique et la sûreté des aliments ne se limitent pas aux frontières du Japon. Voilà pourquoi je pense que le gouvernement japonais devrait donner rapidement une explication responsable à son peuple, aux pays voisins et à la communauté internationale.

Q : Le gouvernement cambodgien a dit avoir arrêté 27 Chinois soupçonnés d'escroqueries de télécommunications venant de la partie continentale et de Taiwan de la Chine. Est-ce que le gouvernement chinois a eu des contacts avec le gouvernement cambodgien ? A-t-il demandé leur extradition vers la Chine ?

R : Cela concerne la coopération sino-cambodgienne en matière d'application de la loi. Je me renseignerai plus en détail sur cette affaire. Comme vous le savez, plusieurs affaires similaires ont eu lieu récemment. La position de principe du gouvernement chinois là-dessus est très claire. Nous entendons toujours développer la coopération en matière d'application de la loi avec les pays concernés dans le respect du droit international et du principe d'une seule Chine. Nous apprécions hautement les efforts positifs déployés par les pays concernés sur cette question.

Q : Tout à l'heure, mon collègue a parlé de la question de Fukushima que nous suivons également de très près. Actuellement, les Chinois vont de plus en plus nombreux au Japon pour le tourisme et le volume des échanges commerciaux entre les deux pays est très important. Compte tenu de l'impact persistant de la fuite nucléaire de Fukushima, est-ce que la Chine se préoccupe de la sécurité des touristes chinois et de la sûreté des aliments ?

R : En partant de l'intérêt à long terme des relations sino-japonaises, nous encourageons les échanges amicaux entre les peuples chinois et japonais. Mais dans le même temps, le gouvernement chinois a la responsabilité d'assurer la sécurité des citoyens chinois. Suite au violent séisme qui avait secoué le Japon en 2011, le Ministère chinois des Affaires étrangères a immédiatement lancé des avertissements de sécurité en conseillant aux citoyens et délégations chinois de bien réfléchir avant de se rendre à Fukushima et dans d'autres zones sinistrées. Ces avertissements sont toujours valables aujourd'hui. Nous espérons que les citoyens chinois pourront continuer à prêter une vive attention aux avertissements de sécurité émis par le Ministère des Affaires étrangères, planifier adéquatement leurs déplacements et assurer leur sécurité.

Ce que je voudrais dire, c'est que comment planifier son voyage est la liberté de chaque citoyen chinois, mais émettre des avertissements nécessaires face à des incertitudes et des risques relève de la responsabilité du gouvernement chinois. Quant à l'explication sur la vérité de la fuite nucléaire de Fukushima et de ses conséquences, c'est une obligation qui incombe au gouvernement japonais.

Q : Selon des sources d'information, le Président russe Vladimir Poutine effectuera une visite en Chine en juin. Veuillez nous présenter les dates précises, l'ordre du jour et d'autres détails de cette visite.

R : La Chine et la Russie maintiennent toujours des échanges de haut niveau très étroits, ce qui est le résultat naturel du partenariat sino-russe de coordination stratégique et globale qui se développe à un niveau élevé. J'ai noté les informations que vous avez mentionnées. Nous publierons à temps les informations précises.

Q : Nous avons remarqué que dernièrement les gouvernements de la Sierra Leone et du Kenya ont également publié des déclarations sur la question de la Mer de Chine méridionale pour soutenir la position de la Chine. Près de 60 pays ont publiquement affirmé leur soutien à la position de la Chine, et le nombre des pays soutenant la Chine va croissant. Est-ce que le gouvernement chinois est derrière tout cela ? Est-ce qu'il cherche activement à étendre son « cercle d'amis » sur la question de la Mer de Chine méridionale ?

R : La soi-disant question de la Mer de Chine méridionale est à l'origine une question entre la Chine et quelques pays riverains de la Mer de Chine méridionale. Nous nous opposons toujours à son internationalisation. Qu'il s'agisse de la Déclaration sur la conduite des parties en Mer de Chine méridionale (DOC) conclue en 2002, ou de la « double approche » adoptée pour le règlement de la question et proposée récemment par les pays de l'ASEAN, il est affirmé que les différends relatifs à la souveraineté sur certains îles et atolls en Mer de Chine méridionale doivent être réglés adéquatement par voie de négociations amicales entre les parties directement concernées dans le respect des faits historiques et du droit international. En effet, c'est grâce à cet esprit que ces dernières décennies, les divergences en Mer de Chine méridionale ont pu être contrôlées, la stabilité dans la région a été maintenue et la liberté et la sécurité de la navigation et du survol commerciaux n'ont jamais été compromises. Cette bonne situation est à chérir par les pays de la région et ceux hors de la région. Ces derniers doivent respecter les efforts des pays de la région.

Toutefois, ces dernières années, certains pays, prétendant à leurs propres intérêts et au mépris du bien-être des peuples de la région, s'obstinent à exagérer, voire même créer des tensions dans la région. Pour ce faire, ils vont jusqu'à inciter quelques pays de la région à revenir sur leurs engagements, à violer les règles et à saper l'état de droit au niveau international sous le prétexte de la soi-disant « préservation des règles », à faire passer le noir pour le blanc, à manipuler l'opinion publique et à salir la Chine. Dans ce contexte, des pays amis qui s'intéressent à la Chine viennent nous demander quels sont les faits réels. Après avoir discerné le vrai du faux, de nombreux pays ont bien voulu faire entendre leur voix pour défendre la justice, y compris la Sierra Leone et le Kenya que vous avez mentionnés tout à l'heure et des dizaines d'autres pays qui les ont précédés. Nous exprimons notre appréciation et notre remerciement à cet égard. Cela démontre également qu'une cause juste bénéficie toujours d'un large soutien et que la justice se trouve dans les cœurs de tous. Devant une telle réalité, ces pays, au nombre infime, qui tentent toujours de noircir la Chine devraient arrêter de se prendre pour la « communauté internationale », puisque la manipulation de l'opinion publique ne saura jamais dissimuler les faits, et que sept ou huit pays ne peuvent en aucun cas représenter la communauté internationale.

Q : Première question, jusqu'à maintenant, combien de pays ont publiquement affirmé leur soutien à la position de la Chine sur la question de la Mer de Chine méridionale ? La Conférence de presse précédente a fait savoir qu'il y en avait environ 40, mais tout à l'heure un journaliste a dit presque 60. Deuxième question, le Ministre des Affaires étrangères Wang Yi participe actuellement à la réunion spéciale des Ministres des Affaires étrangères Chine-ASEAN. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

R : Concernant votre première question, un journaliste a mentionné tout à l'heure que près de 60 pays soutiennent la Chine. Par rapport à ces sept ou huit pays qui détiennent la position opposée, je pense que le chiffre lui-même en dit long.

Sur votre deuxième question, la réunion spéciale des Ministres des Affaires étrangères Chine-ASEAN tenue à l'initiative des pays de l'ASEAN se déroule actuellement à Yuxi dans la province du Yunnan. Hier soir, le Ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a offert un dîner en l'honneur de tous les chefs de délégation participant à la réunion et y a prononcé un discours. À l'approche du 25e anniversaire de l'établissement de la relation de dialogue entre la Chine et les pays de l'ASEAN, le Ministre Wang Yi a avancé d'excellentes propositions en faisant le bilan des expériences obtenues pendant ces 25 dernières années dans les relations entre les deux parties et défini les principes à suivre pour un meilleur développement dans le futur. Le communiqué de presse a été rendu public. Vous pouvez le consulter sur le site web du Ministère.

En marge de la réunion, le Ministre Wang Yi a eu de bons entretiens avec ses homologues des autres pays participant à la réunion. Autant que je sache, jusqu'à présent, il a rencontré le Ministre des Affaires étrangères du Laos Saleumxay Kommasith et le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères du Viet Nam Pham Binh Minh. Nous publierons les informations concernées tout au long de la réunion. Veuillez continuer y prêter attention.

Q : Est-ce que le Ministre Wang Yi a eu des rencontres bilatérales avec d'autres Ministres des Affaires étrangères des pays de l'ASEAN ou seulement avec ses homologues du Laos et du Viet Nam ?

R : Selon les informations dont je dispose maintenant, le Ministre Wang Yi n'a rencontré que le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères du Viet Nam et le Ministre des Affaires étrangères du Laos. Mais autant que je sache, M. Wang Yi aura des entretiens avec beaucoup d'autres Ministres des Affaires étrangères participant à la réunion. Nous publierons à temps toutes les informations y relatives.

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