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Conférence de presse du 27 juin 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019-06-27

À l'invitation du gouvernement panaméen, Han Changfu, l'envoyé spécial du Président Xi Jinping et Ministre de l'Agriculture et des Affaires rurales, assistera à la cérémonie de passation des pouvoirs du Président panaméen à Panama, du 30 juin au 1er juillet.

Q : Selon des reportages, le Premier Ministre australien Morrison a prononcé un discours avant de partir pour le sommet du G20 à Osaka, pour exposer intégralement la politique étrangère de son pays. Il y a mentionné à plusieurs reprises la Chine et les relations sino-australiennes. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous avons pris note du discours du Premier Ministre Morrison sur la politique étrangère de l'Australie, dans lequel il a déclaré que la croissance de la Chine était favorable pour la Chine elle-même et dans l'intérêt de l'Australie. L'Australie se félicite, comme toujours, de la croissance économique de la Chine et de la contribution de l'initiative « la Ceinture et la Route » à la promotion des investissements dans les infrastructures et le développement socio-économique de la région. Il a également réaffirmé son engagement à approfondir le partenariat stratégique global entre l'Australie et la Chine. Nous exprimons notre appréciation à ce sujet.

La Chine estime toujours qu'une relation sino-australienne régulière et stable est dans l'intérêt fondamental des deux peuples et favorise la paix, la stabilité et la prospérité de la région. Nous espérons que l'Australie travaillera dans le même sens que la Chine pour promouvoir un développement sain et régulier des relations bilatérales sur la base de la confiance mutuelle et des avantages réciproques.

Q : Les États-Unis ont récemment dévoilé la partie sur l'économie du nouveau « Plan de paix pour le Moyen-Orient ». Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous avons pris note des reportages concernés. Nous espérons que la communauté internationale continuera à adhérer à la direction générale de la « solution à deux États », au consensus et aux normes internationaux tels que les résolutions de l'ONU et le principe de « la terre contre la paix », et prêtera une oreille attentive aux points de vue et aux revendications des principales parties prenantes, notamment de la partie palestinienne, pour promouvoir une solution globale, juste et durable de la question palestinienne dans les meilleurs délais.

Q : Selon des médias, le Secrétaire d'État américain Pompeo a déclaré, lors de sa visite en Inde, que les pays de la région avaient compris que l'initiative « la Ceinture et la Route », bien que sans condition préalable, était accompagnée de chaînes. Les pays ne veulent pas développer les infrastructures, la connectivité numérique et la coopération énergétique au prix d'une aliénation de leur souveraineté. Avez-vous un commentaire à faire à ce sujet ?

R : Je ne sais pas par quelle malédiction M. Pompeo a été frappé, il est tellement obsédé par l'initiative la « Ceinture et la Route » qu'il en parle partout où il va.

Malheureusement, il semble que ses attaques et ses calomnies contre l'initiative la « Ceinture et la Route » n'ont pas fonctionné. Ses tentatives pour persuader les autres pays de se retirer de la coopération dans le cadre de l'initiative la « Ceinture et la Route » n'ont pas donné de résultat. Pourquoi est-ce ainsi ? M. Pompeo devrait vraiment bien réfléchir à cela.

Si, comme il l'a dit, l'initiative « la Ceinture et la Route » était vraiment une chaîne, pourquoi tant de pays et d'organisations internationales y ont participé activement et apporté leur soutien ? Si ces pays n'avaient pas participé à la coopération dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route », qui aurait pu les aider à accélérer la construction d'infrastructures et le développement socio-économique ? Les États-Unis, qui agissent sous l'enseigne de l'« Amérique d'abord », l'auraient-ils fait ? Auraient-ils pu proposer des mesures concrètes ? Auraient-ils pu les aider en accordant réellement des fonds ?

Je pense que la communauté internationale voit cela très clairement et s'en rend compte très clairement. Peut-être que M. Pompeo connaît aussi la réponse au fond de son cœur.

Je voudrais conseiller encore une fois à certaines personnes aux États-Unis d'arrêter leur one-man-show parce qu'il n'y a pas de public.

Q : Le Président Trump a déclaré, lors d'une interview le 26 juin, que la Chine et les États-Unis avaient échangé leurs points de vue sur la question du commerce ces derniers jours, que les deux parties devraient conclure un accord en marge du sommet du G20, et qu'il imposerait des droits de douane supplémentaires sur les produits chinois si un accord n'est pas trouvé. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : Notre position est très claire. La Chine estime toujours que les frictions commerciales sino-américaines devraient être résolues par le dialogue et les consultations. Cela dit, nous défendrons fermement nos droits et intérêts légaux et légitimes.

Les menaces américaines d'imposer des droits de douane supplémentaires n'intimideront nullement le peuple chinois. Nous ne céderons pas aux forces du mal et ne craignons pas les pressions. De telles astuces ne fonctionneront jamais avec nous.

Je voudrais rappeler aux États-Unis qu'une guerre commerciale et une augmentation des tarifs douaniers blesseront les autres aussi bien qu'eux-mêmes et ne pourront jamais résoudre le problème.

Nous espérons que les États-Unis écouteront avec sérieux, au sommet du G20 à Osaka, le tollé suscité parmi la population américaine et les divers groupes américains contre la guerre commerciale et l'imposition des droits de douane supplémentaires, et entendront l'appel lancé par la communauté internationale à boycotter l'unilatéralisme, le protectionnisme et la pratique de l'intimidation.

Nous espérons que les États-Unis travailleront dans le même sens que la Chine, répondront aux préoccupations légitimes de l'une et de l'autre parties et rechercheront des résultats mutuellement bénéfiques sur la base du respect mutuel, de l'égalité et des avantages mutuels. Cela est non seulement dans l'intérêt des deux pays et des deux peuples, mais répond également aux aspirations communes de la communauté internationale.

Q : Les médias japonais rapportent que la partie sur le réchauffement mondial contenue dans le communiqué actuel du sommet du G20 à Osaka n'a pas inclu la mise en œuvre de l'Accord de Paris. Pouvez-vous confirmer cela et quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : À ma connaissance, les membres du G20 tiennent des consultations sur le projet de communiqué du sommet d'Osaka. Ce serait gênant pour moi de commenter le contenu du projet.

Ce que je peux vous dire, c'est que la lutte contre le changement climatique a toujours été un point important à l'ordre du jour du G20. En tant que forum majeur pour la coopération économique internationale, le G20 a longtemps joué un rôle important dans la promotion de la coopération internationale sur le changement climatique. Nous espérons que le sommet d'Osaka enverra un signal politique positif à cet égard.

La Chine a toujours œuvré au processus multilatéral de lutte contre le changement climatique et participé aux discussions dans le cadre du G20 et d'autres mécanismes multilatéraux, apportant une grande contribution à la gouvernance mondiale en matière de climat.

L'année dernière, en marge du sommet du G20 à Buenos Aires, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, le Ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, et le Secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, ont tenu une réunion trilatérale sur le changement climatique et publié un communiqué de presse, lançant une voix commune en faveur du multilatéralisme et de la coopération pour faire face au changement climatique, ce qui a suscité une forte réaction sur le plan international et a permis de préparer les conditions nécessaires à l'aboutissement des règles d'application pour la mise en œuvre de l'Accord de Paris à la conférence de Katowice qui a eu lieu par la suite.

Autant que je sache, lors du sommet d'Osaka, les trois parties, en poursuivant la pratique de l'année dernière, tiendront encore une réunion sur le changement climatique. Nous espérons que cela jouera un rôle positif, au G20 et dans d'autres mécanismes multilatéraux, dans la promotion des discussions sur la lutte contre le changement climatique et du renforcement des efforts multilatéraux dans ce domaine.

Q : Selon un reportage, la Chine et les États-Unis étaient déjà parvenus à un accord de principe sur l'ajournement de l'imposition des droits de douane à la veille de la rencontre prévue entre les deux Chefs d'État en marge du sommet du G20. La Chine peut-elle confirmer cela ? Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Je ne suis pas au courant de ce que vous avez dit. Une conférence de presse est prévue cet après-midi au Ministère du Commerce et vous pourrez vous renseigner auprès de lui.

Je viens de réaffirmer, dans ma réponse à une autre question, la position de la Chine sur les frictions commerciales et les consultations économiques et commerciales avec les États-Unis. Autant que je sache, les équipes chinoise et américaine sont en train de préparer la rencontre entre les deux Chefs d'État au sommet du G20 à Osaka, et nous espérons que les États-Unis travailleront avec nous pour obtenir des résultats positifs.

Q : La Tanzanie a suspendu le projet de construction d'un port à Bagamoyo d'une valeur de 10 milliards de dollars, évoquant les conditions financières onéreuses mises en place par la Chine. Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ?

R : Je ne suis pas au courant du projet que vous avez mentionné, mais je peux donner une réponse de principe. Le retard dans les infrastructures et le manque de financement sont les goulots d'étranglement majeurs qui freinent le développement autonome de l'Afrique. En tant qu'ami et partenaire des pays africains, la Chine poursuit, dans la mesure de ses moyens, la coopération avec l'Afrique en matière d'investissements et de financement, et mène dans le même temps avec la partie africaine des études de faisabilité des projets, afin de garantir leur rentabilité économique et sociale et leur développement durable. La Chine soutient les entreprises chinoises dans la participation à la construction d'infrastructures en Tanzanie sur la base des principes du marché.

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