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Conférence de presse du 4 décembre 2019 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2019-12-04

La Chambre des représentants américaine vient d'adopter le soi-disant « Projet de loi 2019 sur la politique relative aux droits de l'homme ouïgours ». Ce projet de loi dénigre délibérément la situation des droits de l'homme dans le Xinjiang en Chine, discrédite les efforts déployés par la Chine en matière de déradicalisation et de lutte antiterroriste, et s'attaque violemment à la politique du gouvernement chinois à l'égard du Xinjiang. Il viole gravement le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales, et interfère de manière flagrante dans les affaires intérieures de la Chine. La Chine exprime sa vive indignation et sa ferme opposition à cet égard.

Au fond, les questions liées au Xinjiang ne concernent pas les droits de l'homme, l'appartenance ethnique ou la religion, mais la lutte contre la violence, le terrorisme et le séparatisme. Auparavant, le Xinjiang était profondément touché par l'extrémisme, la violence et le terrorisme. Confronté à cette situation grave, le gouvernement de la région autonome du Xinjiang a combattu, conformément à la loi, les crimes violents et terroristes tout en s'attaquant à leur source. Il a également travaillé à la déradicalisation et à la promotion de la croissance économique, de la solidarité ethnique, de l'harmonie sociale et de la stabilité. Grâce à ces efforts, le Xinjiang n'a connu aucune attaque terroriste depuis les trois dernières années. Ces mesures sont appuyées par les 25 millions d'habitants de différentes ethnies du Xinjiang et ont également contribué à la lutte antiterroriste mondiale.

La communauté internationale a exprimé sa haute appréciation de la politique de la Chine au Xinjiang. Depuis la fin de 2018, plus de 1 000 officiels de différents pays et régions, des représentants d'organisations internationales, de médias et de groupements religieux, des chercheurs et des spécialistes ont visité le Xinjiang en 70 groupes. Ils ont apprécié l'expérience de lutte antiterroriste et de déradicalisation du Xinjiang. En mars 2019, le Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l'Organisation de la Coopération islamique a adopté une résolution dans laquelle il a salué les efforts déployés par la Chine pour entourer les habitants musulmans de sollicitude. En juillet dernier, les représentants de quelque 50 pays auprès de l'Office des Nations Unies à Genève ont cosigné une lettre adressée au Président du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies et à la Haute-Commissaire aux droits de l'homme, applaudissant le respect et la protection des droits de l'homme par la Chine dans sa lutte antiterroriste et la déradicalisation. En octobre, lors d'une session de trois commissions de la 74e Assemblée générale, plus de 60 pays ont fait l'éloge, dans leurs interventions, des énormes progrès réalisés dans le domaine des droits de l'homme dans le Xinjiang, en Chine. Tout cela prouve que les accusations américaines sur les questions liées au Xinjiang vont totalement à l'encontre des faits et de l'opinion générale de la communauté internationale.

Nous avertissons sévèrement les États-Unis que les affaires du Xinjiang sont des affaires purement intérieures de la Chine et qu'elles n'admettent aucune ingérence étrangère. Le projet de loi américain noircit délibérément les efforts chinois en matière de lutte antiterroriste et de déradicalisation, il ne fera que révéler la pratique américaine de « deux poids deux mesures » dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et exposer davantage au peuple chinois l'hypocrisie et les intentions malveillantes des États-Unis.

Le gouvernement et le peuple chinois sont déterminés sans réserve à préserver la souveraineté nationale, ainsi que les intérêts de sécurité et de développement. La tentative américaine de semer la discorde entre les différentes ethnies en Chine, de compromettre la prospérité et la stabilité du Xinjiang et de contenir la croissance de la Chine sous le prétexte des questions liées au Xinjiang est vouée à l'échec. Nous exhortons les États-Unis à corriger immédiatement leurs erreurs, à empêcher la ratification de ce projet de loi et à cesser d'intervenir dans les affaires intérieures de la Chine en utilisant les questions liées au Xinjiang. La Chine se réservera le droit de réagir davantage en fonction de l'évolution de la situation.

Q : La Chambre des représentants américaine a adopté ce matin le « Projet de loi 2019 sur la politique relative aux droits de l'homme des Ouïgours ». Chris Smith, un parlementaire de la Chambre des représentants, a qualifié de « camp de concentration contemporain » la détention massive d'un million de personnes dans le Xinjiang. La Présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a affirmé que le traitement réservé aux Ouïgours par la Chine a irrité la conscience collective du monde entier. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Je ne sais pas ce que vous pensez des parlementaires américains, mais j'ai entendu dire que certains d'entre eux n'avaient même pas de passeport, qu'ils n'étaient jamais allés en Chine, sans parler du Xinjiang. Comment peuvent-ils représenter les 1,4 milliard de Chinois ou les 25 millions d'habitants du Xinjiang ? Et pourtant, ils font des allégations injustifiées et des commentaires erronés sur le Xinjiang. En se croyant orgueilleusement dans la voie de la raison, ils sont d'une folle présomption !

Ces politiciens américains parlent de « conscience » à propos de la Chine sur les ethnies minoritaires. Quelle ignorance, quelle honte, quelle hypocrisie ! Ces politiciens américains ont-ils vraiment oublié que les 200 ans d'histoire des États-Unis sont une histoire de sang et de larmes des Indiens ? Les Indiens étaient les maîtres naturels du continent américain. Pendant près de cent ans, au 19e siècle, l'armée américaine a expulsé et massacré de manière effrénée des Indiens par l'Expansion vers l'Ouest, occupé des millions de kilomètres carrés de terres des Indiens et s'est emparée d'innombrables ressources naturelles. Par ailleurs, le gouvernement américain a mis en place une politique d'assimilation forcée des Indiens. Il les a longtemps expulsés, massacrés et persécutés, sans leur accorder le droit à la citoyenneté. Aujourd'hui, le nombre d'Indiens aux États-Unis ne représente que 2,09% de la population totale américaine et ils font face à de nombreuses difficultés, notamment des conditions de vie très arriérées, le manque d'eau et d'électricité, le non-accès à Internet, le chômage, la pauvreté, les maladies et le mal-logement. Les parlementaires américains ne connaissent-ils vraiment pas ces faits impressionnants ? Où est leur conscience alors ?

La Chine met en œuvre le système d'autonomie régionale ethnique, défend l'égalité et l'unité ethniques, respecte et protège, en vertu de la loi, la liberté de croyance religieuse, protège les activités religieuses normales et préserve les droits et intérêts légitimes des groupements religieux, des lieux de culte et des croyants. Les citoyens de toutes les ethnies du Xinjiang jouissent d'un statut juridique égal et des différents droits donnés par la Constitution et les lois, y compris le droit d'élire et d'être élus, le droit de participer à la gestion des affaires de l'État, le droit à l'éducation et le droit d'utiliser les langues parlées et écrites de leurs ethnies pour poursuivre la culture traditionnelle de leur ethnie, ainsi que la liberté de croyance religieuse.

Les questions liées au Xinjiang ne concernent nullement les droits de l'homme, l'appartenance ethnique ou la religion, mais la lutte contre le séparatisme, le terrorisme et la violence. Depuis les années 1990, en particulier après les attentats du 11 septembre, les forces des « trois fléaux », à savoir le terrorisme, le séparatisme et l'extrémisme, ont perpétré plusieurs milliers d'attaques terroristes violentes dans le Xinjiang, causant de nombreuses victimes et d'importantes pertes matérielles au public innocent. Rien que dans l'incident du 5 juillet, 197 personnes ont été tuées et plus de 1 700 ont été blessées. S'inspirant de l'expérience acquise par la communauté internationale dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, le Xinjiang a développé la formation et l'enseignement professionnels, ce qui constitue une réponse à l'appel lancé dans le Plan d'action des Nations Unies pour la prévention de l'extrémisme violent.

Je ne sais pas si les parlementaires américains ont lu le document en question. Peut-être ne se soucient-ils jamais des résolutions ou des plans d'action de l'ONU. Comme le souligne le Plan d'action pour prévenir l'extrémisme violent, la pauvreté, le chômage, le manque d'opportunités d'emploi, le niveau médiocre de l'éducation, et la déformation et l'utilisation délibérées par certains groupes de l'extrémisme violent des croyances religieuses, des différences ethniques et des idées politiques sont les circonstances et les causes de l'extrémisme violent. Le Plan d'action propose d'encourager les membres des groupes extrémistes violents à quitter ces organisations en leur offrant des possibilités d'éducation, de formation professionnelle et de développement économique. À cette fin, de nombreux pays dans le monde ont mis en place des centres de déradicalisation et des centres de transformation par l'éducation. Certains pays mettent en pratique à la fois la transformation par l'éducation de terroristes et de groupes très vulnérables dans les prisons et dans les quartiers d'habitation. Dans d'autres pays, comme le Royaume-Uni, dont j'ai parlé hier, le programme de renoncement et de désengagement (DDP) oblige tous les individus liés au terrorisme à suivre une formation et crée des centres de ségrégation en prison pour empêcher la propagation du terrorisme radical violent.

Comme l'a prouvé la pratique, les mesures prises dans le Xinjiang constituent une réponse active au Plan d'action de l'ONU et une exploration utile de sa mise en pratique. La situation sécuritaire s'est considérablement améliorée au Xinjiang, sans une seule attaque terroriste depuis trois ans. Les efforts de lutte antiterroriste préventive et de déradicalisation ont non seulement gagné le soutien des habitants de toutes les ethnies du Xinjiang, mais ont également bénéficié de la reconnaissance et de l'appréciation de la communauté internationale. Les États-Unis doivent s'inspirer et apprendre, et non discréditer, les efforts déployés par la Chine visant à combattre le terrorisme violent et la radicalisation et les résultats obtenus dans ces domaines.

Les États-Unis oublient de façon sélective leurs actes cruels de persécution et de massacre d'Indiens et ferment les yeux sur leurs douleurs du passé et leur misère actuelle, tout en diffamant et en dénaturant sans vergogne la politique de la Chine à l'égard des ethnies minoritaires, notamment en ce qui concerne le Xinjiang, dans le but de semer la discorde dans les relations ethniques en Chine, de saper la prospérité et la stabilité du Xinjiang, et d'entraver le développement et la croissance de la Chine. Cela ne fait qu'exposer au grand jour la pratique américaine du « deux poids deux mesures » en matière de lutte contre le terrorisme, et permettre au monde de mieux percevoir l'hypocrisie et les intentions sinistres des États-Unis. Au fond, les 25 millions d'habitants du Xinjiang et les 1,4 milliard de Chinois sont les mieux placés pour dire quelle est la situation du Xinjiang. Les parlementaires américains ne peuvent même pas représenter les intérêts du peuple américain. Comment pourraient-ils parler au nom du peuple chinois ou du peuple du Xinjiang ? Qu'est-ce qui les fait croire qu'ils peuvent faire des remarques excessives sur nous ?

Ces dernières années, les États-Unis, sous le couvert des droits de l'homme et de la lutte antiterroriste, ont déclenché des guerres en Afghanistan, en Irak et en Syrie, ce qui a causé la mort ou blessé des millions de civils innocents, et provoqué le déplacement d'un grand nombre de réfugiés. De tels actes, au mépris total du droit à la vie et au développement des populations d'autres pays, constituent un véritable outrage à la conscience du monde ! Il importe de souligner que le terrorisme et l'extrémisme sont des ennemis communs de la société humaine, et que la lutte antiterroriste et la déradicalisation relèvent de la responsabilité commune de la communauté internationale. L'incident du 11 septembre n'est pas éloigné des souvenirs du monde entier, et les États-Unis ne devraient pas oublier les douleurs passées une fois les blessures cicatrisées. Si les États-Unis continuent de jouer aux « deux poids deux mesures » en matière de lutte contre le terrorisme, et tentent même de porter atteinte à la souveraineté et à la sécurité d'autres pays, ils ne finiront que par subir les conséquences de leurs propres actes et nuire à leurs propres intérêts.

Je viens d'apprendre qu'AP et quelques autres médias étrangers diffusent cette conférence de presse en direct. Je voudrais vous demander de transmettre un message aux Américains ordinaires : savez-vous ce que les Chinois ordinaires pensent de ce projet de loi stupide que le Congrès américain vient d'adopter ? Voilà le point de vue de la population chinoise : les États-Unis ont plongé l'Afghanistan dans le chaos, puis l'Irak, la Syrie et le Yémen. Maintenant, ils essaient de plonger dans le chaos le Xinjiang et Hong Kong, en Chine. Mais ce n'est qu'une idée unilatérale et une pure imagination de la partie américaine. Cela ne se réalisera jamais. J'espère que vous laisserez le peuple américain entendre la voix forte du peuple chinois. Merci.

Q : Le Président Trump a déclaré hier qu'il ne verrait pas d'inconvénient si l'accord commercial avec la Chine était conclu après les élections de l'année prochaine. La semaine dernière, il a signé le « Projet de loi sur les droits de l'homme et la démocratie à Hong Kong ». Et puis, cette semaine, la Chambre des représentants a adopté le « Projet de loi 2019 sur la politique relative aux droits de l'homme des Ouïgours ». La Chine pense-t-elle que l'administration américaine va lier l'économie et le commerce aux droits de l'homme ?

R : Si vous voulez savoir ce que les États-Unis pensent et envisagent de faire, vous devriez poser la question à la partie américaine. Pour la Chine, notre position est constante et claire et nous avons toujours honoré nos engagements.

En ce qui concerne l'économie et le commerce, nous estimons et nous sommes sûrs que seul un accord mutuellement avantageux et acceptable pour les deux parties, et conclu sur la base de l'égalité et du respect mutuel, sera durable et correspondra aux intérêts communs des deux peuples.

Concernant les questions liées à Hong Kong et au Xinjiang, nous avons également exprimé à plusieurs reprises la position solennelle du gouvernement chinois. Personne ne doit sous-estimer la détermination et la capacité du gouvernement chinois à protéger la souveraineté nationale, les intérêts de sécurité et de développement. Votre question me rappelle de nombreux commentaires et suggestions des médias. J'ai l'impression que le monde ne peut plus supporter le comportement des États-Unis et appelle la partie chinoise en espérant qu'elle prendra des contre-mesures plus énergiques. Je vous l'assure, le gouvernement chinois a la détermination et la capacité de protéger la souveraineté nationale, les intérêts de sécurité et de développement du pays. Les tentatives visant à contenir le développement et la croissance de la Chine en faisant recours aux questions liées à Hong Kong et au Xinjiang ne sont que pure imagination.

Q : L'adoption par la Chambre des représentants américaine du « Projet de loi 2019 sur la politique relative aux droits de l'homme des Ouïgours » aura-t-elle des conséquences sur la conclusion de l'accord commercial sino-américain de première phase ?

R : Si les États-Unis prennent des mesures qui nuisent aux intérêts de la Chine, ils devront en payer le prix. En outre, il est possible que cela affecte les relations sino-américaines et la coopération bilatérale dans des domaines importants.

Q : Pouvez-vous préciser un peu ce que vous voulez dire par « les États-Unis vont en payer le prix » et quels domaines seront touchés ? Hier, le rédacteur en chef du Global Times a twitté que, comme le Congrès américain projetait d'adopter le « Projet de loi 2019 sur la politique relative aux droits de l'homme des Ouïgours », la Chine envisageait d'imposer des restrictions de visas aux fonctionnaires américains qui se comportent de manière odieuse à propos du Xinjiang, et d'interdire probablement aux détenteurs de passeports diplomatiques américains d'entrer dans le Xinjiang. Maintenant que le projet de loi a été adopté, seriez-vous en mesure de fournir plus de commentaires à ce sujet ?

R : Comme je viens de le dire, nous avons noté que les médias chinois et américains avaient fait de nombreuses suppositions et interprétations à ce sujet. Beaucoup de personnes ne peuvent plus supporter les agissements hégémoniques américains, qui sont déraisonnables, erronés et stupides. Elles ont avancé des suggestions dans notre intérêt. Nous les remercions pour leur attention et les prions d'être rassurées : le gouvernement chinois est tout à fait capable de préserver la souveraineté nationale, les intérêts de sécurité et de développement. Quant aux actions qui seront entreprises, veuillez patienter, le prix à payer finira par arriver.

Q : Selon des reportages, le dirigeant américain a déclaré ces derniers jours que la Chine était devenue très puissante, et que cela a été réalisé, en grande partie, avec de l'argent américain. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Que c'est ridicule ! En portant le regard dans le monde entier, quel pays est-il capable de reconstruire une Chine avec de l'argent ? N'est-ce pas absurde ? Les réalisations de la Chine ne sont ni tombées du ciel ni une faveur accordée par quelqu'un. C'est le peuple chinois qui les a accomplies avec diligence, sueur, sagesse et courage. Si quelqu'un ne comprend pas ceci, je dirai qu'il a vraiment besoin d'un cours.

Je tiens à souligner que, depuis 1987, année où la Chine a commencé à tenir des statistiques sur les investissements étrangers, le pays a utilisé au total plus de 2 000 milliards de dollars de capitaux étrangers. Les investissements américains, à hauteur de 80 milliards de dollars, ne représentent que 4% du total des investissements étrangers. Mais nous savons tous que les États-Unis ont tiré d'énormes profits de la coopération mutuellement avantageuse avec la Chine. Combien de ménages américains ont vu leur coût de la vie largement réduit grâce aux produits chinois ? Et combien d'entreprises américaines ont réalisé d'énormes bénéfices ? Sur l'ensemble des entreprises américaines interrogées, 97% déclarent avoir réalisé des bénéfices en faisant des affaires avec la Chine. Selon un rapport du Conseil national du commerce américano-chinois, les exportations américaines vers la Chine représentent à elles seules plus de 1,1 million d'emplois aux États-Unis. En 2017, General Motors a perdu 11 milliards de RMB sur les marchés mondiaux, mais a enregistré des bénéfices nets de 13,4 milliards de RMB provenant de deux entreprises à capitaux mixtes basées en Chine. Les ventes de Qualcomm en Chine ont représenté 58% de son chiffre d'affaires total dans le monde. Autrement dit, combien d'entreprises américaines sont-elles nourries et engraissées par la Chine ? J'espère qu'elles feront les comptes.

Q : Le Président du Salvador Nayib Armando Bukele Ortez effectue une visite d'État en Chine. Pouvez-vous donner plus d'informations à ce sujet ?

R : À l'invitation du Président Xi Jinping, le Président salvadorien Nayib Armando Bukele Ortez effectue une visite d'État en Chine du 1er au 6 décembre. Hier, le Président Xi Jinping a eu un entretien très fructueux avec le Président Bukele. Les deux Chefs d'État ont assisté à la signature d'accords de coopération dans les domaines de la science et de la technologie, de l'agriculture, du commerce, de l'investissement, du tourisme et du sport. Les deux parties ont publié une déclaration commune.

L'établissement et le développement des relations diplomatiques entre la Chine et le Salvador ont ouvert la porte de leur coopération bilatérale. La visite du Président Bukele en Chine marquera d'un jalon les relations bilatérales, qui sont portées à un nouveau point de départ historique et qui embrasseront un avenir plus radieux. Les progrès réalisés par les échanges et la coopération dans les différents domaines depuis un peu plus d'un an ont également prouvé que l'établissement de relations diplomatiques est dans l'intérêt fondamental des deux peuples. Comme le Président Bukele l'a fait remarquer, l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays est tout nouveau, mais ces relations recèlent un grand potentiel de développement et les deux parties sont parfaitement capables de devenir de bons amis et de bons partenaires. Le Président Bukele est convaincu que le développement des relations diplomatiques avec la Chine, une grande nation et un ami sincère, apportera des opportunités de développement au Salvador et des avantages tangibles à son peuple. Le Salvador œuvre à développer des relations d'amitié à long terme avec la Chine. La partie salvadorienne a réitéré qu'elle observait pleinement le principe d'une seule Chine et soutenait la réunification pacifique de la Chine. Les accords de coopération bilatéraux signés lors de la visite du Président Bukele ouvriront de nouvelles perspectives pour une coopération bilatérale à l'avenir. La Chine souhaite resserrer les liens avec le Salvador et renforcer notre coopération dans différents domaines. Et nous espérons que davantage d'amis salvadoriens de divers secteurs viendront en Chine.

Depuis l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, des amis salvadoriens sont venus en Chine. Ils ont dit qu'ils considéraient la Chine comme un mystère avant de venir, mais qu'ils étaient fascinés après leur visite en Chine. Je crois que beaucoup d'amis étrangers partagent le même point de vue. La Chine est si grande qu'il est très difficile de connaître la Chine authentique si on ne met pas les pieds sur cette terre et si on ne lit que des reportages partiels de certains médias occidentaux. Ce n'est qu'après son arrivée en Chine qu'on peut découvrir qu'à quel point la Chine d'aujourd'hui est moderne, ouverte et amicale, ce qui est totalement différent de la description de certains médias occidentaux. En ce sens, il est très important d'intensifier les échanges entre les peuples.

Dans l'entretien d'hier, le dirigeant chinois a lancé l'invitation tout en souhaitant la bienvenue à plus d'amis salvadoriens de différents milieux à venir en Chine et à voir le pays de leurs propres yeux. Au fur et à mesure du resserrement des liens entre les deux peuples, et avec une plus grande confiance mutuelle, je suis convaincue que les relations entre nos deux pays auront une base sociale et populaire encore plus large et plus solide et que les relations bilatérales connaîtront un développement durable, sain et stable.

Q : Le Président Trump a déclaré qu'il ne verrait pas d'inconvénient pour signer un accord commercial avec la Chine après les élections de l'année prochaine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? Comment évaluez-vous le processus actuel de consultations commerciales entre la Chine et les États-Unis et leur atmosphère ?

R : Rappelons-nous ce qui s'est passé depuis le début des frictions commerciales en mars 2018. La Chine a-t-elle dit quand conclure un accord ? Non.

Ce sont les États-Unis qui ne cessent de laisser entendre des choses telles que : « on est proche d'un accord », « pas d'accord conclu », « quand l'accord devrait être conclu », « je veux parvenir à un accord », ou « je ne veux pas la conclusion d'un accord », etc. Mais la Chine n'a jamais dit des choses pareilles, n'est-ce pas ?

La position de la Chine sur les questions économiques et commerciales est constante, claire et hautement consensuelle. Nous avons la certitude qu'une guerre commerciale n'est pas dans l'intérêt des deux parties. Dans le contexte de la mondialisation, la Chine et les États-Unis ont des intérêts si étroitement liés que la coopération bilatérale est cruciale pour la reprise et la croissance de l'économie mondiale. Non seulement les Chinois et les Américains, mais aussi certaines organisations financières internationales et les autres pays du monde espèrent que les deux pays pourront parvenir à un accord mutuellement avantageux pour contribuer à la reprise et à la croissance de l'économie mondiale, ce qui est conforme aux aspirations et aux attentes des deux peuples.

Cependant, si ces aspirations normales et légitimes ne peuvent pas être satisfaites et si nous sommes confrontés aux pressions de l'unilatéralisme, du protectionnisme et de l'intimidation commerciale, nous n'aurons d'autre choix que de prendre des mesures résolues et décisives pour défendre nos droits et intérêts légitimes. La position de la Chine est toujours très claire.

Nous ne fixons pas de délai pour la conclusion d'un accord. Notre attitude est toujours constante et claire, à savoir que les consultations doivent être fondées sur l'égalité et le respect mutuel et que le résultat doit être mutuellement avantageux et acceptable pour les deux parties. Nous espérons que certaines personnes aux États-Unis se mettront à l'écoute de la voix des peuples.

Q : Le Ministère chinois des Affaires étrangères peut-il donner des détails sur les sanctions imposées aux ONG américaines ? Par exemple, y aura-t-il des restrictions sur les flux de capitaux au sein de ces organisations ou sur leur accès dans la partie continentale de la Chine ?

R : Vous avez l'air très pressés, vous pensez tous que ces organisations ayant commis des tas de crimes odieux méritent d'être punies, n'est-ce pas ? Le sanctionné ressentira la douleur. Ne vous pressez pas.

Q : Les sanctions sont-elles déjà entrées en vigueur ? Sinon, quand donc ?

R : Je viens de répondre à une question similaire. Ne vous pressez pas. Veuillez patienter, même si vous ne pouvez plus supporter cette situation, d'accord ?

Q : Au sujet du projet de loi sur les droits de l'homme au Xinjiang, vous avez déclaré que la Chine réagirait encore davantage, selon l'évolution de la situation. Si ce projet de loi est signé, la Chine prendra-t-elle des contre-mesures ou des représailles ?

R : Qui sème le vent récolte la tempête, dit un adage chinois. Si les États-Unis prennent des mesures nuisant aux intérêts de la Chine, ils subiront des contre-mesures.

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