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Conférence de presse du 29 mars 2019 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019-03-29

Q : Selon les médias, en marge de la Conférence annuelle du Forum de Boao pour l'Asie 2019, la Chine et le Luxembourg ont signé un mémorandum d'entente sur la coopération dans le cadre de la construction conjointe de « la Ceinture et la Route ». Le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, a déclaré dans un communiqué que la signature de cet accord marquait une nouvelle étape dans le développement des relations sino-luxembourgeoises et dans la coopération bilatérale sur les plans économique, commercial, universitaire et culturel. Quel est votre commentaire à ce sujet ? Nous avons également constaté que, lors de la visite du Président Xi en Italie, les deux parties ont signé un document sur la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route ». Pourrions-nous dire que la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route » est florissante ? Cela signifie-t-il que la coopération entre la Chine et l'Europe s'approfondit ?

R : La Chine et le Luxembourg maintiennent des relations bilatérales saines et stables. La signature entre les deux pays du mémorandum d'entente sur la coopération dans le cadre de la construction conjointe de « la Ceinture et la Route » marque une nouvelle étape de notre coopération amicale. La Chine collaborera avec le Luxembourg pour renforcer leur coopération pragmatique dans divers domaines, renforcer leurs liens et réaliser de nouveaux progrès dans leur coopération amicale dans le cadre de « la Ceinture et la Route » afin de procurer davantage d'avantages aux peuples des deux pays.

Lors de sa récente tournée de visites en Europe, le Président Xi et les dirigeants européens ont dégagé un consensus important et obtenu des résultats fructueux au cours de leurs discussions constructives sur la coopération dans le cadre de la construction conjointe de « la Ceinture et la Route ». Un mémorandum d'entente en la matière a été signé par la Chine et l'Italie. Monaco s'est déclaré prêt à participer à la coopération internationale dans le cadre de la construction conjointe de « la Ceinture et la Route ». La Chine et la France ont signé la liste de la troisième série de projets de démonstration de la coopération sur les marchés tiers, et ont lancé un fonds pour la coopération sur les marchés tiers. Les dirigeants allemand et européen ont également exprimé leur volonté de promouvoir une coopération innovante en mettant en synergie la stratégie de l'UE visant à relier l'Europe à l'Asie et l'initiative « la Ceinture et la Route ».

Depuis le lancement de l'initiative « la Ceinture et la Route », plus de 150 pays et organisations internationales, dont plus de 20 pays européens, ont réagi et participé activement à cette initiative chinoise. Les récentes remarques et mesures de l'Europe montrent qu'un nombre croissant de pays européens ont pris conscience de l'importance de l'initiative « la Ceinture et la Route » et des grandes opportunités qu'elle offre.

Le deuxième Forum « la Ceinture et la Route » pour la coopération internationale se tiendra le mois prochain à Beijing. Les préparatifs, bien ordonnés, vont bon train. Au cours du deuxième Forum, nous souhaitons faire le bilan des expériences en matière de coopération, élaborer un plan de coopération, et promouvoir une coopération plus approfondie et plus axée sur les résultats dans le cadre de la construction conjointe de « la Ceinture et la Route », afin d'insuffler un nouvel élan à la croissance économique mondiale et d'ouvrir des perspectives plus prometteuses pour la coopération économique internationale.

Q : Pourriez-vous nous dire combien de dirigeants participeront au deuxième Forum « la Ceinture et la Route » pour la coopération internationale ? Est-ce un nombre plus important que lors du premier Forum ? Quels dirigeants viendront ? Certains pays ont déjà annoncé leur présence, tels que la Russie, le Pakistan et les Philippines. Cependant, l'Occident est toujours préoccupé par les projets dans le cadre de « la Ceinture et la Route ». Par exemple, il y a à peine deux semaines, l'Ambassadeur américain par intérim auprès des Nations unies, lors d'un débat sur l'Afghanistan au sein du Conseil de sécurité, a affirmé qu'il y avait des cas de corruption dans le cadre de « la Ceinture et la Route ». Comment réagissez-vous à ces critiques des Etats-Unis ?

R : Je vous remercie pour l'attention que vous portez au deuxième Forum « la Ceinture et la Route » pour la coopération internationale. Comme je viens de le dire, ce deuxième Forum aura lieu à Beijing à la fin du mois d'avril prochain. Il s'agit de l'événement diplomatique le plus important que la Chine organisera cette année, et il ne fait aucun doute que ce sera un nouveau rassemblement qui attirera l'attention de la communauté internationale. A l'heure actuelle, les préparatifs, bien ordonnés, vont bon train. Nous espérons et pensons que le deuxième Forum « la Ceinture et la Route » pour la coopération internationale sera couronné de succès, marquant un jalon dans le processus de construction conjointe de « la Ceinture et la Route ».

En ce qui concerne le nombre de dirigeants présents, nous publierons les informations y relatives en temps voulu.

Vous avez évoqué les accusations et les critiques formulées par le représentant américain au Conseil de sécurité des Nations unies lors du vote d'une résolution. Je tiens à dire que l'Ambassadeur Wu Haitao, Représentant permanent adjoint, a déjà réfuté ces accusations fausses et sans fondement dans ses explications après le vote. Vous trouverez ses remarques sur le site Web de la Mission permanente de la Chine auprès des Nations unies.

En réponse aux calomnies et aux reproches des Etats-Unis à l'égard de « la Ceinture et la Route », je voudrais simplement citer une phrase tirée de ce que j'ai dit hier. « Certains membres de la partie américaine ne devraient pas surestimer l'efficacité de leurs rumeurs ou sous-estimer la capacité des autres à porter des jugements éclairés. »

Q : J'ai deux questions pour vous concernant « la Ceinture et la Route ». Premièrement, l'Ambassadeur Cui Tiankai a déclaré, dans son discours prononcé lors de la réception du Nouvel An chinois, que les Etats-Unis étaient les bienvenus au deuxième Forum « la Ceinture et la Route » pour la coopération internationale. La Chine a-t-elle envoyé une invitation officielle aux Etats-Unis ? Les Américains vous ont-ils confirmé leur participation ? Deuxièmement, le gouvernement koweïtien investit énormément, actuellement, dans un nouveau projet baptisé Silk City. La Chine y a également investi considérablement. La Chine considère-t-elle que ce projet fait partie de « la Ceinture et la Route » ? Plus généralement, comment la Chine considère-t-elle le rôle du Moyen-Orient, en particulier de la région du Golfe, dans « la Ceinture et la Route » ? Pourquoi la Chine investit-elle autant au Koweït et dans la région du Golfe ?

R : Cela fait pas mal de questions. J'essaierai d'y répondre autant que possible.

Je réponds tout d'abord à votre question concernant les Etats-Unis. En fait, la Chine maintient des communications avec les Etats-Unis au sujet de « la Ceinture et la Route » malgré leurs incompréhensions, leurs critiques et leurs diffamations vis-à-vis de cette initiative. En ce qui concerne la participation américaine au deuxième Forum « la Ceinture et la Route » pour la coopération internationale, la réponse sera révélée en temps voulu.

En ce qui concerne le projet Silk City au Koweït, je tiens à dire que le Koweït est un partenaire important pour la Chine dans la région du Golfe dans le cadre de la construction conjointe de « la Ceinture et la Route ». La Chine est disposée à renforcer la communication et la coopération pragmatique avec le Koweït sur divers projets, y compris celui du développement de Silk City et des cinq îles koweïtiennes, afin de procurer plus d'avantages aux deux pays et à leurs peuples.

Vous vous êtes demandé pourquoi la Chine avait fait un si gros investissement. Je crois qu'il s'agit d'une coopération commerciale. C'est consensuel et mutuellement bénéfique.

Q : Je n'ai qu'une question. La Chine a récemment déclaré une mise en attente de la demande d'inscription de M. Masood Azhar sur la liste du Comité 1267 du Conseil de sécurité. Certains pays l'ont accusée de protéger les terroristes. Quel est votre commentaire ?

R : La déclaration de mise en attente d'une demande d'inscription sur la liste est conforme aux règles du Comité 1267 du Conseil de sécurité des Nations unies. Ce n'est pas la Chine qui a déclaré le plus de mises en attente au cours des dernières années au sein du Comité 1267. Si certains pays qualifient cette déclaration de mise en attente par la Chine de protection de terroristes, alors tous les pays ayant déclaré des mises en attente sont censés protéger les terroristes. Dans cette logique, le pays qui a déclaré le plus de mises en attente techniques ne sera-t-il pas qualifié de plus grand protecteur du terrorisme ?

La Chine a récemment déclaré la mise en attente de la demande d'inscription concernée au Comité 1267 afin de disposer de plus de temps pour procéder à un examen intégral et approfondi, et de donner suffisamment de temps au dialogue et aux consultations entre les parties concernées.

La Chine reste en communication étroite avec les parties concernées pour trouver une solution appropriée par le dialogue. Nous espérons que tous les membres du Conseil de sécurité pourront travailler ensemble à cette fin.

Q : Ma question concerne également le Comité 1267. Lorsque la Chine a déclaré en février une mise en attente de la demande d'inscription de M. Masood Azhar sur la liste, elle a dit qu'elle avait besoin de temps pour expliquer les motifs de sa décision. Avez-vous préparé votre réponse ?

R : La Chine reste en communication étroite avec les parties concernées. Comme nous l'avons dit, nous continuerons de jouer un rôle responsable et constructif dans les discussions du Comité 1267. Nous espérons également que toutes les parties concernées pourront travailler ensemble pour trouver une solution appropriée.

Q : La Chine a déclaré quatre fois la mise en attente de la demande d'inscription de M. Masood Azhar sur la liste, estimant qu'il fallait des preuves convaincantes et des discussions entre les deux parties indienne et pakistanaise. Quelles que soient les preuves fournies par l'Inde, comme dans les cas précédents, le Pakistan a toujours répété que cela ne suffisait pas. Pensez-vous qu'il incombe également au Pakistan d'enquêter et de fournir des éléments de preuve, et aux pays qui soutiennent le Pakistan de prendre cela en considération ?

R : Le Comité 1267 du Conseil de sécurité des Nations unies a des critères clairs pour les procédures d'inscription. Ce que la Chine a fait est conforme aux résolutions du Conseil de sécurité et au règlement intérieur du Comité 1267.

Nous continuerons de jouer un rôle responsable et constructif et de maintenir la communication avec les parties concernées pour trouver une solution appropriée.

Q : Selon des sources, le plan du gouvernement japonais pour l'attribution des fréquences 5G sera publié prochainement, et les opérateurs du pays devront décider de coopérer ou non avec des sociétés chinoises telles que Huawei et ZTE. Quel est votre commentaire à ce propos ?

R : Après que le gouvernement japonais a mis en place ses nouvelles règles en matière d'achat, la partie chinoise a exprimé à maintes reprises ses préoccupations. Hier, le Porte-parole du Ministère chinois du Commerce a réitéré notre position.

La Chine défend le libre-échange, respecte les règles internationales et s'oppose à toute intervention politique dans les opérations normales des entreprises. Nous suivrons de près le résultat de l'attribution des fréquences 5G par le gouvernement japonais. Nous espérons que la partie japonaise pourra honorer ses engagements en faveur du libre-échange et créer un environnement commercial équitable, transparent et prévisible permettant aux entreprises chinoises de mener une coopération mutuellement bénéfique.

Q : Si le Japon exclut Huawei et ZTE de ses réseaux 5G, cela menacera-t-il la visite ministérielle prévue pour la mi-avril à Beijing ?

R : Nous ne répondons pas à des questions hypothétiques. Je crois que la partie japonaise connaît très bien la position de la Chine.

Q : Hier, lors de la cérémonie d'ouverture de la Conférence annuelle du Forum de Boao pour l'Asie 2019, le Premier ministre Li Keqiang a annoncé des mesures que prendra la Chine pour élargir son ouverture. Comment ces mesures vont-elles influer sur la région et le monde ?

R : Le Premier ministre Li Keqiang a prononcé un discours inaugural hier lors de la cérémonie d'ouverture de la Conférence annuelle du Forum de Boao pour l'Asie 2019, annonçant une série de mesures importantes visant à élargir l'ouverture de la Chine, notamment l'élaboration des règlements d'accompagnement de la Loi sur les investissements étrangers, l'assouplissement des critères d'accès au marché, le renforcement de la protection des droits et intérêts légitimes des sociétés étrangères, l'élargissement constant de l'ouverture du secteur financier et le maintien de la continuité et de la stabilité des politiques d'investissement à Hong Kong, à Macao et à Taïwan. Ces mesures ont été suivies de près et largement saluées par la communauté internationale.

Le discours du Premier ministre Li Keqiang prouve une fois de plus que la Chine prend des mesures concrètes pour honorer ses engagements d'élargissement de l'ouverture, promouvoir une coopération mutuellement bénéfique avec le reste du monde, et défendre le libre-échange et le système commercial multilatéral.

Vous vous souvenez peut-être qu'en 2017, le Président Xi Jinping avait défendu le libre-échange et le multilatéralisme dans son discours inaugural prononcé lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial. Lors de la cérémonie d'ouverture de la Conférence annuelle du Forum de Boao pour l'Asie 2018, le Président Xi Jinping a annoncé dans son discours inaugural une série de mesures importantes visant à promouvoir l'ouverture, notamment l'assouplissement des restrictions sur la participation étrangère au capital, le renforcement de la protection des droits de propriété intellectuelle et l'augmentation des importations. La deuxième session de la 13e Assemblée populaire nationale a adopté la Loi sur les investissements étrangers, qui établit le système d'administration caractérisé par le traitement national avant établissement et la liste négative des investissements étrangers, tout en améliorant l'environnement d'affaires en faveur d'entreprises étrangères en Chine. Au cours des dernières années, la Chine a continuellement mis en place de nouvelles politiques et de nouvelles mesures pour élargir l'ouverture. Les efforts et les progrès sont évidents pour tous.

Nous insistons sur le fait que la porte de la Chine ne sera jamais fermée et qu'elle sera de plus en plus ouverte. Nous continuerons de favoriser l'approfondissement global de la réforme par une ouverture de haut niveau, en créant plus de possibilités et d'opportunités et en offrant davantage de « dividendes chinois » au développement de différents pays et à la croissance économique mondiale.

Q : Lors de la conférence de presse tenue hier par le Département d'Etat américain, Sam Brownback, Ambassadeur itinérant pour la liberté religieuse internationale, a déclaré : « Hormis la question des "camps de détention", les habitants du Xinjiang sont restreints dans leurs déplacements ». Avez-vous un commentaire à faire ?

R : La Chine rejette fermement les propos de l'Ambassadeur itinérant américain pour la liberté religieuse internationale. Comment nous l'avons dit à maintes reprises, le Xinjiang jouit actuellement d'une stabilité sociale et d'une dynamique favorables au développement économique et social. Les différents groupes ethniques y vivent dans l'harmonie. La population locale éprouve un sentiment de sécurité beaucoup plus fort et est satisfaite de la stabilité sociale. La Chine s'oppose fermement à l'ingérence des Etats-Unis dans les affaires intérieures de la Chine en utilisant comme prétexte les questions liées au Xinjiang.

Q : Le média pour lequel je travaille a interrogé des Ouïgours en Turquie, qui ont affirmé qu'ils avaient été torturés dans des « camps de rééducation » au Xinjiang. Quelle est votre réponse à ces allégations ? Quand les observateurs internationaux et les journalistes seront-ils autorisés à visiter ces centres de formation au Xinjiang ?

R : Vous n'avez pas été présent ici ces derniers jours, n'est-ce pas ? J'ai répondu à nombre de questions similaires.

Je me demande pourquoi certains journalistes choisissent de croire les histoires inventées par un petit nombre d'individus à l'étranger. Etes-vous sûr qu'ils disent la vérité ? Pourquoi croyez-vous les accusations mensongères de certains individus au lieu de croire les déclarations officielles d'un gouvernement responsable ? En vérité, votre jugement me dépasse.

En ce qui concerne les visites dans les centres d'enseignement et de formation professionnels du Xinjiang, si vous suiviez l'actualité et nos conférences de presse, vous auriez noté que la Chine a organisé de nombreux voyages de ce type pour les diplomates étrangers en Chine, les médias étrangers et d'autres délégations étrangères. Ces voyages leur ont permis de constater par eux-mêmes la stabilité sociale du Xinjiang et le sentiment d'accomplissement de sa population. Vous pouvez trouver en ligne les reportages publiés suite à ces voyages.

Q : Le Ministère kazakh des Affaires étrangères a déclaré qu'hier, son Ministre des Affaires étrangères et le Conseiller d'Etat et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi avaient discuté de la question de la situation des Kazakhs vivant en Chine. Pourriez-vous donner plus de détails sur ce dont ils ont discuté ?

R : Hier, le Conseiller d'Etat et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi s'est entretenu avec le Ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan, Beibut Bakirovich Atamkulov. Nous avons publié des informations à ce sujet. Après leur entretien, ils ont rencontré conjointement la presse. Lors de la conférence de presse, le Conseiller d'Etat Wang Yi a déclaré clairement que les mesures de déradicalisation prises par la Région autonome ouïgoure du Xinjiang en Chine préservaient efficacement la sécurité et la stabilité locales, contribuant de manière significative à la paix et à la stabilité dans la région et fournissant de bonnes pratiques à la communauté internationale qui s'efforce de lutter contre le terrorisme et d'éliminer l'extrémisme. Nous apprécions la compréhension et le soutien du gouvernement kazakh à la position de la Chine. Nous ne permettrons jamais à quiconque ni à aucune force de saper l'amitié et la confiance mutuelle entre la Chine et le Kazakhstan. La déclaration du Conseiller d'Etat Wang Yi, je crois, a répondu à votre question.

Q : Selon des reportages, les négociations économiques et commerciales sino-américaines traînent en longueur et il faudra des semaines, voire des mois pour aboutir à un accord. Pourriez-vous nous donner plus de détails à ce sujet ?

R : Hier, le Porte-parole du Ministère du Commerce a déjà répondu à des questions y relatives. Je n'ai rien à ajouter.

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