Accueil  | Aperçu général de Chine  | Qui sommes nous Relations bilatérales  | Rubrique de l'ACHA  | Services presses médias
    Portada > Thémas > Remarques du Porte-Parole
Conférence de presse du 24 octobre 2019 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2019-10-24

Q : Le 22 octobre, la Présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Pelosi, a tweeté une photo prise lors de sa rencontre avec Jimmy Lai et Martin Lee aux États-Unis et a déclaré que « son soutien et son admiration vont à ceux qui sont descendus dans la rue semaine après semaine pour combattre de manière non violente pour la démocratie et la primauté du droit à Hong Kong ». Quelle est la réaction de la partie chinoise à cet égard ?

R : Je ne sais pas si vous avez remarqué qu'il y a quelques jours, un Américain habitant Hong Kong a adressé une lettre ouverte à des sénateurs américains, disant que le monde occidental n'a pas vu la vérité sur Hong Kong. Selon cette lettre, certains parlementaires américains n'ont pas hésité à affirmer qu'ils n'ont vu aucune violence. C'est du mensonge. Ceux qui ont menti doivent avoir honte. Maintenant, la plupart des habitants de Hong Kong vivent dans la panique, non pas à cause de ce que la Chine a fait, mais à cause des actes répréhensibles de manifestants soutenus par des parlementaires américains. Et maintenant, le mensonge continue.

Ce sont les vues d'un Américain ordinaire. Malheureusement, des responsables politiques comme Mme Pelosi, en confondant le noir et le blanc et en inversant le vrai et le faux, font passer les infractions pénales violentes commises à Hong Kong pour une lutte non violente et regonflent le moral des manifestants violents qui perturbent Hong Kong et s'opposent à la Chine. Leur hypocrisie et leur perfidie sont vraiment méprisables et stupéfiantes. Les criminels violents de Hong Kong n'ont rien à craindre à l'ombre d'individus comme Pelosi, qui les protègent, les tolèrent et se mettent à faire de l'agitation partout.

Je pense que vous avez tous vu que ce qui se passe à Hong Kong est de la violence de rue et des infractions à la loi. Les malfaiteurs ont saccagé des magasins, détruit des installations publiques, lynché des Hongkongais innocents et agressé ouvertement des policiers, voire menacé la vie de ces derniers en versant de l'acide sur leur corps ou en leur coupant la gorge. Ils ont utilisé des moyens extrêmement cruels. Ce sont des faits évidents. Je ne sais pas combien de sang les policiers de Hong Kong doivent perdre et combien les habitants de Hong Kong doivent verser de larmes et subir de pertes pour éveiller la conscience de Mme Pelosi et d'autres individus. Je tiens à dire ceci à Mme Pelosi : gardez pour vous-même le « panorama splendide » que vous voulez admirer, car nous ne le voulons pas et nous n'avons pas envie de le partager.

Je voudrais avertir sévèrement Mme Pelosi et les autres individus que même si vous êtes aveuglés par les préjugés, même si votre for intérieur est rempli de mal, sachez que Hong Kong appartient à la Chine, que toute tentative d'intervenir dans les affaires de Hong Kong est vouée à l'échec et que toute tentative de soutenir la séparation de Hong Kong est de la paranoïa. De telles astuces auraient peut-être fonctionné ailleurs, mais elles ne fonctionneront pas à Hong Kong, sur le territoire chinois. Finalement, vous vous apercevrez que ce n'est qu'un beau rêve et que vous ne récolterez que le fruit amer de vos actes erronés.

Q : Selon des rapports professionnels, la RPDC est en train de négocier avec la Chine pour lui accorder des droits d'extraction de terres rares en échange d'investissements chinois dans la construction de centrales solaires pour produire de l'électricité en RPDC. Est-ce vrai ? Comment ce plan fonctionnera-t-il compte tenu des sanctions onusiennes interdisant à la RPDC d'exploiter ses terres rares ?

R : Je ne suis pas au courant de ce que vous dites, voilà tout ce que j'ai à dire pour répondre à vos deux questions.

Q : Le Centre américain d'études stratégiques et internationales (CSIS) a récemment publié un rapport intitulé « La coopération scientifique à l'ère de la concurrence stratégique », soulignant que les restrictions imposées par les États-Unis à la coopération scientifique sino-américaine pour des raisons de « sécurité nationale » s'inscrivaient dans la poursuite de la mentalité de la guerre froide. L'administration américaine doit renforcer la coopération avec le secteur privé et les instituts de recherche universitaires pour trouver un équilibre entre les recherches ouvertes et la sécurité nationale. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Nous avons également noté le rapport dont vous parlez. En fait, ce n'est pas la première fois que des scientifiques américains expriment leurs préoccupations concernant les restrictions imposées par l'administration américaine à la coopération scientifique et technologique avec la Chine. Récemment, 60 institutions scientifiques américaines ont publié une lettre ouverte appelant le gouvernement américain à cesser d'opprimer les chercheurs étrangers et d'entraver la coopération scientifique internationale. Selon les statistiques de la National Science Foundation des États-Unis, la Chine et les États-Unis sont les plus grands coauteurs internationaux l'un avec l'autre, et leur interdépendance est bien plus grande que celle existant entre les autres pays. Cela démontre une vérité toute simple : une coopération renforcée dans le domaine de la recherche scientifique entre la Chine et les États-Unis est conforme à l'opinion publique, à l'aspiration de la population et à l'intérêt commun des deux parties.

Dans le monde actuel du 21e siècle, la coopération internationale est indispensable au développement scientifique et technologique, et les échanges socioculturels sont une tendance irrésistible de notre époque. Nous avons remarqué depuis quelque temps que des individus et des organismes américains, animés de la mentalité du jeu à somme nulle et d'intentions perfides, tentent d'endiguer le développement chinois en limitant les échanges et la coopération scientifique et technologique, ce qui est totalement absurde. « Qui écoute les deux côtés aura l'esprit éclairé et qui n'écoute qu'un seul côté restera dans l'obscurité », dit un proverbe chinois. Nous espérons que l'administration américaine et les décideurs politiques américains écouteront attentivement les voix rationnelles de la communauté internationale et de l'intérieur du pays, cesseront de restreindre les échanges scientifiques et la coopération avec la Chine, et agiront dans le même sens que la Chine pour promouvoir ensemble les progrès scientifiques de l'humanité.

Q : Selon le rapport Doing Business 2020 de la Banque mondiale publié par cette dernière, la Chine se classe, en matière d'environnement des affaires, à la 31e place mondiale cette année, après avoir occupé la 46e place l'année dernière et la 78e l'année précédente. Elle figure parmi les dix premières économies qui enregistrent la plus importante amélioration dans leur environnement des affaires depuis deux années consécutives. Quel est le commentaire chinois à ce sujet ?

R : La Chine salue le rapport Doing Business Global 2020 de la Banque mondiale, qui a de nouveau élevé la position de la Chine dans le classement mondial de l'environnement des affaires. Cela montre que la Chine a adopté une attitude sérieuse sur l'approfondissement de la réforme, l'élargissement de l'ouverture et l'optimisation constante de l'environnement des affaires, et a obtenu des résultats et des progrès remarquables, reconnus par la communauté internationale. Ce résultat est un vote de confiance sur la réforme et l'ouverture de la Chine ainsi que sur ses perspectives économiques. Dans le contexte actuel, marqué par un ralentissement de l'économie mondiale et une incertitude accrue, cela aura sans aucun doute une signification positive sur le renforcement de la confiance dans les marchés.

La Chine est partisan et promoteur d'une économie mondiale ouverte et veille toujours à laisser la porte ouverte au développement. L'optimisation de l'environnement des affaires est une tâche incessante. La Chine continuera d'adopter et d'appliquer consciencieusement une série de nouvelles mesures visant à promouvoir l'ouverture sur l'extérieur à un plus haut niveau, y compris la mise en œuvre de la Réglementation sur l'optimisation de l'environnement des affaires à partir du 1er janvier 2020, afin de perfectionner encore le climat des affaires commercialisé, régulé et internationalisé. Nous souhaitons la bienvenue à un plus grand nombre d'entreprises étrangères venant se développer en Chine et partageant les opportunités de développement chinois.

Q : Ma question porte sur la Mer de Chine méridionale. Le Vietnam a affirmé que jeudi, un pétrolier chinois et ses escortes avaient quitté les eaux de la Mer de Chine méridionale, en faisant savoir que cela a violé sa souveraineté. Comment la Chine y réagit-elle ? Pouvez-vous confirmer si le navire a quitté lesdites eaux ?

R : Je pense que vous parlez du navire d'inspection chinois « Haiyang Dizhi 8 », n'est-ce pas ? (Le journaliste a acquiescé d'un signe de tête.)

Conformément aux dispositions prises par la partie chinoise, le « Haiyang Dizhi 8 » a commencé ses opérations de recherche scientifique dans les eaux juridictionnelles chinoises en Mer de Chine méridionale début juillet. Les opérations sont maintenant terminées.

Q : Le Président brésilien entame une visite d'État en Chine aujourd'hui. Il a promis, à l'occasion de son élection, de rétablir la politique étrangère du Brésil. Comment la Chine envisage-t-elle les relations actuelles entre les deux pays ? Quelle sera l'influence de l'élection du Président Bolsonaro sur les relations sino-brésiliennes ?

R : Nous avons annoncé l'autre jour la visite du Président Bolsonaro en Chine. À l'invitation du Président Xi Jinping, le Président Bolsonaro effectuera une visite d'État en Chine du 24 au 26 octobre. Ce sera sa première visite d'État en Chine depuis son entrée en fonction.

La Chine et le Brésil sont deux grands pays en développement, des marchés émergents importants et des partenaires stratégiques globaux. Depuis l'établissement de leurs relations diplomatiques il y a 45 ans, la Chine et le Brésil ont maintenu un développement sain et stable de leurs relations bilatérales, avec une coopération fructueuse dans différents domaines. En fait, les relations entre les deux pays sont devenues un exemple de solidarité, de coopération et de développement partagé entre les principaux pays en développement. Depuis son entrée en fonction, le Président Bolsonaro accorde une grande importance au développement des relations avec la Chine. Il a indiqué que le nouveau gouvernement brésilien, très attaché au statut de grand pays de la Chine, était prêt à devenir un ami sincère de la Chine, que la coopération sino-brésilienne ne devrait pas se limiter au seul domaine économique et commercial et que le Brésil entendait mener une coopération tous azimuts avec la Chine. Il espère que les échanges de haut niveau permettront de promouvoir davantage la coopération gagnant-gagnant entre les deux pays et de créer de nouvelles perspectives aux relations bilatérales. Il faut dire que les relations sino-brésiliennes bénéficient de grands potentiels et de perspectives prometteuses.

La Chine envisage ses relations avec le Brésil dans une perspective stratégique à long terme. Elle entend travailler de concert avec le Brésil, en saisissant l'occasion offerte par la visite du Président Bolsonaro en Chine et le 45e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays pour continuer à resserrer les échanges de haut niveau et favoriser la coopération mutuellement avantageuse dans différents domaines afin de faire progresser le partenariat stratégique global entre les deux pays sans discontinuer.

La 11e rencontre des dirigeants des pays BRICS aura lieu les 13 et 14 novembre à Brasilia, le Brésil étant le pays assumant la présidence du sommet des pays BRICS cette année. La Chine attache une grande importance à la coopération entre les pays BRICS et entend faire tout son possible pour soutenir le Brésil dans l'organisation avec succès du sommet des pays BRICS.

Q : Des manifestations et des émeutes ont eu lieu ces derniers jours au Chili. La Chine en est-elle inquiète ? A-t-elle pris des mesures spéciales pour assurer la sécurité de la délégation chinoise dans le pays ?

R : En tant que pays important d'Amérique latine et de la région Asie-Pacifique, le Chili a organisé avec succès de nombreuses conférences internationales de grande envergure. La Chine soutient le Chili dans l'organisation de la réunion des dirigeants des entités économiques de l'APEC en novembre prochain. Nous suivons de près la situation au Chili et avons la certitude que le gouvernement chilien pourra faire face de manière appropriée aux questions concernées et assurer la tenue de la réunion dans d'heureuses conditions et en toute sécurité.

Q : Hier, le Premier Ministre japonais Shinzo Abe a demandé au Vice-Président Wang Qishan d'accorder une assistance dans l'affaire du professeur japonais détenu en Chine. Pouvez-vous nous donner plus d'informations concrètes à ce sujet ?

R : Je peux partager avec vous quelques informations sur la rencontre du Vice-Président Wang Qishan avec le Premier Ministre Shinzo Abe. En tant qu'envoyé spécial du Président Xi Jinping, le Vice-Président Wang Qishan a effectué une visite d'amitié au Japon et a rencontré le Premier Ministre Shinzo Abe hier.

Le Vice-Président Wang a déclaré qu'en juin dernier, le Président Xi Jinping et le Premier Ministre Shinzo Abe sont parvenus à une série de consensus importants sur la promotion d'une relation sino-japonaise répondant à la demande de la nouvelle ère, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de développement aux relations bilatérales. Les deux parties doivent respecter les principes énoncés dans les quatre documents politiques sino-japonais et traiter judicieusement les questions historiques et la question liée à Taiwan, pour que les relations bilatérales puissent progresser sur la bonne voie de la paix, de l'amitié et de la coopération.

Le Premier Ministre Shinzo Abe a déclaré qu'avec un approfondissement continu de leur coopération économique et commerciale, les deux pays assumaient de lourdes responsabilités en matière de paix et de prospérité en Asie et dans le monde. Le Japon et la Chine sont entrés dans une nouvelle ère. La rencontre des dirigeants des deux pays à Osaka a permis de faire revenir les relations bilatérales à la normale et augure un potentiel immense de coopération à l'avenir. La partie japonaise attend avec enthousiasme la visite d'État du Président Xi au Japon au printemps de l'année prochaine. Le Japon est disposé à traiter de manière appropriée la question liée à Taiwan et d'autres questions sensibles, et entend travailler avec la Chine pour établir une relation sino-japonaise orientée vers l'avenir et pleine de vitalité.

En ce qui concerne le cas individuel que vous avez mentionné, j'ai fait une présentation dans une conférence de presse il y a quelques jours. La partie japonaise le sait très bien. La Chine traite conformément à la loi les cas d'infraction à la loi chinoise par des citoyens étrangers en Chine. En vertu de l'Accord consulaire entre la Chine et le Japon, la partie chinoise a offert l'assistance nécessaire à la partie japonaise pour qu'elle puisse s'acquitter de ses obligations consulaires.

Q : Un rapport publié récemment par le think tank australien Lowy Institute indique que la Chine n'a pas appliqué la politique du « piège de la dette » dans la région insulaire du Pacifique. En réalité, les subventions et prêts chinois concernent des routes, des ponts et des bâtiments modernes qui correspondaient à des besoins urgents pour l'amélioration des conditions de vie des populations des pays insulaires. Ce ne sont pas des « éléphants blancs » ni des « voies sans issue », comme accusent certains. Le rapport indique également que les prêts chinois répondaient mieux aux besoins locaux. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Nous avons également pris note de ce rapport. Je trouve que bon nombre de ses points de vue sont conformes à la réalité. La Chine mène la coopération avec les pays insulaires du Pacifique sur la base des principes d'égalité, de bénéfice mutuel, d'ouverture et de durabilité. De la sélection du projet à la coopération en matière d'investissement et de financement, toutes les décisions sont prises d'un commun accord. La Chine accorde des prêts dans des domaines dans lesquels les pays bénéficiaires ont un besoin urgent de développement et où ils sont confrontés à un déficit de capitaux, en tenant compte de la volonté des gouvernements des pays bénéficiaires.

Il y a quelques jours à peine, le 3e Forum de développement économique et de coopération Chine-pays insulaires du Pacifique s'est tenu dans la capitale du Samoa. Les dirigeants de plusieurs pays insulaires du Pacifique ayant participé au Forum ont hautement apprécié l'aide de la Chine dans leur développement économique. Le Premier Ministre du Samoa a déclaré qu'un partenariat stratégique global entre les pays insulaires du Pacifique et la Chine, basé sur le respect mutuel et le développement partagé, ainsi qu'une coopération dans le cadre de l'initiative chinoise « la Ceinture et la Route » fourniraient des plates-formes de développement multisectoriel aux deux parties. Le Premier Ministre de Vanuatu a fait savoir que son pays renforcerait la coopération avec la Chine et resserrerait les liens d'amitié et le partenariat de coopération de longue date pour œuvrer au mieux-être des deux peuples.

Ces faits prouvent que la coopération entre la Chine et les pays insulaires du Pacifique a apporté des avantages substantiels aux peuples de ces pays et a été saluée par les gouvernements et les peuples de ces pays. La Chine entend, sur la base du respect mutuel et de l'égalité, poursuivre la coopération mutuellement bénéfique avec les pays insulaires du Pacifique et aider ces pays à réaliser leur développement économique et l'amélioration des conditions de vie de leurs populations.

Suggest To A Friend
  Print