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Conférence de presse du 13 février 2019 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2019-02-13

Q : Le Secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin et le représentant du commerce Robert Lighthizer sont arrivés hier à Beijing. Avez-vous des informations précises sur leur programme et leurs rencontres ? Quels officiels chinois vont-ils rencontrer ? Des dirigeants chinois rencontreront-ils la délégation américaine ?

R : En ce qui concerne les consultations économiques et commerciales de haut niveau entre la Chine et les États-Unis, nous publierons des informations en temps opportun.

Q : Première question, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré hier que la Russie et la Chine avaient exprimé leur volonté de rejoindre le « groupe de contact international ». Mais jusqu'à présent, l'Union européenne n'a pas réagi de manière constructive. Quel est votre commentaire à ce sujet ? Deuxième question, des reportages indiquent que la Chine entame des pourparlers avec l'opposition vénézuélienne pour préserver ses investissements dans le pays. Pouvez-vous le confirmer ?

R : En ce qui concerne votre première question, ces derniers temps, la Chine reste en contact étroit avec toutes les parties dans le but de promouvoir le règlement pacifique de la question vénézuélienne. Nous soutenons les efforts déployés par la communauté internationale pour encourager le gouvernement et l'opposition du Venezuela à rechercher une solution politique par le dialogue, dans le cadre de la Constitution. La Chine est prête à travailler avec toutes les parties pour continuer de jouer un rôle constructif dans le règlement pacifique de la question vénézuélienne.

S'agissant de votre deuxième question, je pense que les reportages que vous avez cités ont été faits par le Wall Street Journal. Je tiens à souligner que certains médias ne cessent de publier de fausses informations ces derniers temps. Je me demande dans quel but ils agissent ainsi. Nous espérons que les médias concernés pourront bien faire leur travail dans le respect du principe d'objectivité et d'impartialité. Pour ce qui est de la question vénézuélienne, la Chine estime qu'une solution politique devra être recherchée par les dialogues et les consultations.

Q : Nous avons constaté qu'après avoir averti en Hongrie que l'utilisation d'équipements Huawei poserait des problèmes à la coopération entre les États-Unis et la Hongrie, le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo a évoqué en Slovaquie la nécessité de se prémunir contre les efforts économiques et d'autres moyens de la Chine visant à créer une dépendance à la Chine et à manipuler le régime politique slovaque. Les États-Unis veulent s'assurer que leurs amis et partenaires soient conscients des risques sécuritaires liés à l'achat de produits chinois. Par ailleurs, Pompeo a également déclaré en Pologne que la renonciation par la Pologne à sa coopération avec la Chine favoriserait le déploiement d'une base militaire par les États-Unis en Pologne. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Tout comme vous, nous prêtons de l'attention au déplacement du Secrétaire d'État américain Pompeo en Europe centrale et orientale et nous sommes préoccupés par ses déclarations. Je voudrais souligner que la Chine et les États-Unis sont fondamentalement différents : l'ingérence dans les affaires intérieures des autres pays n'a jamais été une politique de la Chine, et la manipulation des affaires politiques des autres pays n'a jamais été l'intérêt ni la spécialité de la Chine. Dans notre monde, qui est-ce qui s'immisce depuis longtemps dans les affaires intérieures des autres pays et qui fait tout son possible pour manipuler la politique des autres pays ? La communauté internationale connaît très bien la réponse et porte son propre jugement.

Les États-Unis, sans aucune preuve irréfutable, ont fabriqué diverses accusations et inventé toutes sortes de menaces en recourant au pouvoir de l'État et à une intervention politique dans les dossiers économiques, avec pour seul objectif de réprimer les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises. C'est extrêmement hypocrite, extrêmement injuste et extrêmement immoral. Nous espérons que les États-Unis observeront véritablement le principe du marché, caractérisé par la concurrence libre et loyale, et préserveront véritablement un environnement de marché juste, équitable et non discriminatoire.

Les États-Unis pourraient trouver un peu de sagesse dans un vieil adage chinois : « Faites toujours de bonnes actions, si petites soient-elles ; ne commentez aucun mal, si bénin soit-il ». J'espère que les États-Unis agiront davantage en faveur de la paix et de la stabilité mondiales.

Q : Une exposition intitulée « L'Armée populaire de libération de Chine : une force pour la paix mondiale » a été inaugurée au siège de l'ONU à New York. Le Secrétaire général adjoint des Nations unies, Atul Khare, a visité l'exposition et a prononcé un discours pour saluer le rôle unique et essentiel de la Chine dans les missions de maintien de la paix des Nations Unies, disant que les progrès réalisés dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies n'auraient pas été possibles sans le soutien d'États membres comme la Chine. Toujours selon UN News, depuis 1990, la Chine a envoyé plus de 39 000 Casques bleus, qui ont construit 13 000 km de routes dans des zones d'opérations de maintien de la paix, fourni des soins médicaux à plus de 170 000 patients et effectué plus de 300 escortes et patrouilles armées. Le navire-hôpital « Arche de la Paix » de la marine chinoise s'est rendu dans 43 pays et a fourni des services médicaux à plus de 230 000 habitants locaux. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : En effet, l'exposition « L'Armée populaire de libération de Chine : une force pour la paix mondiale » se tient en ce moment au siège des Nations Unies à New York. La mission permanente de la Chine auprès de l'ONU a publié un communiqué de presse à ce sujet. Nous apprécions les déclarations positives du Secrétaire général adjoint Khare sur le rôle important joué par la Chine pour la paix et la sécurité dans le monde.

La Chine soutient toujours les opérations de maintien de la paix des Nations Unies et y participe activement. Ces derniers temps, la Chine travaille activement à mettre en œuvre sur tous les plans les principales mesures annoncées par le Président Xi Jinping au Sommet de l'ONU sur le maintien de la paix de septembre 2015. Elle est toujours un bâtisseur de la paix mondiale et un défenseur ferme du maintien de la paix mondiale. En tant que contributeur et donateur majeur pour les missions de maintien de la paix de l'ONU, la Chine a apporté une contribution remarquable au rétablissement de la paix et de la stabilité dans les pays et les régions concernés, et à la protection de la sécurité des populations locales et de leurs biens. La Chine a rempli les obligations internationales qui lui incombent.

La Chine continuera à soutenir activement les opérations de maintien de la paix des Nations Unies et à y participer, et entend œuvrer avec d'autres pays pour contribuer davantage à la mise en pratique de l'esprit de la Charte des Nations Unies et au maintien de la paix et de la sécurité dans le monde.

Q : J'ai deux questions. Premièrement, le Président Donald Trump a déclaré qu'il envisageait de prolonger le délai des négociations économiques et commerciales avec la Chine. Quel est votre commentaire à ce sujet ? Deuxièmement, il a été rapporté que les États-Unis publieraient un décret pour autoriser l'administration américaine à empêcher les entreprises américaines de développer des affaires avec des fournisseurs étrangers tels que Huawei. Avez-vous un commentaire à ce sujet ?

R : Concernant votre première question, je vous invite à vous renseigner auprès du Ministère chinois du Commerce.

En ce qui concerne votre deuxième question, il y a eu bon nombre de reportages similaires récemment. Les États-Unis semblent essayer, par tous les moyens, de manœuvrer pour influencer et mobiliser des actions afin de faire pression sur les entreprises chinoises et de les discréditer, sous prétexte de l'insécurité de ces entreprises. Je viens de lire le questionnaire du Wall Street Journal, qui évoque les préoccupations d'officiels australiens selon lesquelles la participation de sociétés chinoises au secteur des câbles sous-marins pourrait permettre à la Chine de transférer ou de surveiller les données liées à la communication. Jusqu'à présent, les États-Unis et quelques-uns de leurs alliés n'ont trouvé aucune preuve de la menace que représentent les entreprises chinoises pour la sécurité de leurs pays. Ils n'ont cité que certaines clauses de la Loi sur le renseignement national chinois. Devant l'omniprésence de calomnies, avez-vous vraiment réfléchi à cela : il est une pratique internationalement reconnue consistant à protéger la sécurité nationale par la législation. Par exemple, l'Australie a élaboré une loi sur le renseignement de sécurité en 1979 et a adopté une loi sur les services de renseignement en 2001, qui stipulent que, avec l'autorisation du gouvernement, les services de renseignement peuvent avoir recours à la force pour obtenir des données et des informations concernant des personnes qui font l'objet d'une enquête. Des lois et règlements similaires existent aussi dans les pays de l'Alliance Five Eyes, à savoir les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, ainsi que dans d'autres pays occidentaux, dont la France et l'Allemagne. Vous pouvez les consulter.

Les accusations sans fondement portées par les États-Unis et quelques-uns de leurs alliés vis-à-vis de la sécurité des équipements chinois sont une interprétation erronée et partiale des lois chinoises pertinentes. La Loi sur le renseignement national chinois stipule non seulement des obligations pour les organisations et les citoyens de soutenir, d'assister et de se coordonner avec les services de renseignement du pays, mais également la nécessité pour les départements de renseignement de mener à bien leur travail conformément à la loi, de garantir les droits de l'homme et de protéger les droits et intérêts légitimes des individus et des organisations. En outre, d'autres lois chinoises contiennent de nombreuses dispositions visant à protéger les droits et intérêts légitimes des organisations et des citoyens, notamment le droit à la sécurité des données et à la vie privée. Les différentes parties doivent envisager cette question de manière globale et objective, au lieu de faire des citations tronquées sorties du contexte ou une interprétation unilatérale et erronée.

Le gouvernement chinois a toujours demandé aux entreprises chinoises de respecter les lois et règlements locaux lorsqu'elles développent des activités à l'étranger. Tout pays doit considérer et traiter cette question de manière objective, complète, raisonnable et correcte, au lieu d'appliquer deux poids deux mesures, et de chercher toutes sortes de prétextes pour réprimer les droits légitimes au développement des entreprises étrangères.

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