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Conférence de presse du 21 octobre 2019 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2019-10-21

Q : Première question, l'ambassadeur des États-Unis en Chine a déclaré aujourd'hui que Washington avait mis en œuvre des « mesures de réciprocité » à l'égard de la Chine, et il espère que le gouvernement chinois assouplira les restrictions imposées aux diplomates américains pour leurs rencontres avec les responsables locaux en Chine. Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ? La Chine assouplira-t-elle les restrictions ? Deuxième question, pouvez-vous confirmer ou commenter la déclaration faite aujourd'hui par le Japon selon laquelle un citoyen japonais soupçonné d'espionnage est détenu par la Chine ?

R : Concernant votre première question, mon collègue a exposé, il y a quelques jours, la position de la Chine sur les restrictions imposées par les États-Unis aux activités normales des diplomates chinois aux États-Unis. Selon vous, l'ambassadeur américain a dit que des restrictions lui étaient imposées. Je ne sais pas dans quelle enceinte il a dit cela, ce qu'il a dit exactement et quelles restrictions concrètes lui ont été imposées en Chine. Je me rappelle que l'ambassadeur de Chine aux États-Unis Cui Tiankai a déclaré, il y a quelques jours à peine, que l'ancien ambassadeur américain en Chine s'était rendu dans toutes les provinces chinoises en trois ans, alors que l'ambassadeur Cui Tiankai n'a même pas parcouru un seul État américain pendant son mandat de six ans et demi.

La partie chinoise apporte toujours soutien et facilités nécessaires aux activités officielles normales des diplomates américains en Chine. Je ne sais pas si l'ambassadeur américain pourra apporter des éclaircissements sur ses remarques concernant le moment et le type de restrictions dont il a fait l'objet.

Sur cette question, nous espérons que la partie américaine pourra faire face à la réalité et faciliter les échanges interpersonnels et les activités officielles normales entre les deux pays, au lieu de créer des obstacles ou, pire encore, de rejeter la responsabilité sur autrui.

Quant à votre deuxième question, je vous invite à vous renseigner auprès du département compétent, car je ne connais pas les détails. Mais je tiens à souligner que la partie chinoise traite toujours les affaires relatives aux citoyens étrangers suspects de violer la législation chinoise en vertu de la loi. Concernant le cas que vous évoquez, nous accorderons, conformément à l'Accord consulaire sino-japonais, l'assistance nécessaire pour que la partie japonaise puisse s'acquitter de ses fonctions consulaires.

Q : Nous avons noté que les manifestations en Catalogne en Espagne et à Londres au Royaume-Uni ressemblent de plus en plus à celles de Hong Kong, en particulier quand il s'agit d'infractions violentes comme les incendies criminels, le blocage d'aéroports et le saccage de magasins. Les manifestants violents des deux pays ont prétendu, sans dissimuler leur intention, avoir copié l'« expérience de Hong Kong » et vouloir faire de ces lieux « un autre Hong Kong ». Cependant, les politiciens et les médias occidentaux ont très peu parlé de cela et certains d'entre eux restent même muets à ce sujet, disant que ce qui se passe à Hong Kong illustre la « démocratie et la liberté » tandis que ce qui se passe en Occident relève « de la violence et des émeutes ». Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : Nous avons noté l'évolution des événements en Catalogne en Espagne et à Londres au Royaume-Uni, ainsi que l'attitude des pays occidentaux à cet égard. Les reportages et commentaires des médias attirent l'attention du public chinois. Nous pensons que tout ce qui se passe en Catalogne et à Londres fait partie des affaires intérieures, respectivement, de l'Espagne et du Royaume-Uni, qui devraient être judicieusement traitées conformément aux lois des pays en question.

Cependant, comme vous venez de le dire et comme le public chinois l'a remarqué, certains politiciens et médias occidentaux ont apparemment adopté des attitudes différentes à l'égard d'infractions violentes illégales commises à différents endroits, même si elles ont eu lieu sous la même forme. Cela met en évidence deux questions au moins.

Premièrement, la démocratie et les droits de l'homme ne constituent qu'un prétexte prétentieux de l'ingérence occidentale dans les affaires de Hong Kong.

Deuxièmement, il ne peut y avoir qu'un seul critère et une seule attitude à l'égard des infractions violentes. En fin de compte, le double critère et l'indulgence ne pourront que nuire à autrui et faire du mal à soi-même.

À en juger par l'évolution des événements de ces derniers jours et les assertions de certains politiciens occidentaux, de plus en plus de personnes se rendent compte que les « droits de l'homme », la « démocratie » et le « panorama splendide » prêchés par ces politiciens occidentaux ne sont qu'un mirage illusoire dans le désert ou le chant des sirènes dans la mer. Ceux qui ne peuvent pas distinguer la vérité du mensonge et faire preuve d'une grande fermeté finiront par se perdre et en payer le prix.

Q : Le 17 octobre, David Stilwell, Secrétaire d'État adjoint des États-Unis, a déclaré dans son discours sur la politique chinoise des États-Unis prononcé au Wilson Center que la Chine et les États-Unis se trouvaient dans une concurrence stratégique, que les États-Unis devaient changer la manière d'entretenir des relations avec la Chine, et tenir compte de la modération idéologique qui s'est accrue. Il a également critiqué sans fondement le système social chinois. Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ?

R : J'ai noté les reportages concernés. Le discours de M. Stilwell a révélé le grave préjudice causé par certains Américains à la Chine, ainsi que leur mentalité profondément enracinée d'hégémonie et de deux poids deux mesures.

Dans son discours, il a critiqué sans aucune raison valable le système social chinois, ayant en travers de la gorge la recherche par la Chine du renouveau de la nation. En fait, les Chinois sont les mieux placés pour dire si leur système est bon ou non. Et les faits ont répondu à cette question. Nous venons de célébrer le 70e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. La communauté internationale a hautement apprécié les énormes progrès réalisés par la Chine au cours des sept dernières décennies et sa contribution importante à la paix et au développement dans le monde. À cette occasion, les dirigeants de 178 pays et 36 responsables d'organisations internationales et régionales ont adressé leurs félicitations à la Chine par différents moyens. L'histoire et la pratique ont montré que la voie du socialisme à la chinoise est une voie tout à fait juste, conforme aux conditions nationales chinoises et aux besoins du peuple chinois, et qu'elle est donc approuvée et soutenue par le peuple chinois. Les sondages menés par plusieurs organismes étrangers montrent que la Chine jouit du taux de soutien interne le plus élevé en ce qui concerne son système social et sa voie de développement parmi tous les pays interrogés. Puisque c'est une voie juste et réussie, pourquoi devrions-nous changer de cap ? Puisque cette voie bénéficie du soutien de la population, pourquoi devrions-nous y renoncer ?

La Chine et les États-Unis sont différents quant à leurs histoires, leurs cultures, leurs systèmes sociaux, leurs voies de développement et leurs conditions nationales. Aucune des deux parties n'est capable de changer l'autre. La tentative américaine de transformer les autres selon sa propre intention est erronée et ne se réalisera pas. La Chine ne se laissera pas manipuler par autrui. Nous poursuivrons inébranlablement la voie et la direction que nous avons choisies. La Chine n'a jamais eu l'intention de changer les États-Unis. De même, les États-Unis ne devraient pas rêver de changer la Chine non plus. Ils devraient apprendre à respecter le droit légitime de la Chine et des autres pays en développement, avec un état d'esprit inclusif et impartial. Si un pays rêve toujours de changer, voire de transformer les autres pays, ses espoirs finiront par se briser. Ce n'est qu'en apprenant la coexistence pacifique et la coopération gagnant-gagnant que l'on pourra admirer ensemble un beau ciel étoilé.

Je tiens à souligner de nouveau qu'il y a eu effectivement concurrence et désaccord entre la Chine et les États-Unis, mais il importe de ne pas laisser notre pensée contrôler par des préjugés et de l'appréhension, encore moins laisser nos relations orienter par le conflit et la confrontation. Au contraire, nous devons rechercher l'entente par-delà les divergences, mener des consultations sur un pied d'égalité et gérer les différends. Nous espérons que les États-Unis abandonneront leur mentalité obsolète de la guerre froide, reviendront à la raison, envisageront et géreront judicieusement les relations avec la Chine et s'efforceront d'agir davantage pour favoriser la confiance mutuelle et la coopération entre les deux pays, et non le contraire.

Q : Le Vice-Président Wang Qishan assistera demain à la cérémonie d'intronisation du nouvel Empereur japonais. Qu'attend la Chine de cette visite ?

R : En tant qu'envoyé spécial du Président Xi Jinping, le Vice-Président Wang Qishan s'est rendu au Japon pour assister à la cérémonie d'intronisation de l'Empereur Naruhito.

La Chine et le Japon sont des voisins importants liés par la mer. Le Président Xi Jinping a rencontré le Premier Ministre Shinzo Abe lors du sommet du G20 à Osaka en juin dernier, et a dégagé un consensus important sur la construction d'une relation bilatérale qui répond à la demande de la nouvelle ère. La Chine entend travailler de concert avec le Japon pour, à travers la visite du Vice-Président Wang Qishan, maintenir la dynamique des échanges de haut niveau, intensifier les échanges et la coopération pragmatiques dans différents domaines et faire progresser les relations bilatérales sur la bonne voie.

Q : Première question, l'Iran a déclaré qu'un envoyé spécial chinois se rendrait demain à Téhéran. Avez-vous des informations à ce sujet ? Deuxième question, le Président Xi Jinping a-t-il décidé de participer à la réunion des dirigeants des entités économiques de l'APEC au Chili ?

R : Sur votre première question, je n'ai rien de précis à vous présenter pour le moment. Je peux vous dire que la Chine et les pays du Golfe maintiennent des contacts amicaux et étroits.

En ce qui concerne votre deuxième question, la Chine attache une grande importance à la 27e réunion des dirigeants des entités économiques de l'APEC qui se tiendra au Chili. L'APEC est un mécanisme important de coopération économique dans la région Asie-Pacifique. La Chine est prête à travailler de concert avec les autres parties pour faire aboutir la réunion à des résultats fructueux et pour faire progresser la coopération de l'APEC de manière plus approfondie et plus pragmatique. La Chine soutient l'organisation avec succès par le Chili de la réunion de l'APEC de cette année. Quant à la présence de la Chine, nous ferons une annonce officielle en temps opportun.

Q : S'agissant de la détention du Japonais en Chine, la partie chinoise a-t-elle apporté des éclaircissements à la partie japonaise au sujet de la cause de la détention ? Certains Japonais disent que cet incident fera l'effet d'une douche froide sur la dynamique d'amélioration des relations entre la Chine et le Japon. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : Comme je l'ai dit tout à l'heure, il faut se renseigner auprès du département compétent pour avoir des précisions sur ce cas. Mais je peux vous assurer que la Chine est un État de droit. Le département compétent ne détient jamais de citoyens étrangers sans raison. Comme je viens de le dire, la partie chinoise traite la violation de la législation chinoise par les citoyens étrangers conformément à la loi. Concernant ce cas concret, nous accorderons l'assistance nécessaire à la partie japonaise dans l'exercice de ses fonctions consulaires, conformément aux dispositions pertinentes de l'Accord consulaire sino-japonais. Nous espérons que le Japon rappellera à ses citoyens de respecter les lois et règlements chinois et de ne pas se livrer à des activités illégales et criminelles en Chine.

Certains disent que cette affaire affectera l'amélioration des relations bilatérales. Eh bien, je pense qu'une telle interprétation ou spéculation est sûrement une exagération. Il est inutile de lier un cas isolé aux relations entre les deux pays, car ce sont deux choses différentes. Comme je l'ai dit, le Vice-Président Wang Qishan assistera demain à la cérémonie d'intronisation de l'Empereur Naruhito. Nous sommes prêts à travailler avec le Japon pour promouvoir le développement des relations bilatérales sur la bonne voie.

Q : Selon des médias, le Président indonésien élu Joko Widodo a officiellement prêté serment le 20 octobre. L'envoyé spécial du Président Xi Jinping et Vice-Président Wang Qishan a assisté à la cérémonie d'investiture. Pourriez-vous partager plus d'informations à ce sujet ? Quelles sont les attentes de la Chine en matière de coopération avec le nouveau gouvernement indonésien ?

R : À l'invitation du gouvernement indonésien, du 18 au 21 octobre, l'envoyé spécial du Président Xi Jinping et Vice-Président Wang Qishan a participé, à Jakarta, à la cérémonie d'investiture du Président Joko Widodo pour son second mandat et a effectué une visite d'amitié dans le pays. Le Vice-Président Wang Qishan a rencontré respectivement le Président Joko Widodo et le Vice-Président Ma'ruf Amin.

Le Vice-Président Wang a transmis les chaleureuses félicitations, les salutations cordiales et les meilleurs vœux du Président Xi Jinping au Président Joko Widodo pour sa réélection, déclarant que la Chine et l'Indonésie sont de bons voisins, de bons amis et de bons partenaires. La Chine et l'Indonésie étant de grands pays en développement en Asie et dans le monde, l'importance de leurs relations dépasse le cadre bilatéral. La Chine apprécie l'engagement du Président Joko Widodo de promouvoir le partenariat stratégique global Chine-Indonésie, et participe activement, avec un grand soutien, à la connexion de l'initiative chinoise « la Ceinture et la Route » et de la stratégie indonésienne de développement. Grâce à l'attention et au soutien des deux Chefs d'État, le projet de TGV Jakarta-Bandung a progressé dans d'heureuses conditions, ce qui en fait un exemple de coopération en matière d'infrastructures entre les deux pays.

La Chine et l'Indonésie sont deux représentants de la civilisation orientale, et possèdent un patrimoine historique et culturel aux couleurs très distinctes. Elles sont également des économies émergentes et des membres importants du G20. En tant que telles, les deux parties sont bien placées sur les plans géographique, historique et culturel pour renforcer les relations de coopération et ressentent également un besoin réaliste d'apprentissage mutuel et de coopération gagnant-gagnant. Nous avons la certitude que, sous la direction du Président Joko Widodo, l'Indonésie réalisera de plus grands progrès dans les cinq années à venir. Nous sommes également prêts à travailler de concert avec l'Indonésie pour hisser les relations bilatérales et la coopération pragmatique dans différents secteurs à un nouveau palier.

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