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Conférence de presse du 12 février 2019 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2019-02-12

Q : Selon des reportages, le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo, qui a rencontré la presse avec le Ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto, a déclaré que si la Hongrie utilisait des équipements de Huawei, la coopération américano-hongroise serait difficile. Le chef de la diplomatie hongroise a répondu que la coopération entre la Hongrie et la Chine ne mettrait pas en danger le partenariat hongrois-américain, et que l’hypocrisie devrait être rejetée dans les discussions concernant la Chine. En outre, nous avons également noté que l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’UE avait déclaré ces derniers jours que tout pays autorisant l’utilisation d’équipements de fabricants chinois risquerait de faire face à des contre-mesures américaines. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous avons noté les reportages concernés. Nous saluons l’appréciation indépendante, impartiale et objective, fondée sur des faits, portée par le Ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto. Je voudrais dire que l’amitié et la coopération ont toujours été le thème principal des relations sino-hongroises. Le renforcement de la coopération amicale entre la Chine et la Hongrie ne cherche pas à viser ni à influencer d’autres pays. De même, nous espérons et pensons que le développement des relations sino-hongroises ne sera ni saboté ni perturbé par d’autres.

En ce qui concerne les prises de position des États-Unis, nous les avons toutes remarquées. Depuis un certain temps, les États-Unis ont fait tout leur possible pour fabriquer toutes sortes d’accusations montées de toutes pièces et propager l’idée de « menace chinoise ». Ils ont ouvertement menacé les relations entre la Chine et d’autres pays et tenté de susciter des dissensions dans ces relations, de noircir et de réprimer les droits et intérêts légitimes d’entreprises chinoises dans leur développement et coopération. Ce que les États-Unis ont fait est injuste, immoral, et n’a rien à voir avec le comportement et l’esprit large qu’un grand pays est censé avoir. Nous pensons que la grande majorité des pays connaissent parfaitement les véritables intentions et la nature despotique du comportement de la partie américaine.

Nous espérons que toutes les parties pourront se débarrasser de leurs préjugés idéologiques et de leur mentalité de jeu à somme nulle et s’efforcer de créer un environnement juste, impartial, ouvert, inclusif, transparent et régi par des règles pour une coopération amicale et mutuellement avantageuse.

Q : Selon des reportages, la déclaration publiée le 11 février par le Ministère russe des Affaires étrangères a laissé entendre que le Vice-Ministre russe des Affaires étrangères Igor Morgoulov et le Vice-Ministre chinois des Affaires étrangères Kong Xuanyou ont coprésidé les consultations sino-russes sur la sécurité en Asie du Nord-Est. Les deux parties ont discuté des derniers développements de la situation de la péninsule coréenne et ont coordonné les mesures communes à adopter pour assurer la stabilité et la sécurité de la péninsule et de l’Asie du Nord-Est. Pouvez-vous le confirmer et nous donner plus d’informations ?

R : En effet, le Vice-Ministre chinois des Affaires étrangères Kong Xuanyou et le Vice-Ministre russe des Affaires étrangères Igor Morgoulov ont tenu des consultations sur le problème de la péninsule coréenne. La partie chinoise a publié un communiqué de presse à ce sujet.

La Chine et la Russie ont constaté qu’actuellement, le dialogue et la détente se poursuivent dans la péninsule, et ont formulé des commentaires positifs sur les efforts de la RPDC et des États-Unis visant à résoudre le problème par le dialogue. Nous espérons que la RPDC et les États-Unis pourront agir dans le même sens, répondre aux préoccupations de leurs interlocuteurs respectifs, et travailler au succès de la deuxième rencontre de leurs dirigeants pour obtenir des résultats positifs. La Chine et la Russie soutiennent l’amélioration des relations entre la RPDC et la République de Corée, favorisent la réconciliation et la coopération, et continueront à œuvrer de concert pour trouver une solution politique à ce problème.

Q : Selon certaines informations, l’Agence américaine du renseignement de la défense (DIA) a déclaré dans son rapport du 11 février que la Chine et la Russie considéraient l’espace extra-atmosphérique comme un élément important de la guerre contemporaine et les capacités de contre-espace comme un moyen de réduire les forces militaires des États-Unis et de leurs alliés. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : La Chine a pris note des informations concernées. Tout d’abord, je tiens à préciser que l’espace extra-atmosphérique appartient à l’humanité tout entière. Il n’est pas la propriété privée exclusive d’un pays particulier, et surtout pas celle des États-Unis. Le rapport de la DIA fait des commentaires injustifiés et totalement dénués de fondement sur les politiques spatiales des pays concernés, dont la Chine. La Chine défend l’utilisation de l’espace extra-atmosphérique à des fins pacifiques et s’oppose à la militarisation de l’espace extra-atmosphérique et à la course aux armements dans cet espace. Depuis de nombreuses années, la Chine, la Russie et d’autres pays s’emploient activement à favoriser la conclusion d’un instrument juridique international visant à empêcher fondamentalement la militarisation et la course aux armements dans l’espace extra-atmosphérique.

Ces derniers temps, des changements négatifs ont eu lieu dans le domaine de la sécurité de l’espace extra-atmosphérique. Ce qui retient une attention particulière, c’est que les États-Unis ont défini l’espace extra-atmosphérique comme un « nouveau champ de bataille » et ont annoncé la mise en place d’une « force spatiale » indépendante chargée de réaliser régulièrement des exercices dans l’espace extra-atmosphérique. Ces actes entraînent un danger croissant de militarisation de l’espace extra-atmosphérique et d’en faire un champ de bataille. Malgré tout, les États-Unis ne cessent de décrire avec exagération les prétendues « menaces à la sécurité de l’espace » causées par d’autres pays. En fait, leur comportement trompeur a pour but de justifier le développement de leurs propres forces militaires dans l’espace extra-atmosphérique et la R&D d’armes de pointe. Si les États-Unis se soucient réellement de la sécurité de l’espace extra-atmosphérique, ils devraient coopérer avec la Chine et participer activement au processus de contrôle des armements dans l’espace extra-atmosphérique. Ils devraient contribuer au maintien de la sécurité dans l’espace atmosphérique, au lieu de faire le contraire.

Q : Selon des informations récentes, des pirates informatiques travaillant pour les services de sécurité chinois ont fait intrusion dans le réseau d’une société de logiciels norvégienne, prétendant que cela fait partie de la campagne chinoise de piratage informatique mondial « Cloudhopper » visant à voler des droits de propriété intellectuelle et des secrets commerciaux. D’autres reportages affirment que l’Australie enquête sur le piratage du réseau informatique de son parlement afin de déterminer s’il est lié à la Chine. Les services de renseignement norvégiens ont également publié un rapport prétendant que la Russie et la Chine pourraient mener des attaques complexes sur Internet contre la Norvège. Comment y réagissez-vous ?

R : Ces informations font partie d’une campagne de diffamation contre la Chine lancée par certains pays. La Chine est toujours d’avis que la cybersécurité doit être respectée par tous les membres de la communauté internationale, car il s’agit d’un problème planétaire qui concerne les intérêts communs de tous les pays. Ceux qui suivent depuis longtemps la question de la cybersécurité ne doivent pas oublier l’affaire Prism. Ils doivent également avoir entendu parler du groupe Équation et du logiciel de rançon WannaCry, résultat de la tentative d’un certain pays de développer des outils cyber-offensifs, qui ont fait des ravages au niveau mondial. Tous ces incidents ont sonné l’alarme de la cybersécurité mondiale.

Étant donné la nature hautement virtuelle du cyberespace, difficile à localiser, et le fait qu’il existe une grande variété d’acteurs en ligne, je dois souligner l’importance de montrer suffisamment de preuves pour enquêter et identifier les incidents liés au cyberespace. Des suppositions déraisonnables et sans fondement ne doivent pas être tolérées.

Je voudrais réitérer que la Chine défend fermement la cybersécurité et s’oppose aux cyberattaques et aux vols informatiques sous toutes leurs formes. La Chine appelle la communauté internationale à réagir aux menaces contre la cybersécurité par le dialogue et la coopération sur la base du respect mutuel, de l’égalité et des avantages mutuels. Les accusations, les pressions et les sanctions irresponsables ne feront qu’aggraver les tensions et la confrontation dans le cyberespace et empoisonner l’environnement de coopération. Nous exhortons le pays concerné à cesser de discréditer la Chine en faisant du tapage autour du « cyber-vol » et du piratage informatique, et à cesser ses propos et ses actions portant atteinte aux intérêts de la Chine et à ses relations avec la Chine.

Q : Selon l’Hindustan Times, suite à une étude récente du Ministère indien des Affaires extérieures, le projet de barrage de Diamer-Bhasha aurait été retiré par le Pakistan, le projet hydroélectrique de West Seti annulé par le Népal, et la China Harbour Engineering Company serait inscrite sur la liste noire du Bangladesh pour corruption d’un de ses fonctionnaires. Le Ministère indien des Affaires extérieures a déclaré que les conditions inacceptables imposées par l’initiative « la Ceinture et la Route » aux différents pays sont en train d’entraîner un recul sévère. Un haut responsable proche du dossier a laissé entendre que des ajustements importants seraient apportés à la politique lors du Sommet « la Ceinture et la Route » de cette année. Pouvez-vous confirmer cela ? Et quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : J’ai pris note des reportages concernés. La situation des projets cités dans le rapport de la partie indienne est loin de la réalité. Par exemple, le projet de barrage de Diamer-Bhasha n’a pas été inclus dans la liste des projets du corridor économique Chine-Pakistan. Le projet hydroélectrique West Seti au Népal est un projet commercial, et les entreprises concernées mènent des consultations sur des points spécifiques tels que la faisabilité économique du projet. En ce qui concerne l’allégation selon laquelle le Bangladesh aurait inscrit la China Harbour Engineering Company sur une liste noire, j’ai appris que c’est tout à fait contraire à la réalité.

Plus de 150 pays et organisations internationales ont signé des documents de coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route » avec la Chine. Un grand nombre de projets de coopération se sont enracinés et ont donné des fruits, imprimant une impulsion vigoureuse au développement socio-économique des pays riverains. L’initiative « la Ceinture et la Route » est devenue un bien public bien accueilli dans le monde et une plate-forme importante de coopération internationale. La concertation, la synergie et le partage constituent des principes de base pour la construction de « la Ceinture et la Route ». En poursuivant sa coopération dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route », la Chine s’en tient toujours au principe d’égalité, d’ouverture et de transparence, et respecte les lois du marché et les règles internationales. Nous n’avons jamais imposé notre volonté à autrui, et nous n’avons jamais imposé de « conditions inacceptables ». Chaque projet est le résultat de consultations menées sur un pied d’égalité. Si certains projets ont rencontré des difficultés ou des problèmes, cela ne change rien au fait que la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route » contribue au développement socio-économique des pays riverains et est largement saluée.

La Chine accueillera cette année le deuxième Forum « la Ceinture et la Route » pour la coopération internationale. Nous souhaitons, à travers l’organisation de cet événement, passer en revue, avec les différentes parties, l’avancement de la construction de l’initiative « la Ceinture et la Route », planifier la coopération future afin de concrétiser une initiative « la Ceinture et la Route » de grande qualité, de haut niveau et de hautes normes.

Q : Selon certaines informations, la Chine vendrait un porte-avions au Pakistan. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Je n’ai pas lu le reportage que vous avez mentionné et je n’en suis pas au courant. Le gouvernement chinois a toujours strictement respecté les trois principes régissant les exportations d’armes.

Q : Avez-vous des nouvelles des derniers développements des négociations économiques et commerciales entre la Chine et les États-Unis qui ont débuté hier ?

R : Je vous invite à vous adresser au Ministère chinois du Commerce.

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