Accueil  | Aperçu général de Chine  | Qui sommes nous Relations bilatérales  | Rubrique de l'ACHA  | Services presses médias
    Portada > Thémas > Remarques du Porte-Parole
Conférence de presse du 24 juin 2016 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016-06-24

Sur l'invitation de Monsieur Jean-Marc Ayrault, Coprésident du mécanisme de haut niveau sur les échanges humains sino-français et Ministre français des Affaires étrangères et du Développement international, de Madame Olga Golodets, Coprésidente du Comité de coopération culturelle sino-russe et Vice-Premier Ministre russe, la Vice-Premier Ministre du Conseil des Affaires d'État Liu Yandong se rendra en France pour la 3e réunion du mécanisme de haut niveau sur les échanges humains sino-français, et en Russie pour la 17e réunion du Comité de coopération culturelle sino-russe et la cérémonie d'inauguration de l'exposition permanente sur le site du 6e Congrès national du Parti communiste chinois (PCC) du 29 juin au 6 juillet.

Sur l'invitation du Vice-Premier Ministre vietnamien Pham Binh Minh, le Conseiller d'État Yang Jiechi se rendra au Viet Nam pour coprésider avec le Vice-Premier Ministre Pham Binh Minh la 9e réunion du Comité de pilotage sino-vietnamien de la coopération bilatérale et y effectuera une visite du 26 au 28 juin.

Q : Aujourd'hui, le Royaume-Uni a voté la sortie de l'Union européenne. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons noté le résultat du référendum au Royaume-Uni concernant ses relations avec l'UE et nous respectons le choix fait par le peuple britannique. La Chine envisage et développe toujours ses relations avec le Royaume-Uni et l'UE avec une vision stratégique et de long terme, et soutient l'Europe dans ses efforts de choisir librement sa voie de développement. Nous espérons que le Royaume-Uni et l'UE pourront parvenir au plus tôt à un accord par voie de négociations. Une Europe prospère et stable est dans l'intérêt de tous.

Q : Vous avez dit tout à l'heure que la Vice-Premier Ministre Liu Yandong assisterait à la cérémonie d'inauguration de l'exposition permanente sur le site du 6e Congrès national du PCC lors de sa visite en Russie. Pourquoi organiser cette activité ?

R : Le 6e Congrès national du PCC est le seul congrès national tenu à l'étranger dans l'histoire du PCC. Il revêt une signification historique particulière pour les progrès de la révolution de la Chine.

C'est un consensus important dégagé entre les chefs d'État de la Chine et de la Russie de restaurer le site du 6e Congrès national du PCC et d'y ouvrir une exposition permanente. Cette exposition sera inaugurée et ouverte au public à l'occasion du 95e anniversaire de la fondation du PCC. La Vice-Premier Ministre Liu Yandong et son homologue russe Olga Golodets assisteront à la cérémonie d'inauguration. Cela contribuera à faire rayonner et à perpétuer l'amitié traditionnelle entre les peuples des deux pays.

Q : Ma question porte sur les impacts de la sortie du Royaume-Uni de l'UE sur les relations sino-britanniques, notamment sur les plans économique et commercial. La visite du Président Xi Jinping au Royaume-Uni en 2015 a inauguré un « age d'or » des relations sino-britanniques. La Chine pourra ouvrir le marché européen à travers le Royaume-Uni et le Royaume-Uni pourra travailler auprès de l'UE pour qu'elle accorde à la Chine le statut de l'économie de marché. Maintenant que le Royaume-Uni sortira de l'UE, quelles en serons les répercussions sur les relations entre les deux pays, notamment leurs échanges économiques et commerciaux ?

R : La sortie du Royaume-Uni de l'UE aura certainement des répercussions à bien des égards. Cela n'affecte pas seulement les relations sino-britanniques. La Chine respecte le choix fait par le peuple britannique et accorde une grande importance au développement de ses relations avec le Royaume-Uni. Nous entendons travailler ensemble avec la partie britannique pour préserver et développer nos relations bilatérales et faire progresser sans cesse la coopération pragmatique entre les deux pays.

Q : Certains craignent que d'autres pays ne suivent l'exemple du Royaume-Uni pour sortir de l'UE, ce qui affaiblira l'UE. Que pensez-vous de cette possibilité ? Êtes-vous inquiets qu'une UE affaiblie affecte les relations sino-européennes ?

R : Aujourd'hui, toutes les parties doivent faire face à une nouvelle réalité : une UE sans le Royaume-Uni et un Royaume-Uni sorti de l'UE. Nous espérons que le Royaume-Uni et l'UE pourront parvenir rapidement à un accord par voie de négociations et réaliser une transition en douceur. La position de la Chine concernant l'UE et l'intégration européenne est constante. Nous soutenons le processus d'intégration européenne et nous sommes heureux de voir l'Europe jouer un rôle actif dans les affaires internationales. Nous sommes confiants en l'avenir des relations sino-européennes.

Q : Pourriez-vous présenter le programme de la visite du Conseiller d'État Yang Jiechi au Viet Nam ? Comment voyez-vous les relations sino-vietnamiennes à l'heure actuelle ?

R : Comme je l'ai annoncé, le Conseiller d'État Yang Jiechi se rendra au Viet Nam pour coprésider avec M. Pham Binh Minh la 9e réunion du Comité de pilotage sino-vietnamien de la coopération bilatérale et y effectuera une visite du 26 au 28 juin. Ce sera la première réunion tenue dans le cadre du mécanisme de coordination au plus haut niveau entre les deux gouvernements après la prise de fonctions des nouveaux dirigeants du Parti communiste vietnamien et du gouvernement vietnamien. Les deux parties y accordent toutes une grande importance. Lors de sa visite au Viet Nam, le Conseiller d'État Yang Jiechi coprésidera avec le Vice-Premier Ministre Pham Binh Minh la réunion, durant laquelle les deux parties discuteront, entre autres, sur le développement global des relations sino-vietnamiennes dans le nouveau contexte et les nouvelles mesures à prendre pour renforcer la coopération dans tous les domaines. Il rencontrera également des dirigeants vietnamiens. Nous sommes convaincus que grâce aux efforts conjugués de part et d'autre, cette réunion aboutira à des résultats positifs.

Aujourd'hui, les relations sino-vietnamiennes connaissent un bon élan de développement. Les secrétaires généraux des deux Partis ont réalisé l'année dernière des visites croisées, et sont parvenus à des consensus importants sur l'approfondissement de la coopération globale et stratégique entre les deux pays, permettant de fixer le cap pour le développement des relations bilatérales dans le nouveau contexte. Le gouvernement chinois accorde une haute importance au développement des relations sino-vietnamiennes et entend travailler avec la partie vietnamienne à faire valoir l'amitié sino-vietnamienne entre les deux pays, à approfondir la coopération pragmatique dans tous les domaines au plus grand bénéfice des peuples des deux pays.

Q : Le 23 juin, la Chine, la Mongolie et la Russie ont signé un plan de développement sur la construction du corridor économique Chine-Mongolie-Russie. Pourriez-vous présenter les éléments essentiels et la signification de ce plan de développement ?

R : Le 23 juin, en présence des chefs d'État de la Chine, de la Mongolie et de la Russie, les départements compétents des trois pays ont signé le Plan de développement sur la construction du corridor économique Chine-Mongolie-Russie à Tachkent, capitale de l'Ouzbékistan. C'est un premier résultat important de l'initiative « Ceinture et Route », qui marque le lancement officiel du premier corridor de coopération économique multilatérale dans le cadre de l'initiative « Ceinture et Route » et revêt une signification importante.

Le plan de développement a précisé les détails, le financement et le mécanisme de fonctionnement du corridor économique. 32 projets de coopération prioritaires ont été identifiés, couvrant dix domaines importants, à savoir l'interconnexion des infrastructures, la coopération industrielle, la modernisation des ports, la coopération énergétique, les douanes ainsi que l'inspection et la quarantaine, l'écologie et la protection de l'environnement, les sciences et technologies et l'éducation, les échanges humains, la coopération agricole et la santé publique.

D'importants progrès ont été obtenus dans la construction du corridor économique Chine-Mongolie-Russie, ce qui illustre pleinement la détermination et la confiance des trois parties pour associer leurs stratégies de développement et faire progresser la construction de la « Ceinture et Route » dans le respect du principe des consultations communes, des efforts conjoints et des bénéfices partagés, et démontre également les immenses potentialités et les larges perspectives de l'initiative « Ceinture et Route ». Nous sommes convaincus que les trois pays saisiront l'opportunité offerte par la signature de ce plan de développement pour approfondir la coopération dans tous les domaines, promouvoir l'interconnexion, et réaliser le bénéfice mutuel et le développement commun.

Q : Le Président russe Vladimir Poutine viendra bientôt en Chine. Ce sera sa quatrième visite en Chine en trois ans. Hier, le Président Xi Jinping l'a rencontré à Tachkent. Alors quel est l'objectif de cette visite du Président Poutine ?

R : La Chine et la Russie sont nouées par un partenariat global de coordination stratégique de haut niveau. Les visites croisées fréquentes entre les dirigeants des deux pays sont une tradition entre les deux parties et illustrent leur vive aspiration à intensifier davantage leur coordination.

Comme l'a dit le Président Xi Jinping lors de sa rencontre avec le Président Poutine hier à Tachkent, cette année marque le 15e anniversaire de la signature du Traité sino-russe de bon voisinage, d'amitié et de coopération et le 20e anniversaire de l'établissement du partenariat de coordination stratégique sino-russe. La visite d'État en Chine du Président Poutine à ce moment particulier revêt une signification importante. Nous espérons que cette visite permettra de valoriser l'amitié perpétuelle qu'a définie le Traité, d'accroître davantage la confiance politique et stratégique entre les deux pays, de renforcer le soutien mutuel, d'associer leurs stratégies de développement, d'associer l'initiative « Ceinture et Route » à celle de l'Union économique eurasiatique et d'intensifier la coordination et la coopération entre les deux pays dans les grandes affaires internationales et régionales.

Lors de la visite en Chine du Président Poutine, les dirigeants des deux parties signeront et publieront plusieurs documents politiques importants, et assisteront à la signature de plusieurs documents de coopération. Nous sommes convaincus que la visite du Président Poutine aboutira à des résultats fructueux et insufflera de nouvelles vitalités au partenariat global de coordination stratégique sino-russe. J'espère que vous la suivrez.

Q : La réunion plénière annuelle du Groupe des fournisseurs nucléaires (GFN) se tient maintenant à Séoul. La demande d'adhésion au GFN de l'Inde et d'autres États non signataires du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) attire une grande attention. Certains médias disent que la Chine est le seul pays à s'opposer à l'adhésion de l'Inde au GFN. Comment y répondez-vous ?

R : J'aimerais d'abord présenter la réunion plénière annuelle du GFN tenue à Séoul pour que vous puissiez mieux comprendre la question.

La demande d'adhésion au GFN de l'Inde et d'autres États non signataires du TNP n'est pas dans l'ordre du jour de la réunion annuelle de Séoul. La réunion vient d'être terminée à l'issue de laquelle un communiqué de presse a été publié, disant que les « aspects technique, politique et juridique concernant l'adhésion au GFN des États non signataires du TNP » ont été abordés à la réunion et que les membres du groupe sont convenus de poursuivre les discussions à ce sujet. Le communiqué a réaffirmé l'importance du TNP en tant que fondement du régime international de non-prolifération. L'adhésion au GFN des États non signataires du TNP est une question difficile, à laquelle les différentes parties accordent une grande importance. Les avis sur l'adhésion des États non signataires du TNP sont partagés au sein du GFN. La Chine préconise deux principes là-dessus : premièrement, il faut respecter les règles du GFN, parce qu'elles ne visent aucun pays particulier ; deuxièmement, il faut parvenir à des consensus dans l'esprit d'innovation. Lors de la réunion plénière à Séoul, la Chine a travaillé ensemble avec plus de dix autres pays à faire progresser les discussions sur l'adhésion des États non signataires du TNP par des moyens innovants, tout en veillant à la préservation du régime international de non-prolifération et du TNP en tant que fondement du régime. C'est un grand pas en avant. La Chine y a contribué de manière active et constructive.

Voilà quelques informations sur la réunion plénière du GFN à Séoul. Puisque le question de l'adhésion des États non signataires du TNP ne figure pas dans l'agenda du GFN, ni celui de la réunion de cette année, il ne saurait être question de pour ou de contre, encore moins de l'opposition de la Chine. Nous avons déjà expliqué clairement notre position sur ce sujet. Nous constatons que ces derniers temps, certains médias aiment utiliser de tels titres et nous espérons qu'ils pourront respecter les faits et se garder de tromper le public.

Q : Toujours sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE. La Chine et le Royaume-Uni ont entre eux de nombreux projets de coopération financière. Après la sortie du Royaume-Uni de l'UE, il est possible que ces projets ne puissent plus progresser dans d'heureuses conditions ni n'accéder au marché commun européen. Ces projets seront-ils moins attractifs pour les entreprises et institutions financières chinoises ? Et l'attractivité du Royaume-Uni sera-t-elle affaiblie pour les investisseurs chinois ?

R : Le résultat du référendum vient d'être annoncé. Je crois que tous les pays concernés ont besoin du temps pour étudier de près la nouvelle situation. Comme je l'ai dit tout à l'heure, la Chine voit et développe ses relations avec le Royaume-Uni et l'UE avec une vision stratégique et de long terme. Nous entendons continuer à travailler avec le Royaume-Uni pour faire progresser la coopération pragmatique bilatérale. En même temps, nous continuerons à développer activement nos relations avec l'UE.

Q : Pourriez-vous nous dire plus sur l'entretien entre le Président Xi Jinping et le Premier Ministre indien Narendra Modi à Tachkent ? Selon des médias indiens, la question du GFN a été abordée lors de cet entretien. Pourriez-vous nous en présenter les détails ?

R : Nous avons publié des informations sur l'entretien entre le Président Xi Jinping et le Premier Ministre Narendra Modi du 23 juin à Tachkent. Le Président Xi Jinping a indiqué que le partenariat de coopération stratégique sino-indien connaissait un développement rapide suivant l'orientation définie par lui-même et le Premier Ministre Narendra Modi. Lors de la visite en Chine du Président indien Pranab Mukherjee le mois dernier, les deux parties sont parvenues à d'importants consensus sur le développement des relations bilatérales. La Chine entend travailler ensemble avec la partie indienne à maintenir le cap du développement des relations bilatérales. Les intérêts communs entre la Chine et l'Inde dépassent de loin leurs différends. Les deux parties doivent approfondir la coopération pragmatique et renforcer la coopération dans les domaines du commerce, du chemin de fer, du parc industriel, de l'énergie et de l'électricité, des technologies informatiques, de l'économie d'énergie et de la protection de l'environnement. Nous serons heureux d'accueillir en Chine le Premier Ministre Narendra Modi en septembre prochain pour le Sommet de Hangzhou du G20 et le Président Xi Jinping espère se rendre en Inde en octobre prochain pour la Réunion des dirigeants des BRICS. Le Président Xi Jinping a félicité l'Inde de la signature d'un mémorandum sur les obligations relatives à l'adhésion à l'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) lors de ce sommet à Tachkent, et a affirmé la volonté de la Chine d'intensifier la coopération avec l'Inde dans le cadre de l'OCS.

Rappelant l'amitié traditionnelle entre l'Inde et la Chine, le Premier Ministre Narendra Modi a indiqué que leurs relations bilatérales avaient connu un bon élan de développement ces dernières années et que les consensus dégagés entre les dirigeants des deux pays étaient en cours de mise en œuvre. Il a affirmé que la partie indienne entendait travailler avec la Chine pour renforcer la coopération pragmatique dans tous les domaines, intensifier la communication et la coordination sur les questions internationales et régionales et régler adéquatement les questions concernées entre les deux pays. Il a également remercié la partie chinoise de son soutien à l'adhésion de l'Inde à l'OCS.

Quant à l'adhésion de l'Inde au GFN, comme nous l'avons dit à plusieurs reprises, la position de la Chine est claire concernant l'adhésion au GFN de l'Inde et d'autres États non signataires du TNP. Il existe aujourd'hui encore des différends au sein du GFN sur cette question. Nous sommes d'avis que le groupe doit avoir d'amples discussions et prendre la décision sur la base du consensus à travers des consultations. La position de la Chine ne vise aucun pays particulier et s'applique à tous les États non signataires du TNP. Vu que la partie indienne suit de près cette question et espère avoir les informations de première main, le Directeur général du Contrôle des Armements du Ministère chinois des Affaires étrangères Wang Qun a accordé, à Séoul, une interview aux médias indiens pour présenter les informations concernées, y compris le rôle qu'a joué la Chine lors des discussions sur l'adhésion au GFN des États non signataires du TNP. Nous entendons continuer à participer aux discussions concernées de manière constructive.

Q : Le Premier Ministre britannique David Cameron vient d'annoncer sa démission, disant que le Royaume-Uni a besoin d'un nouveau dirigeant après sa sortie de l'UE. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La Chine respecte toujours le choix libre des autres pays de la voie de développement. C'est le choix du peuple britannique et le choix du Premier Ministre David Cameron. Nous les respectons.

Q : Le gouvernement cambodgien rapatriera en Chine plus de 20 suspects de fraude en télécommunications venus de la partie continentale et de Taiwan. Appréciez-vous l'action du gouvernement cambodgien ?

R : Nous avons noté la déclaration du gouvernement cambodgien, disant qu'il gère la question concernée dans le respect du principe d'une seule Chine. Nous le saluons. Les services compétents chinois travailleront en étroite communication et coopération avec la partie cambodgienne pour résoudre adéquatement cette question et préserver les droits et intérêts des victimes de la fraude en télécommunications.

Suggest To A Friend
  Print