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Conférence de presse du 12 juillet 2019 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019-07-12

Q : Selon une source américaine citée le 11 juillet, les Etats-Unis envisageraient de suspendre de 12 à 18 mois certaines sanctions imposées à la RPDC en échange du démantèlement de sa principale installation nucléaire et du gel de l'ensemble de son programme nucléaire. L'offre envisagée comprendrait l'assouplissement des sanctions restreignant les exportations de charbon et de textiles de la RPDC. Mais le Département d'Etat américain a ensuite fait des éclaircissements sur cette question. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Nous avons pris note des reportages concernés. La Chine est toujours d'avis que le Conseil de sécurité doit, conformément aux dispositions des résolutions concernées et compte tenu de l'évolution positive de la situation dans la péninsule, en particulier des mesures prises par la RPDC en faveur d'une dénucléarisation, engager au moment opportun des discussions sur les clauses réversibles des résolutions concernées.

Le Président Xi a présenté la position de principe de la Chine sur la question de la péninsule lors de sa rencontre avec le Président Trump à Osaka. Il a encouragé les Etats-Unis à faire preuve de souplesse et à aller dans le même sens que la RPDC, en adoptant des mesures, dont un assouplissement des sanctions contre la RPDC en temps utile, afin de trouver des moyens de résoudre leurs préoccupations réciproques par le dialogue.

Dans les circonstances actuelles, nous appelons toutes les parties concernées à examiner cette question de manière constructive, à rester en contact, à renforcer le dialogue, à faire preuve de souplesse, à répondre aux préoccupations légitimes de toutes les parties de manière équilibrée, à faire avancer le processus de règlement politique de la question de la péninsule et à œuvrer à la réalisation dès que possible de la dénucléarisation de la péninsule, ainsi que de la paix et de la stabilité durables de la région.

Q : Le Président Donald Trump a déclaré que la Chine n'avait pas tenu sa promesse d'acheter plus de produits agricoles américains et que cela avait déçu la partie américaine. Il a souhaité que la Chine commence à en acheter sans retard. Le Département du Trésor des Etats-Unis a nié avoir demandé aux sociétés américaines de solliciter au plus tôt des exemptions relatives à leurs transactions avec Huawei. Quelle est votre réponse à ce propos ?

R : En ce qui concerne le commerce des produits agricoles, le Porte-parole du Ministère du Commerce a répondu aux questions concernées lors de la conférence de presse tenue hier. Je voudrais réitérer que nous pensons que la Chine et les Etats-Unis doivent aborder et résoudre la question du commerce des produits agricoles sur la base de l'égalité et du respect mutuel.

En ce qui concerne votre deuxième question, la position de la Chine est également très claire. Les Etats-Unis ont porté des accusations non fondées pour réprimer Huawei et d'autres entreprises chinoises. Cela a porté atteinte aux droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises ainsi qu'aux intérêts des entreprises américaines, a gravement perturbé les échanges scientifiques et technologiques et les échanges commerciaux normaux entre les deux pays voire dans le monde, et a miné la chaîne industrielle et la chaîne d'approvisionnement mondiales.

Comme vous l'avez peut-être remarqué, lors de sa rencontre avec le Président Xi à Osaka, le Président Trump a déclaré qu'il autoriserait les entreprises américaines à approvisionner Huawei. Nous nous félicitons de cette prise de position et espérons que la partie américaine honorera sa parole.

Q : Lors d'une récente conférence de presse, vous avez dit que les centres d'enseignement et de formation professionnels du Xinjiang ont été mis en place à titre de mesure préventive visant à lutter contre le terrorisme et la radicalisation. Mais certains reportages de médias étrangers disent qu'il pourrait y avoir des institutions similaires au Tibet. Pourriez-vous nous en dire plus ?

R : Ces reportages dans les médias étrangers ne sont que des histoires de pure invention.

Q : Citant des sources du gouvernement américain, le journal américain Politico a affirmé hier que certains responsables du Conseil de sécurité nationale promouvaient maintenant l'adoption de sanctions secondaires contre les entités chinoises pour leurs achats de pétrole iranien. Le Ministère des Affaires étrangères a-t-il des commentaires à faire à ce sujet ?

R : Comme nous l'avons souligné à maintes reprises, la communauté internationale, y compris la Chine, développe les échanges commerciaux normaux avec l'Iran dans le cadre du droit international, ce qui est raisonnable et légitime et doit être respecté et protégé. La Chine s'oppose aux sanctions unilatérales et à la prétendue juridiction au bras long. Nous défendrons fermement nos droits et intérêts légitimes.

Q : La Ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a déclaré lors d'une interview que le Canada respectait l'Etat de droit et avait arrêté Meng Wanzhou conformément à son traité d'extradition avec les Etats-Unis. Il n'y a pas eu d'intervention politique dans ce dossier. Elle a personnellement le cœur brisé de constater les difficultés actuelles des relations sino-canadiennes, mais elle est parfaitement sûre que le Canada a fait le bon choix. Elle a qualifié d' « erronée » la suggestion de l'ancien Premier ministre Jean Chrétien de mettre fin au processus d'extradition dans l'affaire Meng Wanzhou. Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ?

R : La Chine exprime son mécontentement vif à l'égard des propos erronés récemment tenus par des responsables canadiens sur l'affaire Meng Wanzhou et les relations sino-canadiennes. Notre position sur l'affaire Meng Wanzhou est claire et ferme. Les Etats-Unis et le Canada ont abusé de leur traité d'extradition bilatéral et pris arbitrairement des mesures obligatoires à l'encontre d'un citoyen chinois, s'agissant d'une violation grave des droits et intérêts légitimes d'un citoyen chinois. C'est aussi un grave incident politique.

Depuis un certain temps, de nombreuses personnalités clairvoyantes au Canada ont fait des commentaires justes et objectifs. Mais la partie canadienne leur fait toujours la sourde oreille et s'obstine à maintenir une position erronée. Nous demandons instamment au Canada de prendre au sérieux notre position juste et ferme, de corriger ses erreurs, de libérer immédiatement Mme Meng et de veiller à ce qu'elle retourne en Chine saine et sauve.

Q : Le 10 juillet, lors d'une conférence de presse à Freitas Family Farm en Californie, le Vice-Président américain Pence a déclaré que l'Amérique était un « phare de la liberté » pour le monde entier et que l'administration américaine s'était prononcée en faveur de la liberté religieuse dans le monde entier. « Une conférence ministérielle aura lieu la semaine prochaine à Washington. Et nous résoudrons ces problèmes en Chine et dans le monde entier ». Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Les Etats-Unis se font passer pour un « phare de la liberté » pour le monde entier, mais ce phare ne semble pas très brillant. En prétendant résoudre les problèmes en Chine et dans le monde entier, les Etats-Unis se vantent sans retenue. Ils n'ont aucune responsabilité, aucun mandat et aucune capacité à le faire. Ils feraient mieux de mettre de l'ordre dans leur propre maison.

En ce qui concerne la soi-disant conférence ministérielle sur la promotion de la « liberté religieuse » prévue la semaine prochaine, la position de la Chine est cohérente. Nous nous opposons à l'ingérence des Etats-Unis dans les affaires intérieures d'autres pays sous le prétexte de la religion. Nous exhortons les Etats-Unis à respecter les faits, à rejeter leurs préjugés et à envisager de manière objective et juste les politiques religieuses et la liberté de croyance religieuse en Chine et dans d'autres pays. Ils doivent contribuer de leur mieux à tout ce qui est favorable à la promotion du développement des relations sino-américaines et de l'amitié entre les divers pays du monde.

Q : La « présidente » taïwanaise, Tsai Ing-wen, effectuera une visite de deux jours aux Etats-Unis. Comment le Ministère des Affaires étrangères voit-il cette visite dans le contexte de la récente vente d'armes américaine à Taïwan ?

R : Je dois corriger une erreur dans votre remarque : nous l'appelons « leader » de la région de Taïwan et nous ne reconnaissons jamais le titre de soi-disant « président » dans cette région.

En ce qui concerne le « transit » du leader de la région de Taïwan aux Etats-Unis, nous avons clairement énoncé notre position juste et ferme. Ici, je voudrais souligner à nouveau ceci. La Chine s'oppose aux échanges officiels entre les Etats-Unis et Taïwan. Cette position est ferme et claire. Nous avons fait des représentations sévères auprès de la partie américaine.

Nous exhortons les Etats-Unis à respecter strictement le principe d'une seule Chine et les trois communiqués conjoints sino-américains, à ne pas autoriser le transit de Tsai Ing-wen et à mettre fin aux échanges officiels avec Taïwan. Ils ne doivent plus fournir aux forces sécessionnistes aucune plate-forme pour prôner « l'indépendance de Taïwan ». Ils doivent traiter les problèmes liés à Taïwan de manière appropriée et avec prudence afin d'éviter tout grave préjudice aux relations sino-américaines ainsi qu'à la paix et à la stabilité du détroit de Taïwan.

En ce qui concerne les ventes d'armes américaines à Taïwan, j'ai également énoncé la position juste et ferme de la Chine. Nous exhortons les Etats-Unis à annuler immédiatement les ventes d'armes et à rompre leurs liens militaires avec Taïwan.

Q : Hier, lors d'une conférence de presse, la porte-parole du Département d'Etat américain Morgan Ortagus a déclaré que le 12 juillet marquait le troisième anniversaire de la décision d'un tribunal arbitral sur la mer de Chine méridionale. Elle a exhorté tous les pays à régler leurs différends territoriaux et maritimes conformément au droit international, y compris la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : La Chine a clairement exprimé, à maintes reprises, sa position sur le prétendu arbitrage concernant la mer de Chine méridionale. La constitution du soi-disant tribunal arbitral elle-même n'a pas de légitimité. La sentence rendue à l'issue de son jugement outrepassant sa compétence est nulle et non avenue. La Chine n'accepte ni ne reconnaît cela.

J'ai aussi quelque chose à dire en réponse aux commentaires des Etats-Unis.

La partie américaine elle-même n'a pas encore ratifié la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Certes, elle se complaît à en parler et à en faire un outil utile pour faire la leçon aux autres.

Les Etats-Unis, qui se sont retirés du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, ne cessent d'utiliser ce conseil comme plate-forme pour se poser en donneur de leçons, faire des commentaires déplacés et s'ingérer grossièrement dans la situation des droits de l'homme des autres pays.

De plus, les Etats-Unis, qui avaient quitté unilatéralement le PAGC, ont demandé à l'AIEA de tenir une session extraordinaire du Conseil des gouverneurs pour discuter de la mise en œuvre du PAGC.

N'est-ce pas absurde ? Si vous regardez de près les choses absurdes que les Etats-Unis ont faites, vous ne voyez qu'une pratique de deux poids deux mesures, une pensée hégémonique et une hypocrisie laide.

Q : Le Conseiller américain à la Sécurité nationale, John Bolton, a rencontré un homme d'affaires hongkongais, Jimmy Lai, et a parlé de la modification des ordonnances à Hong Kong. Auparavant, Jimmy Lai avait également rencontré le Vice-Président américain Pence et le Secrétaire d'Etat Pompeo. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Au mépris du droit international et des normes fondamentales régissant les relations internationales, une poignée de politiciens américains se sont immiscés maintes et maintes fois dans les affaires de Hong Kong et dans les affaires intérieures de la Chine. Ils ont envoyé un signal extrêmement erroné au monde extérieur. La Chine exprime son mécontentement vif et son opposition ferme à cet égard. Nous avons fait des représentations sévères auprès de la partie américaine.

La détermination de la Chine à défendre sa souveraineté nationale et ses intérêts en matière de sécurité et de développement est inébranlable. Notre détermination à préserver la prospérité et la stabilité de Hong Kong est inébranlable. Notre détermination à nous opposer résolument à toute intervention extérieure est inébranlable. Tous les Chinois, y compris les compatriotes de Hong Kong, s'opposeront aux tentatives d'incitation au chaos à Hong Kong et de sabotage de sa prospérité et de sa stabilité. De telles tentatives ne gagneront aucun soutien populaire et n'aboutiront jamais.

Q : Les Etats-Unis ont demandé à leurs alliés de participer à une coalition militaire dirigée par les Etats-Unis afin de protéger les eaux au large de l'Iran et du Yémen. A en croire des responsables de la région, les Etats-Unis avaient invité le Japon, la République de Corée et la Chine, entre autres, à participer à cette coalition. La Chine a-t-elle reçu cette invitation des Etats-Unis ? La Chine participera-t-elle à une telle coalition ? La Chine envisage-t-elle d'escorter des navires de commerce sous pavillon chinois ?

R : Je ne suis pas au courant de ce que vous avez dit. Je voudrais réitérer ceci : la région du Golfe est importante pour l'approvisionnement énergétique international ainsi que pour la sécurité et la stabilité mondiales. Dans les circonstances actuelles, nous espérons que toutes les parties concernées pourront faire preuve de retenue, s'abstenir de toute mesure susceptible d'aggraver les tensions et maintenir conjointement la sécurité pour le passage dans les détroits concernés ainsi que la paix et la stabilité de la région.

Q : Un cas de drogue à Xuzhou a impliqué 16 étrangers. Pourriez-vous donner des détails sur l'affaire, en particulier sur la nationalité de ces étrangers ?

R : Les organes de la sécurité publique de la province du Jiangsu ont récemment découvert une affaire de drogue impliquant des étrangers. Cette affaire fait maintenant l'objet d'une enquête. Les organes de la sécurité publique ont adressé des notifications consulaires aux ambassades et consulats des pays concernés. Les droits et intérêts légitimes des personnes concernées sont protégés conformément à la loi. C'est tout ce que je sais pour l'instant.

Q : Quels sont les pays d'origine des étrangers impliqués que vous venez de mentionner ?

R : Je n'ai aucune information en la matière pour l'instant. Je vérifierai cela après la conférence de presse.

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