Accueil  | Aperçu général de Chine  | Qui sommes nous Relations bilatérales  | Rubrique de l'ACHA  | Services presses médias
    Portada > Thémas > Remarques du Porte-Parole
Conférence de presse du 14 juillet 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2016-07-14

Sur l’invitation du Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, le Ministre des Affaires étrangères de la République du Costa Rica Manuel Gonzalez Sanz effectuera une visite officielle en Chine du 17 au 19 juillet.

Q : Le nouveau cabinet britannique a été formé hier avec Theresa May comme Première Ministre, et l’ancien Maire de Londres Boris Johnson comme Ministre des Affaires étrangères. Comment est-ce que cela influencera sur les relations sino-britanniques ? Y aura-t-il un échange de visites entre les dirigeants de vos deux pays cette année ?

R : La Chine attache toujours une grande importance aux relations sino-britanniques. Le Premier Ministre Li Keqiang a adressé un message de félicitations à la nouvelle Première Ministre britannique Theresa May, indiquant que depuis quelques années, les relations sino-britanniques maintenaient un bon élan de développement avec un échange fréquent de visites de haut niveau, un renforcement continu de la coopération pragmatique et une multiplication poursuivie des échanges humains. La Chine apprécie l’esprit d’entreprise et d’initiative du gouvernement britannique dans la coopération entre les deux pays, et entend travailler ensemble avec le Royaume-Uni à approfondir davantage leurs relations sur tous les plans aux plus grands bénéfices des deux peuples.

Concernant un échange de visite entre les dirigeants des deux pays cette année, la Chine est prête à accueillir la Première Ministre Theresa May en Chine au sommet du G20 à Hangzhou en septembre prochain, et souhaite tenir la nouvelle rencontre annuelle des Premiers Ministres chinois et britannique à un moment qui conviendrait aux deux parties. Les départements concernés des deux pays restent en communication étroite en la matière.

Q : Selon un reportage, le gouvernement chinois est accusé de participer à une cyberattaque contre un établissement de régulation de banques américain, mais des employés de ce dernier ont essayé de dissimuler cette affaire. Comment y réagissez-vous ?

R : Nous avons noté ce reportage qui a dit qu’il n’y a aucune preuve claire pour soutenir son allégation.

Comme nous l’avons dit à maintes reprises sur cette tribune, la Chine s’oppose toujours à la cyberattaque et se prononce pour l’avènement d’un cyberespace ouvert, coopératif, sûr et pacifique. Le gouvernement chinois lutte fermement contre le piratage conformément à la loi. En outre, comme nous l’avons souligné, si certains font des accusations, qui que ce soit et quelles que soient leurs accusations, il faut avoir des preuves concrètes au lieu d’employer des termes tels que « peut-être », « sans doute » ou d’autres mots hypothétiques. Cela est extrêmement irresponsable et n’est pas favorable à la coopération internationale dans le domaine de la cybersécurité.

Q : Le dirigeant australien a récemment déclaré, en parlant de l'arbitrage unilatéralement initié par les Philippines sur la Mer de Chine méridionale, que la sentence est contraignante pour les parties concernées et doit être respectée. L'Australie continuera à exercer sa liberté de navigation et de survol en vertu du droit international. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons fait des représentations solennelles auprès de l’Australie, exprimant notre ferme opposition à ses propos erronés.

L'introduction unilatérale de l’arbitrage par le gouvernement Aquino III est en violation du droit international et elle est une farce politique sous le couvert du droit. Les agissements et sentence du Tribunal arbitral s’écartent sérieusement de la pratique générale de l'arbitrage international, la sentence est nulle et non avenue et n’a pas de force obligatoire. La souveraineté territoriale et les droits et intérêts maritimes de la Chine en Mer de Chine méridionale ne sont, en aucun cas, affectés par la sentence du Tribunal arbitral. La Chine s'oppose à toute revendication ou action basée sur cette sentence et ne les accepte pas. La Chine continuera à préserver fermement sa souveraineté territoriale et ses droits et intérêts maritimes ainsi que la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale, et à travailler ensemble avec les pays directement concernés à résoudre pacifiquement les différends en Mer de Chine méridionale par négociations et consultations dans le respect des faits historiques et conformément au droit international.

En tant que le plus grand pays riverain de la Mer de Chine méridionale, la Chine respecte et soutient la liberté de navigation et de survol en cette mer dont jouissent tous les pays en vertu du droit international. Dans le même temps, la Chine s’oppose résolument à tout acte portant atteinte à sa souveraineté et à ses intérêts sécuritaires sous le prétexte d'exercer la liberté de navigation et de survol.

L'Australie n’est pas une partie concernée dans le différend en Mer de Chine méridionale. Nous espérons qu’elle pourra fonder sa position sur la réalité des faits, tenir sa promesse de ne pas prendre position sur les différends liés aux revendications de la souveraineté, faire preuve de prudence dans ses paroles et ses actions, et s’abstenir de tout acte portant atteinte à la paix et à la stabilité dans la région, et aux relations sino-australiennes.

Q : Nous avons noté que l’ONU avait publié hier une déclaration sur son compte Weibo, disant que la Cour permanente d'arbitrage n'a aucun lien avec l'ONU. En même temps, la Cour internationale de Justice a publié une déclaration, soulignant qu’en tant qu’institution totalement différente, elle n’a pris aucune part dans la soi-disant affaire d'arbitrage sur la Mer de Chine méridionale. Le porte-parole du Secrétaire général de l'ONU avait dit que l’ONU ne prend pas position sur les questions juridiques et faisant l’objet de l'arbitrage. Pensez-vous que ces déclarations publiques faisant autorité d’institutions onusiennes sont favorables à la Chine ?

R : Nous avons noté ces déclarations des institutions onusiennes concernées qui prouvent encore une fois que le Tribunal arbitral temporaire sur la Mer de Chine méridionale n’est absolument pas un « tribunal international ». Sa composition et son fonctionnement sont dépourvus de légitimité et de représentation, et la soi-disant sentence qu'elle a rendue n'a aucune autorité et aucune crédibilité. Cette sentence est ainsi invalide et non contraignante. C’est pourquoi après l’annonce de cette sentence illégale, si peu de pays ont déclaré qu’elle a une « force obligatoire ».

J’ai noté que dans certains reportages du Wall Street Journal et de l'Agence France-Presse de ces derniers jours, le Tribunal arbitral constitué à la demande unilatérale du gouvernement philippin précédent est appelé le « Tribunal des Nations Unies d'arbitrage » ou décrit comme un « Tribunal arbitral soutenu par l'ONU ». J’espère que cela est dû à la négligence. Maintenant que les institutions onusiennes concernées ont publiquement nié toute relation avec cet arbitrage, nous espérons que les médias et les personnes concernées de certains pays ne répèteront plus ce genre de négligence.

Q : Selon la soi-disant sentence rendue par le Tribunal arbitral sur la Mer de Chine méridionale, Meiji Jiao appartient aux Philippines. La Chine prendra-t-elle de nouvelles mesures pour réaffirmer sa souveraineté sur les îles et récifs concernés ?

R : Ce n’est pas la peine de vous répéter la position de principe de la Chine réitérée à maintes reprises ces derniers jours. Certains demandent si la soi-disant sentence du Tribunal arbitral illégal constitué à la demande unilatérale du gouvernement Aquino III aura des influences sur la politique établie de la Chine. Comme nous l’avons dit, il n’y aura aucune influence. Nous tenons également à souligner que si quelqu'un mène des actions défiant les intérêts chinois sur la base de cette sentence, la Chine y donnera une ferme réponse.

Q : Un officiel de haut rang au Conseil national de sécurité de la Maison Blanche a dit, dans un discours prononcé à Washington le 13 juillet, que tout comme la Chine et de nombreux autres pays de la région, les États-Unis ont des « intérêts nationaux suprêmes » en Mer de Chine méridionale et ne ferment pas les yeux sur les questions liées à cette mer en échange d'une coopération dans d’autres domaines. Il est rare qu’un officiel américain choisisse un terme comme « intérêts nationaux suprêmes » en parlant de la Mer de Chine méridionale. Qu'en pensez-vous? Après l'arbitrage sur la Mer de Chine méridionale, y aura-t-il plus de concurrence ou plus de coopération entre la Chine et les États-Unis en cette mer ?

R : La Chine ne dénie pas que les États-Unis ont des intérêts légitimes en Mer de Chine méridionale et dans la région. Nous espérons toujours que les États-Unis pourront jouer un rôle constructif pour la paix, la sécurité et la stabilité dans la région.

Cependant, je dois souligner que les intérêts américains ne sont pas les seuls dans la région et que la Chine et les autres pays régionaux y ont des intérêts plus directs et plus immédiats. Si certains pays non régionaux veulent y jouer un rôle, nous espérons qu’ils ne nuiront pas aux intérêts qui préoccupent le plus les pays régionaux, notamment la paix, la stabilité et la sécurité de la région que nous souhaitons toujours préserver ensemble.

Puisque vous avez posé cette question, je voudrais réaffirmer qu’avant l'introduction par les États-Unis de la stratégie du rééquilibrage en Asie-Pacifique, même s’il existe des divergences et différends entre certains pays régionaux, ils ont réussi, avec des efforts conjugués, à maintenir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région, ce qui fait de cette région un moteur stable essentiel de la croissance mondiale, ce qui est très rare dans la communauté internationale d’aujourd’hui. Maintenir une telle bonne situation est dans l’intérêt de tous les pays.

Q : Maintenant que la soi-disant sentence de l’arbitrage est en faveur des Philippines, il est possible que d’autres pays comme le Viet Nam envisagent également de lancer des arbitrages. Comment y réagirez-vous ?

R : Pendant une longue période, les pays de la région ont bien géré des divergences grâce à leurs efforts communs et travaillé ensemble à promouvoir un développement partagé. Une belle illustration en est la conclusion de la Déclaration sur la conduite des parties en Mer de Chine méridionale (DOC) par la Chine et les dix pays de l'ASEAN en 2002.

Face à la situation actuelle, les pays de l'ASEAN ont avancé une approche « à double voie » sur la Mer de Chine méridionale, à savoir, il est aux pays directement concernés de régler les différends à travers des dialogues et consultations directs, et à la Chine et aux dix pays de l'ASEAN de préserver ensemble la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale. Je pense que la Chine et la plupart d’autres pays régionaux sont prêts à suivre cette approche.

Q : Le Vice-Ministre des Affaires étrangères Liu Zhenmin a réaffirmé hier que la Chine entendait reprendre les négociations avec le nouveau gouvernement philippin et se félicitait de la position positive de ce dernier vis-à-vis de la Chine. La Chine a-t-elle eu des contacts directs avec les Philippines par les ambassades ou d'autres voies diplomatiques ? Si non, est-ce que la Chine attend la partie philippine de faire le premier pas ?

R : Vous avez raison. Le Vice-Ministre des Affaires étrangères Liu Zhenmin l’a déjà présenté hier lors de la conférence de presse du Bureau de l’Information du Conseil des Affaires d’État. Comme nous l’avons noté, le nouveau gouvernement philippin dirigé par le Président Rodrigo Duterte affiche une attitude positive sur la reprise rapide du dialogue avec la Chine et l’approfondissement des relations bilatérales sur tous les plans. Nous nous en félicitons et notre porte est grande ouverte.

Quant au contact entre les deux parties, vous pouvez savoir par les reportages publics que les deux pays ont eu des contacts par voie diplomatique après l’entrée en fonction du nouveau gouvernement philippin.

Q : La Ministre australienne des Affaires étrangères Julie Bishop a déclaré que la Chine violerait gravement le droit international et que sa réputation serait considérablement ternie si elle ignorait la sentence de l’arbitrage. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Je viens de présenter la position solennelle de la Chine. Franchement parlant, je suis surpris par la déclaration de la Ministre australienne des Affaires étrangères Julie Bishop. Comme nous l’avons exprimé à maintes reprises, nous espérons que l'Australie et quelques autres pays respecteront la position juste de la majorité des pays de la communauté internationale et d'arrêter d’assimiler la sentence illégale du Tribunal arbitral illégal au droit international.

Concernant les propos de la Ministre Julie Bishop, il me semble que l’Australie rabaisse le droit international, parce qu’en tant que pays respectant le droit international, la Chine estime que si un pays viole gravement le droit international, cela ne ternira pas que sa réputation. Nous sommes d’avis de préserver la solennité du droit international et nous nous opposons ainsi à tout ce qui le transgresse. Nous espérons que l’Australie prendra également le droit international au sérieux.

Il est à souligner qu’il ne faut pas prendre ce qui viole le droit international pour le droit international. Sinon, plus cela est soutenu, plus de dégâts seront causés à la justice internationale et à la pratique des relations internationales. J’ai un conseil à donner à l’Australie : tirez la leçon du passé récent pour mieux agir.

Q : Il est rapporté que l'Empereur japonais passerait le trône au prince héritier. Quels sont vos commentaires là-dessus?

R : Cela relève des affaires intérieures du Japon.

Suggest To A Friend
  Print