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Conférence de presse du 11 février 2019 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2019-02-11

À l'invitation de Wolfgang Ischinger, président de la Conférence de Munich sur la sécurité, Yang Jiechi, membre du Bureau politique du Comité central du PCC et directeur du Bureau de la Commission des Affaires étrangères du Comité central du PCC, participera à la 55e Conférence de Munich sur la sécurité du 15 au 17 février en Allemagne.

La Conférence de Munich sur la sécurité est l'un des forums importants dans le secteur de la stratégie et de la sécurité internationales. Le directeur Yang Jiechi prononcera un discours liminaire en marge de la conférence et présentera les points de vue et les propositions de la Chine sur des questions d'importance majeure telles que la situation internationale actuelle, le multilatéralisme et la coopération internationale. Le directeur Yang aura également des rencontres bilatérales avec les hauts fonctionnaires des pays participant à la conférence pour renforcer la communication et les échanges avec les différentes parties.

Q : Comme nous pouvons le constater, les dirigeants étrangers qui ont envoyé des messages de félicitations pour le Nouvel An chinois semblent être plus nombreux que l'année dernière. Le Premier Ministre russe Medvedev s'est rendu à l'ambassade de Chine en Russie à l'occasion de cette fête traditionnelle. Les dirigeants de plusieurs pays, dont le Président américain Trump, le Président philippin Duterte, le Premier Ministre britannique May, le Premier Ministre japonais Shinzo Abe, le Premier Ministre australien Morrison et le Premier Ministre néo-zélandais Ardern, ont présenté aux Chinois leurs souhaits pour la Fête du Printemps sous différentes formes. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : En Chine, toutes les familles se réunissent à la Fête du Printemps, car, pour les Chinois, c'est la plus importante, la plus somptueuse et la plus joyeuse de toutes les fêtes traditionnelles. Elle montre à quel point les Chinois sont attachés à la famille et aspirent à une vie harmonieuse et prospère. Lors de la Fête du Printemps, le Premier Ministre Medvedev a été invité à l'ambassade de Chine en Russie et a présenté ses meilleurs vœux au peuple chinois. Cela témoigne pleinement du caractère unique et du haut niveau du partenariat stratégique global de coordination sino-russe, et de l'amitié profonde entre les deux pays et les deux peuples. Cela marque un bon début pour la célébration du 70e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques sino-russes en 2019. Nous avons la certitude que, grâce aux efforts conjoints des deux côtés, notre partenariat stratégique global de coordination sera porté à un nouveau palier.

Comme vous venez de le dire, de nombreux dirigeants étrangers ont adressé leurs vœux de la Fête du Printemps au peuple chinois. Ils ont également tenu des propos positifs sur la contribution importante de la communauté chinoise au développement économique et social des pays d'accueil. Je pense que cela reflète, d'une part, l'influence de la culture chinoise traditionnelle, et d'autre part la reconnaissance de la culture et des valeurs traditionnelles chinoises par les autres pays, et leur volonté de poursuivre les échanges et la coopération amicaux avec la Chine.

Comme le dit un proverbe chinois traditionnel, la bonne entente dans la famille garantit sa prospérité. Autrement dit, l'harmonie entre les membres de la famille assure le succès dans tout ce qu'ils entreprennent. Je pense que cette idée s'applique également aux relations interétatiques. Si les pays peuvent se respecter mutuellement, rechercher un terrain d'entente par-delà les divergences et coexister en harmonie, le monde bénéficiera de la paix, du développement et de la prospérité. Cela correspond aux intérêts de tous les pays du monde et représente l'aspiration commune de tous les peuples. Dans la nouvelle année, la Chine continuera de travailler de concert avec les différents pays pour bâtir un monde meilleur, plus harmonieux et plus prospère.

Q : Le 9 février, le porte-parole du Ministère turc des Affaires étrangères a porté des accusations et des critiques envers la Chine à propos de la situation et de la politique au Xinjiang. Comment y réagissez-vous ?

R : J'ai noté la prise de position du porte-parole du Ministère turc des Affaires étrangères, elle est des plus ignobles. L'ambassade de Chine en Turquie a réagi au plus vite, et la partie chinoise a fait des représentations solennelles auprès de la partie turque.

Tout d'abord, je veux attirer votre attention sur un fait : le porte-parole du Ministère turc des Affaires étrangères a déclaré que le « célèbre musicien folklorique Abdurehim Heyit est décédé pendant sa deuxième année d'emprisonnement ». Mais en fait, il est toujours en vie et en bonne santé. Hier encore, j'ai vu sur Internet des vidéos qui en témoignent. La partie turque, en se basant sur des mensonges ridicules qui annoncent la mort d'un être vivant, accuse la Chine sans aucun fondement. Cet agissement est extrêmement erroné et extrêmement irresponsable. Nous nous y opposons fermement.

Je voudrais insister sur les points suivants :

Premièrement, depuis les années 1990, les trois fléaux (le terrorisme, le séparatisme et l'extrémisme) en Chine et à l'étranger ont planifié, organisé et mené des milliers d'attaques terroristes violentes dans le Xinjiang, faisant un grand nombre de blessés et de morts parmi des personnes innocentes issues de différentes ethnies. En s'inspirant des expériences antiterroristes de la communauté internationale et en tenant compte des réalités régionales, le gouvernement du Xinjiang s'est activement employé à lutter contre le terrorisme et l'extrémisme et a obtenu des résultats remarquables. Les habitants du Xinjiang ont désormais un sentiment nettement meilleur de sécurité, de bonheur et d'épanouissement. Vous savez tous que, depuis la fin de l'année dernière, des envoyés diplomatiques et des représentants d'une dizaine de pays accrédités en Chine, ainsi que des représentants de médias de pays tels que la Turquie, ont visité le Xinjiang, où ils se sont rendus dans beaucoup d'endroits, y compris des centres d'éducation et de formation professionnelle. Ce voyage leur a permis de mieux connaître la situation économique et sociale dans le Xinjiang et ils ont estimé que le sourire émanant des visages des habitants locaux est la réponse la plus éloquente à ces rumeurs. Après la visite, un représentant des médias turcs a déclaré : « J'ai bien vu que la Chine a défini et adopté des mesures de lutte ciblées contre le terrorisme et l'extrémisme. Il s'agit d'une série de mesures complémentaires visant à lutter contre le terrorisme, accélérer le développement économique, améliorer les conditions de vie des habitants et renforcer l'enseignement au Xinjiang. Une telle stratégie est très raisonnable et mérite d'être apprise par la Turquie et le monde entier. »

Deuxièmement, les habitants de toutes les ethnies du Xinjiang, conformément à la loi, jouissent pleinement de la liberté de croyance religieuse. Le Xinjiang compte 25 000 lieux pour des activités religieuses, dont des mosquées, des églises et des temples. Parmi eux, on compte 24 400 mosquées et 8 collèges religieux. Le Xinjiang compte 24,4 millions d'habitants, dont 13 millions de musulmans, soit une mosquée pour 530 musulmans en moyenne. Selon les données disponibles, la Turquie compte 82 millions d'habitants et 90 000 mosquées, soit une mosquée pour 910 habitants en moyenne.

Troisièmement, les habitants des différentes ethnies du Xinjiang ont le droit d'utiliser leurs propres langues parlées et écrites conformément à la loi. La Constitution et la Loi sur l'autonomie régionale des ethnies stipulent que toutes les ethnies ont le droit d'utiliser leurs propres langues parlées et écrites. Plusieurs langues parlées et écrites des minorités ethniques, dont le chinois han et l'ouïgour, sont utilisées dans la presse, l'édition, la radio et la télévision. Les copies pour l'examen d'entrée à l'université au Xinjiang sont disponibles en cinq langues, dont le chinois han, l'ouïgour et le kazakh.

Quatrièmement, les droits culturels des habitants de toutes les ethnies du Xinjiang sont garantis par la loi et pleinement respectés. 109 sites religieux et historiques, y compris la mosquée Id Kah de Kashi, figurent sur la liste des sites historiques et culturels classés au niveau national. Actuellement, sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO figurent l'art du muqam ouïgour du Xinjiang et l'épopée de Manas.

Rien n'est plus éloquent que les faits. Je crois que tous ceux qui n'ont aucun préjugé ni aucune intention malveillante, au lieu de porter des accusations hostiles en fabriquant des mensonges, se sentiront véritablement heureux pour la solidarité et l'harmonie dont jouissent les 56 ethnies de Chine.

Enfin, je tiens à dire que la Turquie est également un pays multiethnique confronté à des menaces terroristes. Si elle pratique une politique de deux poids deux mesures en matière de lutte contre le terrorisme, elle finira par se faire du mal, et nuire aux autres. Nous espérons que la partie turque pourra, en se gardant d'être partiale dans son jugement, bien connaître et comprendre les mesures politiques et les efforts déployés par la partie chinoise, et promouvoir la confiance et la coopération entre la Chine et la Turquie par des actions concrètes.

Q : Selon des reportages, lors du dialogue sur la mise en œuvre de l'Initiative Chine-Afrique pour la paix et la sécurité tenue le 6 février à Addis-Abeba, capitale de l'Éthiopie, les représentants africains ont hautement apprécié l'importance historique du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) et se sont félicités des pistes de réflexion proposées par la Chine pour la mise en œuvre de l'initiative de paix et de sécurité Chine-Afrique. Pouvez-vous nous donner plus d'informations à ce sujet ?

R : La partie chinoise a publié un communiqué de presse sur le dialogue sur la mise en œuvre de l'Initiative de paix et de sécurité Chine-Afrique. Lors du sommet fructueux du FCSA tenu à Beijing en septembre 2018, les parties chinoise et africaine ont convenu de travailler de concert pour construire une communauté de destin plus étroite entre la Chine et l'Afrique. Le Président Xi Jinping a annoncé, au Sommet de Beijing, une série de nouvelles mesures visant à renforcer la coopération sino-africaine sur la paix et la sécurité, et les dirigeants des deux parties sont parvenus à un consensus important sur la mise en œuvre conjointe d'initiatives pertinentes, ce qui en fait une partie importante des huit grandes initiatives du Sommet de Beijing. L'année 2019 marque la première année de mise en œuvre des résultats du Sommet de Beijing. Le dialogue qui a eu lieu à Addis-Abeba le 6 février dernier est un événement novateur destiné à renforcer la coopération sino-africaine sur la paix et la sécurité, à créer des conditions pour que les deux parties puissent coordonner leurs idées et leurs actions, formuler des propositions de mise en œuvre et fédérer davantage de forces et de synergies pour la coopération future. Les deux parties ont approfondi leur communication sur la situation de la paix et de la sécurité en Afrique et ont mieux coordonné leurs politiques et leurs actions. En résumé, cette réunion a atteint ses objectifs et a été couronnée de succès.

La Chine a toujours accompli ses obligations en tant que membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, mis en œuvre le principe dit de sincérité, de pragmatisme, d'amitié et de franchise, et la juste conception de la justice et des intérêts avancés par le Président Xi Jinping, et a participé activement aux affaires de paix et de sécurité en Afrique. Quelle que soit l'évolution de la situation internationale, la détermination de la Chine ne changera pas : elle mettra en œuvre les nouvelles initiatives de coopération annoncées par le Président Xi Jinping au Sommet de Beijing du FCSA et le consensus important dégagé par les dirigeants chinois et africains. La partie chinoise est prête à travailler avec la partie africaine pour concrétiser activement les résultats du Sommet de Beijing, veiller à une meilleure connexion de l'initiative « la Ceinture et la Route » et de l'Agenda 2063 de l'UA, promouvoir ensemble le multilatéralisme, renforcer le système multilatéral, préserver les intérêts de la Chine, de l'Afrique et de tous les pays en développement, afin de contribuer activement à la paix et à la stabilité de l'Afrique et du monde.

Q : Il a été rapporté que le 11 février, deux navires de guerre américains, l'« USS Spruance » et l'« USS Preble », ont navigué à moins de 12 milles marins d'îles et de récifs des îles Nansha. Quels sont les commentaires chinois à ce sujet ?

R : Le 11 février, l'« USS Spruance » et l'« USS Preble », sans autorisation du gouvernement chinois, ont navigué dans les eaux adjacentes du récif Ren'ai Jiao et du récif Meiji Jiao des îles Nansha de Chine. La marine chinoise a identifié et vérifié les navires de guerre américains conformément à la loi, et a émis des avertissements pour les expulser. L'intrusion de navires de guerre américains a porté atteinte à la souveraineté de la Chine et a perturbé la paix, la sécurité et le bon ordre dans les eaux concernées. La Chine exprime sa vive indignation et s'oppose fermement à de tels comportements.

La Chine possède une souveraineté incontestable sur les îles Nansha, y compris le récif Ren'ai et le récif Meiji, ainsi que sur les eaux adjacentes. La Chine a toujours respecté et préservé la liberté de navigation et de survol en Mer de Chine méridionale, à laquelle les pays ont droit en vertu du droit international. Cependant, la Chine s'oppose fermement aux actions portant atteinte à la souveraineté et à la sécurité des pays du littoral sous prétexte de « liberté de navigation et de survol ». Grâce aux efforts conjoints de la Chine et des pays de l'ASEAN, la situation en Mer de Chine méridionale est pacifique et stable et s'améliore continuellement. Dans de telles circonstances, la tentative délibérée de la partie américaine de provoquer des troubles et de créer des tensions pour perturber la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale va à l'encontre des aspirations communes des peuples.

La Chine exhorte les États-Unis à mettre immédiatement un terme à ces provocations et à montrer leur respect par des actions concrètes en faveur des efforts déployés par les pays de la région pour préserver la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale. La Chine continuera de prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre résolument sa souveraineté et sa sécurité et maintenir la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale.

Q : La délégation américaine conduite par le représentant américain adjoint au Commerce, Jeffrey Gerrish, a entamé des négociations avec la partie chinoise aujourd'hui. Pouvez-vous nous donner les principaux sujets et le calendrier de ces consultations au rang de vice-ministres ? Quelles sont les attentes de la Chine pour les négociations économiques et commerciales de haut niveau qui auront lieu les 14 et 15 février ?

R : En ce qui concerne les consultations économiques et commerciales sino-américaines de haut niveau, le Ministère chinois du Commerce a déjà publié des informations à ce sujet. Liu He, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), Vice-Premier Ministre du Conseil des Affaires d'État et coordinateur chinois du dialogue économique global entre la Chine et les États-Unis, rencontrera à Beijing, les 14 et 15 février, le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, et le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, pour un nouveau tour de négociations économiques et commerciales de haut niveau. Les deux parties engageront, sur la base des consultations tenues récemment à Washington, des discussions plus approfondies sur les questions d'intérêt commun.

En ce qui concerne le programme précis, les sujets à aborder et les résultats attendus, je vous invite à vous adresser au Ministère chinois du Commerce. Tout comme les populations d'autres pays, nous espérons que ces négociations économiques et commerciales aboutiront à de bons résultats.

Q : J'ai deux questions. Premièrement, selon les médias, quelque 250 espions chinois seraient actifs à Bruxelles. Quels sont vos commentaires à ce sujet ? Deuxièmement, des informations laissent entendre que le Président Xi Jinping rencontrerait le Président Trump dans un proche avenir. Pouvez-vous confirmer ces informations ?

R : Concernant votre première question, le reportage que vous avez évoqué est vraiment absurde. La mission chinoise auprès de l'UE et l'ambassade de Chine en Belgique ont réfuté ces informations sans tarder.

La Chine respecte toujours la souveraineté des autres pays et ne s'immisce pas dans leurs affaires intérieures. Nous n'avons aucun intérêt dans la prétendue pratique consistant à « envoyer un grand nombre d'espions pour recueillir clandestinement des renseignements ». Ce que je voudrais souligner, c'est que des bruits sont apparus, affirmant la « menace chinoise » et l'« espionnage chinois » ; mais en réalité, toute personne capable de réfléchir indépendamment peut voir que cela est lié à la tentative sans scrupule de certains Américains de contraindre leurs alliés à noircir et réprimer la Chine. Les États-Unis agissent de manière déraisonnable et despotique, et quelques-uns de leurs alliés ne font que les suivre aveuglément. C'est lamentable, non ? Nous espérons que la partie concernée ajustera son attitude et considérera de manière objective et raisonnable les relations mutuellement avantageuses et gagnant-gagnant entre la Chine et d'autres pays, et cessera de noircir et d'attaquer la Chine en se creusant la cervelle. Celui qui répète de telles allégations absurdes ne fera que nuire davantage à sa propre image. Je crois que nous avons tous une vue très claire de ce fait.

Quant à savoir si les Chefs d'État chinois et américain se rencontreront bientôt, nous avons noté que le Président Trump avait exprimé son souhait de rencontrer à nouveau le Président Xi. La Chine est prête à rester en contact étroit avec les États-Unis par divers moyens. En ce qui concerne la rencontre que vous avez mentionnée, je n'ai pas d'informations à vous donner pour le moment.

Q : La vidéo que vous avez mentionnée sur Heyit a été publiée sur le site web en turc de Radio Chine Internationale (RCI). Un article sur le site Internet mentionnait que ces informations provenaient du porte-parole du gouvernement de la région autonome du Xinjiang. Mais nous n'avons reçu aucune information en provenance du porte-parole du gouvernement du Xinjiang ou du site web du gouvernement de la région autonome du Xinjiang. Les informations de RCI sont-elles exactes ?

R : En tant que journaliste du Financial Times, vous devez avoir une capacité fondamentale de jugement. Le porte-parole du Ministère turc des Affaires étrangères a affirmé que « Heyit était décédé au cours de la deuxième année de son emprisonnement », alors qu'une vidéo du 10 février le montrait vivant et en pleine forme. Qui dit vrai et qui dit faux ? La réponse est évidente. Vous pourriez peut-être demander au porte-parole du Ministère turc des Affaires étrangères de quelle source il a obtenu l'information prétendant que Heyit « était mort. »

Question posée par le même journaliste : Je voulais demander si le reportage de RCI peut représenter la position officielle de la région autonome du Xinjiang.

R : Le reportage concerné est étayé par des preuves. Vous pouvez bien sûr poser votre question aux autorités du Xinjiang. Je pense que vous obtiendrez la même réponse. En attendant, je vous conseille également de demander au porte-parole du Ministère turc des Affaires étrangères de vous prouver la source concernant la « mort » de Heyit. Si la partie turque se soucie vraiment de ses conditions de vie, ne devrait-elle pas se réjouir de la nouvelle que Heyit est toujours en vie et en bonne santé ?

Récemment, de nombreux médias étrangers ont évoqué beaucoup de cas individuels similaires. Pour donner une réponse raisonnable à vos questions, nous avons toujours contacté les autorités compétentes du Xinjiang afin qu'elles fassent des vérifications. Cependant, les résultats ont toujours été ahurissants. Par exemple, CNN a posé des questions sur une femme ouïgoure nommée Mihrigul, qui a affirmé que son fils était décédé dans un hôpital à Urumqi et qu'elle était elle-même en détention. Cependant, comme je l'avais précisé ici, les départements compétents du Xinjiang ont constaté, après vérification, que rien de ce qu'elle avait dit n'était vrai. Elle n'a jamais été incarcérée dans une prison à Urumqi et son fils n'est pas mort dans un hôpital à Urumqi. C'était donc une fausse nouvelle. Et pourtant, Mihrigul a été invitée à une audience au Congrès américain.

Le New York Times a envoyé une lettre pour demander des nouvelles d'une personne du nom de Baim Urat, qui se trouve actuellement au Kazakhstan. Il dit avoir été policier au Xinjiang, il a tenu un grand nombre de propos accusant les centres d'éducation et de formation du Xinjiang. Cependant, après une vérification approfondie menée par les départements compétents du Xinjiang, nous avons constaté que Baim Urat n'avait jamais travaillé en tant que policier, mais a été agent de sécurité dans un marché pendant un temps très court. En 2011, il a obtenu secrètement la nationalité kazakhe et s'est vu délivrer un passeport kazakh. Mais il a dissimulé ces informations aux départements de la sécurité publique de Chine, ainsi que sa double nationalité. De juillet 2017 à juin 2018, il a travaillé comme agent de sécurité au marché Chengnan, dans le district de Qitai, pendant moins d'un an, jusqu'à son licenciement par son employeur pour comportements malhonnêtes. Après, il est parti au Kazakhstan et a fabriqué beaucoup de rumeurs sur le Xinjiang.

Ces derniers jours, l'AFP et d'autres médias ont posé des questions au porte-parole du Ministère turc des Affaires étrangères sur « le décès de Heyit en prison ». La vérification par les départements compétents du Xinjiang montre que Heyit n'est pas mort. Hier, j'ai aussi vu des vidéos le montrant en très bonne santé. J'espère que les médias concernés sauront discerner et citer les sources d'informations avec prudence et considérer vos questions et vos reportages plus au sérieux. Si, à chaque fois, vous soulevez des cas inventés, la crédibilité du média pour lequel vous travaillez sera sérieusement compromise.

Q : Étant donné qu'Abdurehim Heyit est bien vivant et en bonne forme, pouvez-vous fournir des informations sur le délai, la raison de sa détention et son état actuel ?

R : Après une vérification minutieuse, les départements concernés du Xinjiang ont fourni les informations suivantes : Heyit, ancien acteur de l'ensemble de chants et de danses du Xinjiang, est en garde à vue en vertu de la loi pour crime contre la sûreté nationale. Si vous voulez plus de détails, vous pouvez vous renseigner auprès des autorités du Xinjiang.

Mais j'espère plus particulièrement que vous vous adresserez au Ministère turc des Affaires étrangères pour connaître la source de l'information disant que « Heyit est mort en prison. »

Q : La deuxième rencontre entre les dirigeants américains et la RPDC se tiendra les 27 et 28 février à Hanoi, au Vietnam. La Chine a-t-elle des commentaires à faire à ce sujet ?

R : La Chine a toujours soutenu la RPDC et les États-Unis dans la solution des problèmes par le dialogue et les consultations. Actuellement, les deux parties préparent un deuxième sommet. La Chine appuie cela et espère que la deuxième rencontre des dirigeants américains et de la RPDC se déroulera dans d'heureuses conditions et aboutira à des résultats positifs pour contribuer à la dénucléarisation de la péninsule coréenne et à une paix durable de la région.

Q : Samedi dernier, un vol d'Air New Zealand en direction de la Chine a fait demi-tour en indiquant qu'il n'avait pas la permission d'atterrir en Chine. Autant que je sache, le gouvernement chinois n'a pas encore fourni d'explications. Pouvez-vous donner plus d'informations à ce sujet ?

R : Je crois que ce que vous avez dit n'est pas vrai. N'y avez-vous pas prêté attention ? J'ai lu des reportages sur Internet. En raison d'une anomalie temporaire de régulation, cet avion n'a pas réussi à obtenir l'autorisation d'atterrissage pour sa destination et a décidé de son propre chef de repartir. Pour plus de détails, vous pouvez demander à l'autorité de l'aviation civile de la Chine ou à Air New Zealand.

Q : Juste une question de suivi sur Abdurehim Heyit. La Chine diffusera-t-elle davantage de vidéos de cet Ouïgour détenu, pour offrir plus de transparence sur sa situation et son traitement ?

R : Vous pouvez commencer par demander au Ministère turc des Affaires étrangères d'offrir davantage de transparence et de rendre publique la source de ses informations. Où a-t-il pu obtenir de telles informations ? Quelles informations ou preuves ont-ils pour dire que Heyit « est mort en prison » ?

Q : Je voudrais vous demander de préciser quelles mesures le gouvernement chinois va prendre en réponse à la déclaration du porte-parole du Ministère turc des Affaires étrangères. Ferez-vous des représentations officielles ou exigerez-vous des excuses ?

R : Je viens de dire que l'ambassade de Chine en Turquie a sévèrement réfuté la déclaration de la partie turque sans tarder et que la partie chinoise a fait des représentations solennelles auprès de la partie turque. Nous espérons que la Turquie pourra distinguer la vérité du mensonge et corriger ses erreurs. Puisque ces accusations sont fausses, elle doit les retirer.

Comme je l'ai dit tout à l'heure, la Turquie est aussi un pays multiethnique confronté aux menaces du terrorisme. Elle a davantage de raisons de comprendre et de soutenir les efforts déployés par le gouvernement d'un pays pour lutter contre le terrorisme et maintenir la sécurité et la stabilité nationales.

Q : La preuve qui vous permet d'affirmer que Heyit est toujours en vie est-elle basée sur la vidéo que vous venez de mentionner ou sur une source officielle ?

R : Comme je viens de le dire, après avoir reçu votre questionnaire, nous avons contacté les départements concernés du Xinjiang. Ils ont donné une réponse après avoir consciencieusement vérifié la situation. De plus, j'ai vu la vidéo de Heyit hier.

Q : Est-ce que vous craignez que les propos du porte-parole du Ministère turc des Affaires étrangères ne portent atteinte aux relations sino-turques ?

R : Comme je l'ai dit plus tôt, la déclaration de la Turquie était évidemment une accusation sans fondement et basée sur des mensonges. La Chine a fait de vives représentations auprès de la Turquie. Nous espérons qu'elle pourra reconnaître ses erreurs et se rendre compte que ses accusations contre la Chine étaient basées sur des rumeurs absurdes. Nous exhortons également la partie turque à corriger et à retirer ses propos erronés, et à préserver la confiance mutuelle et la coopération entre les deux pays par des actions concrètes.

Je tiens également à souligner ici que certains médias étrangers ont récemment évoqué de nombreux cas individuels similaires. Certains journalistes ont soulevé de telles questions parce qu'ils étaient trompés ou désireux de connaître la vérité, mais non mûs par de mauvaises intentions. Par conséquent, chaque fois que de telles questions ont été posées, nous avons contacté les autorités compétentes du Xinjiang pour vérifier les informations et vous aider à connaître la vérité. Nous espérons que nos efforts pourront vous aider à connaître et à faire connaître de manière plus objective et juste la situation actuelle dans le Xinjiang. En même temps, j'espère que, face à tous ces reportages dans les médias sur des cas individuels qui ont été prouvés comme étant des mensonges, vous pourrez procéder plus tard à un examen de conscience.

Q : Selon des sources d'information, un homme d'affaires du Xinjiang, Halemubieke Xiaheman, aurait été bloqué à l'aéroport de Tachkent, en Ouzbékistan. Pouvez-vous confirmer si la Chine a formulé une demande d'extradition de cet homme d'affaires à la partie ouzbek ?

R : Vous avez mentionné un autre cas individuel. Je peux transmettre votre question aux autorités compétentes du Xinjiang.

Comme je l'ai souligné, les autorités compétentes chinoises ont mis beaucoup de temps et d'énergie à enquêter sur les nombreux cas individuels sur lesquels vous avez posé des questions, mais souvent les faits ont prouvé que c'étaient des mensonges dépourvus de fondement. J'espère que tous les médias pourront en être conscients et rester vigilants. La prochaine fois que vous poserez une question, vous devriez au moins m'indiquer la source de vos informations et avoir votre propre jugement sur la véracité de ces informations. Je suis sûre que vous connaissez tous l'histoire du garçon qui criait au loup. Une ou deux fois, ça va, mais après trois fois, cela a tendance à anéantir la confiance.

Q : Une autre question sur le Xinjiang. Merci de nous aider à vérifier les informations, mais nous avons un problème. Nous ne parvenons à obtenir aucune réponse des porte-parole des gouvernements provinciaux, régionaux et municipaux concernés, ni de leurs bureaux des affaires étrangères lorsque nous les contactons par fax ou par téléphone. Nous aimerons poser directement des questions aux collectivités locales, mais nous n'y avons pas accès. Par conséquent, nous avons envie de communiquer avec vous. Que pouvons-nous faire ?

R : Tout d'abord, je voudrais vous remercier de votre confiance envers le Ministère des Affaires étrangères. Je pense que vous devez savoir que le Département de l'Information du Ministère des Affaires étrangères n'est pas le département compétent ni le porte-parole du gouvernement de la région autonome du Xinjiang, ni d'un quelconque département du Conseil des Affaires d'État. C'est le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'État que vous devez contacter.

Je voudrais vous conseiller de réfléchir à la manière de procéder à des contacts entre êtres humains. Nous attachons une grande importance aux questions posées par les journalistes étrangers, et faisons de notre mieux pour vous aider à connaître la vérité. Mais après des vérifications minutieuses, tous les cas individuels évoqués par vous se sont révélés être des mensonges sans fondement visant à ternir l'image de la Chine. À la longue, cela ne fera que rendre antipathiques, défensifs et vigilants ceux qui vous ont aidés ; ils ne voudront plus communiquer avec vous. Mais si vous pouvez prouver par des actions concrètes que vous entendez faire des reportages objectifs et justes, je suis convaincue qu'ils voudront avoir une communication franche et ouverte avec vous. C'est ainsi que fonctionnent les relations interpersonnelles, et il en va de même pour les relations de travail.

J'espère donc que vous et tous les amis des médias étrangers ici présents pourrez y réfléchir en vous mettant à la place des autres : que penserez-vous si des commentaires de vos collègues à propos de vous sont des mensonges et des rumeurs qui attaquent et portent atteinte à votre réputation ? Voudriez-vous encore les contacter ? La réponse est évidente. J'espère que vous pourrez réaliser davantage d'actions concrètes pour gagner la confiance de la population du Xinjiang et pour qu'elle veuille davantage s'ouvrir à vous.

Q : Les négociations économiques et commerciales sino-américaines au rang de vice-ministres ont déjà commencé. Les opérations américaines de « liberté de navigation » affecteront-elles les consultations bilatérales ? J'ai l'impression d'avoir rencontré ce genre de cas autrefois : chaque fois que la Chine et les États-Unis menaient des négociations économiques et commerciales, la partie américaine organisait des opérations de « liberté de navigation ». Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Vous observez avec beaucoup d'attention, car vous avez découvert les « basses manœuvres » menées par la partie américaine. En fait, vous savez tous ce qui préoccupe les États-Unis.

En ce qui concerne les consultations économiques et commerciales sino-américaines, je viens d'expliquer clairement la position de la Chine. Vous devez vous adresser au Ministère chinois du Commerce pour les détails. La résolution des conflits commerciaux par la Chine et les États-Unis par des dialogues et consultations est dans l'intérêt des deux parties et des aspirations communes de la communauté internationale, et profitera à la croissance économique mondiale. Nous sommes prêts à discuter avec les États-Unis dans un esprit d'égalité, de respect mutuel, d'avantages mutuels et de résultats gagnant-gagnant.

En ce qui concerne les opérations dites de « liberté de navigation » menées par les États-Unis, la Chine respecte et protège la véritable liberté de navigation et de survol, à laquelle tous les pays ont droit conformément au droit international. Cependant, nous nous opposons fermement au fait de porter atteinte à la souveraineté et à la sécurité des pays côtiers sous prétexte de la « liberté de navigation ». Cette position est ferme, claire et constante.

Q : Tout d'abord, l'Australie a révoqué la semaine dernière le visa de Huang Xiangmo, homme d'affaires et donateur politique chinois. J'aimerais connaître le commentaire de la Chine à ce sujet. Ensuite, le dirigeant de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido a déclaré qu'il était disposé à dialoguer avec la partie chinoise dès que possible et qu'il respecterait les accords bilatéraux. La Chine a-t-elle déjà entamé des discussions avec Guaido sur le remboursement de la dette du Venezuela ?

R : Concernant votre première question, je n'ai aucune information pertinente à ce sujet, mais une chose est claire : la partie chinoise n'intervient jamais dans les affaires intérieures des autres pays. Cette position a été réaffirmée à plusieurs reprises. Nous espérons que la partie australienne pourra traiter les questions pertinentes concernant ce citoyen chinois dans le respect du principe de justice, d'équité et de non-discrimination.

S'agissant de la situation au Venezuela, nous espérons que les affaires du Venezuela seront réglées par le peuple vénézuélien dans un cadre juridique en conformité avec sa Constitution, par des dialogues pacifiques et par la voie politique. C'est seulement ainsi que le Venezuela pourra réaliser une stabilité et une paix durables dans le véritable sens du terme. La Chine appuie les efforts déployés par la communauté internationale pour atteindre cet objectif et espère que toutes les parties pourront contribuer de manière constructive au règlement pacifique de la question du Venezuela. Les relations entre la Chine et le Venezuela sont des relations interétatiques normales. Les deux parties entretiennent depuis longtemps une coopération bilatérale selon les principes d'égalité, d'avantages mutuels, de développement partagé et de règles commerciales. Cette coopération est conforme aux lois et règlements, et est bénéfique aux deux pays et aux deux peuples. Elle ne doit pas être altérée, quelle que soit l'évolution de la situation. La Chine continuera de faire progresser ses échanges et sa coopération avec le Venezuela dans divers domaines, conformément au principe d'égalité, d'avantages mutuels, de coopération gagnant-gagnant et de développement partagé.

Q : Selon certaines informations, 17 résidents australiens seraient détenus au Xinjiang. Pouvez-vous confirmer cette information ?

R : Je n'ai pas entendu parler de cela et je n'ai aucune information pertinente à ce sujet. Il serait préférable que vous donniez des noms et des informations plus concrètes pour que nous puissions vous aider à vérifier ceci.

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