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Conférence de presse du 12 février 2020 tenue en ligne par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2020-02-12

À l'invitation du président Wolfgang Ischinger de la Conférence de Munich sur la sécurité et du Ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi se rendra en Allemagne pour assister à la 56e Conférence de Munich sur la sécurité du 13 au 15 février, avant de coprésider, avec le Ministre des Affaires étrangères Maas, le 5e cycle de dialogue stratégique Chine-Allemagne sur la diplomatie et la sécurité.

Permettez-moi de partager avec vous quelques chiffres publiés ce matin par la Commission nationale de la Santé. Le 11 février, de zéro heure à minuit, 744 personnes sont guéries et sorties de l'hôpital dans la partie continentale de la Chine. Jusqu'au 11 février à minuit, 4 740 personnes au total sont guéries et sorties de l'hôpital dans la partie continentale de la Chine.

Le 11 février, de zéro heure à minuit, 377 nouveaux cas confirmés ont été signalés en Chine (à l'exclusion de la province du Hubei), ce qui marque une tendance à la baisse pour la huitième journée consécutive.

Q : Pouvez-vous présenter des détails sur la présence du Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi à la Conférence de Munich sur la sécurité ?

R : La Conférence de Munich sur la sécurité est un important forum international sur la sécurité diplomatique et stratégique. Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi y participera et prononcera, sur invitation, un discours introductif pour répondre aux préoccupations de la communauté internationale. Il présentera les efforts concertés du gouvernement et du peuple chinois et les progrès accomplis dans la lutte contre la pneumonie au nouveau coronavirus, ainsi que l'avancement de la coopération internationale dans ce domaine. Nous avons la certitude que nous gagnerons une compréhension plus approfondie et un soutien plus large de la communauté internationale.

Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi exposera, autour du thème de la conférence, notamment autour des différents défis planétaires auxquels l'humanité fait face, les vues et les propositions de la Chine sur le maintien du multilatéralisme et l'approfondissement de la coopération internationale. Par ailleurs, il aura également des rencontres bilatérales avec des personnalités politiques des pays participant à la conférence, et des responsables d'organisations internationales pour renforcer la communication et les échanges avec les différentes parties.

Q : Pouvez-vous nous donner plus d'informations sur le dialogue stratégique sino-allemand sur la diplomatie et la sécurité ? Quels seront les sujets de discussion entre les deux parties ?

R : Le dialogue stratégique sino-allemand sur la diplomatie et la sécurité est un mécanisme de dialogue et de consultation créé en 2014 au niveau des Ministres des Affaires étrangères, qui a joué un rôle important et actif dans le renforcement de la confiance politique mutuelle et la promotion de la coopération pragmatique. Le cinquième cycle du dialogue aura lieu à Berlin. Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi et le Ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas auront des discussions approfondies sur les relations sino-allemandes, les relations sino-européennes, la préservation conjointe du multilatéralisme et du libre-échange, ainsi que les grandes questions internationales et régionales. Wang Yi rencontrera également les dirigeants allemands.

Dans la situation actuelle, les mesures de prévention et de contrôle de l'épidémie en Chine seront un sujet important des discussions entre le Conseiller d'État Wang Yi et les dirigeants allemands. Les deux parties auront des échanges de vues approfondis à ce sujet, ainsi qu'au niveau de la coopération dans la prévention et le contrôle de l'épidémie, et de la santé publique, ce qui aidera la Chine à obtenir plus de soutien international dans ce domaine.

La Chine attache toujours une grande importance à ses relations avec l'Allemagne. Avec de nombreux projets politiques importants Chine-Allemagne et Chine-UE cette année, nous espérons que ce cycle de dialogue contribuera à améliorer la communication et la confiance stratégiques mutuelles entre la Chine et l'Allemagne, à réaliser plus de progrès dans le partenariat stratégique global Chine-Allemagne, et à préparer les grandes activités prévues entre la Chine et l'UE.

Q : Selon des reportages, l'UE a accusé le Cambodge de réprimer l'opposition, les organisations non gouvernementales et les médias, et a menacé de priver le Cambodge du traitement tarifaire préférentiel de « tous les produits, à l'exception des armes ». Le 11 février, le Premier Ministre cambodgien Hun Sen a déclaré que le pays ne céderait pas à l'UE, et a appelé le peuple cambodgien à protéger l'indépendance, la souveraineté et la paix du pays. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : La Chine s'en tient toujours au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays, et s'oppose à l'utilisation de mesures commerciales pour interférer dans les affaires intérieures d'autrui. Nous soutenons le gouvernement et le peuple cambodgiens dans leurs efforts pour défendre la souveraineté, l'indépendance et la dignité de leur pays et nous sommes prêts à aider le Cambodge à réaliser un développement stable et à améliorer les conditions de vie de la population. Nous espérons que la communauté internationale y contribuera de manière plus constructive.

Q : Le Président Xi Jinping s'est entretenu par téléphone avec le Président indonésien Joko Widodo hier soir. Pouvez-vous partager avec nous plus d'informations à ce sujet ? Comment envisagez-vous les relations bilatérales à l'avenir ?

R : Un communiqué de presse détaillé a été publié hier sur l'entretien téléphonique entre les deux Chefs d'État. Je pense que cet entretien téléphonique a émis plusieurs messages importants :

Premièrement, les deux parties attachent une grande importance à leurs relations bilatérales. La Chine et l'Indonésie étant des partenaires stratégiques globaux et des pays en développement, une coopération renforcée est d'une grande importance pour les deux pays, la région et le monde entier. Cela est un consensus réalisé depuis longtemps par les deux pays.

Deuxièmement, nous travaillerons ensemble pour lutter contre l'épidémie. Face à des catastrophes naturelles telles que le tsunami dans l'océan Indien et le tremblement de terre à Wenchuan, la Chine et l'Indonésie se sont soutenues et aidées. Depuis le début de cette épidémie, l'Indonésie a fourni à la Chine le soutien et l'assistance dont elle a tant besoin. La Chine a également accordé des soins et de l'attention aux ressortissants indonésiens en Chine. Les deux parties estiment qu'une coopération renforcée dans la lutte contre l'épidémie au nouveau coronavirus contribuera à préserver la sécurité sanitaire publique des deux pays, de la région et du monde.

Troisièmement, les deux parties maintiendront ensemble les échanges et la coopération bilatéraux. Les deux parties entendent minimiser les conséquences de l'épidémie sur les relations bilatérales. Nous ne pouvons pas interrompre les échanges et la coopération entre les deux parties, et nos efforts visant à rechercher le bien-être pour nos peuples ne peuvent pas non plus s'arrêter.

Cette année marque le 70e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l'Indonésie. J'ai la conviction que, sous la conduite des deux Chefs d'État et grâce à l'entraide entre les deux peuples, l'amitié et la coopération sino-indonésiennes s'approfondiront davantage et les relations sino-indonésiennes atteindront un niveau supérieur, comme le souhaitent les dirigeants des deux pays.

Q : Le 11 février, la Russie, qui assume la présidence tournante des pays BRICS, a publié une déclaration de la présidence au nom des pays BRICS pour exprimer leur appui aux efforts de la Chine contre l'épidémie. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : La déclaration de la présidence russe des pays BRICS publiée le 11 février exprime le soutien, au nom des pays BRICS, à la lutte menée par la Chine contre l'épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus, indiquant que les pays BRICS soutiennent l'engagement ferme du gouvernement chinois pour combattre l'épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus et qu'ils entendent coopérer étroitement avec la Chine dans ce domaine. Les pays BRICS appellent la communauté internationale à renforcer la coopération et la coordination dans le cadre de l'OMS pour protéger la sécurité sanitaire publique régionale et mondiale. Ils soulignent que les pays BRICS s'engagent à travailler ensemble dans un esprit de responsabilité, de solidarité et de coopération pour maîtriser l'épidémie dans les meilleurs délais. Ils insistent sur l'importance d'éviter la discrimination, la stigmatisation et la surréaction dans la riposte à l'épidémie. Ils soutiennent le renforcement de la coopération en matière de recherche scientifique sur les maladies infectieuses qui menacent la santé publique.

Les pays BRICS sont les principaux marchés émergents et pays en développement. Ce sont également d'importants partenaires de la Chine. Cette déclaration émet des messages positifs et constructifs, exprime son soutien aux efforts de la Chine visant à combattre l'épidémie, et appelle à la sauvegarde de la sécurité sanitaire publique régionale et mondiale. Elle démontre l'esprit des pays BRICS consistant à s'entraider pour surmonter les difficultés et incarne le soutien de la communauté internationale à l'égard de la Chine. Nous en exprimons notre haute appréciation. Nous continuerons de travailler avec la communauté internationale, y compris les pays BRICS, pour lutter contre l'épidémie et protéger la sécurité sanitaire régionale et mondiale.

Q : Selon des reportages, les Ministres de la Santé des 27 États membres de l'UE tiendront le 13 février une réunion spéciale sur l'épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus pour coordonner leurs actions. Le mois dernier, la Commission européenne a alloué 10 millions de dollars américains à la recherche sur le virus. L'UE continuera d'offrir de l'assistance à la Chine dans la lutte contre l'épidémie. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Nous avons pris note du reportage concerné. Le Commissaire européen à la Réaction aux crises a également souligné l'importance pour la communauté internationale tout entière de maintenir la solidarité et d'affronter l'épidémie.

La prévention et le contrôle de l'épidémie ne connaissent pas de frontières. La communauté internationale doit renforcer la communication et la coordination pour gagner ce combat. Nous espérons que les pays concernés feront preuve de retenue, évalueront la situation sur le fondement scientifique et y feront face de manière rationnelle, et tiendront compte des recommandations faisant autorité de l'OMS.

Dans le même temps, nous remercions la communauté internationale, y compris l'UE, pour son soutien et son assistance. La Chine continuera de renforcer la communication et la coopération avec l'OMS et la communauté internationale dans un esprit ouvert, transparent et responsable pour vaincre l'épidémie le plus vite possible.

Q : Le Conseiller américain à la sécurité nationale Robert O'Brien a déclaré au Conseil atlantique de Washington que, suite au retrait américain du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) et à l'augmentation des investissements en matière de défense, les États-Unis demanderaient à la Russie et à la Chine d'entamer des négociations sur les réductions des armes nucléaires dans un proche avenir. Il a également déclaré qu'il n'est pas surprenant que la Chine n'ait pas l'intention de participer aux négociations sur le contrôle des armements, car Beijing, « très riche », favorise vigoureusement la modernisation de ses forces de la défense. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Nous avons répondu à cette question plusieurs fois. La Chine n'a pas l'intention de rejoindre les négociations dites trilatérales sur le contrôle des armements avec les États-Unis et la Russie. Notre position très claire est largement comprise par la Russie et la communauté internationale. Il est à indiquer que les États-Unis, pays qui possède l'arsenal nucléaire le plus grand et le plus moderne du monde, devraient assumer sérieusement leur responsabilité particulière en matière de désarmement nucléaire, répondre à l'appel de la Russie à prolonger le nouveau traité sur la limitation des armes stratégiques offensives (START) et réduire davantage leur arsenal nucléaire massif, pour créer ainsi les conditions permettant à d'autres États dotés d'armes nucléaires de participer aux négociations multilatérales sur le désarmement nucléaire.

La Chine œuvre toujours à préserver la paix, la sécurité et la stabilité dans le monde et à respecter le régime international de contrôle des armements et de non-prolifération ; cette position est bien connue de la communauté internationale. La Chine est prête à travailler avec toutes les parties pour renforcer la communication et la coordination dans des cadres tels que la Conférence du désarmement et le mécanisme des cinq États dotés d'armes nucléaires, discuter d'un large éventail de questions concernant la stabilité stratégique mondiale, sauvegarder efficacement le multilatéralisme et les mécanismes multilatéraux de désarmement, faire respecter l'ordre international fondé sur le droit international, défendre l'autorité et l'efficacité du système juridique actuel de maîtrise des armements et de non-prolifération, et contribuer à la paix et à la sécurité internationales.

En ce qui concerne la modernisation de la défense nationale de la Chine, je tiens à souligner que la Chine poursuit toujours une stratégie de défense nationale de caractère défensif, et augmente ses investissements dans l'édification de la défense nationale sur la base de sa propre croissance économique, et cela est tout à fait raisonnable et légitime, et ne vise ni ne menace aucun pays. Les dépenses militaires de la Chine sont modérées et appropriées, qu'il s'agisse de leur montant total, de leur proportion par rapport au PIB et aux recettes fiscales, ou du niveau des dépenses militaires par habitant. D'un point de vue historique, la proportion des dépenses militaires de la Chine par rapport au PIB est en baisse, et inférieure au niveau de 2 % des pays de l'OTAN.

Le budget militaire américain a continué d'augmenter considérablement ces dernières années. Il a atteint 716 milliards de dollars en 2019, ce qui équivaut à la somme totale des budgets des 10 premiers pays après les États-Unis, représentant 3,4 % du PIB américain. L'administration américaine a récemment soumis au Congrès un budget militaire de 705,4 milliards de dollars pour l'exercice 2021, dont 28,9 milliards de dollars seront dépensés pour moderniser ses forces nucléaires. C'est la pratique de l'unilatéralisme et du bellicisme des États-Unis qui constitue l'obstacle majeur au processus international de contrôle des armements. La pratique américaine consistant à rejeter la faute sur la Chine n'est pas du tout convaincante pour le monde et ne sera pas reconnue par la communauté internationale.

Q : Le Ministère canadien des Affaires étrangères a récemment déclaré que le Canada soutenait les efforts de la Chine dans la lutte contre l'épidémie. Il a donné un aperçu de l'aide canadienne et s'est dit prêt à en faire plus. Il y a peu de temps encore, le Ministre canadien de la Santé avait déclaré explicitement que le Canada n'imposerait pas de restrictions de voyage aux Chinois. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous remercions sincèrement le Canada pour le soutien et l'aide fournis dans la lutte menée par la Chine contre l'épidémie. Nous saluons la déclaration du Ministre canadien de la Santé, qui reflète l'attitude canadienne fondée sur la science et la raison.

Je voudrais réitérer que les recommandations professionnelles et faisant autorité de l'OMS doivent être respectées, car la surréaction ne servira à rien, et n'aura que des effets pervers.

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