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Conférence de presse du 6 juillet 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei
2016-07-06

Q : Selon des sources d’information, le Président philippin Rodrigo Duterte a dit le 5 juillet dans un discours qu’il voulait dialoguer avec la Chine après la publication de la sentence de l’arbitrage relatif à la Mer de Chine méridionale. Comment y réagissez-vous ?

R : Le soi-disant arbitrage concernant la Mer de Chine méridionale initié par le gouvernement d’Aquino III est ab initio illégal et nul et non avenu. Quelle que soit la sentence, la Chine ne l’acceptera ni ne la reconnaîtra. Dans le même temps, nous n’accepterons aucune revendication ou action basée sur ladite sentence d’un pays quelconque.

Les dialogue et consultations amicaux bilatéraux sont la seule voie juste et réaliste pour résoudre adéquatement les différends maritimes entre la Chine et les Philippines. Nous espérons que le nouveau gouvernement philippin pourra travailler dans le même sens que nous, rejeter l’agissement erroné du gouvernement précédent, revenir à la juste voie, celle de dialogue et de consultations avec la Chine, et faire des efforts pour améliorer et développer les relations sino-philippines.

Q : Selon des médias, la Chine organisera un séminaire international sur la cybersécurité avec les Nations Unies. Veuillez nous en donner plus d’informations. Pourquoi la Chine veut-elle organiser cette réunion ?

R : La Chine et l’ONU tiendront un séminaire international sur la cybersécurité les 11 et 12 juillet à Beijing. Le responsable concerné du Ministère chinois des Affaires étrangères et le Secrétaire général adjoint et Haut Représentant pour les affaires de désarmement des Nations Unies Kim Won-soo participeront à la cérémonie d’ouverture. Les représentants d’une trentaine de pays, des organismes onusiens concernés, des think-tanks et des entreprises y seront présents. Les travaux s’articuleront autour de la situation dans le cyberespace, de l’élaboration de règles internationales, de la coopération pragmatique en matière d’économie numérique et de la gouvernance mondiale d’Internet.

Actuellement, il existe de multiples menaces complexes sur la cybersécurité et la gouvernance mondiale du cyberespace fait face à de nombreux difficultés et défis. Élaborer rapidement des règles internationales acceptables pour tous et préserver la stabilité et la prospérité dans le cyberespace font consensus dans la communauté internationale. C’est dans un tel contexte que nous organiserons un séminaire sur ce sujet, dans l’objectif d’offrir une plate-forme aux différentes parties pour échanger de manière approfondie sur l’élaboration de règles internationales, de réunir plus de consensus, de promouvoir les processus onusiens y relatifs et de renforcer la coopération pragmatique. C’est le deuxième séminaire sur la question relative à Internet que nous accueillons en Chine, ensemble avec les Nations Unies, le premier ayant eu lieu en 2014. C’est une action diplomatique importante prise par la Chine pour faire progresser la gouvernance mondiale du cyberespace.

Q : Dans leurs conclusions soumises au Tribunal arbitral sur la Mer de Chine méridionale, les Philippines ont prétendu que les droits historiques de la Chine n’étaient pas conformes à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM). Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Les droits historiques dont la Chine jouit en Mer de Chine méridionale ne sont pas en contradiction avec la CNUDM. D’abord, les droits historiques sont une notion du droit international général. La CNUDM n’englobe pas tous les principes du droit de la mer. Mais elle affirme clairement que les questions qui ne sont pas réglées par elle continueront d’être régies par les règles et principes du droit international général. Ensuite, la CNUDM n’exclut pas les droits historiques qui existaient antérieurement et qui sont constamment revendiqués. Elle a mentionné maintes fois « baies historiques » et « titres historiques », ce qui montre qu’elle respecte les droits historiques. Les droits historiques de la Chine en Mer de Chine méridionale se sont formés au fil des ans dans l’histoire et reposent sur un fondement historique et juridique solide. Ils sont protégés par le droit international dont la CNUDM et sont incontestables. Le Tribunal arbitral n’a pas compétence sur ce sujet et ne doit pas faire de remarques inappropriées là-dessus.

Q : Le porte-parole du Ministère vietnamien des Affaires étrangères a dit le 4 juillet que les exercices militaires chinois en Mer de Chine méridionale ont violé la souveraineté du Viet Nam et menacé la sécurité maritime, et il a demandé à la partie chinoise de les arrêter. Quel est votre commentaire sur ce sujet ?

R : Les îles Xisha font partie intégrante du territoire chinois. Il n’existe pas de controverses là-dessus. Les manœuvres militaires que vous avez mentionnées sont des exercices réguliers menés par la Marine chinoise selon son programme annuel. Elles relèvent de la souveraineté de la Chine et ne visent aucun pays particulier. J’invite les parties concernées à les envisager avec une vue objective.

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