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Conférence de presse du 12 juin 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019-06-12

La Chine et le Royaume-Uni ont convenu de tenir le 10e dialogue économique et financier au Royaume-Uni le 17 juin. Le Vice-Premier Ministre du Conseil des Affaires d'État Hu Chunhua et le Ministre britannique des Finances Philip Hammond coprésideront le dialogue.

À l'invitation du Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, le Vice-Premier Ministre syrien et Ministre des Affaires étrangères et des Rapatriés Walid al-Moallem effectuera une visite en Chine du 16 au 21 juin.

Q : Vous venez d'annoncer que le Vice-Premier Ministre Hu Chunhua se rendra au Royaume-Uni pour présider le 10e dialogue économique et financier sino-britannique. Pourriez-vous nous parler du programme du dialogue ? Qu'attend la Chine de ce dialogue ?

R : Mis en place en 2008, le mécanisme du dialogue économique et financier entre la Chine et le Royaume-Uni est un mécanisme important pour la communication bilatérale et la coordination des politiques entre les deux pays sur les questions économiques et financières d'importance stratégique, à long terme et de portée globale. Depuis son lancement, le mécanisme a permis de renforcer et de promouvoir vigoureusement la coopération économique et financière entre les deux pays, de développer et de consolider les relations bilatérales, et de fournir une plate-forme importante aux efforts visant à faire progresser les relations sino-britanniques à l'« âge d'or ».

Les deux parties aborderont les sujets sur la situation macro-économique et la gouvernance économique mondiale, le commerce, les investissements et la coopération sur les grands projets, la coopération financière, stratégique et dans des domaines nouveaux.

S'agissant de l'attente de la Chine concernant ce dialogue, nous souhaitons tout d'abord que les deux parties renforcent la communication et la coordination sur les grandes questions économiques et financières bilatérales et internationales, afin d'accroître la compréhension et la confiance mutuelles et de promouvoir un développement sain et régulier des relations économiques entre les deux pays. Ensuite, nous souhaitons que les deux parties approfondissent davantage les liens économiques bilatéraux, renforcent la coordination des politiques multilatérales, défendent conjointement le multilatéralisme et travaillent de concert pour soutenir la libéralisation du commerce et de l'investissement dans le but de créer une économie mondiale ouverte. Troisièmement, nous souhaitons que les deux parties élargissent leur coopération mutuellement avantageuse dans des domaines plus vastes et fassent progresser la coopération globale dans les domaines du commerce, de l'investissement, de la finance, des sciences et technologies, de l'agriculture et des marchés tiers, pour porter la coopération économique et financière sino-britannique toujours à de nouveaux paliers, avec des résultats plus abondants.

Q : Aujourd'hui à Hong Kong, des manifestants ont encerclé le bâtiment du Conseil législatif. Le gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong a reporté la deuxième lecture des deux ordonnances. Le gouvernement central soutient-il toujours le gouvernement de Hong Kong, et plus particulièrement le chef de l'exécutif Carrie Lam ?

R : Je réponds à cette question depuis ces derniers jours. Je voudrais souligner encore une fois que le gouvernement central soutient fermement le gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong dans l'avancement des amendements aux deux ordonnances.

Q : Selon des médias, M. Tokayev, qui a gagné l'élection présidentielle au Kazakhstan, a prêté serment le 12 juin devant son peuple. Quelles sont les attentes de la Chine du développement de ses relations avec le Kazakhstan à l'avenir ?

R : Le Président Tokayev est un vieil ami du peuple chinois. Lors de son élection, le Président Xi Jinping lui a adressé ses félicitations dans les meilleurs délais. Nous avons la certitude que le Kazakhstan maintiendra la stabilité politique et la dynamique de la croissance économique, remportera davantage de succès dans le développement national et jouera un rôle plus important dans les affaires internationales et multilatérales.

La Chine et le Kazakhstan sont des voisins amicaux et des partenaires stratégiques globaux. Les relations entre les deux pays se développent à un niveau élevé avec une coopération fructueuse dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route ». La Chine attache une grande importance à ses relations avec le Kazakhstan et entend coopérer avec le pays pour mettre en œuvre le consensus dégagé par les deux Chefs d'État et promouvoir les relations bilatérales vers un nouvel avenir et en assurer un développement durable.

Q : Aujourd'hui, le secrétaire général de l'administration de Hong Kong, Matthew Cheung, a déclaré que les manifestants qui bloquaient les routes autour du Conseil législatif doivent se disperser et respecter la loi. Quel est le commentaire du gouvernement central à ce sujet ? Le gouvernement central serait-il favorable à l'usage de la force pour disperser les manifestants ?

R : En effet, des responsables du gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong ont tenu des discours aux médias sur les derniers développements de la situation et vous pouvez y prêter attention.

Ce que je peux vous dire, c'est que l'opinion publique générale de Hong Kong s'oppose à toute tentative de porter atteinte à la prospérité et à la stabilité de Hong Kong.

Q : La Présidente de la Chambre des Représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, a fait savoir, dans une déclaration publiée aujourd'hui sur l'amendement à l'ordonnance sur les criminels fugitifs par le gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong, qu'en cas d'adoption de l'amendement, le Congrès américain réévaluerait le fait que Hong Kong jouisse encore d'une autonomie de haut degré dans le cadre du principe d'« un État, deux systèmes ». Comment réagissez-vous à cela ?

R : Comme nous l'avons dit à maintes reprises, les affaires de Hong Kong relèvent purement des affaires intérieures de la Chine. Aucun pays, organisation ou individu n'a le droit d'y intervenir. La Chine exprime son vif mécontentement et sa ferme opposition face aux propos irresponsables et aux remarques déplacées sur l'amendement et les autres affaires de Hong Kong de la part des États-Unis. Nous demandons aux États-Unis d'envisager de manière juste et équitable l'amendement par le gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong conformément à la loi, de faire preuve de prudence dans ses propos et ses actes, et de cesser de s'ingérer dans les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine sous quelque forme que ce soit.

Je dois souligner que, depuis le retour de Hong Kong à la souveraineté chinoise, les principes dits « un État, deux systèmes », « l'administration de Hong Kong par les Hongkongais » et l'autonomie de haut degré ont été effectivement mis en œuvre. Les droits et la liberté des Hongkongais sont pleinement garantis. Nous espérons que les personnes concernées aux États-Unis respecteront ce fait.

Enfin, je voudrais réitérer que le gouvernement central continuera de soutenir le gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong dans les amendements aux deux ordonnances.

Q : Hier, le Conseiller du Président américain pour les affaires de la sécurité nationale, John Bolton, a déclaré que la Russie, la Chine, la Corée du Nord et plusieurs autres pays tentaient de répandre de la désinformation sur les désaccords internes de l'administration américaine, notamment entre le Président Trump et ses conseillers. Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ?

R : Si je me souviens bien, ces reportages sur les désaccords intérieurs au sein de l'administration américaine et parmi différents officiels américains ont été principalement diffusés par les médias américains. L'allégation selon laquelle la Chine et la Russie ont répandu de la désinformation revient totalement à rejeter la responsabilité sur autrui.

Je tiens à vous rappeler qu'en avril 2019, un haut responsable américain, dont je ne citerai pas le nom, car vous savez tous qui il est, a déclaré dans un discours à la Texas A & M University : « Nous mentons, nous trichons et nous volons. Et c'est la gloire de l'expérience de l'Amérique. »

En liant ses propos et l'invasion de l'Irak par un certain pays en 2003 pour la possession par l'Irak d'armes de destruction massive, il n'est pas difficile de savoir qui diffuse de la désinformation, qui viole le droit international et qui porte atteinte à l'ordre international. Je pense que la communauté internationale tranchera.

Q : Aujourd'hui marque le premier anniversaire de la rencontre entre les dirigeants américain et nord-coréen. Mais le dialogue entre les deux pays semble ne pas avoir progressé. La Chine craint-elle que leurs relations continuent de se détériorer ? Comment la Chine envisage-t-elle les perspectives d'un règlement de la question de la péninsule ?

R : Il y a un an jour pour jour, les dirigeants de la RPDC et des États-Unis ont eu leur première rencontre à Singapour et ont publié une déclaration conjointe, ce qui a marqué les progrès importants accomplis vers un règlement politique de la question de la péninsule.

Malgré un certain ralentissement des pourparlers de paix sur la question de la péninsule ces derniers temps, la RPDC insiste toujours sur la dénucléarisation de la péninsule, et la RPDC et les États-Unis s'engagent toujours à résoudre la question par le dialogue. Avec cette direction générale inchangée, la question de la péninsule demeure encore dans le cadre d'un règlement politique.

La question de la péninsule est compliquée et ne peut être résolue du jour au lendemain. Nous espérons que toutes les parties concernées suivront la même direction, resteront en contact et agiront dans le même sens, poursuivront le dialogue conformément à l'approche à « double voie » et au principe d'une « solution globale par étapes et de manière parallèle », répondront aux préoccupations légitimes de toutes les parties de manière équilibrée pour réaliser finalement la dénucléarisation et la paix durable de la péninsule. La Chine entend travailler de concert avec la communauté internationale pour continuer à faire des efforts, contribuer à cette fin et jouer un rôle constructif.

Q : Depuis quelque temps, certaines personnes aux États-Unis estiment que la Chine a tiré profit de la coopération économique et commerciale sino-américaine, et prônent le « découplage » avec la Chine. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : L'assertion du « découplage » est un argument très dangereux et irresponsable fabriqué par un petit nombre de personnes aux États-Unis, qui s'accrochent à la mentalité de la guerre froide et à celle du jeu à somme nulle. Une telle allégation va à l'encontre de la nature de la coopération gagnant-gagnant sino-américaine, ignore délibérément la volonté des deux peuples en faveur des échanges amicaux et ne correspond pas à la tendance de progrès et de développement de notre époque. Elle ne pourra en aucun cas être soutenue, et est vouée à l'échec.

Depuis l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et les États-Unis il y a 40 ans, les deux pays sont devenus interdépendants, avec des intérêts fort complémentaires et profondément imbriqués, et des relations mutuellement bénéfiques. La Chine et les États-Unis sont désormais les plus importants partenaires commerciaux l'un pour l'autre et les importantes destinations d'investissements. Presque toutes les grandes entreprises américaines font des affaires en Chine et tous les États américains coopèrent avec la Chine. La Chine et les États-Unis ont conclu 50 jumelages au niveau des États et des provinces, et 277 jumelages au niveau des villes. Chaque jour, environ 14 000 personnes voyagent des deux côtés de l'océan Pacifique. Les États-Unis ont tiré d'énormes avantages du commerce sino-américain. La seule année 2017, les sociétés aux capitaux américains ont réalisé un chiffre d'affaires de plus de 700 milliards de dollars en Chine, avec des bénéfices supérieurs à 50 milliards de dollars. Concernant le découplage sino-américain, il faut d'abord demander l'avis de ces sociétés et entreprises, il faut demander l'avis de ces provinces et États, et il faut demander l'avis des deux peuples.

Étant les deux plus grandes économies du monde, la Chine et les États-Unis jouent un rôle important dans la chaîne industrielle, la chaîne d'approvisionnement et la chaîne de valeur mondiale. Un découplage forcé perturberait sûrement la chaîne économique mondiale existante, saperait la division internationale du travail et provoquerait le chaos sur le marché international et de l'agitation sur le marché financier ; ce n'est certainement pas ce que les parties prenantes souhaitent voir.

Nous conseillons à certaines personnes aux États-Unis de réfléchir à ce qu'elles font, d'abandonner les préjugés idéologiques, de cesser de faire des remarques désuètes et partiales, et de ne pas tenter de faire marche arrière.

L'histoire et la réalité ont prouvé que, pour la Chine et les États-Unis, deux grands pays, la coopération profite à chacune des deux parties et l'affrontement nuit à l'une comme à l'autre ; la coopération est le meilleur choix pour les deux côtés. Nous espérons que les États-Unis pourront travailler dans le même sens que la Chine pour élargir leur coopération sur la base des bénéfices mutuels et gérer les différends sur la base du respect mutuel, faire progresser conjointement les relations sino-américaines, caractérisées par la coordination, la coopération et la stabilité, afin d'accroître le bien-être des deux peuples et des peuples du monde.

Q : Vous venez d'annoncer la visite en Chine du Vice-Premier Ministre syrien et Ministre des Affaires étrangères et des Expatriés. Quels officiels chinois le rencontreront ? Quels seront les sujets que les deux parties aborderont lors de son entretien avec le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi ?

R : La Chine et la Syrie sont liées par une amitié traditionnelle. Depuis l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays depuis 63 ans, les relations bilatérales ont maintenu un développement sain et régulier. Lors de la visite du Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères et des Expatriés Walid al-Moallem, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi s'entretiendra avec lui pour procéder à un échange de vues sur les relations bilatérales et la question relative à la Syrie. La Chine est prête à travailler avec la Syrie pour un plus grand développement des relations bilatérales. La Chine continuera à jouer un rôle constructif dans le dossier syrien.

Q : Dans sa réponse à une question sur la manière dont la Russie perçoit la guerre commerciale sino-américaine, en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, le Président russe Poutine a cité un proverbe chinois : « Lorsque les tigres se battent dans la montagne, le singe malin observe comment ça va finir ». Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : J'ai lu les reportages de certains médias et j'aimerais leur conseiller de lire attentivement le texte intégral des réponses du Président Poutine et de regarder l'ensemble de la vidéo, au lieu de faire des citations sans tenir compte du contexte.

Autant que je sache, dans sa réponse à cette question, le Président Poutine a d'abord cité le proverbe chinois « Observer le combat des tigres du haut de la montagne », avant d'ajouter ceci : tout est en train de changer, comme le décrit le proverbe chinois. Les États-Unis se sont toujours qualifiés de défenseurs du libre-échange et des principes démocratiques de l'économie mondiale ; mais au fur et à mesure que les concurrents se renforcent, ils ont imposé diverses restrictions, notamment une guerre tarifaire nuisible à l'économie mondiale. La Russie s'efforcera de gagner de l'espace pour des règles commerciales justes et démocratiques. Je pense que telle est l'attitude du Président Poutine et de la Russie face aux frictions économiques et commerciales sino-américaines.

Je tiens à réitérer que la Chine et la Russie s'opposent toutes deux à l'unilatéralisme, au protectionnisme et aux pratiques d'intimidation. Au cours de sa récente visite en Russie, le Président Xi Jinping a eu un échange de vues approfondi avec le Président Poutine sur la situation internationale complexe et changeante et ils sont parvenus à un important consensus.

Les deux parties sont convenues d'approfondir leur coordination stratégique globale et de continuer à œuvrer de concert pour créer une économie mondiale ouverte, faire respecter le système commercial multilatéral et préserver le système international centré sur les Nations Unies, et l'ordre international fondé sur le droit international. Toute tentative de semer la discorde entre la Chine et la Russie est vouée à l'échec.

Q : Selon des médias, certaines forces armées se dirigent vers Hong Kong. La partie continentale a-t-elle vraiment envoyé des forces à Hong Kong pour maintenir la stabilité ? Si oui, quelles forces ont été envoyées ?

R : Je ne sais pas où vous avez obtenu cette information ?! C'est exactement le genre de désinformation mentionnée par un journaliste tout à l'heure.

Je peux vous dire explicitement que c'est une rumeur sans fondement destinée à induire le public en erreur et à semer la panique. Une telle intention odieuse doit être condamnée.

Q : Avez-vous des informations sur la nomination d'un nouvel ambassadeur de Chine en Inde ?

R : Comme nous l'avons répété à maintes reprises, la nomination et la révocation des ambassadeurs chinois doivent suivre certaines procédures. En ce qui concerne le nouvel ambassadeur en Inde, je n'ai aucune information à vous donner pour le moment.

Q : Le Président Xi Jinping rencontrera-t-il le Président Trump en marge du sommet du G20 à Osaka ?

R : En ce moment, je réponds à cette question tous les jours. Avez-vous besoin que je répète encore une fois ? (Le journaliste hoche la tête.)

Nous avons constaté que la partie américaine avait déclaré à plusieurs reprises en public qu'elle attendait avec intérêt une rencontre entre les Chefs d'État chinois et américain lors du sommet du G20 à Osaka. Nous publierons des informations concernées dès que nous en aurons.

Q : Encore une question sur les amendements aux ordonnances à Hong Kong. Les amendements ont-ils été demandés par le gouvernement central ? Ou bien la décision est-elle prise de manière autonome par le gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong ?

R : Le gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong a présenté à plusieurs reprises la situation et les considérations sur la question des amendements, et je vous suggère d'y prêter attention.

Je voudrais réaffirmer que le gouvernement central continuera à soutenir le gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong dans l'avancement des amendements aux deux ordonnances.

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