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Conférence de presse du 21 juin 2019 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2019-06-21

Q : Le Président américain Donald Trump a rencontré hier le Premier ministre canadien Justin Trudeau. Le Président Trump a déclaré qu'il évoquerait lors de sa rencontre avec le Président Xi la question des deux Canadiens détenus. Si cela arrivait, quelle serait la réponse de la Chine ?

R : J'ai lu les reportages concernés, mais ce que vous avez cité est la déclaration de la partie canadienne sur les remarques du Président Trump, et non ses propres paroles.

Nous notons l'état d'âme des dirigeants canadiens sur les relations actuelles entre la Chine et le Canada. J'aimerais réaffirmer que le Canada est entièrement responsable des problèmes survenus dans les relations bilatérales à l'heure actuelle et qu'il en connaît clairement les causes. La partie canadienne sait sûrement ce qu'il faut faire pour améliorer les relations bilatérales.

Vous avez mentionné les affaires concernant deux Canadiens, non ?

Journaliste : Oui.

R : Nous avons communiqué à maintes reprises des informations à ce propos. La Chine est un Etat de droit. Ses organes judiciaires traitent les affaires de manière indépendante conformément à la loi. Le Canada et les autres pays doivent respecter la souveraineté judiciaire de la Chine et ne doivent pas se poser en donneur de leçons sur les questions relevant de la souveraineté judiciaire de la Chine.

Q : Selon le site web du programme Advanced Placement (AP), certains tests AP seront suspendus dans la partie continentale de la Chine à partir de 2020. Les tests concernés couvrent l'histoire des Etats-Unis, l'histoire du monde, l'histoire européenne et la géographie humaine. Certains reportages indiquent que le Ministère de l'Éducation a publié un document pour ordonner la suspension de ces tests. Pourriez-vous confirmer cela ? En outre, certains évoquent l'éventuel lien entre la suspension et les frictions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. Existe-t-il des considérations diplomatiques derrière la suspension ?

R : Vous avez mentionné un éventuel lien avec les frictions commerciales sino-américaines. Est-ce votre conjecture ou une citation ?

Journaliste : C'est la conjecture de certaines personnes.

R : Vous avez dit que le Ministère de l'Éducation aurait publié un document pour ordonner la suspension, non ?

Journaliste : Oui.

R : Avez-vous demandé au Ministère de l'Éducation de confirmer cela ?

Journaliste : Je pense que mon collègue a dû s'informer auprès du Ministère de l'Éducation.

R : Je ne suis pas au courant de ce que vous avez dit. Si le Ministère de l'Éducation a bel et bien publié ce document, vous devriez vous informer auprès de lui. Je ne suis au courant d'aucune « considération diplomatique » derrière tout cela.

Q : Qianjiang Motorcycle a signé hier un accord avec Harley-Davidson pour la construction d'une moto de petite cylindrée et abordable, qui sera commercialisée d'ici la fin de l'année prochaine. Avant cela, nous avons constaté que le Président Donald Trump n'était pas satisfait de l'investissement à l'étranger de la société. Quel est votre commentaire à ce propos ?

R : J'ai lu les reportages concernés. Il s'agit d'une activité commerciale normale entre entreprises. Vous savez qu'en règle générale, nous ne commentons pas la coopération commerciale entre entreprises. Cependant, comme nous l'avons dit à maintes reprises, les entreprises prennent des décisions d'investissement en fonction de leurs propres intérêts et des règles du marché. De plus en plus de faits prouvent que de nombreuses sociétés étrangères sont attirées par le potentiel énorme et l'amélioration du climat des affaires en Chine. Nous encourageons comme toujours les entreprises étrangères à investir en Chine pour partager les opportunités offertes par le développement de notre pays.

Q : Lors de son entretien avec le Président Kim hier, le Président Xi a déclaré que la Chine ferait de son mieux pour aider la RPDC à répondre à ses préoccupations légitimes en matière de sécurité et de développement. Quelles aides spécifiques la Chine fournira-t-elle à la RPDC ? Et comment la Chine apprécie-t-elle les résultats de cette visite ?

R : Selon les dernières informations dont je dispose, le Président Xi a quitté Pyongyang à bord de son avion spécial pour regagner Beijing. Cette visite a été très amicale et réussie, comme en témoignent les informations publiées par les deux pays.

En fait, depuis hier, la Chine et la RPDC ont publié les détails de la rencontre et de l'entretien entre les deux dirigeants, y compris le contenu concerné que vous avez cité et qui avait été inscrit dans les informations publiées par la partie chinoise. En tant que voisins et amis, la Chine et la RPDC se prêtent mutuellement respect et soutien dans l'édification et le développement du socialisme de chacune depuis de nombreuses années.

Comme le Président Xi l'a souligné au cours de son entretien avec le Président Kim, les relations entre la Chine et la RPDC sont entrées dans une nouvelle période historique. Face aux changements profonds et complexes de la situation régionale et internationale, les deux parties doivent renforcer les échanges de haut niveau pour guider les relations bilatérales. Les deux parties doivent maintenir les échanges étroits et suivre fermement le cap du développement des relations bilatérales. Nous devons renforcer la communication stratégique et échanger en temps voulu des points de vue sur les questions d'importance majeure. Nous devons élargir notre coopération pragmatique pour offrir de plus grands avantages à nos deux peuples. Nous devons approfondir nos échanges amicaux afin de consolider la base du développement de notre amitié.

Cette année marque le 70e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la RPDC. Cela revêt une signification importante dans l'histoire du développement des relations entre les deux partis et entre les deux pays. La Chine est prête à travailler avec la RPDC pour mettre en œuvre le programme des activités commémoratives du 70e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques, développer l'amitié traditionnelle et améliorer le bien-être des peuples des deux pays.

La partie chinoise a publié des informations riches en détails à ce sujet. Je vous conseille de les consulter minutieusement.

Q : Un récent reportage sur la multiplication des cyberattaques américaines contre le réseau électrique russe a attiré beaucoup d'attention. Citant des responsables américains de la sécurité, le New York Times a déclaré que les Etats-Unis avaient mis des capteurs dans les systèmes de contrôle du réseau électrique russe depuis au moins 2012. Selon le reportage, les Etats-Unis ont également assoupli leurs restrictions juridiques à ce sujet, autorisant des attaques visant à paralyser les réseaux de l'autre partie en cas de conflit. Beaucoup de pays et de personnalités s'inquiètent d'une cyberguerre imminente. La Chine a-t-elle un commentaire à ce propos ?

R : Nous avons pris note de ce reportage. Vous savez tous qu'il existe de nombreux reportages sur les cyberattaques. Certains d'entre vous ont également demandé nos commentaires sur des reportages rapportant des allégations concernant la Chine lors de nos conférences de presse ici. Mais aucun de ceux-ci n'était étayé par des preuves et les allégations se sont avérées sans fondement. Cependant, le reportage du New York Times que vous avez mentionné est différent au regard des nombreux détails révélés. A ma connaissance, les médias américains ont également demandé des commentaires au gouvernement américain, mais nous n'avons vu aucune réponse officielle des Etats-Unis pour le moment. Quelqu'un parmi vous a-t-il entendu parler de quoi que ce soit ? Non ?

(Les journalistes ont fait non de la tête.)

Ce reportage évoque les menaces posées par les cyberattaques sur les infrastructures, en particulier les infrastructures clés touchant au bien-être des populations. Considérant des cas bien connus tels que le programme PRISM, nous pouvons comprendre pourquoi, comme vous l'avez dit, beaucoup sont inquiets.

Q : Selon des reportages, lors de la session plénière du Groupe des fournisseurs nucléaires (GFN) à Astana, l'adhésion de l'Inde au GFN sera abordée. Considérant que la Chine a toujours bloqué l'adhésion de l'Inde au GFN, la Chine changera-t-elle de position cette fois-ci ?

R : Tout d'abord, aucun membre n'a bloqué aucun pays. Toutes les décisions du GFN sont prises conformément à ses règles de procédure.

La session plénière 2019 du GFN se déroule actuellement à Nursultan, la capitale du Kazakhstan. Selon l'ordre du jour, les pays membres continueront à discuter de la question concernant les aspects techniques, juridiques et politiques de l'admission au GFN des États non signataires du TNP. Avant de parvenir à un plan non discriminatoire et acceptable par tous les États non signataires du TNP, la session plénière ne discutera pas de l'adhésion d'un certain État non signataire du TNP. Donc l'adhésion de l'Inde n'est pas concernée par un quelconque blocage.

La position de la Chine sur l'élargissement du GFN est cohérente et claire. Nous estimons que tous les pays doivent respecter strictement les règles du GFN, défendre sérieusement l'autorité et la solennité du TNP et rechercher une solution non discriminatoire et acceptable pour tous par le biais d'une consultation approfondie.

Q : Ma question concerne l'opinion de la Chine sur la situation actuelle en Iran. Selon des reportages, les Etats-Unis avaient envisagé d'attaquer l'Iran, mais le plan a été annulé par la suite. Il est également rapporté que la Chine participerait à une réunion sur la question du nucléaire iranien à Vienne prévue la semaine prochaine. Quelle est la position de la Chine sur la situation actuelle en Iran ?

R : Sur votre première question, nous avons pris note du reportage que vous avez mentionné. La situation dans le Golfe est complexe et sensible en ce moment. La Chine a appelé les parties concernées à s'abstenir de toute action conduisant à une nouvelle escalade. Je tiens à souligner qu'il ne faut jamais ouvrir la boîte de Pandore. La Chine est invariablement d'avis que les parties concernées doivent résoudre judicieusement leurs différends par des moyens pacifiques, dont le dialogue et les négociations, sur la base du respect mutuel, afin de préserver la paix et la stabilité régionales, ce qui est dans l'intérêt de la communauté internationale.

Concernant votre deuxième question, j'ai dit hier que les parties au Plan d'action global commun (PAGC) organiseraient une réunion de la Commission conjointe le 28 juin. La Chine entretient des communications étroites avec toutes les parties. Comme l'a déclaré le Conseiller d'Etat et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi lors d'une conférence de presse commune avec le Vice-Premier ministre syrien et Ministre des Affaires étrangères Walid Al-Moualem, il y a quelques jours, la mise en œuvre intégrale et effective du PAGC s'inscrit dans les exigences du Conseil de sécurité de l'ONU et constitue la seule approche réaliste et viable pour résoudre la question du nucléaire iranien.

Nous avons également souligné que l'AIEA avait confirmé pour la 15e fois consécutive le fait que l'Iran remplissait ses obligations nucléaires en vertu du PAGC. Nous espérons que les autres parties respecteront réellement les demandes légitimes de l'Iran et prendront des mesures actives pour maintenir l'équilibre des droits et des obligations dans le cadre du PAGC. Bien évidemment, nous espérons également que l'Iran n'abandonnera pas l'accord à la légère.

Q : Vous venez de dire que la session annuelle du GFN tenue au Kazakhstan n'aborderait pas l'adhésion d'un certain État non signataire du TNP et que seules les règles pour l'admission seraient en discussion. Ai-je bien compris ?

R : Comme je viens de le dire clairement, la session plénière 2019 du GFN se déroule actuellement à Nursultan, la capitale du Kazakhstan. Selon l'ordre du jour, les pays membres continueront à discuter de la question concernant les aspects techniques, juridiques et politiques de l'admission au GFN des États non signataires du TNP. Avant de parvenir à un plan non discriminatoire et acceptable par tous les États non signataires du TNP, la session plénière ne discutera pas de l'adhésion d'un certain État non signataire du TNP.

Q : Selon l'Inde, la majorité des membres du GFN ont soutenu l'adhésion de l'Inde. Seuls un petit nombre de pays, dont la Chine, l'ont bloquée, au motif que l'Inde n'avait pas signé le TNP. Comment la Chine commente-t-elle l'opinion de l'Inde ? Il y a deux ans, la Chine avait déclaré qu'il fallait établir un plan spécifique pour l'admission au GFN des États non signataires du TNP. Combien de temps faudra-t-il pour établir ce plan ?

R : Vous avez mentionné l'assertion de l'Inde, mais je ne peux pas porter de jugement en son nom.

Je voudrais souligner que le GFN est un mécanisme de contrôle des exportations multilatéral dans le domaine de la non-prolifération. En tant que tel, il a des règles que tous les membres doivent respecter.

La règle du GFN est que toutes les parties respectent le principe du consensus. Des questions spécifiques telles que l'admission de l'Inde ou d'autres pays et les positions des parties concernées à ce sujet doivent être discutées au sein du groupe. En fait, le GFN a traité les questions concernées conformément à ses règles.

Vous avez dit que l'adhésion de l'Inde au GFN était en discussion depuis deux ans. Je dois souligner que l'admission de nouveaux membres dans une institution multilatérale doit se faire par consensus, par le biais de consultations approfondies. Personne ne peut prédire quand une décision sera prise. Le consensus ne peut être atteint que par le biais de discussions non discriminatoires et approfondies.

Aujourd'hui, plusieurs journalistes indiens ont posé des questions sur le GFN. Permettez-moi de réaffirmer que, comme nous l'avons déclaré au cours des séances plénières et des discussions du groupe de travail du GFN, la position de la Chine et de nombreux autres membres du GFN ne vise aucun pays, et concerne les règles du GFN et les principes du mécanisme multilatéral. Notre objectif est très clair, il est de défendre l'autorité et la solennité du TNP, pierre angulaire de la maîtrise multilatérale des armements et de la non-prolifération.

Q : Pourriez-vous nous dire si des responsables chinois se sont entretenus par téléphone avec le Représentant des Etats-Unis au commerce extérieur Robert Lighthizer ? Sinon, quand vont-ils le faire ? Et quand les équipes de négociation des deux pays pourraient-elles se rencontrer en marge du Sommet du G20 à Osaka ?

R : Le Ministère du Commerce a donné hier une réponse claire à une question similaire. Conformément au consensus auquel les deux chefs d'État sont parvenus lors de leur conversation téléphonique, les équipes de négociation des deux parties mettront en œuvre leurs instructions importantes pour faire des préparatifs à leur rencontre en marge du Sommet d'Osaka. Je n'ai aucune information supplémentaire à vous communiquer.

Q : La Chine et l'Inde maintiennent un dialogue bilatéral sur les questions de non-prolifération. Les deux parties ont-elles réalisé des progrès récents dans ces questions ?

R : Je ne suis pas au courant des progrès récents dont vous parlez. D'après ce que je sais, le Directeur général Fu Cong du Département du contrôle des armements du Ministère des Affaires étrangères a récemment organisé un nouveau cycle de consultations sur le contrôle des armements et la non-prolifération à New Delhi avec le responsable indien chargé du désarmement et des affaires de sécurité internationale. Les deux parties ont procédé à un échange de vues approfondi sur les questions d'intérêt commun concernant le contrôle international des armements, le désarmement et la non-prolifération.

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