Accueil  | Aperçu général de Chine  | Qui sommes nous Relations bilatérales  | Rubrique de l'ACHA  | Services presses médias
    Portada > Thémas > Remarques du Porte-Parole
Conférence de presse du 23 janvier 2020 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2020-01-23

Q : Selon des reportages, le Secrétaire d’Etat américain Pompeo a déclaré le 22 janvier lors d’une visite en Jamaïque que les pays devraient rester vigilants face à l’argent facile de la Chine, car cela pourrait alimenter la corruption, saper l’Etat de droit, ruiner l’environnement et ne pas créer d’emplois locaux. Lors de son séjour au Costa Rica, il a déclaré le 21 janvier que les promesses tape-à-l’œil de la Chine ont souvent produit de la dette, de la dépendance et même l’érosion de la souveraineté. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Ce n’est guère une chose nouvelle pour certaines personnes aux Etats-Unis de dénigrer les relations sino-latino-américaines. Il s’agit d’expressions rebattues. Elles ont tenté à maintes et maintes reprises de diffuser les rumeurs, ce qui montre à quel point ces rumeurs sont impopulaires en Amérique latine.

De telles remarques révèlent un mépris sous-jacent du jugement des pays d’Amérique latine. Pendant longtemps, la Chine et les pays d’Amérique latine et des Caraïbes se sont concentrés sur le développement commun et ont développé une coopération mutuellement bénéfique à la lumière du principe du respect mutuel, de l’égalité, des avantages réciproques et de la coopération gagnant-gagnant. Répondant aux besoins et servant les intérêts des deux parties, cela a fortement stimulé la croissance économique, amélioré le bien-être de la population, créé un grand nombre d’emplois et apporté des avantages tangibles aux populations. Lorsqu’on leur demande si la coopération avec la Chine est une bonne chose ou non, les pays d’Amérique latine formulent une réponse claire.

Si la partie américaine pouvait prendre des mesures concrètes pour aider les pays d’Amérique latine à développer leur économie et à améliorer le bien-être de la population, nous nous en réjouirions. Nous sommes également disposés à mener une coopération tripartite ou multipartite en Amérique latine avec toutes les parties, y compris les Etats-Unis. Cependant, s’ils ne font que proférer des paroles en l’air et promettre dans le vide, ou même critiquer ou perturber la coopération mutuellement bénéfique entre la Chine et les pays d’Amérique latine, nous nous y opposons fermement.

Je tiens à souligner que les pays et les peuples d’Amérique latine ont le droit et la capacité de choisir eux-mêmes leurs partenaires de coopération. Personne ne devrait critiquer sans motif leurs décisions ou s’opposer à de telles coopérations. Certaines personnes considèrent l’Amérique latine comme leur arrière-cour. Un tel vœu pieux est inapproprié et contraire à la tendance de l’époque.

Q : Concernant l’épidémie de pneumonie causée par le nouveau coronavirus, l’OMS a décidé de reporter la décision de déclarer ou non une urgence sanitaire mondiale. Quelle est la réponse de la Chine à cela ? La Chine est-elle favorable à la déclaration d’une telle urgence ?

R : Dans la nuit du 22 janvier, heure de Beijing, sous forme de conférence téléphonique, l’OMS a convoqué la première réunion du Comité d’urgence sur la pneumonie causée par le nouveau coronavirus.

Après la réunion, le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, n’a pas déclaré le nouveau coronavirus comme une urgence de santé publique de portée internationale.

D’après ce que je sais, les parties concernées resteront en communication et en coordination étroites sur l’évaluation et l’ajustement éventuel des mesures de prévention et de contrôle. Le Comité d’urgence prévoit de tenir une autre réunion ultérieurement.

Agissant dans un esprit d’ouverture et de transparence et avec un sens élevé des responsabilités envers la sécurité sanitaire mondiale, la partie chinoise continuera de partager les informations sur l’épidémie avec l’OMS, les pays concernés et les régions chinoises de Hong Kong, Macao et Taïwan en temps opportun. Nous pensons que le Comité d’urgence de l’OMS formulera une évaluation et un jugement scientifiques, justes et raisonnables de la situation.

Q : Hier, la partie chinoise a indiqué dans plusieurs déclarations que, sans raison particulière, il valait mieux ne pas aller à Wuhan. Je me demande si les journalistes étrangers peuvent être autorisés à se rendre à Wuhan pour couvrir la situation ? Peuvent-ils obtenir un équipement spécial pour se protéger ?

R : Nous comprenons l’attention particulière des journalistes étrangers sur la récente épidémie de pneumonie à Wuhan. Le responsable de la Commission nationale de la Santé a informé les médias et répondu aux questions sur les mesures de prévention et de contrôle de la pneumonie causée par le nouveau coronavirus lors d’une conférence de presse tenue hier matin par le Bureau de l’Information du Conseil des Affaires d’Etat. J’ai également répondu à de nombreuses questions à ce sujet ces derniers jours. J’espère que nos efforts vous ont permis d’en savoir plus sur l’épidémie et de mieux comprendre le travail de prévention et de contrôle. Nous publierons des informations et répondrons aux préoccupations de l’extérieur de manière ouverte et transparente.

Comme vous l’avez peut-être remarqué, pour mieux prévenir et contrôler l’épidémie, le 21 janvier, le gouvernement de Wuhan a appelé les personnes en dehors de Wuhan à ne pas se rendre dans la ville ces prochains temps. Ce matin, le Commandement de prévention et de contrôle de l’épidémie de pneumonie causée par le nouveau coronavirus de Wuhan a annoncé une série de mesures, notamment la suspension du service des bus, métros, ferries et bus interurbains à Wuhan, déconseillant aux citoyens de quitter la ville si cela n’est pas nécessaire, et fermant temporairement les canaux de sortie dans les aéroports et les gares.

Nous espérons que les journalistes étrangers en Chine pourront connaître ce qui se passe à Wuhan, comprendre les mesures de prévention et de contrôle prises et suivre les conseils des autorités locales. C’est pour leur bien.

Bien sûr, d’après ce que je sais, certains journalistes étrangers sont déjà à Wuhan pour faire des reportages sur la situation. Ils doivent se conformer aux réglementations concernées, suivre les conseils des autorités locales et prendre des mesures sanitaires préventives afin d’éviter les infections croisées.

Je conseille à tous les amis journalistes de prendre soin d’eux-mêmes et de prendre des mesures sanitaires préventives.

Q : Une déclaration a récemment été publiée par une coalition à Sao Tomé-et-Principe, composée du Parti de convergence démocratique, du Mouvement pour les forces de changement démocratique et de l’Union des démocrates pour la citoyenneté et le développement. Elle précise que la nouvelle publiée par le « Ministère taïwanais des Affaires étrangères » sur son site Internet, selon laquelle l’ancien président Fradique de Menezes aurait adressé ses « félicitations » à la leader taïwanaise récemment élue Tsai Ing-wen, était fausse. La déclaration indique également que la coalition s’en tient fermement au principe d’une seule Chine et que M. Fradique de Menezes n’a jamais félicité Tsai. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Nous avons pris note de cette déclaration et félicitons cette coalition à Sao Tomé-et-Principe d’avoir réaffirmé son attachement au principe d’une seule Chine et clarifié la vérité.

Le principe d’une seule Chine est une norme fondamentale régissant les relations internationales et un consensus universel de la communauté internationale. Depuis la reprise des relations diplomatiques entre la Chine et Sao Tomé-et-Principe il y a plus de trois ans, nos relations bilatérales se sont bien développées et notre coopération dans divers domaines a profité à nos deux peuples. Aucune tentative de saper nos relations amicales ne réussira jamais.

Nous conseillons aux autorités du Parti démocratique progressiste de renoncer à ces tours qui ne trompent qu’eux-mêmes et en font la risée du monde.

Q : Ce matin, les autorités de Wuhan ont annoncé une série de mesures qui sont entrées en vigueur à partir de 10 heures, notamment la suspension du service des bus, métros, ferries et bus interurbains à Wuhan, ont déconseillé aux citoyens de quitter la ville si cela n’est pas nécessaire et ont fermé temporairement les canaux de sortie dans les aéroports et les gares. De nombreux étrangers séjournent encore à Wuhan. Les restrictions les concernent également. Le gouvernement chinois considérera-t-il leurs demandes de retour dans leur pays pour des raisons particulières ? Par exemple, après un dépistage approprié qui montre qu’ils sont en bonne santé et ne présentent aucun risque de propager le virus ?

R : Je vous renvoie aux autorités locales pour ces questions spécifiques.

Voici ma réponse de principe : la Chine garantit les droits et intérêts légitimes des citoyens étrangers dans notre pays.

Q : Les autorités de Wuhan ont annoncé ce matin la fermeture temporaire des aéroports et des gares. Les citoyens étrangers ne sont-ils pas autorisés à quitter la ville non plus ?

R : Votre question est la même que la précédente. Je vous renvoie toujours aux autorités locales.

Ce que je peux vous dire, c’est que, comme principe, la Chine garantit les droits et intérêts légitimes des citoyens étrangers dans notre pays.

Q : Une réunion du Groupe d’action financière (GAFI) s’est tenue à Beijing cette semaine pour examiner le rapport du Plan d’action national du Pakistan. Comment la Chine voit-elle les progrès du Pakistan en la matière ?

R : En effet, le Groupe mixte Asie-Pacifique du Groupe d’examen de la coopération internationale du GAFI tient une réunion à Beijing. Je ne suis pas au courant des détails de la réunion, car elle est toujours en cours.

Voici ma réponse de principe. Le GAFI est une plateforme importante pour la coopération internationale dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Le principe et le but du GAFI consistent à aider les pays à mieux lutter contre les activités illicites, y compris le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, et à empêcher le système financier international d’être abusé.

Le Pakistan a déployé tous ses efforts pour renforcer le régime national contre le financement du terrorisme avec des progrès visibles. Sa volonté politique et ses efforts actifs devraient être reconnus et encouragés par la communauté internationale. Nous espérons que le GAFI offrira au Pakistan un soutien et une assistance constructifs dans ses efforts constants pour améliorer son système de financement de la lutte contre le terrorisme et lutter efficacement contre le financement du terrorisme.

En tant que présidente du GAFI et coprésidente du Groupe mixte Asie-Pacifique, la Chine continuera de participer, avec une attitude impartiale et constructive, aux discussions concernées.

Q : Je viens d’apprendre qu’un Japonais d’une soixantaine d’années résidant à Wuhan serait touché par une pneumonie causée par le nouveau coronavirus. Pourriez-vous confirmer cela ? Est-ce le premier cas confirmé de contamination d’un citoyen étranger en Chine ?

R : Je n’ai pas vu cette nouvelle. Quelle est votre source ?

Journaliste : C’est un reportage d’un média japonais. Selon le reportage, le cas n’est pas encore confirmé, mais le patient a montré des symptômes suspectés d’être causés par le nouveau coronavirus.

R : Je ne suis pas au courant de la situation. Je vais essayer d’obtenir des informations auprès des départements compétents. Vous pouvez également leur demander directement. Quant à savoir s’il existe des cas confirmés concernant des citoyens étrangers, je vous renvoie également aux départements compétents.

Pour célébrer la Fête du Printemps, notre conférence de presse sera suspendue à partir de demain jusqu’au 30 janvier, et reprendra le 31 janvier. Pendant cette interruption, vous pouvez toujours joindre le Bureau du Porte-parole du MAE par téléphone, fax, e-mail et WeChat.

Demain, ce sera la veille du Nouvel An lunaire. C’est un grand plaisir pour moi de tenir la conférence de presse de fin d’année pour la troisième année. Comme d’habitude, je tiens à vous remercier sincèrement et à vous souhaiter mes meilleurs vœux. Je vous souhaite une nouvelle année du Rat qui soit de bon augure.

En 2019, nous avons fièrement célébré le 70e anniversaire de la fondation de la RPC. Les grandes réalisations de la Chine au cours des sept dernières décennies ont reçu des éloges de la communauté internationale. En 2020, nous atteindrons l’objectif d’éradication de la pauvreté, parachèverons l’édification d’une société de moyenne aisance sur tous les plans et contribuerons davantage au développement humain et au progrès.

Mes collègues et moi travaillerons avec tous les amis journalistes pour raconter, consigner et présenter ce grand processus historique.

Bonne Fête du Printemps à vous tous ! N’oubliez pas de porter des masques lorsque vous sortez.

Suggest To A Friend
  Print