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Conférence de presse du 15 mai 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019-05-15

À l'invitation d'Igor Komarov, représentant plénipotentiaire du Président russe dans le district fédéral de la Volga, le Conseiller d'État Wang Yong se rendra en Russie du 21 au 24 mai pour tenir la troisième réunion du Conseil de coopération entre les régions chinoises des cours supérieur et moyen du Changjiang (Yangtze) et le district fédéral russe de la Volga.

Q : Selon certaines informations, le Président américain Trump devrait signer un décret interdisant aux entreprises américaines d'utiliser du matériel de télécommunications fabriqué par des entreprises étrangères que les États-Unis considèrent comme présentant des risques liés à la sécurité nationale. Il est supposé que ce décret interdira aux entreprises américaines d'acheter des équipements à des entreprises telles que Huawei. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Depuis quelque temps, les États-Unis abusent de leur pouvoir national pour ternir l'image et réprimer des entreprises chinoises spécifiques, ce qui est scandaleux et injuste. Leurs intentions sont bien connues de tous.

Nous exhortons les États-Unis à cesser d'opprimer les entreprises chinoises sous le prétexte de la sécurité, et à créer un environnement juste, équitable et non discriminatoire pour leurs activités normales aux États-Unis.

Q : Vous avez annoncé hier que le Vice-Président brésilien Mourão effectuerait une visite en Chine. Pouvez-vous nous parler du programme prévu pour cette visite ? Nous avons également noté que le Vice-Président brésilien Mourão avait déclaré, lors d'une interview du 13 mai, que le Brésil avait des attentes vis-à-vis de l'initiative « la Ceinture et la Route » et que le pays était disposé à écouter les propositions de la Chine sur la coopération. La Chine fera-t-elle bon accueil à l'adhésion du Brésil à la construction de l'initiative « la Ceinture et la Route » ?

R : À l'invitation du Vice-Président Wang Qishan, le Vice-Président brésilien Mourão effectuera une visite officielle en Chine du 19 au 24 mai. Le Président Xi Jinping et le Président de la CCPPC Wang Yang le rencontreront. Le Vice-Président Wang Qishan tiendra une cérémonie de bienvenue et un banquet en son honneur, et ils coprésideront la cinquième réunion du Comité de coordination et de coopération de haut niveau entre la Chine et le Brésil. Le Vice-Président Mourão participera également à des activités économiques et culturelles sino-brésiliennes à Shanghai.

La Chine et le Brésil, respectivement les plus grands pays en développement des hémisphères oriental et occidental, sont des marchés émergents importants. Les relations sino-brésiliennes sont des relations mûres et stables entre les grands pays en développement. Ces dernières années, les deux pays ont obtenu des résultats fructueux dans leur coopération pragmatique dans les domaines, entre autres, du commerce, de l'investissement et de la finance, apportant des avantages substantiels aux deux peuples. Cette année marque le 45e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Nous avons la certitude que la visite du Vice-Président Mourão permettra de renforcer la confiance politique mutuelle, d'approfondir la coopération mutuellement avantageuse et amicale et d'ajouter de nouvelles dimensions au partenariat stratégique global.

Nous sommes ouverts à l'adhésion du Brésil à l'initiative « la Ceinture et la Route » et nous nous en félicitons. Comme nous l'avons dit à maintes reprises, l'initiative « la Ceinture et la Route » est une initiative de coopération économique ouverte, inclusive et transparente dans le respect du principe des consultations, de la coopération et des bénéfices partagés. Nous invitons tous les pays partageant les mêmes idées à y participer. La Chine est prête à travailler de concert avec le Brésil pour rechercher des moyens de créer une synergie entre leurs plans de développement pour une plus grande connectivité, un développement partagé et des résultats bénéfiques pour tous.

Q : Le Département du Trésor américain a déclaré qu'il envisageait de tenir dans un proche avenir un nouveau tour de négociations économiques et commerciales avec la Chine. La Chine a-t-elle invité des responsables américains à venir en Chine pour des négociations ?

R : Je sais que vous suivez de près les consultations économiques et commerciales sino-américaines. Mais vu les arrangements concrets pour les consultations, je vous conseille quand même de vous renseigner auprès du département compétent.

Q : Le Secrétaire d'État américain Pompeo a terminé sa première visite en Russie hier. Avez-vous des commentaires à faire sur l'amélioration des relations entre la Russie et les États-Unis ?

R : Les États-Unis et la Russie sont deux membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies et de grands pays ayant une influence majeure sur le plan international. La Chine se réjouit de voir les deux pays renforcer le dialogue et améliorer leurs relations. Nous sommes sûrs que cela contribuera à la paix et à la stabilité mondiales et aidera la communauté internationale à travailler de concert pour relever les différents défis planétaires.

Q : Le Président américain Trump a récemment déclaré plusieurs fois sur Twitter que les agriculteurs américains seraient parmi les plus gros bénéficiaires de l'imposition de droits de douane supplémentaires sur les produits chinois. La Chine peut prendre des mesures de rétorsion contre les agriculteurs américains dans une certaine mesure, mais l'administration américaine leur offrira une assistance. Il a également fait savoir que les consommateurs américains n'avaient aucune raison de payer pour les droits de douane sur les produits chinois. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : La partie américaine a tenu de tels propos dans l'objectif de semer la confusion parmi le public. Les agriculteurs et les consommateurs américains sont innocents, on a parlé en leur nom.

Récemment, les associations agricoles américaines des secteurs du soja, du maïs et du blé ont publié une déclaration conjointe pour exprimer explicitement leur opposition à l'imposition de droits de douane supplémentaires sur les produits chinois. Le responsable de la National Corn Growers Association a déclaré que le secteur agricole américain avait besoin de certitudes plutôt que de droits de douane, et que les agriculteurs américains en attente du résultat des négociations commerciales perdaient patience. Selon la National Farmers Union, les agriculteurs américains sont en train de réagir aux problèmes de la faiblesse des prix agricoles et des catastrophes naturelles, et il leur est difficile de supporter les tarifs de représailles de la partie chinoise. D'autres institutions américaines ont noté que les agriculteurs ont besoin des contrats plutôt que de subventions.

En fait, ces dernières années, la Chine a été un acheteur majeur de produits agricoles américains. Prenons l'exemple du soja. La Chine, principal acheteur, a importé environ 60% du soja produit en Amérique en 2017. Mais après le début des frictions commerciales, les exportations américaines de soja vers la Chine ont chuté de manière significative. Le responsable de l'American Soybean Association a noté qu'il avait fallu 40 ans aux États-Unis pour gagner le marché chinois du soja et qu'il serait difficile de rétablir un tel marché tant que la guerre commerciale se poursuivrait.

Je pense qu'il est paradoxal que la partie américaine prétende que les consommateurs américains n'ont pas à payer pour les droits de douane sur les produits chinois. Qui paiera les pertes, sinon les consommateurs ? Selon une étude publiée par des économistes américains, les tarifs supplémentaires ont coûté 4,4 milliards de dollars par mois aux consommateurs et aux importateurs américains l'année dernière. Dans leurs déclarations, les organisations sectorielles concernées ont indiqué qu'imposer des droits de douane supplémentaires sur les produits chinois constituait un acte erroné qui, s'il était maintenu, coûterait en moyenne 2 300 dollars supplémentaires à chaque ménage américain chaque année. Des médias américains ont expliqué sans fard que les consommateurs américains étaient les victimes de la guerre commerciale.

Comme je l'ai dit hier, nous conseillons aux États-Unis de constater les réactions de la communauté internationale et d'écouter les appels des différents milieux, de peser soigneusement le pour et le contre, de mieux percevoir la situation et de revenir sur la bonne voie le plus rapidement possible pour faire des efforts concertés avec la Chine afin de parvenir à un accord avantageux pour les deux parties sur la base du respect mutuel.

Q : Lors de la visite du Secrétaire d'État américain Pompeo en Russie, les deux parties ont montré leur volonté d'améliorer leurs relations bilatérales. Les États-Unis ont déclaré que les deux pays ne sont pas toujours rivaux sur toutes les questions. Craignez-vous que cela affecte les relations sino-russes ?

R : Je viens d'affirmer l'attitude de la Chine à propos des dernières interactions entre les États-Unis et la Russie.

Quant à votre question de savoir si cela affectera les relations sino-russes, la Chine ne s'en inquiète pas du tout. Le partenariat stratégique global de coordination sino-russe est fondé sur une solide confiance politique mutuelle et un soutien mutuel. Sous la conduite stratégique des deux Chefs d'État, les relations sino-russes se trouvent maintenant à un niveau jamais connu dans l'histoire. Lors de sa récente visite en Russie, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a fait des discussions détaillées avec la partie russe et de nombreux préparatifs politiques en vue de la visite d'État du Président Xi Jinping en Russie le mois prochain. Les deux parties ont également échangé leurs points de vue sur les dossiers brûlants internationaux et régionaux.

La Chine et la Russie estiment toutes les deux que l'unilatéralisme et les pratiques d'intimidation sont impopulaires et ne dureront pas longtemps, tandis que la coopération gagnant-gagnant est l'objectif poursuivi par tous les pays. La Chine et la Russie sont prêtes à coopérer avec les autres membres de la communauté internationale pour défendre le système international centré sur l'ONU et l'ordre international fondé sur le droit international, favoriser sans équivoque le multilatéralisme et une économie mondiale ouverte pour relever conjointement les différents défis planétaires et créer une communauté de destin pour l'humanité.

Q : Vous utilisiez toujours le terme de « frictions commerciales » en répondant à des questions relatives aux négociations commerciales sino-américaines. Mais depuis hier, vous commencez à parler de « guerre commerciale ». Quelle est la raison de ce changement ? Est-ce parce que la Chine pense que les frictions commerciales se sont intensifiées ?

R : Je pense que vous avez peut-être surinterprété notre prise de position.

Comme nous l'avons toujours dit, la Chine ne veut pas de guerre commerciale, mais ne la craint en aucun cas. Ce sont les États-Unis et non la Chine qui ont défini les frictions commerciales entre les deux pays comme une guerre commerciale et qui l'ont déclenchée. Les contre-mesures prises par la Chine sont entièrement destinées à la légitime défense.

Q : Quand vous avez parlé de « faire la guerre à notre porte » hier, vouliez-vous évoquer l'imposition par les États-Unis de droits de douane supplémentaires sur tous les produits chinois ? Si les États-Unis imposent vraiment des droits de douane supplémentaires sur tous les produits chinois, estimerez-vous qu'il s'agira d'une guerre commerciale ?

R : Il semble que vous souhaitez ardemment une guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. Permettez-moi de vous dire qu'une guerre commerciale ne sera ni dans l'intérêt de la Chine, ni dans celui des États-Unis, ni dans celui de la communauté internationale, et que ce n'est en aucun cas ce que le monde souhaite voir. Pour le moment, le plus urgent pour les États-Unis est de bien appréhender la situation, de revenir sur la bonne voie et de faire des efforts dans le même sens que la Chine pour parvenir à un accord mutuellement bénéfique fondé sur le respect mutuel.

Dans le même temps, je voudrais réitérer que nous prendrons les mesures nécessaires vis-à-vis de l'unilatéralisme et de la pratique intimidante de la partie américaine. Nous avons la confiance et la capacité de protéger nos droits et intérêts légitimes.

Q : Hier, des sénateurs américains ont présenté un projet de loi demandant à leur gouvernement de dresser une liste d'institutions de sciences et d'ingénierie affiliées à l'Armée populaire de Libération de Chine, pour interdire aux personnes employées ou financées par ces institutions militaires chinoises d'obtenir des visas d'étude ou de recherche aux États-Unis. Est-ce que vous êtes au courant de cela et quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Depuis quelque temps, certains départements et organismes américains ont exprimé une suspicion sans fondement quant aux motivations des chercheurs, des étudiants et des scientifiques chinois se rendant aux États-Unis. Ils font tout leur possible pour les restreindre et les harceler et dressent différents obstacles aux échanges socioculturels normaux entre les deux pays, ce qui a saboté la confiance et la coopération entre les deux pays.

Les échanges socioculturels, qui constituent le fondement de la communication et de la coopération entre la Chine et les États-Unis, sont dans l'intérêt commun des deux pays et ne devraient donc pas être politisés ni restreints sans aucune raison valable. Nous espérons que les personnalités américaines concernées envisageront ces échanges dans une perspective objective et équitable, et cesseront de prendre des mesures restrictives à l'encontre des chercheurs et des étudiants chinois qui se rendent aux États-Unis. Il faut créer de meilleures conditions pour les échanges et la coopération entre les deux pays, au lieu de créer des obstacles.

Q : Nous avons constaté que la communauté internationale avait exprimé ces derniers jours son inquiétude sur le nouveau tour d'imposition réciproque de droits de douane supplémentaires entre la Chine et les États-Unis, estimant que l'escalade des frictions économiques et commerciales sino-américaines apportera une nouvelle incertitude pour l'économie mondiale. Certains ont décrit le paysage économique mondial comme « imprévisible » et ont qualifié la question commerciale de « plus grande incertitude du monde ». Comment y réagissez-vous ? Quelles mesures prendrez-vous pour atténuer les inquiétudes des différentes parties ?

R : Nous avons pris note de la réaction de la communauté internationale et comprenons les préoccupations des différentes parties. En effet, l'escalade des frictions commerciales entre la Chine et les États-Unis n'est dans l'intérêt d'aucune des parties et nuira à l'économie mondiale.

Mais je tiens à préciser que ce sont les États-Unis, et non la Chine, qui ont provoqué les différends commerciaux, lancé les premiers la hausse des droits de douane et manipulé à plusieurs reprises des pressions maximales. Ce que la Chine a fait jusqu'à présent relève entièrement de la légitime défense contre les actes déraisonnables des États-Unis. Nous cherchons à défendre nos propres droits et intérêts légitimes et à préserver le multilatéralisme et le système de libre-échange.

Les relations économiques et commerciales entre la Chine et les États-Unis, les deux plus grandes économies du monde, revêtent une grande importance pour les deux pays et pour l'économie mondiale. Les États-Unis auraient dû travailler de concert avec la Chine et assumer leurs responsabilités pour la croissance mondiale. Mais au contraire, en n'en faisant qu'à leur tête, ils ont lancé unilatéralement une guerre commerciale unilatérale pendant que la Chine mène des consultations avec une grande sincérité, et ont augmenté à plusieurs reprises les droits de douane supplémentaires sur les produits chinois en agissant contre le consensus dégagé entre les deux pays.

Qui a lancé le dernier tour de guerre tarifaire sino-américaine, qui a fait obstacle aux règles du libre-échange mondial, et qui a causé des risques pour l'économie mondiale ? La communauté internationale a un jugement juste à ce sujet.

Nous espérons que les États-Unis écouteront l'appel juste et raisonnable de la communauté internationale, comprendront rapidement la situation, retourneront sur la bonne voie dès que possible, et agiront dans le même sens que la Chine pour trouver un accord mutuellement bénéfique fondé sur le respect mutuel. Cela est favorable à la Chine, aux États-Unis et à la communauté internationale.

Q : Ces derniers jours, le Président américain Trump a déclaré maintes fois à des journalistes que la Chine souhaitait vivement conclure un accord économique et commercial avec les États-Unis, car l'économie chinoise n'était pas à un très bon niveau. Êtes-vous d'accord avec cette opinion américaine ? Comment voyez-vous les conséquences des frictions commerciales sino-américaines sur l'économie chinoise ?

R : Ce point de vue n'est nullement fondé. Les Américains qui ont tenu ces propos ne sont pas l'autorité chargée de l'économie chinoise. Pour quelles raisons annoncent-ils toujours de fausses informations sur l'économie chinoise aux médias ?

En fait, l'économie chinoise est en croissance constante avec un élan positif. Les mesures protectionnistes commerciales américaines auront un impact sur l'économie chinoise, mais nous pourrons totalement le surmonter. Nous avons la confiance et la capacité de nous protéger contre les risques et impacts externes. Ici, j'ai quelques statistiques à vous donner.

Au premier trimestre de cette année, le PIB de la Chine a augmenté de 6,4% sur un an, ce qui est plus important que prévu. En particulier, la demande intérieure est devenue le principal moteur de la croissance. L'année dernière, la consommation a contribué à 76,2% de notre croissance économique. Dans son récent rapport sur les perspectives de l'économie mondiale, le FMI a ramené ses perspectives de croissance économique mondiale à 3,3%, tandis que la croissance chinoise est passée de 6,2% à 6,3%. La Chine est le seul pays à avoir vu ses prévisions améliorées parmi toutes les grandes économies.

De janvier à avril de cette année, les importations et les exportations de la Chine ont augmenté de 4,3% en glissement annuel, avec une augmentation spectaculaire des exportations vers l'UE et l'ASEAN. Ayant des partenaires commerciaux dans le monde entier, la Chine, autrefois grand pays commercial, se transforme rapidement en pays commercial puissant. Tous les autres pays aimeraient partager les dividendes du développement de la Chine. Si certains pays ne veulent pas faire affaire avec la Chine, d'autres vont bientôt pourvoir la place vacante.

La Chine est dotée d'un système industriel bien développé, d'une capacité croissante d'innovation scientifique et technologique, de la plus grande population à revenu moyen du monde, et d'un marché énorme pour la consommation intérieure et les investissements. Pleinement confiants dans l'avenir de notre économie, nous continuerons, selon notre calendrier et notre feuille de route, de faire progresser la réforme et l'ouverture sur l'extérieur, et de poursuivre un développement de haute qualité afin d'assurer une croissance économique stable.

Q : Étant donné qu'une grande quantité de pétrole est transportée en Chine en passant par le détroit d'Ormuz, j'aimerais savoir si la Chine est inquiète des menaces de fermeture du détroit. La Chine a-t-elle un plan d'urgence si le détroit est fermé ?

R : Le détroit d'Ormuz est un passage important pour le transport maritime. Nous espérons que toutes les parties pourront résoudre leurs différends par le dialogue et assurer ensemble la paix et la stabilité dans le détroit d'Ormuz. Nous appelons toutes les parties, en particulier les grands pays non régionaux, à faire des efforts responsables et constructifs à cet égard.

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