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Déclaration du porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang sur la prise de position par le Ministre japonais des Affaires étrangères au sujet de la sentence finale rendue dans l'arbitrage introduit par les Philippines concernant la Mer de Chine méridionale
2016-07-12

Q : Le Ministre japonais des Affaires étrangères a déclaré, au sujet de la sentence finale rendue par le tribunal arbitral, que la sentence constituait un verdict final ayant force obligatoire pour les pays concernés conformément à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, qu'il serait nécessaire que les pays concernés l'acceptent et qu'il souhaitait instamment que ces pays le fassent. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Nous avons noté la prise de position de la partie japonaise. En introduisant unilatéralement l'arbitrage concernant la Mer de Chine méridionale et en forçant la main pour booster la procédure arbitrale, l'administration Aquino III des Philippines cherche à nier la souveraineté et les droits et intérêts maritimes de la Chine en Mer de Chine méridionale et à dissimuler le fait que les Philippines occupent illégalement des terres chinoises. Comme tout le monde le sait, c'est Shunji Yanai, ancien Président du Tribunal international du droit de la mer et juge de nationalité japonaise, qui est derrière la constitution du tribunal arbitral. Et il est en même temps Président d'un comité consultatif pour le Premier Ministre Shinzo Abe sur la législation en matière de sécurité et a assisté ce dernier pour lever l'interdiction de l'exercice par le Japon du droit à l'autodéfense collective, défi lancé à la contrainte établie par l'ordre international d'après-guerre. On voit bien que le tribunal arbitral est politisé dès sa mise sur pied. La constitution de ce tribunal est infondée juridiquement. Il a jugé l'affaire tout en étant dépourvu de compétence et les sentences rendues sont illégales, nulles et non avenues. La Chine a exprimé à maintes reprises sa ferme position qui consiste à ne pas accepter ni ne participer à l'arbitrage et à ne pas accepter ni ne reconnaître les soi-disant sentences.

Le Japon doit connaître l'historique de la question de la Mer de Chine méridionale. Il a occupé pendant la Seconde Guerre mondiale les Nanhai Zhudao de Chine (les îles Mer de Chine méridionale), restituées à la Chine après la capitulation japonaise. On trouve des dispositions explicites à cet égard dans les instruments internationaux tels que la Déclaration du Caire et la Proclamation de Postdam, qui ont établi l'ordre mondial d'après-guerre, et le Japon a aussi maintes fois réaffirmé son engagement de respecter les dispositions pertinentes de la Proclamation de Postdam. Le Japon doit respecter l'ordre mondial d'après-guerre. Nous espérons qu'il pourra, en tenant compte de l'intérêt général des relations sino-japonaises et de celui de la paix et de la stabilité régionales, réfléchir sur ses comportements d'agitation dans la question de la Mer de Chine méridionale et arrêter de s'y immiscer et de l'exploiter, pour ne pas continuer sur ce chemin erroné.

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