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Conférence de presse du 8 juillet 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei
2016-07-08

Sur l’invitation du Premier Ministre mongol Jargaltulga Erdenebat, le Premier Ministre du Conseil des Affaires d’État Li Keqiang se rendra en visite officielle en Mongolie les 13 et 14 juillet. Sur l’invitation du Président mongol Tsakhiagiin Elbegdorj, le Premier Ministre Li Keqiang participera au 11e Sommet de l’ASEM les 15 et 16 juillet à Oulan-Bator.

Le Vice-Premier Ministre et Coprésident du Comité sur la réunion régulière des premiers ministres chinois et russe Wang Yang se rendra à Iekaterinbourg en Russie du 12 au 14 juillet pour la troisième Expo Chine-Russie et tiendra la Réunion des Coprésidents avec le Vice-Premier Ministre russe et Coprésident du Comité Dmitri Rogozine.

Q : Les Philippines prétendent dans les sujets qu’elles ont soumis à l’arbitrage concernant la Mer de Chine méridionale que Yongshu Jiao et d’autres îles et récifs des Nansha Qundao de Chine sont des « rochers » qui ne génèrent que des droits à des eaux territoriales, mais non à des ZEE ou des plateaux continentaux. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Du point de vue historique, géographique, politique, économique et juridique, les îles, récifs, hauts-fonds et bancs de sable des Nansha Qundao de Chine ainsi que les eaux adjacentes sont étroitement liés entre eux. Ils sont depuis toujours considérés comme un ensemble.

Conformément à la législation chinoise et au droit international dont la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), les Nansha Qundao de Chine possèdent dans leur ensemble des eaux territoriales, des ZEE, des plateaux continentaux et d’autres droits et intérêts maritimes. Certains pays, fermant les yeux sur ce fait fondamental, tentent de séparer les Nansha Qundao de leurs composantes et de renier par-là l’intégrité et les droits et intérêts maritimes des Nansha Qundao. Cela ne correspond pas au droit international universellement reconnu.

Q : Les États-Unis et la République de Corée ont annoncé aujourd’hui le déploiement du système « THAAD » en République de Corée. Avez-vous convoqué les ambassadeurs des deux pays et fait des représentations auprès d’eux ?

R : En dépit de l’opposition exprimé explicitement par la Chine et d’autres pays concernés, les États-Unis et la République de Corée ont annoncé qu’ils déploieraient le système anti-missile « THAAD » en République de Corée. Nous en sommes vivement mécontents et nous nous y opposons fermement. Nous avons déjà convoqué respectivement les ambassadeurs des États-Unis et de la République de Corée en Chine et fait des représentations solennelles.

Le déploiement par les États-Unis et la République de Corée du système « THAAD » n’aide en rien à réaliser la dénucléarisation de la Péninsule, défavorise la préservation de la paix et de la stabilité dans la Péninsule, va à l’encontre des efforts des différentes parties pour une solution négociée et portera gravement atteinte aux intérêts sécuritaires stratégiques de la Chine et des autres pays de la région ainsi qu’à l’équilibre stratégique dans la région.

La Chine exhorte vivement les États-Unis et la République de Corée à cesser le processus de déploiement du système « THAAD » et à s’abstenir de prendre des actions susceptibles de compliquer la situation régionale et de porter atteinte aux intérêts sécuritaires stratégiques de la Chine.

Q : Selon des sources d’information, le Secrétaire assistant adjoint à la Défense des États-Unis Abraham Denmark a affirmé le 7 juillet que la sentence que rendrait le Tribunal arbitral constitué à la demande des Philippines pour l’arbitrage concernant la Mer de Chine méridionale déciderait si cette région s’appuierait sur le respect du droit et des règles ou sur les rapports de force pour réaliser la prospérité et le développement. Il a exhorté la Chine et les Philippines à respecter le résultat de l’arbitrage et demandé aux parties ayant des revendications territoriales en Mer de Chine méridionale de s’abstenir des provocations. Quels sont vos commentaires à cet égard ?

R : Le soi-disant arbitrage introduit unilatéralement par le gouvernement Aquino des Philippines déforme les principes de la CNUDM et défie la règle régionale qu’est la Déclaration sur la conduite des parties en Mer de Chine méridionale (DOC). Initié sous le prétexte de défendre l’État de droit et la règle, cet arbitrage est en réalité une violation de l’État de droit et de la règle. La non-acceptation et la non-participation de la Chine à l’égard du soi-disant tribunal arbitral et de sa sentence a justement pour but de préserver la CNUDM et la DOC. C’est ça le vrai respect du droit et la véritable préservation de la primauté du droit et des règles sur le plan international. La position de la Chine ne changera pas.

La tentative des parties concernées de forcer la Chine à accepter la sentence en faisant des pressions diplomatiques et des tapages médiatiques là-dessus n’est rien d’autre qu’une illusion. Nous leur conseillons de renoncer vite à ces tentatives sans issu.

Q : Le Sénat américain a adopté le 6 juillet une résolution réaffirmant que la « Loi sur les relations avec Taiwan » et les « Six assurances » constituaient la pierre angulaire des relations entre les États-Unis et Taiwan. Rappelons que la Chambre des représentants américaine a déjà adopté en mai dernier une résolution de ce genre. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Les affaires liées à Taiwan relèvent totalement des affaires intérieures de la Chine. La « Loi sur les relations avec Taiwan » élaborée unilatéralement par les États-Unis et les assurances concernées violent gravement la politique d’une seule Chine et les principes énoncés dans les trois communiqués conjoints sino-américains et constituent une ingérence dans les affaires intérieures chinoises. Nous nous opposons fermement à l’adoption des résolutions concernées par le Congrès américain et demandons à la partie américaine de rester fidèle à la politique d’une seule Chine, aux principes énoncés dans les trois communiqués conjoints sino-américains et à l’engagement pris contre l’« indépendance de Taiwan », de retirer immédiatement les résolutions concernées, de préserver le développement des relations sino-américaines par des actions concrètes et de se garder d’émettre tout messages erronés aux forces séparatistes pour l’« indépendance de Taiwan ».

Q : Récemment, il y a encore des pays africains qui ont exprimé ouvertement leur soutien à la position de la Chine sur la question de la Mer de Chine méridionale. Quels sont vos commentaires à cet égard ?

R : Ces derniers jours, les gouvernements de la République centrafricaine et de Madagascar, le Premier Ministre de la Guinée-Bissau, les Ministères des Affaires étrangères du Zimbabwe et de l’Angola et le Ministre des Affaires étrangères de la Libye ont publié des déclarations soutenant la position de la Chine sur la question de la Mer de Chine méridionale.

Jusqu’à présent, plus de 30 pays africains ont exprimé ouvertement et sous diverses formes leur soutien à la position chinoise. Nous exprimons notre haute appréciation à cet égard. Cela démontre très bien que s’attacher à une position impartiale et objective et préserver la primauté du droit sur le plan international constituent la tendance générale dans la communauté internationale, et que l’affaire arbitrale et la soi-disant sentence sont impopulaires et vouées à l’échec.

Q : Concernant le déploiement du système « THAAD », à part les protestations faites aux pays concernés, la Chine envisage-t-elle également d’autres mesures ?

R : Nous exhortons vivement les États-Unis et la République de Corée à arrêter le processus de déploiement du système « THAAD » et à s’abstenir de prendre des actions susceptibles de compliquer la situation régionale et de porter atteinte aux intérêts sécuritaires stratégiques de la Chine.

Q : L’Administration américaine appelle les autres pays à limiter le nombre des travailleurs de la RPDC sur leur sol. À l’heure actuelle, beaucoup de ressortissants de la RPDC travaillent en Chine. Est-ce que vous allez cesser de les employer et les rapatrier ?

R : La Chine traitera la question concernée en vertu de la loi.

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