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Conférence de presse du 22 mai 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2019-05-22

À l'invitation du Président Xi Jinping, le Président de la République du Niger Mahamadou Issoufou effectuera une visite d'État en Chine du 26 au 30 mai.

Au cours de la visite, le Président Xi Jinping tiendra une cérémonie de bienvenue et offrira un banquet au Président Mahamadou Issoufou. Les deux chefs d'État s'entretiendront et participeront ensemble à la cérémonie de signature des documents de coopération bilatérale. Le Premier Ministre Li Keqiang et le Président de l'Assemblée populaire nationale Li Zhanshu rencontreront respectivement le Président Mahamadou Issoufou. Outre Beijing, le Président Issoufou se rendra également dans les provinces du Zhejiang et du Jiangxi.

Le Niger est un pays important d'Afrique de l'Ouest doté d'une influence originale. La Chine et le Niger sont de bons amis qui s'entraident et qui se soutiennent, et de bons partenaires qui travaillent pour des avantages mutuels. Ces dernières années, les deux pays ont renforcé sans discontinuer leur confiance politique mutuelle, mené une coopération fructueuse dans des domaines tels que les infrastructures, la santé, l'énergie et les ressources, ainsi qu'une communication et une coordination favorables dans les affaires régionales et internationales. Nous avons la certitude que la visite du Président Issoufou permettra de donner une nouvelle impulsion aux relations bilatérales, et de porter la coopération d'amitié entre les deux pays à un nouveau palier dans le mieux-être des deux peuples.

Q : Selon les médias, l'administration américaine envisage de prendre des mesures restrictives à l'égard d'un plus grand nombre d'entreprises chinoises, y compris HIKvision, entreprise d'équipements de vidéosurveillance. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Ces derniers temps, nous avons exprimé à plusieurs reprises notre ferme opposition aux comportements américains d'abus de pouvoir national, de diffamation délibérée et de répression contre des entreprises étrangères spécifiques. Notre position est constante et claire à cet égard. Nous demandons toujours aux entreprises chinoises de mener des activités dans le respect des lois locales, des principes du marché et des règles internationales. Dans le même temps, nous espérons également que les autres pays traiteront les entreprises chinoises de manière juste et non discriminatoire.

Je tiens à réitérer que les relations commerciales et d'investissements entre les pays doivent être fondées sur le respect mutuel, l'égalité et les avantages mutuels.

Q : Le Kremlin a déclaré le 21 mai que le Président russe Vladimir Poutine, la Chancelière allemande Angela Merkel et le Président français Emmanuel Macron avaient souligné, lors d'un entretien téléphonique, l'importance de l'accord global sur la question nucléaire iranienne, et réaffirmé leur engagement à poursuivre la coopération mutuellement bénéfique avec l'Iran sur les plans du commerce et de l'économie. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : J'ai noté les reportages concernés. Depuis quelque temps, les parties prenantes à l'accord global sur la question nucléaire iranienne ont maintenu d'étroits échanges et des négociations. Face aux tensions provoquées par les « pressions maximales » et les sanctions unilatérales imposées par les États-Unis, toutes les autres parties ont souligné qu'elles resteraient fermement résolues à défendre et à mettre en œuvre l'accord concerné et à s'acquitter de leurs responsabilités et obligations respectives. Assurer la mise en œuvre intégrale et effective de l'accord sur le nucléaire iranien est à la fois une exigence des résolutions du Conseil de Sécurité, et le seul moyen valable d'atténuer les tensions et de résoudre le problème nucléaire iranien, cela est dans l'intérêt commun de la communauté internationale. La Chine travaillera avec les parties concernées pour œuvrer sans relâche à cette fin, tout en préservant fermement ses propres droits et intérêts légitimes.

Q : Hier, la Chine et le Pakistan ont célébré le 68e anniversaire de l'établissement de leurs relations diplomatiques. Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ?

R : Comme vous l'avez dit, cette année marque le 68e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Pakistan. Le 21 mai, l'ambassade de Chine au Pakistan a tenu une réception pour célébrer cet anniversaire. L'ambassadeur de Chine au Pakistan Yao Jing et le secrétaire pakistanais des Affaires étrangères Sohail Mahmood ont assisté à la réception et ont prononcé des discours. Je pense que vous devez avoir lu les informations publiées par la partie chinoise. La Chine et le Pakistan, très satisfaits de l'élan du développement de leurs relations bilatérales, ont convenu de renforcer les échanges et la coopération entre les deux pays dans tous les domaines, de faire progresser le partenariat global statégique sino-pakistanais à toute épreuve pour un plus grand développement et de créer une communauté de destin entre les deux pays.

Q : Adidas, Nike et Puma se sont associés à plus de 170 autres fabricants et détaillants américains de chaussures pour adresser une lettre au Président Trump, affirmant que l'imposition des droits de douane supplémentaires sur les chaussures chinoises serait catastrophique pour les consommateurs, les entreprises et l'économie américains. Il est indéniable que ce sont les consommateurs américains qui paient pour les droits de douane et que les entreprises ne peuvent pas délocaliser simplement leurs usines hors de Chine. Avez-vous un commentaire à faire à ce sujet ?

R : J'ai noté les reportages concernés. En fait, ce n'est pas la première fois que les milieux industriels et commerciaux américains s'opposent publiquement à des tarifs douaniers supplémentaires. Il est facile de comprendre le mécontentement du monde des affaires concernant l'interprétation arbitraire par l'administration américaine des conséquences d'une guerre commerciale. La Chine a répété à maintes reprises qu'il n'y a pas de gagnant dans une guerre commerciale. Les États-Unis usent de façon injustifiée du matraquage fiscal, ce qui finira par retomber sur les consommateurs et entreprises américains innocents. Nous conseillons aux États-Unis d'écouter attentivement les appels à la raison dans le pays.

Q : Selon des reportages, Brad Sherman, un représentant du Congrès américain, plaide pour une loi sur le piège de la dette chinoise afin d'aider les pays tiers à se débarrasser du « piège de la dette » tendu par la Chine. Certains responsables et membres du Congrès américain ont accusé à plusieurs reprises la Chine d'accroître son influence régionale par l'initiative « la Ceinture et la Route », amenant des pays africains dans le « piège de la dette » et mettant en danger la souveraineté de ces pays et leur développement durable. Quelle est votre réaction à ce sujet ?

R : Il semble que, depuis quelque temps, certains politiciens américains n'ouvrent jamais la bouche sans accuser la Chine de créer le « piège de la dette ». Je voudrais leur conseiller d'écouter la réponse des pays à qui ils « s'intéressent ».

Prenons l'exemple de l'Afrique. Le Président namibien Geingob a récemment déclaré dans une interview que les crédits chinois, pour la plupart sans intérêt, ne représentaient que 2,6% de la dette totale du gouvernement namibien et que les accords de prêts sino-namibiens ont été conclus par le biais de consultations d'égal à égal, sans aucune condition politique. Les investissements chinois en Namibie ne se limitent pas à des grands projets d'infrastructures tels que les aéroports et les routes, ils couvrent également d'importants projets de bien-être de la population tels que l'éducation, la santé et l'agriculture. Le peuple namibien sait parfaitement qui l'ont colonisé et opprimé, qui sont ses amis et qui le traitent sur un pied d'égalité. Le Président du Mozambique Nyusi a également déclaré que le problème de la dette africaine n'est pas causé par la partie chinoise, mais précisément par des pays critiquant avec force gestes autoritaires la question de la dette. Le Président djiboutien Guelleh a dit que ceux qui critiquaient l'initiative « la Ceinture et la Route » n'avaient ni plans ni actions. Les accusations sans fondement n'arriveront pas à ébranler ni la confiance du Mozambique dans l'initiative « la Ceinture et la Route », ni la confiance des pays africains dans la Chine et la coopération Afrique-Chine.

Nous voudrions conseiller à certains Américains d'apporter une aide substantielle s'ils s'intéressent réellement aux pays en développement. S'ils sont incapables de le faire, ils devraient au moins faire preuve d'un état d'esprit sain à l'égard des efforts des autres pays visant à aider les pays en développement, y compris des pays africains.

Q : Aujourd'hui, après China Eastern Airlines qui avait déjà réclamé des dédommagements à Boeing pour l'interdiction de vol des Boeing 737MAX, Air China et China Southern Airlines ont également réclamé une indemnité à Boeing. Nous avons également noté la signature d'un accord entre la Chine et l'UE dans le domaine de l'aviation civile. La Chine renforce-t-elle sa coopération avec l'UE en matière de sécurité de l'aviation civile, en raison des risques sécuritaires que présentent les avions Boeing ?

R : À propos de la signature de l'accord sur l'aviation civile entre la Chine et l'UE, l'ambassadeur Zhang Ming, chef de la mission chinoise auprès de l'UE, a déjà fait des explications détaillées dans une interview accordée aux médias. La Chine et l'UE ont hautement apprécié ce premier accord signé entre les deux parties dans le secteur de l'aviation civile.

La signature de l'accord susmentionné constitue une mesure concrète de la mise en œuvre de la déclaration commune du 21e sommet Chine-UE. Les deux parties sont animées depuis toujours d'une forte volonté de coopérer dans le domaine de la sécurité de l'aviation civile. La conclusion de cet accord contribuera à enrichir le partenariat stratégique global entre la Chine et l'UE, et montre la détermination des deux parties à approfondir leur coopération mutuellement bénéfique et à élargir leurs intérêts communs dans les circonstances actuelles.

En ce qui concerne la première partie de votre question, ce serait gênant pour nous de commenter des activités commerciales entre entreprises. Cependant, nous pensons toujours que l'on ne peut pas reprocher aux parties prenantes de s'inquiéter des risques sécuritaires que présentent les modèles en question de Boeing et de défendre leurs droits et intérêts légitimes conformément à la loi.

Q : La Chambre de Commerce américaine en Chine et l'AmCham Shanghai ont publié les résultats d'un sondage publié aujourd'hui selon lequel environ 50% de leurs membres ont déclaré que, depuis les frictions commerciales sino-américaines, ils ont été confrontés à des mesures de rétorsion au niveau des barrières non tarifaires de la Chine. La Chine a-t-elle vraiment recours à des mesures de rétorsion non tarifaires telles que l'extension des déclarations en douane pour les entreprises américaines ?

R : Je n'ai pas encore vu le sondage que vous avez mentionné et j'ai besoin de faire des vérifications. Par principe, je peux vous dire ceci :

Premièrement, même dans le cas où les États-Unis menacent d'imposer des droits de douane supplémentaires sur les produits chinois, l'enthousiasme des investisseurs étrangers pour investir en Chine s'est accru au lieu de diminuer. Nous avons donné certains exemples, notamment celui d'entreprises de renommée internationale qui ont accru leurs investissements en Chine depuis un an, ce qui prouve que les entreprises étrangères ont toujours confiance dans les perspectives économiques de la Chine, l'investissement et l'opportunité d'obtenir des bénéfices en Chine.

Deuxièmement, si vous vous inquiétez du fait que la Chine ait recours à des mesures de représailles contre des entreprises américaines en raison des frictions commerciales avec les États-Unis, je voudrais attirer votre attention sur le point de presse organisé par le Bureau d'Information du Conseil des Affaires d'État ce matin, au cours duquel des responsables du Ministère chinois de l'Industrie et de l'Informatisation ont répondu à des questions similaires. Nous n'avons jamais eu l'idée de faire des représailles contre des entreprises étrangères en Chine. Comme toujours, nous pensons que les relations commerciales et d'investissements entre les pays doivent être fondées sur le respect mutuel, l'égalité et les avantages réciproques, et la porte de la Chine sur l'extérieur est toujours grande ouverte. Nous souhaitons toujours la bienvenue aux entreprises étrangères qui se développent en Chine pour une coopération mutuellement bénéfique. Dans le même temps, nous œuvrerons toujours à créer un environnement commercial juste, raisonnable, transparent et non discriminatoire pour les investisseurs étrangers.

Q : Pouvez-vous nous présenter des informations sur la réunion des Ministres des Affaires étrangères de l'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), en particulier sur la rencontre entre les chefs de la diplomatie de l'Inde et de la Chine ?

R : Nous avons présenté la visite du Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi dans les cinq pays d'Asie centrale et sa présence à la réunion du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l'OCS, ainsi que les points de vue chinois. Nous vous tiendrons au courant des dernières informations concernant cette réunion, le déplacement du Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, ainsi que ses entretiens avec les Ministres des Affaires étrangères d'autres pays, y compris le Ministre indien des Affaires étrangères Swaraj.

Cette réunion a pour objectif de préparer sur tous les plans le sommet de l'OCS à Bichkek, qui se tiendra en juin, et de procéder à un échange de vues sur la coopération dans le cadre de l'OCS ainsi que sur des questions internationales et régionales d'intérêt commun. Nous avons la certitude que toutes les parties saisiront l'occasion ainsi offerte pour mettre en œuvre les résultats du Sommet de Qingdao tenu l'an dernier, dégager plus de consensus pour la coopération et parvenir à davantage de mesures de coopération pour assurer la réussite du Sommet de Bichkek.

Q : Selon des informations, l'Inde et le Japon envisagent d'investir dans le terminal portuaire de Colombo. Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ?

R : J'ai noté un reportage à ce sujet et je n'ai aucune information sur les détails. Si les pays concernés peuvent publier des informations officielles, cela aidera les pays de la région à mieux comprendre les politiques et les mesures en la matière.

L'initiative chinoise « la Ceinture et la Route » s'en tient au principe des consultations, de la coopération et des bénéfices partagés, et respecte l'esprit de l'ouverture, de l'inclusivité et de la coopération gagnant-gagnant. Nous sommes prêts à travailler avec les pays concernés pour aider, dans la mesure de nos possibilités, les pays de la région, y compris le Sri Lanka, par le biais d'une coopération gagnant-gagnant.

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