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Conférence de presse du 1er juillet 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019-07-01

Q : Les dirigeants de la RPDC, des États-Unis et de la République de Corée ont tenu hier après-midi leur première rencontre dans la zone démilitarisée entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ? Quel rôle la Chine a-t-elle joué pour l'aboutissement de cette rencontre ? Quel est votre point de vue sur ce qui va se passer ensuite ?

R : Hier après-midi, le Président Kim Jong-un et le Président Trump ont franchi ensemble la ligne de démarcation militaire séparant la Corée du Nord et la Corée du Sud, et se sont rencontrés à Panmunjom. La rencontre amicale entre les dirigeants de la RPDC, des États-Unis et de la Corée du Sud est à saluer. Elle est constructive, avec des résultats positifs. En particulier, il est très important que la RPDC et les États-Unis décident de reprendre leurs pourparlers au niveau opérationnel dans un proche avenir. La Chine exprime son soutien à ce sujet.

La Chine se prononce toujours pour la dénucléarisation de la péninsule coréenne, la préservation de la paix et de la stabilité dans la péninsule, et le règlement de la question par le dialogue. La récente visite couronnée de succès du Président Xi Jinping en RPDC a donné une nouvelle impulsion au processus de règlement politique du problème de la péninsule. L'interaction entre la RPDC, les États-Unis et la République de Corée est dans leur intérêt commun et répond aux aspirations générales de la communauté internationale. Dans la situation actuelle, nous espérons que les parties concernées saisiront les opportunités, travailleront dans le même sens, exploreront activement des moyens efficaces de résoudre leurs préoccupations respectives pour favoriser de nouveaux progrès dans la dénucléarisation de la péninsule coréenne et le processus de son règlement politique

Q : Samedi dernier, le Président Xi Jinping et le Président Trump ont tenu une rencontre réussie. Ils ont donné leur accord pour la reprise des consultations économiques et commerciales. Pouvez-vous nous donner plus de détails à ce sujet ? Par exemple, quand aura lieu la reprise des discussions ? Est-ce que la délégation américaine viendra bientôt à Beijing ? Ou la délégation chinoise ira-t-elle aux États-Unis ?

R : Comme vous venez de le dire, les Chefs d'État chinois et américain ont tenu avec succès à Osaka une entrevue au cours de laquelle ils ont décidé de reprendre les consultations économiques et commerciales sur la base de l'égalité et du respect mutuel. La partie américaine a déclaré qu'elle n'imposerait pas de droits de douane supplémentaires sur les produits chinois. Les équipes des deux pays discuteront des questions concrètes.

Quant aux questions concrètes que vous avez évoquées, je vous conseille de vous renseigner auprès des départements compétents.

Q : Quelque 80 experts américains sur les affaires asiatiques, dont Susan Thornton, l'ancienne Secrétaire d'État adjointe intérimaire pour les affaires de l'Asie de l'Est et du Pacifique, et J. Stapleton Roy, l'ancien ambassadeur américain en Chine, envisagent d'adresser une lettre ouverte au Président Trump et au Congrès. Les médias ayant pris connaissance de ce projet de lettre notent que de nombreux actes américains aggravent la spirale descendante des relations américano-chinoises. Le fait de traiter la Chine comme un ennemi et la tentative américaine de dissocier la Chine de l'économie mondiale portent atteinte à l'image et à la réputation de l'Amérique et nuisent aux intérêts économiques de tous les pays. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : Nous avons noté les reportages concernés. Ce qui a été révélé par les médias sur le projet de lettre ouverte contient des points de vue et des appels rationnels. Nous y exprimons notre adhésion.

Le Président Xi Jinping et le Président Trump viennent de tenir une entrevue réussie en marge du sommet du G20 à Osaka. Le consensus le plus important auquel ils sont parvenus est de continuer à faire progresser les relations sino-américaines basées sur la coordination, la coopération et la stabilité. Les deux parties ont annoncé la reprise des consultations économiques et commerciales sur la base de l'égalité et du respect mutuel. Le consensus important a indiqué la bonne direction à suivre pour les relations bilatérales à la prochaine étape, suscitant une forte réaction en Chine, aux États-Unis et sur le plan international. Cela a prouvé encore une fois qu'un bon développement des relations sino-américaines est la volonté des peuples des deux pays et l'aspiration commune de la communauté internationale.

Comme le Président Xi Jinping l'a indiqué dans le bilan de l'expérience des 40 années depuis l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et les États-Unis, la coopération profite aux deux pays tandis que les frictions nuisent à l'un comme à l'autre, la coopération et le dialogue valent mieux que la confrontation et l'affrontement. Avec des intérêts entre les deux pays étroitement liés et une coopération couvrant des domaines très larges, la Chine et les États-Unis doivent éviter de tomber dans le piège du soi-disant conflit et de l'affrontement, réaliser leur promotion mutuelle et le développement partagé.

Nous sommes convaincus que tant que les deux parties suivront les principes et les orientations définis par les deux Chefs d'État, élargiront leur coopération sur la base des bénéfices mutuels, géreront les divergences avec du respect mutuel et régleront de manière appropriée les problèmes existants et potentiels, nous pourrons réaliser un développement régulier et soutenu des relations bilatérales dans le mieux-être des deux peuples et des peuples du monde entier.

Q : Le Président Trump a déclaré, sur son compte Twitter, que les négociations commerciales américano-chinoises étaient de nouveau sur la bonne voie et que Huawei pourrait importer des pièces et des composants en provenance d'entreprises américaines et ne menaçant pas la sécurité nationale des États-Unis. Il a également promis de ne pas imposer d'autres droits de douane. Quels engagements la Chine a-t-elle faits lors de la rencontre entre les deux dirigeants ?

R : Au cours de cette rencontre, les deux Chefs d'État ont échangé leurs points de vue sur les questions fondamentales touchant au développement des relations entre les deux pays. Comme je viens de le dire, le consensus le plus important atteint lors de la rencontre des deux Chefs d'État consiste à faire progresser les relations sino-américaines fondées sur la coordination, la coopération et la stabilité. Cela est dans l'intérêt des deux pays et constitue une aspiration commune de la communauté internationale.

Les deux parties ont convenu de reprendre les consultations économiques et commerciales. Les États-Unis ont déclaré qu'ils n'imposeraient plus de nouveaux droits de douane sur les exportations chinoises, ce qui est également dans l'intérêt des deux parties. Une guerre commerciale et l'imposition des droits de douane supplémentaires ne peuvent résoudre aucun problème et ne feront que nuire à autrui et à soi-même. La Chine a souligné ce point à plusieurs reprises et les États-Unis en sont bien conscients.

Q : Selon des reportages, Tsai Ing-wen sera en « transit » deux fois aux États-Unis ce mois-ci, pour un séjour de quatre jours, ce qui est peut-être le plus long séjour qu'elle a passé aux États-Unis. La partie chinoise a-t-elle fait des démarches auprès des États-Unis à ce sujet ? La Chine a-t-elle demandé aux États-Unis de ne pas autoriser Tsai Ing-wen à passer en transit aux États-Unis ?

R : La Chine s'oppose toujours aux contacts officiels entre les États-Unis et Taiwan. Cette position est ferme et claire. Nous exhortons les États-Unis à honorer leur engagement sur le principe d'une seule Chine et les trois communiqués conjoints sino-américains, à ne pas autoriser Tsai à « être en transit », et à traiter avec prudence et de manière appropriée les questions liées à Taiwan afin d'éviter de nuire aux relations sino-américaines et à la paix et à la stabilité dans le détroit de Taiwan. La Chine a fait part de ses préoccupations aux États-Unis et a fait des représentations solennelles auprès d'eux.

Q : Une question sur les négociations commerciales sino-américaines. Y a-t-il un calendrier pour la poursuite des négociations ? Auparavant, le Ministère chinois des Affaires étrangères avait déclaré l'importance de faire preuve de bienveillance et de sincérité pour la reprise des négociations commerciales. La Chine pense-t-elle que les États-Unis ont actuellement une attitude sincère pour relancer les négociations ?

R : Comme je viens de le dire, les deux parties ont convenu de reprendre les consultations économiques et commerciales sur la base de l'égalité et du respect mutuel. L'égalité et le respect mutuel constituent la base très importante.

Quant à la manière de relancer les discussions et les programmes concrets par la suite, comme je l'ai dit, les deux équipes mènent des discussions là-dessus.

Q : Selon des informations, les États-Unis et la RPDC vont entamer des pourparlers sur la dénucléarisation. Que fera la Chine pour promouvoir la dénucléarisation de la péninsule coréenne ?

R : J'ai expliqué explicitement la position de la Chine sur la question de la péninsule coréenne. La Chine reste attachée à la dénucléarisation de la péninsule coréenne, à la préservation de la paix et de la stabilité dans la péninsule, et au règlement de la question par le dialogue. Cette position est connue de tous. Nous adoptons une attitude très ferme et claire à cet égard. Toutes les parties concernées, y compris les États-Unis et la RPDC, le savent très bien.

Dans le nouveau contexte, la Chine est prête à renforcer la communication et la coordination avec toutes les parties concernées afin de promouvoir de nouveaux progrès dans le processus de dénucléarisation et de règlement politique de la péninsule coréenne.

Q : Le Ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt a annoncé, dans une déclaration, que ce qui s'est passé récemment dans la société à Hong Kong était particulièrement important pour réaffirmer l'engagement du Royaume-Uni vis-à-vis de la Déclaration conjointe sino-britannique. Il a également souligné que ce document est toujours en vigueur et juridiquement contraignant. Comment réagit la Chine à ce sujet ?

R : Nous avons répété maintes et maintes fois notre position à ce sujet. Je tiens à réaffirmer cela ici : la Déclaration conjointe sino-britannique a résolu le problème de Hong Kong, légué par l'histoire. Avec le retour de Hong Kong à la souveraineté chinoise et l'accomplissement du travail relatif à la période de transition, les droits et obligations concernant la partie britannique, tels qu'ils sont énoncés dans la Déclaration, ont été intégralement remplis. Le 1er juillet 1997, la Chine a repris l'exercice de sa souveraineté sur Hong Kong, le gouvernement chinois exerce l'administration de Hong Kong conformément à la Constitution et à la Loi fondamentale de la Région administrative spéciale de Hong Kong. La partie britannique n'a pas de « responsabilité » vis-à-vis de Hong Kong. Les affaires de Hong Kong sont purement des affaires intérieures de la Chine et aucun pays étranger n'a le droit d'y intervenir.

Je tiens également à souligner que depuis quelque temps, la partie britannique critique fréquemment avec force gestes autoritaires les affaires de Hong Kong dans lesquelles elle s'ingère grossièrement. Nous y exprimons notre vif mécontentement et notre ferme opposition. Nous recommandons à la partie britannique de se positionner judicieusement, de cesser son ingérence dans les affaires de Hong Kong sous quelque forme que ce soit, et de faire davantage pour la prospérité et la stabilité de Hong Kong, et non l'inverse.

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