Accueil  | Aperçu général de Chine  | Qui sommes nous Relations bilatérales  | Rubrique de l'ACHA  | Services presses médias
    Portada > Thémas > Remarques du Porte-Parole
Conférence de presse du 29 juillet 2019 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2019-07-29

À l'invitation du Président sortant Mohamed Ould Abdel Aziz de la République islamique de Mauritanie, Wang Dongming, envoyé spécial du Président Xi Jinping et Vice-Président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale, assistera à la cérémonie d'investiture du Président nouvellement élu Mohamed Ould Ghazouani de Mauritanie, le 1er août à Nouakchott, la capitale mauritanienne.

Q : Selon des reportages, le 26 juillet, les États-Unis ont publié un mémorandum sur le statut des pays en développement au sein de l'OMC, demandant à l'organisation d'apporter des modifications aux règles dans un délai de 90 jours, faute de quoi les États-Unis pourraient prendre des mesures unilatérales. Étant donné que la Chine a été mentionnée à plusieurs reprises dans le mémorandum, quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Je voudrais préciser les points suivants. Premièrement, l'OMC n'appartient ni à un seul pays ni à quelques pays, et ce n'est pas un pays ou quelques pays qui peuvent la dicter, il faut respecter la volonté commune de tous les membres de l'organisation. En fait, bon nombre de membres de l'OMC ont répondu à cette question à diverses occasions. Le « traitement spécial et différencié » est une illustration importante des valeurs essentielles et des principes fondamentaux de l'OMC. La plupart des membres de l'organisation soutiennent que ces valeurs essentielles et principes fondamentaux doivent être préservés, quelle que soit la réforme de l'OMC. Les États-Unis avaient présenté à l'OMC deux projets similaires, mais ils avaient toujours fini par essuyer une rebuffade. Les États-Unis doivent se faire une juste idée d'eux-mêmes et savoir à quel point leurs projets sont impopulaires.

Deuxièmement, qui sont les membres en développement de l'OMC ? Selon quels critères et quelles procédures sont-ils classés ? Un seul pays ou quelques pays n'ont pas le dernier mot, cela devrait être décidé par des consultations entre les membres de l'organisation, et il faut surtout respecter les opinions des pays en développement. Les États-Unis parlent à longueur de journée de l'équité, alors qu'une véritable équité commerciale ne peut être réalisée que par la préservation du statut des pays en développement. Les États-Unis ont exagéré le niveau de développement de certains membres en développement, ce qui a fait l'objet d'une opposition ferme de la plupart des pays membres en développement. La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) estime, selon un rapport de recherche qu'elle a publié récemment, que le développement est un concept multidimensionnel et que la classification actuelle des pays en développement est raisonnable.

Troisièmement, la Chine, le plus grand pays en développement du monde, qui adhère à son positionnement de pays en développement, ne se soustrait pas à ses responsabilités internationales. En fait, elle revendique les droits fondamentaux des pays en développement, et défend l'équité et la justice internationales. Dans les négociations à l'OMC, la Chine continuera à apporter une contribution proportionnelle à ses capacités et à son niveau de développement. Elle va aider, comme par le passé, les autres membres en développement à réaliser un développement partagé, et contribuer au maintien du système commercial multilatéral et à la promotion de la réforme de l'OMC dans la bonne direction.

Je pense que vous avez la même impression que moi devant les propos et les actes des États-Unis concernant le statut des pays en développement à l'OMC, qui ont mis au grand jour à quel point les États-Unis sont capricieux, arrogants et égoïstes. Ce comportement américain ne correspond pas à son statut de la « plus grande puissance du monde ». Selon une expression très célèbre sur Internet, « il ne faut pas se comporter trop à l'américaine ». J'espère que certaines personnes aux États-Unis procéderont à un profond examen de conscience.

Q : Selon des reportages déjà diffusés, 24 pays membres du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies avaient adressé une lettre cosignée critiquant la politique de la Chine au Xinjiang. Cependant, nous avons appris que plus de 50 ambassadeurs ont récemment adressé une lettre au Président du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies et à la Haute-commissaire aux droits de l'homme pour soutenir la position de la Chine sur la question liée au Xinjiang, se félicitant des résultats remarquables obtenus par la Chine dans le domaine des droits de l'homme, et s'opposant à la politisation des questions relatives aux droits de l'homme. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Récemment, les ambassadeurs de 50 pays, dont la Russie, le Pakistan, l'Arabie saoudite, l'Algérie et Cuba, ont conjointement adressé une lettre au Président du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies et à la Haute-commissaire aux droits de l'homme pour exprimer leur soutien à la position de la Chine sur les questions liées au Xinjiang, soulignant ensemble pour la première fois la création de centres d'enseignement et de formation professionnels et d'autres mesures prises par le Xinjiang pour la lutte antiterroriste et la déradicalisation afin de protéger efficacement les droits fondamentaux de l'homme. En outre, le Viet Nam a exprimé son soutien à la proposition chinoise en envoyant une lettre et en publiant un communiqué de presse.

Ce que je veux souligner, c'est que qles 24 pays que vous avez mentionnés qui ont critiqué la politique chinoise au Xinjiang sont tous des pays développés de l'Ouest, dont la population totale est inférieure à 600 millions d'habitants, et aucun d'entre eux n'est un pays musulman ni un pays en développement. Tandis que les 50 pays soutenant la Chine se trouvent sur plusieurs continents, notamment en Asie, en Afrique et en Europe, avec une population de près de 2 milliards d'habitants, et 28 d'entre eux sont membres de l'Organisation de la coopération islamique, avec une population totale deux fois supérieure à celle des 24 pays que vous avez mentionnés. Par conséquent, en ce qui concerne le Xinjiang, il n'est pas difficile de constater qui représente la justice.

Parmi la cinquantaine d'ambassadeurs qui soutiennent la politique chinoise dans le Xinjiang, beaucoup ont visité le Xinjiang et ont vu de leurs propres yeux ce qui se passe réellement là-bas. Comme ils l'ont souligné, ce qu'ils ont vu au Xinjiang est complètement différent de ce qui a été décrit par les médias occidentaux. Ils saluent les énormes progrès réalisés par la Chine en matière de droits de l'homme et estiment que la création dans le Xinjiang de centres d'enseignement et de formation professionnels et l'adoption d'autres mesures de lutte antiterroriste et de déradicalisation garantissent efficacement les droits fondamentaux de l'homme. Ils exhortent les pays concernés à cesser de critiquer la Chine sans fondement. Cela montre pleinement que la communauté internationale a une opinion juste sur le développement du Xinjiang et que la tentative de certains pays occidentaux de noircir le Xinjiang et de faire pression sur la Chine sous le prétexte des droits de l'homme n'aboutira pas.

Je voudrais également souligner, en particulier, que les questions auxquelles le Xinjiang est confronté sont la lutte antiterroriste et la déradicalisation, et non la religion et les droits de l'homme. Le terrorisme et l'extrémisme sont des défis mondiaux. Certains des 24 pays que vous avez mentionnés et qui stigmatisent la politique chinoise dans le Xinjiang ont été également victimes du terrorisme et ont également subi des attaques terroristes. J'espère qu'ils n'oublieront pas les douleurs passées une fois les blessures cicatrisées. Confrontée à de graves menaces de terrorisme et d'extrémisme, la Région autonome ouïghoure du Xinjiang a pris une série de mesures antiterroristes et de déradicalisation conformément à la loi, notamment la création de centres d'enseignement et de formation professionnels. Ces mesures ont permis d'inverser la situation sécuritaire. Pas un seul incident terroriste violent n'a eu lieu dans le Xinjiang depuis près de trois ans. Le Xinjiang jouit maintenant de la stabilité sociale et de l'unité ethnique. Les habitants y mènent une vie heureuse avec un sentiment plus fort d'épanouissement et de sécurité. Ils approuvent sans réserve les mesures politiques du gouvernement. La lutte du Xinjiang contre le terrorisme et la radicalisation est un combat de justice et de civilisation contre le mal et la barbarie. Nous invitons les personnalités et les responsables concernés de ces 24 pays à venir au Xinjiang pour le voir de leurs propres yeux et s'inspirer des expériences en matière de lutte contre le terrorisme et la radicalisation.

La Chine œuvre avec toutes les parties à favoriser le respect des buts et principes de la Charte des Nations Unies par les mécanismes multilatéraux des droits de l'homme, le traitement des questions relatives aux droits de l'homme de manière objective, juste et non sélective, et la promotion d'un développement sain de la cause internationale des droits de l'homme grâce au dialogue et à la coopération constructifs. Nous nous opposons fermement à la tentative de tout pays d'intervenir dans les affaires intérieures des autres pays sous le prétexte des droits de l'homme. Nous exhortons les pays concernés à corriger leurs erreurs, à rejeter la politisation et le double critère et à cesser d'intervenir dans les affaires intérieures des autres pays.

Q : Première question, la réunion extraordinaire de la Commission mixte du JCPOA s'est tenue hier à Vienne en présence de la Chine. Quel est le commentaire de la Chine au sujet de cette réunion ? Deuxième question, maintenant que les tensions montent au Moyen-Orient, que propose la Chine pour abaisser les tensions ?

R : En ce qui concerne votre première question, à la demande du Royaume-Uni, de la France et de l'Allemagne, les parties au JCPOA ont tenu une réunion extraordinaire de la Commission mixte le 28 juillet à Vienne pour discuter de la mise en œuvre du JCPOA. La délégation chinoise, conduite par le responsable du Département du contrôle des armements du Ministère des Affaires étrangères, était présente à la réunion. La Chine a appelé toutes les parties à faire preuve de calme et de retenue, à résoudre les divergences dans le cadre de la Commission mixte pour contribuer à la détente de la situation. Dans le même temps, toutes les parties doivent assumer leurs responsabilités pour garantir l'équilibre des droits et des obligations découlant du JCPOA.

Au cours de la réunion, toutes les parties ont réaffirmé leur engagement à maintenir et à mettre en œuvre le JCPOA et à chercher à résoudre le problème de mise en œuvre par l'Iran dans le cadre de la Commission mixte. Toutes les parties s'opposent fermement à l'obstruction par les États-Unis à l'application du JCPOA par d'autres pays en imposant des sanctions unilatérales et une juridiction au bras long. Ils ont tous promis de continuer à prendre des mesures pour atténuer l'impact des sanctions unilatérales américaines.

Je tiens également à souligner une fois de plus que la mise en œuvre intégrale et efficace du JCPOA est à la fois une exigence des résolutions du Conseil de Sécurité et le seul moyen réaliste et efficace de résoudre le problème nucléaire iranien. Nous exhortons une nouvelle fois les États-Unis à abandonner la pratique des pressions maximales et à éviter de créer de nouveaux obstacles à la mise en œuvre de l'accord par les différentes parties.

Quant à votre deuxième question, la Chine a clairement exprimé sa position à plusieurs reprises. À l'heure actuelle, le problème iranien est au cœur de l'escalade de la tension au Moyen-Orient, et les sanctions unilatérales des États-Unis et leur juridiction au bras long sont à l'origine de la tension dans le dossier nucléaire iranien.

La Chine est préoccupée par les tensions actuelles. Nous espérons que toutes les parties concernées feront preuve de calme et de retenue et éviteront une nouvelle escalade, qu'elles travailleront pour résoudre leurs divergences par le dialogue et les consultations et préserver ensemble la paix et la stabilité régionales. La Chine continuera à renforcer la communication et la coopération avec les pays de la région et à jouer un rôle positif et constructif pour l'instauration de la paix au Moyen-Orient.

Q : En ce qui concerne les achats de produits agricoles américains par la Chine, les médias chinois ont rapporté que la Chine avait acheté des millions de tonnes de soja aux États-Unis, mais les données du Département américain de l'Agriculture montrent que, depuis la rencontre des dirigeants chinois et américain à Osaka jusqu'au 18 juillet, la Chine n'a acheté qu'un peu plus d'un million de tonnes de soja. Pouvez-vous présenter la situation ?

R : Je ne connais pas les données de l'achat par la Chine de produits agricoles américains ; je vous suggère de vous adresser au département compétent.

Ce que je peux vous dire, c'est que pour mettre en œuvre l'important consensus auquel sont parvenus les deux Chefs d'État à Osaka, les deux parties tiendront le 12e tour de consultations économiques et commerciales de haut niveau entre la Chine et les États-Unis. Nous espérons que la partie américaine honorera ses engagements en prenant des mesures concrètes et créera des conditions favorables pour faire avancer la coopération économique et commerciale et les consultations entre les deux parties.

Q : Le Président de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants américaine, Eliot Engel, s'est dit préoccupé par les informations faisant état de la brutalité de la police de Hong Kong vis-à-vis des manifestations pacifiques. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Cet après-midi, peut-être en ce moment même, le Bureau des Affaires de Hong Kong et de Macao relevant du Conseil des Affaires d'État tient une conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes sur ce qui s'est passé récemment à Hong Kong.

En ce qui concerne ce que vous avez mentionné au sujet des remarques du Président de la Commission des affaires étrangères de la Chambre américaine des représentants sur la « brutalité de la police de Hong Kong vis-à-vis des manifestations pacifiques », je voudrais dire quelques mots.

Tout d'abord, j'estime que les allégations concernant la « brutalité de la police de Hong Kong vis-à-vis des manifestations pacifiques » mêlent le vrai et le faux. Quand on voit l'assaut par des radicaux violents du Conseil législatif et du Bureau de liaison du gouvernement populaire central dans la Région administrative spéciale de Hong Kong (RASHK), l'attaque de policiers avec des armes meurtrières de manière organisée et préméditée, comment certaines personnes aux États-Unis osent-elles appeler de tels comportements des « manifestations pacifiques » ?!

Depuis un certain temps, certaines personnes en Europe et aux États-Unis se font les protecteurs des radicaux violents de Hong Kong et ferment les yeux sur leurs comportements illégaux et violents. Mais tout le monde sait que les policiers européens et américains n'agissent jamais avec compassion et violence vis-à-vis des éléments violents de leur pays. Sur cette question, ils pratiquent sans vergogne le double critère.

Je ne sais pas si vous vous rappelez que, au début de cette année, le Conseil européen a adopté un projet de loi soulignant que la liberté de protestation et de parole n'est pas sans limite, et qu'elle devrait être exercée dans les limites autorisées par la loi et soumise à des restrictions de police pour le maintien de l'ordre. Vous avez peut-être également noté des incidents récents à New York, dans lesquels des personnes ont harcelé et aspergé des policiers en service avec de l'eau. Nous avons constaté que le Président américain, des responsables de divers échelons et la police ont tous condamné de tels comportements qui, selon leurs propos, sont inacceptables et intolérables. Vous vous souvenez peut-être aussi que lors du mouvement « Occupy Wall Street » en 2011, l'autorité de police de New York a mobilisé les forces de police de huit villes, y compris des véhicules anti-émeute, des policiers anti-émeute, des tirailleurs et des rangers, munis de matraques, de matraques électriques, et de pistolets paralysants. La police américaine a également déclaré à plusieurs reprises que si une arme quelconque menaçait la vie de policiers, elle contre-attaquerait par la force sur place. Par conséquent, je ne sais pas si le législateur américain que vous avez mentionné devrait poser la question à la police américaine sur la manière dont elle aurait réagi en cas d'attaque violente contre la police à Washington ou à New York, comme ce qui a eu lieu à Hong Kong. Tout le monde peut imaginer la scène.

Je tiens à souligner que la paix et la stabilité, comme l'air et le soleil, sont à peine remarquées quand on en tire profit, alors que personne ne peut survivre sans eux. Le gouvernement central soutient fermement le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong dans son administration efficace conformément à la loi, soutient fermement la police pour punir sévèrement la violence illégale et protège fermement la stabilité, le développement et la prospérité à long terme de Hong Kong. Je pense que tous ceux qui ont le sens de la justice et ceux qui aiment vraiment Hong Kong devraient s'unir pour préserver la stabilité à long terme de Hong Kong et protéger le soleil et l'air de Hong Kong. Nous ne pouvons pas permettre aux nuages sombres et aux pluies empoisonnantes de certains individus aux États-Unis de nuire au soleil et à l'air précieux de Hong Kong.

Q : Selon des parlementaires iraniens, le 28 juillet, le Président de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi, a déclaré devant le Parlement que l'Iran redémarrerait le réacteur à eau lourde d'Arak. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : Pour autant que je sache, le travail concerné est effectué de manière active et ordonnée. Lors de la réunion extraordinaire de la Comission mixte du JCPOA qui s'est tenue hier, toutes les parties, y compris l'Iran, ont hautement apprécié les efforts de la Chine pour la rénovation du réacteur à eau lourde d'Arak, et ont exprimé leur volonté de continuer à apporter leur soutien. La Chine restera fermement attachée à la sauvegarde et à la mise en œuvre du JCPOA et s'acquittera de ses responsabilités et de ses obligations.

Comme je l'ai dit précédemment au journaliste de l'Agence de presse de la République islamique, assurer une mise en œuvre intégrale et effective du JCPOA est à la fois une exigence des résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU et le seul moyen réaliste et efficace permettant de résoudre le problème nucléaire iranien. Nous exhortons les États-Unis à renoncer à leurs pressions maximales sur l'Iran et à s'abstenir de créer de nouveaux obstacles, pour que les différentes parties mettent en œuvre le JCPOA, y compris la rénovation du réacteur à eau lourde d'Arak.

Suggest To A Friend
  Print