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Conférence de presse du 18 mars 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019-03-18

Comme il a été convenu entre la Chine et le Pakistan, le premier dialogue stratégique entre les chefs de la diplomatie des deux pays se tiendra le 19 mars à Beijing. Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi et le Ministre pakistanais des Affaires étrangères Shah Mahmood Qureshi coprésideront le dialogue.

Q : Ce matin, votre Ministère a annoncé que le Président Xi Jinping effectuerait des visites d'État en Italie, à Monaco et en France. Pourriez-vous nous donner plus de détails sur ces visites ? Qu'attend la Chine de ces visites ?

R : À l'invitation du Président de la République italienne Sergio Mattarella, du Prince Albert II de Monaco et du Président de la République française Emmanuel Macron, le Président Xi Jinping effectuera des visites d'État dans ces trois pays du 21 au 26 mars.

Lors de sa visite en Italie, le Président Xi Jinping s'entretiendra respectivement avec le Président Sergio Mattarella et le Premier Ministre Giuseppe Conte, et rencontrera la Présidente du Sénat Maria Elisabetta Alberti Casellati, et le Président de la Chambre des députés Roberto Fico. Il procédera avec eux à un échange de vues approfondi sur les relations sino-italiennes, les relations sino-européennes ainsi que les questions internationales et régionales d'intérêt commun. Cette année marque le 15e anniversaire de l'établissement du partenariat stratégique global sino-italien ; les relations bilatérales affichent une bonne dynamique de développement. La visite du Président Xi Jinping en Italie, effectuée par le Chef d'État chinois dix ans après la précédente, permettra de donner une nouvelle dimension aux relations sino-italiennes et revêtira une grande importance pour assurer la continuité et le développement, et construire l'avenir des relations bilatérales. Nous avons la certitude que cette visite permettra de consolider davantage la confiance politique mutuelle entre les deux pays dans la nouvelle ère, d'approfondir la coopération pragmatique dans différents domaines dans le cadre de « la Ceinture et la Route », d'élargir les échanges socioculturels et l'inspiration mutuelle entre les civilisations, et de promouvoir un plus grand développement du partenariat stratégique global sino-italien dans la nouvelle ère, dans le but de contribuer au développement des relations sino-européennes, à la paix et au développement du monde.

Lors de sa visite à Monaco, le Président Xi Jinping s'entretiendra avec le Prince Albert II et procédera avec lui à un échange de vues sur le développement des relations sino-monégasques dans la nouvelle ère, et sur d'autres questions d'intérêt commun. En tant que première visite du président chinois à Monaco, elle représente une importance historique pour le développement des relations sino-monégasques. Nous souhaitons travailler de concert avec Monaco pour approfondir la confiance politique mutuelle et la coopération ainsi que les échanges dans différents domaines, faire progresser sans discontinuer les relations sino-monégasques et continuer à donner l'exemple en matière de relations d'amitié et de coopération gagnant-gagnant entre différents pays, grands ou petits.

Lors de sa visite en France, le Président Xi Jinping s'entretiendra avec le Président Emmanuel Macron et rencontrera le Premier Ministre français Edouard Philippe, ainsi que le Président de l'Assemblée nationale et le Président du Sénat. Les dirigeants des deux pays auront des échanges de vues approfondis sur les relations sino-françaises, les relations sino-européennes et les questions internationales et régionales d'intérêt commun. La France est le premier grand pays occidental à avoir établi officiellement des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine. Les relations sino-françaises ont toujours été au premier plan des relations de la Chine avec les pays occidentaux. Actuellement, les relations sino-françaises continuent d'afficher une bonne dynamique de développement avec de fréquents échanges de visites de haut niveau, de nouveaux progrès continus et de nouvelles avancées dans la coopération pragmatique et l'approfondissement des échanges socioculturels. Les deux parties maintiennent également une communication et une coordination étroites sur la préservation du multilatéralisme, l'amélioration de la gouvernance mondiale, la lutte contre le changement climatique et d'autres questions d'importance majeure. La visite du Président Xi Jinping est une nouvelle visite du Chef d'État chinois en France depuis cinq ans. Cette visite, effectuée à l'occasion du 55e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, revêt une importance particulière pour les relations bilatérales. La Chine attache toujours une importance stratégique aux relations sino-françaises et entend travailler de concert avec la France pour, en saisissant l'occasion offerte par la visite, approfondir davantage la confiance politique mutuelle, ouvrir de nouvelles perspectives de coopération pragmatique et d'échanges socioculturels, et porter le partenariat stratégique global solide et durable à un nouveau palier.

Q : Une question complémentaire sur la visite du Président Xi Jinping en France. Pouvez-vous nous dire précisément quel jour il arrivera en France et quelles villes il visitera ?

R : Je vous ai dit tout ce que je peux vous dire pour le moment.

Q : Vous venez d'annoncer que le Ministre pakistanais des Affaires étrangères viendra en Chine pour coprésider, avec le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, le dialogue stratégique entre les chefs de la diplomatie des deux pays. Je présume que les tensions indo-pakistanaises à la suite de l'attaque terroriste au Cachemire sous contrôle indien seront abordées dans les discussions avec les interlocuteurs chinois. La Chine a déjà déclaré vouloir jouer un rôle pour le dialogue et les pourparlers entre l'Inde et le Pakistan. Quelles mesures la Chine va-t-elle prendre, selon vous ?

R : Comme je viens de le dire, le 19 mars, soit demain, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi et le Ministre pakistanais des Affaires étrangères Shah Mahmood Qureshi coprésideront le premier dialogue stratégique des Ministres des Affaires étrangères Chine-Pakistan à Beijing. Les deux parties échangeront leurs points de vue sur les relations sino-pakistanaises et les questions internationales et régionales d'intérêt commun. Comme vous l'avez dit, ces temps-ci, les relations indo-pakistanaises et la situation régionale sont tendues et les deux parties en parleront certainement dans le dialogue.

Je voudrais dire qu'en tant que voisin ami de l'Inde et du Pakistan, la Chine a déployé des efforts actifs pour offrir ses bons offices pour la paix et les négociations, jouant un rôle constructif pour la détente de la situation. La Chine continuera d'encourager l'Inde et le Pakistan à agir dans le même sens, à résoudre leurs divergences par le dialogue et à préserver ensemble la paix et la stabilité régionales.

Q : Vous avez évoqué le dialogue stratégique entre les Ministres des Affaires étrangères chinois et pakistanais. Nous savons que la Chine a énormément investi dans des pays musulmans par l'intermédiaire de l'initiative « la Ceinture et la Route » et d'autres projets y relatifs. Nous avons remarqué que, en comparaison avec l'Occident, ces pays musulmans ont très peu critiqué, voire pas du tout, la manière dont la Chine traite les musulmans du Xinjiang. La Chine utilise-t-elle ces investissements en échange du silence des pays musulmans ?

R : La Chine mène une coopération mutuellement avantageuse avec les pays concernés, en particulier dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route », dans le respect du principe des consultations, de la coopération et des avantages partagés ; cette coopération profite à tous les pays qui y ont pris part sur une base volontaire. Cela n'a rien à voir avec l'attitude de ces pays vis-à-vis des questions liées au Xinjiang.

En ce qui concerne la position de la Chine sur les questions relatives au Xinjiang, nous l'avons expliquée à maintes reprises. Les mesures prises par la Chine dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang visent à prévenir le terrorisme et à éliminer la radicalisation, sur lesquels la communauté internationale porte un jugement juste. Les résolutions adoptées récemment lors de la réunion du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l'Organisation de la Coopération islamique ont donné leur opinion équitable.

Q : On dit que le Président Xi Jinping rencontrera le pape François lors de sa visite en Italie. Est-ce vrai ? Est-ce qu'il y a eu des contacts entre la Chine et le Vatican ?

R : Je ne dispose pas d'informations à ce sujet. La Chine a toujours été sincère pour l'amélioration des relations avec le Vatican et a déployé des efforts inlassables à cet égard. En septembre 2018, la Chine et le Vatican ont signé un accord temporaire sur la nomination d'évêques, ce qui constitue une avancée importante dans le processus d'amélioration des relations entre les deux parties. La Chine est prête à déployer des efforts dans le même sens que le Vatican pour engager un dialogue constructif, renforcer la compréhension et la confiance mutuelle afin de faire progresser sans discontinuer le processus d'amélioration des relations bilatérales.

Q : Le 14 mars, l'Inde et le Pakistan ont tenu leur première réunion sur le couloir Kartarpur et ont discuté des clauses d'un accord relatif aux pèlerins indiens empruntant le corridor pour se rendre au Pakistan. Certains commentaires affirment qu'il s'agit de la première rencontre officielle en face à face entre les deux parties depuis un certain temps et que cela revêt par conséquent une signification symbolique pour la détente de la situation régionale. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous nous félicitons de la récente interaction entre l'Inde et le Pakistan et espérons que les progrès réalisés contribueront à promouvoir l'assouplissement des relations bilatérales et à améliorer la situation régionale. L'Inde et le Pakistan sont des voisins qui ne peuvent être déplacés. Les relations de bon voisinage correspondent aux intérêts fondamentaux des deux pays et représentent l'aspiration commune de la communauté internationale. Nous espérons que les deux pays continueront à faire preuve de bonne volonté, à travailler dans le même sens, à gérer correctement les divergences par le dialogue, et à améliorer leurs relations pour œuvrer ensemble à la préservation de la paix et de la stabilité régionales.

Q : Le Secrétaire d'État américain Michael Pompeo a déclaré, lors du point de presse sur la publication du rapport national sur les droits de l'homme 2018, que la Chine se trouve dans une « ligue à part » en matière de violations des droits de l'homme. Comment réagissez-vous à cela ?

R : La Chine s'oppose fermement à de telles accusations sans fondement et a fait des représentations sévères auprès de la partie américaine.

En ce qui concerne la situation des droits de l'homme en Chine, le peuple chinois est le mieux placé pour en parler, et la plupart des membres de la communauté internationale la voient clairement. Vendredi dernier, le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a adopté sans à-coups le rapport relatif à la Chine du 3e Examen périodique universel. Le Yucheng, chef de la délégation chinoise et Vice-Ministre des Affaires étrangères, a exposé, lors de la réunion, le développement, les idées et la pratique de la Chine dans le domaine des droits de l'homme, a présenté les progrès importants réalisés par la Chine dans la mise en œuvre des propositions nationales d'examen des droits de l'homme et dans la mise en application des 30 nouvelles mesures destinées à la protection des droits de l'homme annoncées au cours de l'examen, tout en apportant des réponses aux préoccupations des parties concernées.

Le Conseil a évalué positivement les réalisations de la Chine dans le domaine des droits de l'homme et a apprécié la participation de la Chine à la délibération avec ouverture, confiance et franchise. Le Conseil se félicite des réactions sérieuses et responsables de la Chine relatives aux recommandations formulées par différents pays en novembre dernier et a décidé d'approuver le rapport dont la Chine a participé à l'examen. Cela démontre pleinement que la voie suivie par la Chine pour développer les droits de l'homme, ses réalisations et sa détermination à protéger les droits de l'homme ont été largement reconnues par la communauté internationale.

Je tiens à vous rappeler que, sur les 346 recommandations formulées par les différentes parties, la Chine a décidé d'en accepter 284, soit 82% du total, qui correspondent à sa situation nationale et favorisent le développement de la Chine dans le respect des droits de l'homme. Ce nombre et cette proportion ont placé la Chine devant de nombreux autres grands pays. Cela montre la détermination de la Chine à protéger et à promouvoir les droits de l'homme, ainsi que sa conviction d'honorer ses engagements, d'être fidèle à la parole donnée et résolue dans les actes.

Enfin, je tiens à dire que c'est une rare qualité de pouvoir se faire une juste idée de soi-même. Un pays qui s'est retiré du Conseil des droits de l'homme et avec ses propres antécédents en matière de droits de l'homme a critiqué année après année la situation des droits de l'homme d'autres pays. Je dois dire que ce pays doit se sentir si bien dans sa peau qu'il ne voit pas comment les autres pays éprouvent de la répugnance envers ses propos et ses actes. Nous espérons que ce pays pourra faire un sérieux examen de conscience, faire avancer et régler la question des droits de l'homme et mener le dialogue et la coopération dans ce domaine avec une attitude correcte.

Q : La Vice-Ministre des Affaires étrangères de la RPDC Choe Son-hui a récemment déclaré que les autorités américaines entravaient les efforts constructifs des deux dirigeants et que, si les États-Unis ne changeaient pas leur façon de négocier, la RPDC n'avait pas l'intention de continuer. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous avons pris note de la prise de position de la Vice-Ministre des Affaires étrangères de la RPDC Choe Son-hui, et de la réponse des États-Unis exprimant le souhait de poursuivre le dialogue et les négociations sur la dénucléarisation avec la RPDC. J'aimerais souligner qu'après le sommet de Hanoï, les États-Unis et la RPDC ont affirmé leur volonté de poursuivre le dialogue. La Chine salue et encourage cette attitude.

La Chine est toujours d'avis que la question de la péninsule coréenne ne pourra être résolue que par le dialogue politique de manière pacifique. Pour poursuivre le dialogue et le faire progresser, il est essentiel de prendre en compte de manière équilibrée les préoccupations légitimes de toutes les parties et de suivre une approche graduelle et parallèle, pour une solution globale, afin de progresser pas à pas, du plus facile au plus difficile. Comme l'a souligné le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi lors de la conférence de presse tenue au cours des deux sessions annuelles, la question nucléaire de la péninsule coréenne qui perdure depuis plusieurs décennies est d'une grande complexité et elle ne peut pas être résolue du jour au lendemain. Les différentes parties doivent avoir des attentes raisonnables, au lieu de poser dès le départ des conditions excessives ou de formuler unilatéralement des exigences irréalistes.

Nous espérons que la RPDC et les États-Unis sauront préserver avec soin l'élan durement acquis en faveur du dialogue, agir dans le même sens en saisissant l'occasion ainsi offerte, renforcer la confiance et élargir les consensus, rester dans la voie du dialogue et s'efforcer d'obtenir des résultats positifs en vue de la paix. Nous souhaitons que la communauté internationale encourage les deux parties à continuer d'avancer dans la bonne direction pour la dénucléarisation de la péninsule et la mise en place d'un mécanisme de paix. La Chine est prête à continuer de contribuer à cet objectif en jouant son rôle.

Q : Selon certaines informations, la rencontre entre le Président Xi Jinping et le Président Donald Trump serait repoussée. Avez-vous d'autres informations sur les préparatifs d'un sommet entre les deux dirigeants ? Avez-vous un commentaire à faire à ce sujet ?

R : Si je me souviens bien, mon collègue a déjà répondu à cette question la semaine dernière et je n'ai pas de nouveauté à ce sujet.

Je tiens à réitérer que nous avons noté que le Président Trump avait récemment déclaré à plusieurs reprises qu'il était impatient de rencontrer à nouveau le Président Xi Jinping. Le Président Xi a également indiqué dans son message au Président Trump qu'il maintiendrait des contacts étroits avec lui par différents moyens.

Q : Le Secrétaire d'État adjoint américain Tibor Nagy a déclaré récemment, lors d'un voyage en Ouganda, que les résultats de la coopération sino-africaine étaient exagérés. Selon lui, la contribution des États-Unis à la bonne gouvernance et à la sécurité en Afrique dépasse de loin celle de la Chine, mais n'a pas fait l'objet de beaucoup d'attention. En revanche, les stades construits avec l'aide de la Chine ont attiré beaucoup d'attention du public en Afrique, ce qui semble très « agaçant ». Les prêts chinois ont alourdi le fardeau de la dette africaine et les Chinois volent des affaires et des emplois à la population locale. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous avons pris note des propos irresponsables tenus récemment à maintes reprises par des officiels américains sur la coopération Chine-Afrique lors de leurs voyages en Afrique. Ces accusations sans fondement, empreintes d'une mentalité de guerre froide, reflètent l'esprit du jeu à somme nulle profondément enraciné chez certains Américains. Je tiens à souligner que ces allégations erronées, en contradiction avec la réalité, ne trouveront aucune audience en Afrique.

L'amitié entre la Chine et l'Afrique remonte loin dans le temps et a su résister à l'épreuve du temps et des aléas internationaux ; aucune force ne pourra l'ébranler. Dans sa coopération avec l'Afrique, en adhérant au principe de sincérité, de pragmatisme, d'amitié et de franchise et à la judicieuse conception de la justice et des intérêts, la Chine a toujours travaillé à la promotion du développement de l'Afrique et à l'amélioration des conditions de vie des Africains, et n'a jamais recherché des gains égoïstes politiques. Elle a mis ses points forts et ses ressources là où les pays africains en ont le plus besoin. Lorsqu'elle propose des options de financement aux pays africains, la Chine respecte toujours leur volonté, prend en compte les conditions locales et accorde une grande importance aux bénéfices économiques et sociaux des projets, contribuant beaucoup à la réalisation du développement durable autonome des pays africains.

À l'heure actuelle, la coopération sino-africaine donne des résultats fructueux dans toute l'Afrique, apportant des avantages tangibles à tous les aspects de la vie des populations locales. Ce sont les Africains qui sont le mieux placés pour juger les effets des projets de coopération sino-africaine. Aujourd'hui, ce dont l'Afrique a besoin, ce ne sont pas des phrases creuses assénées par un donneur de leçons, mais une coopération sincère entre partenaires. En fait, les dirigeants et les populations africains se sont élevés pour réfuter l'assertion selon laquelle le problème de la dette africaine est à imputer à la Chine. Nous conseillons à ces hauts responsables américains, puisqu'ils sont en visite en Afrique, d'écouter les voix des Africains sur la terre du continent africain et de réaliser plus d'actions concrètes pour l'Afrique.

Q : Suite à ce que vous venez de dire à propos de la visite en Chine du Ministre pakistanais des Affaires étrangères, l'ambassadeur de Chine à New Delhi a fait hier une déclaration positive sur la question de l'inscription du chef du mouvement Jaish-e-Mohammed, affirmant que cette question serait résolue. Est-ce que cela sera évoqué dans les négociations entre les deux Ministres des Affaires étrangères demain ?

R : Je ne suis pas en mesure de prédire les thèmes spécifiques liés au dialogue stratégique entre les Ministres des Affaires étrangères de la Chine et du Pakistan. Mais comme je l'ai dit plus tôt, le dialogue portera certainement sur les relations bilatérales sino-pakistanaises, ainsi que sur des questions internationales et régionales d'intérêt commun. Ces temps-ci, les relations entre l'Inde et le Pakistan et la situation régionale sont tendues, et elles feront naturellement partie des sujets abordés dans le dialogue.

S'agissant de la question de l'inscription que vous avez mentionnée, je pense que vous connaissez très bien la position de la Chine et je ne vais pas la répéter. Je tiens à souligner que la Chine continuera de traiter cette question de manière constructive et responsable et restera en contact étroit avec les parties concernées, y compris l'Inde et le Pakistan.

Q : L'Italie envisage de signer un accord avec la Chine sur l'initiative « la Ceinture et la Route », mais il semble que les États-Unis exercent encore une forte pression sur ce pays. Alors, quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Mon collègue a déjà répondu maintes fois à des questions similaires la semaine dernière. Je tiens à souligner que la coopération entre la Chine et l'Italie dans le cadre de « la Ceinture et la Route » est mutuellement avantageuse et bénéfique pour toutes les parties. Nous espérons et sommes sûrs que l'Italie prendra la bonne décision et fera le bon choix en fonction de ses propres intérêts.

Q : Le Vice-Ministre chinois des Affaires étrangères Kong Xuanyou a effectué une visite au Pakistan. Y a-t-il un projet de visite de lui-même ou d'autres hauts responsables chinois en Inde ?

R : La Chine et l'Inde maintiennent une communication diplomatique étroite. Si une telle visite se profile, nous publierons les informations en temps opportun.

Q : Pouvez-vous confirmer que le Président Xi Jinping se rendra à Palerme lors de sa visite d'État en Italie ?

R : Je viens de vous informer des prochaines visites du Président Xi dans trois pays européens. Je n'ai pas plus de détails à vous donner pour le moment.

J'ai une annonce si vous n'avez pas d'autres questions. Une conférence de presse aura lieu le mercredi 20 mars à 9h00 dans la salle de conférences de notre Ministère (la salle bleue dans le bâtiment sud). Le Vice-Ministre des Affaires étrangères Wang Chao fera une présentation sur les visites d'État du Président Xi Jinping en Italie, à Monaco et en France, et répondra aux questions des journalistes. Votre présence sera la bienvenue.

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