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Conférence de presse du 14 novembre 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019-11-14

 

 

Q : Le gouvernement australien a annoncé hier un plan directeur à l'intention des universités australiennes qui doivent faire face à des ingérences étrangères. Compte tenu de la discussion ayant eu lieu récemment en Australie sur l'« influence de la Chine », la Chine craint-elle que cela affecte la coopération universitaire sino-australienne ?

 

R :Le lancement par le gouvernement australien de politiques éducatives est une affaire intérieure du pays. Nous ne faisons aucun commentaire là-dessus.

 

Nous espérons que la partie australienne s'en tiendra au principe d'équité, de transparence et de non-discrimination dans le développement de la coopération éducative en outre-mer et traitera les différentes parties sur un pied d'égalité. Je voudrais également souligner que les relations de coopération à long terme entre la Chine et l'Australie dans le secteur de l'éducation ont beaucoup facilité les études et le perfectionnement des étudiants des deux pays et ont beaucoup contribué au renforcement de la compréhension mutuelle entre les deux peuples.

 

La soi-disant « infiltration » chinoise dans les établissements d'enseignement supérieur australiens est une invention pure et simple. Nous avons à plusieurs reprises répondu à cela lors de nos conférences de presse. Nous espérons que les parties concernées pourront envisager les échanges bilatéraux d'un point de vue objectif et rationnel et travailler davantage à renforcer l'amitié et la confiance mutuelles sino-australiennes, au lieu de politiser les programmes d'échanges normaux.

 

Q : Selon des sources d'information, l'Association nationale des manufacturiers (NAM) a été attaquée par un piratage informatique en provenance de Chine plus tôt cette année ; l'association participe à l'élaboration de la politique commerciale de l'administration américaine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

 

R :J'ai noté le reportage en la matière. Dans le même temps, j'ai aussi constaté que le reportage avait utilisé des termes équivoques tels que « déduction » et « suspect », qui sont purement fabriqués de toutes pièces dans un dessein inavouable.

 

Je tiens à souligner que la Chine est un ferme défenseur de la cybersécurité. Nous nous opposons résolument aux cyberattaques et au vol de secrets informatiques sous toutes leurs formes et les combattons conformément à la loi. Nous exhortons les parties concernées à cesser de noircir la Chine en arguant de problèmes de cybersécurité.

 

Q : Les États-Unis et la Corée du Sud envisagent d'organiser des exercices militaires conjoints à la mi-novembre. Hier soir, la Corée du Nord a averti que les États-Unis subiraient des conséquences graves s'ils tenaient à procéder à des exercices militaires. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

 

R :Nous avons noté la situation concernée. Le dialogue est le seul moyen efficace de parvenir à un règlement politique du problème de la péninsule coréenne. Nous appelons toutes les parties à attacher une grande attention à la détente et au dialogue acquis au prix de grands efforts, à mener le dialogue et la consultation avec détermination, à faire preuve de souplesse et à renforcer la confiance mutuelle pour œuvrer de manière constructive à la dénucléarisation et à la paix durable de la péninsule.

 

Q : Selon les résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU, les différents pays doivent rapatrier les travailleurs nord-coréens à l'étranger d'ici le 22 décembre. Si la sanction est strictement appliquée, Pyongyang réagira probablement de manière violente. La Chine est l'alliée la plus proche de la Corée du Nord. Le gouvernement chinois appliquera-t-il la sanction de façon stricte ?

 

R :Comme nous l'avons répété à maintes reprises lorsque nous avons répondu à des questions similaires, la Chine applique scrupuleusement les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies et s'acquitte de ses obligations internationales. Nous traiterons les questions concernées conformément aux dispositions des résolutions en la matière.

 

Q : L'Union européenne ainsi que la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont déclaré lundi que l'Iran devrait continuer à se conformer à l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, sinon ils relanceraient les sanctions sur l'Iran. La Chine soutiendra-t-elle le redémarrage des sanctions ? Et la Chine a-t-elle discuté de cette question avec la Russie ou les signataires européens de l'accord concerné ?

 

R :À ma connaissance, dans la déclaration commune du 11 novembre, la partie européenne n'a pas exprimé sa volonté de relancer les sanctions contre l'Iran. Par ailleurs, la Chine est toujours d'avis que le recours abusif ou la menace de sanctions ne sont ni constructifs ni utiles pour résoudre le problème. Seuls le dialogue et la négociation sont la véritable issue.

 

Ces derniers jours, je me suis prononcé maintes fois sur la question nucléaire iranienne. Je tiens à réitérer que la Chine estime toujours que le retrait unilatéral des États-Unis du JCPOA et la pratique de pression maximale sur l'Iran sont les causes fondamentales de la crise actuelle. Les États-Unis devraient renoncer à leur comportement erroné pour laisser de l'espace aux efforts diplomatiques et créer des conditions favorables à la détente de la situation.

 

Dans le même temps, les différentes parties au JCPOA, y compris la partie européenne et l'Iran, doivent faire preuve de retenue, œuvrer à la mise en œuvre intégrale et effective du JCPOA, s'efforcer de résoudre les divergences dans le cadre du JCPOA et travailler pour un règlement politique et diplomatique de la question nucléaire iranienne.

 

Quant à savoir si la Chine est en contact avec la Russie et la partie européenne, je peux vous dire que la Chine reste en communication étroite avec elles sur le dossier nucléaire iranien.

 

Q : Y a-t-il eu un entretien téléphonique hier soir au niveau des sous-représentants chinois et américain à propos des problèmes épineux dans les consultations économiques et commerciales ? Si oui, de quoi ont-ils discuté ?

 

R :Votre collègue assiste actuellement à la conférence de presse du Ministère chinois du Commerce, n'est-ce pas ? (Le journaliste a acquiescé d'un signe de tête.)

 

Comme nous l'avons répété à plusieurs reprises, vous devriez peut-être poser au Ministère chinois du Commerce les questions concrètes sur les négociations commerciales sino-américaines.

 

Q : Une réunion sur la question des terres rares est prévue la semaine prochaine à Bruxelles. Avez-vous des commentaires au sujet de cette réunion, qui sera probablement centrée sur le monopole du marché des terres rares détenu par la Chine, qui est une préoccupation des pays occidentaux ?

 

R : Je n'ai pas entendu parler de la réunion que vous avez mentionnée et j'ai besoin de me renseigner pour avoir plus d'informations. Par conséquent, je ne peux que vous donner une réponse de principe maintenant.

 

À notre époque de mondialisation où la chaîne industrielle mondiale est un ensemble étroitement lié, toute tentative de dominer, de monopoliser un domaine ou un marché donné, de séparer ou d'exclure artificiellement un lien spécifique ne mènera qu'à des impasses.

 

La plus grande réserve et le plus grand producteur de terres rares au monde, la Chine occupe une place importante dans la chaîne mondiale de l'industrie des terres rares. Toujours fidèle au principe d'ouverture, de coordination et de partage dans le but de promouvoir le développement de l'industrie nationale des terres rares, la Chine se tient prête à répondre aux besoins légitimes du développement mondial en matière de ressources et de produits de terres rares et à jouer un rôle positif dans la promotion du développement de l'économie chinoise et de l'économie mondiale.

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