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Conférence de presse du 17 avril 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2019-04-17

Q : La cérémonie d'ouverture de l'Année de promotion des échanges entre les jeunes chinois et japonais s'est tenue à Beijing le week-end dernier. Comment la Chine envisage-t-elle le rôle que jouent les échanges entre les jeunes dans les relations sino-japonaises ? Quels sont vos projets pour promouvoir les échanges entre les jeunes des deux pays à l'avenir ?

R : Vous avez peut-être remarqué que le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi et le Ministre japonais des Affaires étrangères Taro Kono ont assisté ensemble à la cérémonie d'ouverture de l'Année de promotion des échanges entre les jeunes chinois et japonais qui a eu lieu le week-end dernier à Beijing, et y ont prononcé un discours. Comme tout le monde le sait, les relations interétatiques sont portées par les liens d'amitié entre les peuples. Et les échanges entre les jeunes sont une partie importante des interactions non gouvernementales entre nos deux pays.

Les deux parties ont convenu d'organiser, dans le cadre de l'Année de promotion des échanges entre les jeunes des deux pays, des visites croisées de 30 000 jeunes d'ici cinq ans. Vous devez encore vous souvenir du festival d'amitié entre les jeunes des deux pays qui a eu lieu en 1984, réunissant 3 000 jeunes japonais en Chine, marquant ainsi une page importante dans l'histoire des relations entre les deux pays. Nous espérons sincèrement que les jeunes des deux pays s'engageront dans des échanges riches et variés en faisant preuve d'esprit innovant et de sagesse propres à la jeunesse pour mieux se connaître, approfondir la compréhension mutuelle et s'efforcer de devenir la force la plus active dans les échanges non gouvernementaux entre les deux pays.

Q : Il a été rapporté que le Président de la République de Corée Moon Jae-in avait déclaré le 15 avril qu'il ferait des efforts pour organiser le quatrième sommet entre la RPDC et la République de Corée, sans tenir compte du lieu et de la forme. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : La Chine soutient toujours le côté nord et le côté sud de la péninsule coréenne dans leurs efforts pour améliorer les relations entre eux par le dialogue et la consultation, et pour promouvoir la réconciliation et la coopération. Nous espérons que la RPDC et la Corée du Sud continueront à renforcer les échanges de haut niveau, à concrétiser conjointement le consensus bilatéral, et à jouer un rôle positif dans le processus de règlement politique de la question de la péninsule coréenne.

Q : Hier, le Vatican a déclaré que la Chine l'avait invité à envoyer des représentants pour participer à l'Exposition horticole internationale qui s'ouvrira à la fin du mois. Pouvez-vous nous dire pourquoi la Chine a invité le Vatican ? Est-ce un autre signe que les relations sino-vaticanes continuent de s'améliorer ?

R : L'Exposition horticole internationale de Beijing 2019 est une exposition horticole internationale de classe A1. À ma connaissance, 110 pays et organisations participeront à cette exposition. Nous espérons que cet événement contribuera à promouvoir le développement écologique de tous les participants.

En ce qui concerne votre question spécifique, nous avons appris que le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical pour la culture, participerait à des activités en tant que représentant général du Vatican à l'invitation du Comité d'organisation de l'Exposition horticole internationale de Beijing.

En ce qui concerne les relations entre la Chine et le Vatican, un accord provisoire sur la nomination d'un évêque ayant été conclu en septembre dernier, les deux parties poursuivent les pourparlers pour promouvoir le processus d'amélioration de leurs relations.

Q : Y a-t-il un lien entre les « camps de rééducation » au Xinjiang et la démolition de mosquées dans d'autres régions en Chine ? Le gouvernement chinois a-t-il mis en œuvre une politique anti-islamique ?

R : Tout d'abord, je dois vous corriger concernant ce que vous avez qualifié de « camps de rééducation ». Je ne connais aucun de ces « camps » en Chine. Nous l'avons déclaré maintes fois ici : les centres d'enseignement et de formation professionnels du Xinjiang ont été créés à titre de mesures préventives dans le but explicite de lutter contre le terrorisme et de mener la déradicalisation, à l'instar de ce qui a été fait par d'autres pays. Les mesures peuvent prendre différentes formes suivant les pays, mais l'objectif est le même.

Quant à savoir si la Chine applique une politique anti-islamique, je peux vous dire de manière responsable qu'il n'en est rien. Suivant la politique qui protège la liberté de croyance religieuse, la Chine, à l'instar d'autres pays, gère les affaires religieuses conformément à la loi. Nous sommes déterminés à nous opposer à l'extrémisme religieux et à le combattre. Les activités religieuses normales des croyants sont garanties conformément à la loi, et leurs coutumes sont respectées. La Chine compte plus de 20 millions de musulmans et plus de 35 000 mosquées, et la majorité des croyants peuvent librement pratiquer des activités religieuses conformément à la loi. Nous espérons que les médias concernés cesseront de s'adonner à des propos mensongers, et surtout de fabriquer de fausses informations. Ils devraient respecter scrupuleusement l'éthique professionnelle journalistique.

Q : Un conseil militaire de transition a été créé au Soudan récemment. Il a annoncé une période de transition politique de deux ans et promis de former un gouvernement civil reconnu par toutes les parties, auquel il transférera le pouvoir après la fin de la période de transition politique. Selon certaines informations, le conseil militaire de transition est entré en contact avec les différentes parties dans le pays pour discuter de la formation d'un gouvernement. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Le conseil militaire de transition au Soudan a entamé des dialogues avec toutes les parties du Soudan pour écouter leurs revendications, ce que la Chine salue et soutient. Nous espérons que toutes les parties concernées du Soudan pourront rechercher un terrain d'entente pour faire avancer conjointement le processus de transition politique et contribuer à la stabilité et au développement du pays, car cela est dans l'intérêt du peuple soudanais.

Q : Le deuxième forum « Ceinture et Route » pour la coopération internationale s'ouvrira dans un peu plus d'une semaine. Pouvez-vous nous confirmer la date exacte de l'ouverture du forum ? Et pouvez-vous nous dire le nombre de pays dont les dirigeants viendront ? Le directeur Yang Jiechi a dit, lors d'une interview au Quotidien du Peuple il y a quelques semaines, qu'ils seraient environ 40. Pouvez-vous donner plus de détails ?

R : Je prévoyais d'annoncer les informations en la matière après la conférence de presse d'aujourd'hui. Je vais les annoncer maintenant puisque vous avez posé une question à ce sujet. Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi sera invité au point de presse tenu sur le deuxième forum « Ceinture et Route » pour la coopération internationale qui aura lieu ici vendredi 19 avril à 10 heures. Il répondra aux questions qui vous intéressent, y compris la vôtre. Vous êtes bienvenus à ce briefing.

Q : Selon des informations, le Groupe de Lima a publié le 15 avril une déclaration appelant la communauté internationale à soutenir le Venezuela dans ses efforts de « reconstruction démocratique » et exhortant des pays comme la Chine, Cuba, la Russie et la Turquie à le rejoindre, tout en affirmant que le soutien apporté par ces pays au régime de Maduro a eu des conséquences négatives sur l'Amérique latine. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : J'aimerais réitérer que, concernant la situation au Venezuela, la Chine s'est engagée à défendre les buts et principes de la Charte des Nations Unies ainsi que la paix et la stabilité régionales. Récemment, la Chine a mené une communication et une coordination étroites avec les parties concernées sur la question du Venezuela. Nous avons encouragé la communauté internationale, y compris le Groupe de Lima, à jouer un rôle constructif, dans le respect du droit international et des normes fondamentales régissant les relations internationales, pour que cette question puisse rapidement s'engager sur la bonne voie du règlement politique. Les affirmations selon lesquelles la coopération sino-vénézuélienne a eu une influence négative dans la région ne sont pas vraies.

Les affaires vénézuéliennes devront et ne peuvent être décidées que par le peuple vénézuélien. Les sanctions et les pressions extérieures ne feraient que compliquer la situation ou la faire échapper à tout contrôle, ce qui menacerait la paix et la stabilité dans la région. Nous espérons que les pays et organisations concernés pourront envisager le rôle de la Chine de manière correcte et objective, discerner clairement les véritables amis et faire des choses véritablement propices à la stabilité, au développement économique et au bien-être de la population du Venezuela.

Q : Le deuxième Forum sino-arabe sur la réforme et le développement s'est tenu à Shanghai cette semaine. Pourriez-vous donner des détails à ce sujet ?

R : Le deuxième Forum sino-arabe sur la réforme et le développement s'est tenu le 16 avril à Shanghai. Le Ministre assistant des Affaires étrangères Chen Xiaodong était présent à la cérémonie d'ouverture et y a prononcé un discours. Ce forum était organisé par le Centre de recherche sur la réforme et le développement sino-arabe, appuyé par le Ministère chinois des Affaires étrangères. Y étaient présents l'ancien Président libanais Michel Suleiman, l'ex-Premier Ministre djiboutien Dileita Mohamed Dileita, l'ex-Ministre égyptien des Affaires étrangères Nabil Fahmi, le Secrétaire général adjoint de la Ligue des États arabes Khalil Ibrahim Al Thawadi, et plus de 100 représentants et chercheurs des milieux politique, économique, culturel, des médias et d'autres secteurs de Chine et de pays arabes.

Les représentants des deux parties ont mené des discussions approfondies sur la communication politique, l'approfondissement de la coopération, les échanges entre les think tanks et d'autres sujets. Comme l'a souligné le Ministre assistant des Affaires étrangères Chen Xiaodong dans son discours, la Chine et les pays arabes devraient, en mettant l'accent sur la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route », continuer à créer des synergies entre leurs stratégies et leurs actions, élargir davantage leur ouverture, créer de nouveaux moteurs de croissance tirés par l'innovation et renforcer la communication et la coopération en matière de gouvernance pour enrichir sans discontinuer leur partenariat stratégique et travailler de concert pour suivre la voie de la réforme, du développement et du renouveau. Les représentants arabes ont déclaré, en appréciant hautement l'initiative chinoise « la Ceinture et la Route », que la coopération avec la Chine dans ce cadre offrirait d'immenses possibilités aux pays arabes pour faire progresser la réforme et accélérer la croissance, et que les pays arabes étaient prêts à renforcer leur partenariat stratégique avec la Chine, à s'inspirer des expériences de la Chine en matière de réforme et de développement, et à approfondir leur coopération pragmatique.

Le deuxième Forum « Ceinture et Route » pour la coopération internationale se tiendra bientôt à Beijing. De nombreux dirigeants d'États arabes y participeront et discuteront des questions d'importance majeure du développement de haute qualité de « la Ceinture et la Route ». Je pense que cela donnera une nouvelle impulsion à la coopération entre la Chine et les pays arabes dans le cadre de « la Ceinture et la Route ».

Q : Selon des informations, le gouvernement japonais a décidé d'envoyer des experts financiers dans les pays africains confrontés à des problèmes d'endettement avec la Chine pour les aider à surmonter leurs difficultés financières. Il est prévu d'annoncer cette initiative lors de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique, qui se tiendra au mois d'août. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : La Chine a maintes fois exprimé ses points de vue et ses propositions sur la question de l'endettement de l'Afrique. À l'heure actuelle, les pays africains œuvrent à un développement socio-économique plus rapide, alors que l'insuffisance de fonds demeure une contrainte persistante. En tant que bon frère, bon ami et bon partenaire des pays africains, la Chine, qui partage les soucis et les préoccupations de l'Afrique, souhaite renforcer la coopération sino-africaine en matière d'investissement et de financement et aider le continent africain à améliorer ses infrastructures et son environnement au service du développement socio-économique pour renforcer sa capacité à réaliser une croissance autonome. Les faits ont prouvé que cette coopération a apporté des avantages tangibles aux peuples africains et a été largement saluée par les gouvernements et les peuples africains.

La partie chinoise est accueillante et ouverte aux partenaires internationaux qui renforcent leur coopération avec l'Afrique. Nous sommes toujours d'avis que les partenaires mondiaux devraient créer une synergie sur cette coopération afin de mieux accompagner le développement de l'Afrique. Si le gouvernement japonais souhaite apporter une aide matérielle accrue aux pays africains, notamment en matière d'investissement et de financement, la Chine s'en félicite. Cependant, si la partie japonaise crée des histoires en profitant du prétendu problème de la dette africaine pour des raisons politiques, et tente même de discréditer la Chine, je ne pense pas que les pays africains l'approuveront.

Q : Il y a environ deux semaines, la partie chinoise a déclaré que la question liée à l'inscription de Masood Azhar avait progressé. Y a-t-il de nouvelles avancées sur cette question ? Selon des informations, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont de nouveau demandé à la Chine de lever la suspension technique de la résolution sur l'inscription de Masood Azhar au Comité 1267 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Pouvez-vous le confirmer ? Si la résolution passe par le Conseil de Sécurité en contournant le Comité 1267, la Chine l'appuiera-t-elle ? La position chinoise sera-t-elle expliquée lors du débat public ?

R : La position de la Chine sur la question de la désignation de Masood Azhar est constante et claire. Ces derniers temps, la Chine reste en communication avec les pays concernés et les choses évoluent vers un règlement. La Chine a exprimé à plusieurs reprises son opposition à la tentative des pays concernés d'imposer une nouvelle résolution au Conseil de Sécurité. Aujourd'hui, je peux réitérer notre ferme opposition à cette façon d'agir. En fait, lors de discussions au Conseil de Sécurité, la majorité des membres ont clairement déclaré que la question devrait être résolue dans le cadre du Comité 1267, et non au Conseil de Sécurité. Nous exhortons les pays concernés à respecter cette opinion, à continuer de déployer des efforts dans le même sens avec une attitude coopérative pour trouver une solution appropriée à cette question au sein du Comité 1267, à travers la coopération.

Question supplémentaire : Il a été rapporté que le 23 avril était la date limite confirmée par la Chine pour la levée de la suspension technique. Si elle refuse de lever la suspension technique avant cette date, les parties concernées soumettront la résolution au Conseil de Sécurité. Pouvez-vous confirmer cela ?

R : Je ne sais pas quelle est votre source d'information. Le Conseil de Sécurité et ses organes affiliés ont des règles procédurales et disciplinaires explicites. Je crois que vous devriez demander une confirmation à la partie auprès de laquelle vous avez obtenu l'information concernée. La position de la Chine sur cette question est très claire : la question doit être résolue par les membres du Conseil de Sécurité dans le cadre du Comité 1267, à travers la coopération. Nous ne pensons pas qu'imposer une proposition qui manque de consensus conduise au résultat escompté.

Q : Un incendie a éclaté au crépuscule du 15 avril, heure locale, dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, endommageant une grande partie du toit et provoquant l'effondrement de la flèche. La Chine a-t-elle exprimé sa sympathie à la partie française ?

R : La cathédrale Notre-Dame de Paris n'est pas seulement un symbole de la civilisation française et européenne, elle constitue également un précieux patrimoine culturel de l'humanité tout entière. Hier, le Président Xi Jinping, après avoir appris la triste nouvelle, a adressé un message de sympathie au Président français Emmanuel Macron pour exprimer ses sincères vœux de réconfort à tous les Français. Sur des médias sociaux tels que Weibo et WeChat, des internautes chinois ont exprimé leurs regrets pour cet incident tragique. Cela montre pleinement que l'appréciation de la culture et l'amour de la beauté transcendent les frontières. Comme le Président Xi l'a écrit dans son message, nous espérons sincèrement que, grâce aux efforts du peuple français et au soutien de la communauté internationale, la cathédrale Notre-Dame de Paris sera réparée dans d'heureuses conditions et retrouvera sa gloire du passé.

Q : En ce qui concerne l'inscription de Masood Azhar, vous venez de dire que les choses évoluent dans le sens d'une résolution. Pouvez-vous préciser s'il y a un calendrier précis ? Est-ce que la Chine est entrée en contact avec les parties concernées ? La Chine a-t-elle proposé un plan spécifique ?

R : Tout d'abord, ce que vous avez dit est correct et, comme je l'ai déclaré plus tôt, je suis disposé à rappeler que la situation évolue dans le sens de la résolution. Ensuite, s'agissant des discussions en cours au sein du Comité 1267, je viens de dire que le Conseil de Sécurité et ses organes subsidiaires ont des règles procédurales et disciplinaires claires pour les consultations internes. En tant que membres du Conseil, nous devrions respecter scrupuleusement ces règles.

Question posée après la conférence de presse : Les médias ont annoncé que les États-Unis avaient récemment approuvé des ventes d'armes d'une valeur de 500 millions de dollars à Taiwan, prévoyant la formation de pilotes de chasse et des services logistiques connexes. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Les ventes d'armes américaines à Taiwan constituent une violation grave des trois communiqués conjoints sino-américains, en particulier du communiqué du 17 août. C'est une ingérence dans les affaires intérieures de la Chine et une atteinte à sa souveraineté et à ses intérêts sécuritaires. La Chine s'y oppose fermement et a fait des représentations solennelles auprès des États-Unis.

Je dois souligner que la question de Taiwan touche à la souveraineté de la Chine, à son intégrité territoriale et à ses intérêts fondamentaux. Nous exhortons les États-Unis à rester fidèles au principe d'une seule Chine et aux trois communiqués conjoints sino-américains, à annuler ce projet de vente d'armes à Taiwan, à cesser de vendre des armes et d'entretenir des liens militaires avec Taiwan, afin d'éviter de graves dommages à la coopération sino-américaine dans des domaines importants, ainsi qu'à la paix et à la stabilité du détroit de Taiwan.

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