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Conférence de presse du 17 juillet 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019-07-17

Q : Hier, un journaliste a demandé si les coordinateurs des consultations économiques et commerciales sino-américaines auraient un entretien téléphonique cette semaine. Je voudrais savoir s'il y a du neuf aujourd'hui.

R : Je n'ai pas d'autres informations à vous donner. Je vous conseille de vous adresser au département compétent pour les détails sur les consultations économiques et commerciales sino-américaines.

Q : Selon des médias, la Suisse a annoncé mardi qu'elle extraderait aux États-Unis un citoyen chinois accusé d'avoir volé des secrets commerciaux américains. La Chine est-elle d'accord avec cela ? Vous pensez toujours que c'est une affaire politique ?

R : Je ne suis pas au courant des détails dont vous avez parlé. Moi aussi, j'ai lu les reportages concernés dans des médias.

À en juger par les reportages, il ne s'agit que d'une affaire ordinaire dans le domaine commercial. Nous ne voulons pas que cette affaire soit surinterprétée, et encore moins politisée.

Q : Y a-t-il une raison pour que la Chine ne veuille pas révéler l'état d'avancement des consultations économiques et commerciales sino-américaines ? Quel genre de mesures la Chine espère-t-elle que les États-Unis prendront pour promouvoir les consultations et tenir un face-à-face ?

R : Je ne sais pas comment vous êtes arrivé à une telle conclusion. Ce que je peux vous dire, c'est que les équipes économiques et commerciales de la Chine et des États-Unis maintiennent toujours la communication et que nous avons publié des informations en la matière en temps opportun. Autant que je sache, le porte-parole du Ministère chinois du Commerce a également répondu à des questions à ce sujet lors d'une conférence de presse tenue la semaine dernière. S'il y a d'autres informations, nous les diffuserons à temps.

Q : J'ai deux questions concernant l'Australie. Premièrement, le Ministre australien des Affaires étrangères a rendu publique une déclaration aujourd'hui, faisant savoir que l'ambassade d'Australie en Chine avait officiellement demandé à la Chine d'autoriser l'épouse et le fils d'un Ouïghour de nationalité australienne à quitter la Chine pour l'Australie. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? Ma deuxième question concerne Yang Jun, un écrivain chinois de nationalité australienne. Avez-vous quelque chose à nous dire sur lui ?

R : Concernant votre première question, je n'ai pas lu la déclaration concernée de la partie australienne. Je vérifierai cela après la conférence de presse. Si la partie australienne nous a fourni des informations détaillées à travers le canal bilatéral, nous apporterons l'assistance nécessaire. En fait, c'est ce que nous faisons depuis toujours.

Passons maintenant à votre deuxième question. L'affaire Yang Jun fait l'objet d'une enquête approfondie. L'autorité de la sécurité nationale chinoise traite l'affaire dans le strict respect de la loi et protège pleinement ses droits et intérêts légitimes. Pour autant que je sache, Yang Jun est en bonne santé.

Q : Dans une interview accordée le 17 juillet, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a réfuté l'assertion de la « menace chinoise », déclarant que le partenariat stratégique de coordination stratégique russo-chinois est entré dans une nouvelle ère, que la politique de bon voisinage entre la Russie et la Chine couvre de larges domaines et durera longtemps et qu'elle ne sera pas influencée par un fait de circonstance. Toujours selon lui, la coopération entre les deux pays ne vise aucun pays tiers et a pour objectif de promouvoir le développement socio-économique et la prospérité des deux pays pour le mieux-être des deux peuples. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : La Chine apprécie hautement la déclaration positive et claire faite par le Ministre russe des Affaires étrangères Lavrov sur les relations sino-russes. Ces dernières années, sous la conduite du Président Xi Jinping et du Président Poutine, les relations sino-russes ont connu un développement sans précédent et des résultats fructueux ont été obtenus dans tous les domaines. Le mois dernier, le Président Xi Jinping a effectué avec succès une visite d'État historique en Russie, marquant le début d'une nouvelle ère pour les relations sino-russes à l'occasion du 70e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays.

Je tiens à souligner que, il y a 18 ans jour pour jour, soit le 16 juillet 2001, la Chine et la Russie ont signé le Traité de bon voisinage, d'amitié et de coopération, qui a consacré sous une forme juridique l'idée de paix marquée par une amitié pérennisée et l'objectif de ne jamais devenir des ennemis. Au cours des dernières années, les deux pays ont instauré une confiance politique mutuelle indestructible dans le strict respect du consensus consistant en quatre « soutiens réciproques fermes ». La pratique a prouvé que ce nouveau type de relations entre grands pays possède une forte puissance endogène et un potentiel de développement illimité. Le parcours des 70 dernières années nous donne suffisamment de confiance et de persévérance pour affronter ensemble toutes les difficultés et tous les défis. Toute tentative de semer la discorde entre la Chine et la Russie est vouée à l'échec.

Nous avons la certitude que les relations sino-russes dans la nouvelle ère vont devenir encore plus solides, plus fortes et plus dynamiques. Nous continuerons de consolider et d'approfondir la coordination stratégique dans tous les domaines, d'œuvrer au développement commun et au renouveau des deux pays, de travailler conjointement pour défendre l'équité et la justice internationales et apporter plus d'énergie positive au monde.

Q : Première question, plusieurs membres du Sénat et de la Chambre des représentants des États-Unis ont présenté un projet de loi pour réclamer le maintien des restrictions strictes imposées à Huawei, y compris l'impossibilité pour le Département du Commerce de retirer Huawei de la liste des entités contrôlées pour les exportations sans un acte du Congrès. Comment réagissez-vous à cela ? Deuxième question, TIME a publié une liste des « 25 personnes les plus influentes sur Internet », qui comprend des manifestants de Hong Kong contre l'amendement de projets de loi. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : Je commence par répondre à votre première question. La Chine a clairement indiqué à plusieurs reprises sa position solennelle au sujet de la répression arbitraire d'entreprises chinoises par les États-Unis. S'accrochant à la mentalité de la guerre froide et à l'idée de jeu à somme nulle, les parlementaires américains concernés envisagent toujours la Chine sous une optique tendancieuse. Ils ont proposé différents projets de loi ayant un contenu négatif envers la Chine pour contenir le développement de la Chine et nuire aux relations sino-américaines. Leurs mauvaises intentions sont exposées au grand jour.

Les États-Unis ont utilisé leur pouvoir national pour sanctionner et réprimer sans vergogne des entreprises chinoises. Cela a gravement compromis leur propre image, les intérêts des entreprises américaines et la chaîne industrielle et logistique mondiale. Tous les pays du monde s'y opposent et continueront à s'y opposer.

La coopération économique et commerciale entre les entreprises chinoises et américaines profite aux deux parties. Lors de sa rencontre avec le Président Xi Jinping à Osaka, le Président Trump a déclaré qu'il permettrait aux entreprises américaines de continuer à approvisionner Huawei. Comment et quand les États-Unis vont-ils respecter leur engagement ? Cela concerne la réputation et la crédibilité du pays. La communauté internationale observe.

Nous espérons que les États-Unis cesseront immédiatement de réprimer et d'imposer sans raison des sanctions à Huawei et à d'autres entreprises chinoises. Ils doivent les traiter de manière juste, objective et non discriminatoire, et agir davantage pour favoriser une coopération commerciale saine et stable avec la Chine, et non créer des obstacles.

Quant à votre deuxième question, je pense que vous devez savoir que nous ne faisons pas de commentaires sur de telles sélections. En ce qui concerne ce qui s'est passé récemment à Hong Kong, le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong a donné des réponses à maintes reprises.

Q : Des médias tchèques ont rapporté que la Chine avait pris des mesures de riposte aux actions anti-chinoises du gouvernement municipal et du maire de Prague. Pouvez-vous confirmer cela et quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Depuis quelque temps, les autorités municipales et le maire de Prague se sont très mal comportés sur des questions touchant à la souveraineté nationale et aux intérêts fondamentaux de la Chine, telles que des questions liées à Taiwan, au Tibet, etc. Ce qu'ils ont fait a gravement blessé les sentiments du peuple chinois et compromis la bonne atmosphère de relations bilatérales, en particulier la communication et la coopération entre les collectivités locales. C'est la raison fondamentale pour laquelle les parties et les personnes concernées de Prague ne sont pas les bienvenues auprès du peuple chinois. Nous conseillons aux autorités municipales de Prague et à ces responsables politiques de changer de position dans les meilleurs délais, d'arrêter de saboter l'intérêt général des relations sino-tchèques, faute de quoi ce sont leurs propres intérêts qui seront lésés finalement.

Q : Teresa Cheng, avocate expérimentée de Hong Kong, arrivera à Beijing aujourd'hui et rencontrera des représentants du Ministère des Affaires étrangères. Pouvez-vous nous dire pourquoi elle vient à Beijing et pourquoi elle rencontrera des représentants du Ministère des Affaires étrangères ?

R : Je ne suis pas au courant de ce dont vous parlez. Je peux me renseigner pour vous.

Q : Pouvez-vous confirmer les informations selon lesquelles des navires vietnamiens et chinois sont en confrontation en Mer de Chine méridionale ? Et quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Si je me souviens bien, j'ai clairement expliqué la position de la Chine sur cette question il y a quelques jours. Nous espérons que la partie vietnamienne pourra scrupuleusement respecter les droits souverains de la Chine et sa juridiction sur les eaux concernées, et s'abstiendra de toute action susceptible de rendre la situation encore plus compliquée.

Q : Le Président américain Donald Trump a déclaré le 16 juillet qu'il y aurait encore un long chemin à parcourir pour que les États-Unis parviennent à un accord économique et commercial avec la Chine, mais qu'ils pourraient imposer des droits de douane supplémentaires sur les produits chinois pour une valeur de plus de 300 milliards de dollars le cas échéant. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : La Chine se prononce toujours pour un règlement des frictions commerciales sino-américaines par le dialogue et les consultations. Nous sommes toujours sincères concernant les consultations économiques et commerciales sino-américaines.

Les États-Unis pensent qu'il y a encore un long chemin à parcourir avant de conclure un accord. Eh bien, comme le dit un proverbe chinois, « une longue marche commence par le premier pas ». Peu importe la longueur du chemin, vous atteindrez le but final si vous avancez.

Nous conseillons aux États-Unis de faire preuve de sincérité et de persévérance, et de se joindre aux efforts de la Chine pour conclure un accord économique et commercial mutuellement avantageux fondé sur le respect mutuel et le traitement sur un pied d'égalité.

En ce qui concerne la menace américaine d'imposer de nouveaux droits de douane sur des produits chinois d'une valeur de 325 milliards de dollars, nous avons exprimé à plusieurs reprises notre ferme position de défense de nos propres intérêts. Je ne la répéterai pas ici. Cependant, je voudrais dire que si les États-Unis imposent de nouveaux droits de douane, cela reviendra à créer de nouveaux obstacles aux consultations économiques et commerciales entre les deux parties, ce qui ne fera que rendre le chemin vers un accord économique et commercial encore plus long.

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