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Conférence de presse du 11 avril 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2019-04-11

Q : Dans son rapport sur les perspectives de l'économie mondiale publié le 9 avril, le Fonds monétaire international (FMI) a abaissé sa prévision de croissance de l'économie mondiale à 3,3% pour 2019, au lieu de 3,5% comme annoncé en janvier, en rehaussant la prévision de croissance économique de la Chine de 6,2% à 6,3%. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous avons noté le rapport en question. C'est la deuxième fois que le FMI abaisse sa prévision de croissance économique mondiale cette année, ce qui montre que la pression à la baisse sur l'économie mondiale continue de s'accroître. Dans un tel contexte, l'économie chinoise a maintenu une stabilité globale de ses activités et progressé de manière continue avec un bon élan, ce qui est connu de la communauté internationale. Malgré des facteurs d'incertitude et d'instabilité dans l'environnement extérieur, la tendance générale à la croissance de l'économie chinoise à long terme n'a pas changé, et les caractéristiques fondamentales de l'économie chinoise, qui résiste bien et qui bénéficie d'un grand potentiel et d'une large marge de manœuvre, n'ont pas changé. La hausse des prévisions de croissance pour la Chine par le FMI montre que la communauté internationale a pleinement confiance dans le maintien d'une croissance moyennement élevée et l'évolution de l'économie chinoise vers un niveau moyennement élevé.

Q : Ces derniers jours, des officiels philippins ont déclaré que la Mer de Chine méridionale qui appartient aux Philippines avait été prise par la Chine, que les Philippines la récupéreraient et que la Chine n'a rien à faire dans la zone économique exclusive des Philippines. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous avons pris note des propos des officiels philippins. Les îles Nansha font partie du territoire chinois, nous disposons de solides fondements historiques et jurisprudentiels capables de prouver la souveraineté chinoise sur les îles Nansha. Depuis des milliers d'années, les pêcheurs chinois pêchent dans les eaux de la Mer de Chine méridionale. Leurs droits sont incontestables.

La Chine est toujours convaincue que les divergences concernant la Mer de Chine méridionale doivent être réglées par la voie des négociations entre la Chine et les pays directement concernés, y compris les Philippines, et nous œuvrons à maintenir la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale avec les autres pays de la région. Grâce à l'attention portée par leurs dirigeants, la Chine et les Philippines sont revenues sur la bonne voie pour traiter et résoudre correctement les divergences concernées par les négociations et les consultations. La situation en Mer de Chine méridionale est globalement stable et les consultations sur le Code de conduite en Mer de Chine méridionale (COC) progressent régulièrement. Les relations sino-philippines se sont améliorées et consolidées, et se sont élevées à un niveau supérieur pour devenir des relations de coopération stratégique globale. Cet élan positif, acquis aux prix de durs efforts, est à préserver avec une attention particulière. Nous espérons que la partie philippine pourra travailler avec nous pour régler correctement la question liée à la Mer de Chine méridionale, préserver la paix et la tranquillité maritimes et œuvrer au mieux-être des deux peuples.

Nous espérons que la partie philippine se joindra à nous pour appliquer scrupuleusement l'important consensus auquel les deux dirigeants sont parvenus, dans l'objectif de résoudre adéquatement la question liée à la Mer de Chine méridionale et de préserver la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale.

Q : La conférence d'inauguration de l'Institut Chine-Afrique s'est tenue à Beijing le 9 avril. Le Président Xi Jinping a adressé une lettre de félicitations saluant cet événement. Yang Jiechi, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et directeur du Bureau de la Commission centrale des affaires étrangères, présent à la conférence, a fait lecture de la lettre du Président Xi Jinping avant de prononcer un discours. Pourquoi la Chine attache-t-elle une telle importance à cette institution ?

R : En septembre dernier, lors du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), qui s'est tenu avec succès, les deux parties sont convenues de mettre conjointement en œuvre les huit initiatives majeures pour la coopération sino-africaine. La création de l'Institut Chine-Afrique est une mesure importante pour les échanges socioculturels. Cette année marque le début de la mise en œuvre des résultats du Sommet de Beijing du FCSA. La création de l'Institut Chine-Afrique est un premier fruit important de la mise en œuvre des résultats du Sommet du FCSA dans le domaine des échanges socioculturels.

La lettre de félicitations du Président Xi Jinping, lue par le directeur Yang Jiechi, illustre pleinement l'attachement et le soutien du Président Xi et de la Chine aux relations et aux échanges socioculturels entre la Chine et l'Afrique. La partie africaine attache également une grande importance à la création de l'Institut Chine-Afrique. L'ancien Président du Mozambique, M. Chissano, la Commission des ressources humaines, des sciences et technologies de l'Union africaine, les chefs de missions diplomatiques de plus de 40 pays africains accrédités en Chine, et les représentants d'institutions universitaires, de think tanks et de médias africains ont assisté à la conférence d'inauguration. La partie africaine a hautement apprécié la lettre de félicitations du Président Xi Jinping, et s'est dit prête à travailler avec la Chine pour bâtir une communauté de destin sino-africaine plus étroite, soutenir activement le développement de l'Institut Chine-Afrique et apporter une plus grande contribution au renforcement des échanges et de la coopération entre la Chine et l'Afrique, ainsi qu'à l'amélioration de la compréhension mutuelle et de l'amitié sino-africaines.

Nous souhaitons que des universitaires et des experts chinois, africains et d'autres pays, en profitant de la plate-forme de l'Institut Chine-Afrique, renforcent les échanges et la coopération entre les think tanks des deux parties, favorisent la compréhension mutuelle entre les peuples chinois et africains et l'inspiration réciproque entre les différentes civilisations, formulent des propositions ou suggestions pour approfondir le partenariat de coopération stratégique global sino-africain et aident la communauté internationale à avoir une bonne vision de la Chine, de l'Afrique et de la coopération sino-africaine.

Q : Hier, le Secrétaire américain au Trésor Mnuchin a déclaré que la Chine et les États-Unis étaient pratiquement parvenus à une identité de vues sur l'instauration réciproque d'un bureau exécutif, qui fait partie de l'accord économique et commercial sino-américain. Est-ce que la Chine est d'accord avec cette déclaration ? Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : La Chine et les États-Unis ont réalisé, après neuf tours de consultations économiques et commerciales, des progrès substantiels lors du dernier tour. Nous espérons que les deux parties continueront à déployer des efforts pour résoudre adéquatement les préoccupations réciproques et parvenir à un accord acceptable sur la base du respect mutuel, de l'égalité et des bénéfices réciproques, car cela est dans l'intérêt des deux parties et profite également à l'économie mondiale.

En ce qui concerne les détails du texte et certains domaines qu'il implique, nous avons noté que la partie américaine avait parfois fait des remarques et je vous conseille de vous renseigner auprès du département compétent chinois pour plus d'informations.

Q : Selon le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo, il est nécessaire d'inclure la Chine, qui a considérablement élargi son programme nucléaire ces dernières années, dans le traité américano-russe sur la réduction des armes stratégiques (« nouveau traité START »). Ce traité, signé entre la Russie et les États-Unis en 2010, expirera en 2021. Quel est le commentaire de la Chine sur les propos de Pompeo ? La Chine est-elle prête à engager des discussions avec les États-Unis et la Russie au sujet du nouveau traité START ?

R : Le traité américano-russe sur les mesures visant à réduire davantage et à limiter les armes stratégiques offensives, connu sous le nom de « nouveau traité START », est un accord bilatéral important en matière de désarmement nucléaire entre les États-Unis et la Russie. La prolongation du traité a attiré un vif intérêt de la communauté internationale, car cette question touche aux relations de sécurité stratégique entre les États-Unis et la Russie, et à la stabilité stratégique mondiale. La Chine espère que le traité sera prolongé sans heurts pour contribuer ainsi à la promotion de la paix et de la sécurité internationales.

Fidèle à la politique de non-recours en premier aux armes nucléaires, la Chine préconise toujours l'interdiction complète et la destruction totale des armes nucléaires, et continuera de maintenir son énergie nucléaire au niveau le plus bas requis par la sécurité nationale. La politique nucléaire de la Chine reste hautement stable et transparente, ce qui constitue en soi une contribution importante à l'œuvre du désarmement nucléaire international. En tant que pays dotés du plus grand arsenal nucléaire, les États-Unis et la Russie ont l'obligation de s'acquitter de leur responsabilité particulière et primordiale en matière de désarmement nucléaire et de continuer à réduire considérablement leurs armes nucléaires de manière vérifiable, irréversible et juridiquement contraignante, conformément au consensus de la communauté internationale et des documents des Nations Unies, notamment les résolutions de l'Assemblée générale de l'ONU. Cela contribuera à créer les conditions nécessaires à la réalisation finale d'un désarmement nucléaire complet et approfondi.

Q : Selon les informations financières d'un média néerlandais, de hauts responsables chinois du producteur de semi-conducteurs ASML ont volé les secrets commerciaux de l'entreprise, lui causant d'énormes pertes. Ils ont affirmé que ces technologies ont été divulguées au gouvernement chinois. Êtes-vous au courant de cela ? Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous avons noté des reportages à ce sujet. En fait, la Chine et les Pays-Bas mènent une bonne coopération dans les domaines scientifique et technologique. Nous avons réitéré à maintes reprises que le gouvernement chinois attache une grande importance à la protection des droits de propriété intellectuelle. Nous demandons toujours aux citoyens et aux entreprises chinois à l'étranger de respecter les lois des pays d'accueil.

En ce qui concerne la Chine elle-même, son développement technico-scientifique n'a pas été réalisé par le vol ou le pillage, mais grâce à la sagesse et au travail acharné de tout le peuple chinois.

Q : Selon des informations, le 15e tour de négociations en vue d'un accord de libre-échange entre la Chine, le Japon et la République de Corée est en cours à Tokyo, au Japon. Quel est votre commentaire sur la coopération actuelle entre les trois pays ?

R : Le 15e tour de négociations sur l'accord de libre-échange Chine-Japon-République de Corée se tient à Tokyo du 9 au 12 avril. Nous souhaitons que ce tour de négociations se déroule dans d'heureuses conditions et donne des résultats positifs, de sorte à jeter une base favorable à la conclusion finale d'un accord global, de haut niveau et mutuellement bénéfique.

Depuis la 7e réunion trilatérale réunissant la Chine, le Japon et la République de Corée en mai dernier, la coopération entre les trois pays progresse à pas assurés et affiche une bonne dynamique de développement. La Chine, le Japon et la République de Corée soutiennent fermement le libre-échange et œuvrent à promouvoir activement l'intégration économique régionale. Ce tour de négociations sur l'accord de libre-échange montre la détermination commune des trois pays à défendre le système commercial multilatéral, et à s'opposer au protectionnisme et à l'unilatéralisme. En outre, les trois pays ont tenu successivement des réunions ministérielles sur l'information et la communication, l'environnement, les transports et la logistique, la culture, les sports, l'agriculture, la banque centrale, la santé publique et les droits de propriété intellectuelle, permettant de planifier la coopération dans des domaines spécifiques. Des événements importants tels que le projet de Cité culturelle de l'Asie de l'Est, le Forum sur la diplomatie publique et le Forum médiatique trilatéral ont accru l'influence de la coopération Chine-Japon-République de Corée et consolidé la base populaire de cette coopération. Les trois pays explorent activement la coopération « Chine-Japon-République de Corée + X » afin de mieux tirer parti de leurs avantages respectifs et de promouvoir le développement durable global de la région.

Cette année marque le 20e anniversaire de la coopération Chine-Japon-République de Corée ; la coopération trilatérale a devant elle de nouvelles perspectives de développement. En tant que pays hôte, la Chine est prête à travailler avec le Japon et la République de Corée pour assurer le succès de la réunion des dirigeants et d'autres activités importantes, dans l'objectif d'ouvrir un nouveau chapitre de la coopération trilatérale avec un nouveau point de départ historique, et de créer une nouvelle situation de coopération en Asie de l'Est.

Q : En ce qui concerne le 5e dialogue économique de haut niveau Chine-Japon, sur quels plans la Chine souhaite-t-elle obtenir des résultats ? La Chine abordera-t-elle la question de la coopération Chine-Japon dans le domaine de la 5G et celle relative à Huawei ?

R : Les médias japonais ont déjà fait des reportages sur le nouveau tour de dialogue économique de haut niveau entre la Chine et le Japon. La partie japonaise a également donné des nouvelles y relatives. Nous vous communiquerons des informations formelles dès que possible. Ce dialogue est en effet très important et les deux parties souhaitent renforcer la communication et la coordination.

Pour savoir quels seront les domaines spécifiques abordés dans ce dialogue, veuillez attendre les informations en la matière.

Vous avez mentionné la question de la 5G. Nous avons toujours souligné que, dans le contexte de la mondialisation économique, les pays ont coopéré pour accomplir de nombreuses réalisations, y compris la construction de réseaux 5G. Ces résultats doivent être partagés par toutes les parties. Ce que les entreprises chinoises ont réalisé dans le domaine de la 5G a été accompli grâce à leurs propres efforts, dans le cadre du fonctionnement du marché et sur la base d'une concurrence loyale. Nous espérons que ces entreprises ne feront pas l'objet de discrimination. Tout pays doit accorder un traitement équitable et non discriminatoire aux entreprises des autres pays. Je pense que ce sera bon pour la Chine, pour le Japon et pour toute économie qui participe à la mondialisation et en tire profit. Attendons de voir si le dialogue économique de haut niveau entre la Chine et le Japon abordera ce domaine.

Q : Hier, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a tenu une session à huis clos sur la récente crise en Libye. Le Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a déclaré, après la réunion, qu'il était urgent pour la Libye de reprendre un dialogue politique sérieux, mais que celui-ci ne pourrait pas être lancé avant la fin des hostilités dans le pays. Quelle est la position de la Chine sur cette question ? En tant que membre permanent du Conseil de Sécurité, la Chine est-elle prête à accorder une assistance ou à faire des propositions pour empêcher de nouvelles escalades de tension dans ce pays ?

R : Comme beaucoup d'autres membres de la communauté internationale, la Chine est extrêmement préoccupée par l'évolution de la situation en Libye. Nous pensons toujours que la question libyenne doit être résolue par des moyens politiques. Nous espérons que toutes les parties au conflit en Libye tiendront compte des intérêts du pays et de la population et répondront à l'appel de la communauté internationale pour cesser le feu, apaiser les tensions, revenir sur la voie du dialogue et des consultations pacifiques et promouvoir activement le processus de règlement politique en Libye sous la conduite de l'ONU. La Chine entend travailler avec la communauté internationale pour continuer à déployer des efforts visant à réaliser la stabilité à long terme en Libye.

Q : Selon des médias australiens, ces dernières années, le consulat général de Chine à Sydney a plusieurs fois mis en garde le Conseil de Georges River dans le sud de Sydney, lui demandant d'interdire aux médias soutenus par le Falungong de parrainer des activités locales pour le Nouvel An. Les reportages disent que le comportement de la Chine constitue une ingérence dans les affaires intérieures de l'Australie. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Récemment, certains médias australiens ont tenté de fabriquer de prétendues histoires d'interférences de la Chine dans les affaires intérieures de l'Australie, mais ils ont du mal à produire des preuves. Et maintenant, ils sont allés jusqu'à agir de connivence avec un culte hérétique. Le Falungong est un culte hérétique et une organisation politique anti-chinoise qui n'a aucun scrupule à diffamer la Chine. Il est ouvertement interdit par le gouvernement chinois conformément à la loi, et rejeté par le peuple chinois depuis de longues années. Le consulat général de Chine a alerté le pays concerné quant à la nature hérétique du Falungong pour l'empêcher d'être induit en erreur ou manipulé, ce qui est tout à fait légitime et justifié, et ce qui n'a rien à voir avec « une ingérence dans les affaires intérieures ».

Certains médias australiens, poussés par leurs propres motivations politiques, se complaisent à susciter des sentiments anti-chinois et à se faire remarquer par des attaques contre la Chine. Il n'est pas difficile de percer à jour leurs manœuvres ignobles. Nous exhortons ces médias à respecter l'éthique professionnelle, à assumer leur responsabilité sociale, à cesser d'être de mèche avec une secte comme le Falungong et de publier de fausses informations sur la Chine qui trompent le public.

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