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Conférence de presse du 17 février 2020 tenue en ligne par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2020-02-17

Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi sera à Vientiane, au Laos, du 19 au 21 février, pour coprésider avec Teodoro Lopez Locsin, le Ministre des Affaires étrangères des Philippines, pays coordinateur des relations Chine-ASEAN, la réunion spéciale des Ministres des Affaires étrangères de l'ASEAN-Chine sur la pneumonie au nouveau coronavirus. Les chefs de la diplomatie des dix pays de l'ASEAN participeront à la réunion.

À l'invitation du Ministre laotien des Affaires étrangères Saleumxay Kommasith, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi coprésidera avec celui-ci la cinquième réunion des Ministres des Affaires étrangères de la coopération Lancang-Mékong et effectuera une visite au Laos.

Je voudrais partager les derniers chiffres avec vous. Selon les statistiques publiées ce matin par la Commission nationale de la Santé, le 16 février, de zéro heure à minuit, 1 425 patients sont guéris et sortis de l'hôpital dans la partie continentale de la Chine, ce qui porte le nombre total de patients guéris et sortis de l'hôpital à 10 844.

Le 16 février, 115 nouveaux cas ont été confirmés en Chine, à l'exclusion de la province du Hubei, marquant une baisse pour le 13e jour consécutif.

Q : Pouvez-vous nous présenter le contexte et les considérations concernant la présence du Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi à la réunion spéciale des Ministres des Affaires étrangères de l'ASEAN-Chine sur la pneumonie au nouveau coronavirus ?

R : En tant que proches voisins liés par des montagnes et des rivières, la Chine et les pays de l'ASEAN maintiennent la tradition de se soutenir mutuellement et de partager heurs et malheurs. En 2003, les dirigeants de la Chine et de l'ASEAN ont tenu une réunion spéciale pour faire face ensemble à l'épidémie. Depuis le début de l'épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus, la Chine et les pays de l'ASEAN demeurent en étroites communication et collaboration. Le fait que les deux parties ont décidé de tenir une réunion spéciale des Ministres des Affaires étrangères dans un délai aussi court témoigne de notre volonté et de notre détermination à surmonter les difficultés par des efforts concertés.

Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi présentera, lors de la réunion spéciale, les mesures énergiques prises par la Chine pour lutter contre l'épidémie, et échangera des vues approfondies avec ses homologues de l'ASEAN sur la lutte contre l'épidémie pour faire avancer les actions synergiques, maintenir les échanges économiques et sociaux normaux et envisager de lancer un mécanisme durable de coopération dans le domaine de la santé publique pour protéger la santé et la sécurité des populations des pays de la région et contribuer à la santé publique mondiale.

Une réunion d'experts sanitaires Chine-ASEAN se tiendra en marge de la réunion des Ministres des Affaires étrangères.

Q : Le « Federal Register » a publié le 14 février un communiqué selon lequel les États-Unis ont décidé d'imposer des sanctions à six entreprises chinoises, trois entreprises russes, une entreprise irakienne et une entreprise turque, en vertu de la loi sur la non-prolifération en Iran, en Corée du Nord et en Syrie. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : La Chine a fait des représentations solennelles auprès de la partie américaine. Nous nous opposons fermement aux sanctions unilatérales et à la « juridiction au bras long » imposées par les États-Unis en invoquant leur droit interne. Nous exhortons la partie américaine à corriger immédiatement leur pratique erronée et à retirer leur soi-disant décision sur les sanctions.

La Chine s'est toujours engagée à renforcer le système international de non-prolifération, à respecter strictement ses obligations internationales en matière de non-prolifération, et à maintenir la communication et la coopération avec toutes les parties sur la base du respect mutuel.

En revanche, concernant la non-prolifération et d'autres domaines, les États-Unis sont obsédés par l'unilatéralisme, imposent de manière arbitraire des sanctions unilatérales et une « juridiction au bras long », ce qui fait l'objet de l'opposition universelle de la communauté internationale, car ces pratiques portent gravement atteinte aux intérêts d'autres pays et aux efforts internationaux visant à résoudre les questions de non-prolifération et à sauvegarder la paix et la stabilité internationales et régionales. La question nucléaire iranienne en est un exemple typique. Nous exhortons les États-Unis à faire face sérieusement aux préoccupations de la communauté internationale et à respecter scrupuleusement les droits et intérêts légitimes des autres pays.

Q : Qu'attend la Chine de la réunion des Ministres des Affaires étrangères de la coopération Lancang-Mékong ?

R : La coopération Lancang-Mékong est le premier cadre de coopération sous-régional d'un nouveau type initié par les six pays riverains sur la base de la concertation, de la synergie et du partage. Depuis sa création il y a près de quatre ans, elle s'est développée rapidement avec des résultats tangibles. La Chine attache une grande importance à la coopération Lancang-Mékong. Nous comptons sur cette réunion pour mener des échanges approfondis avec les pays de la zone Lancang-Mékong, dresser le bilan des expériences de coopération, planifier les nouvelles priorités de la coopération, dans le but de promouvoir l'édification de la ceinture économique Lancang-Mékong et favoriser celle de la communauté de destin pour les pays de la zone Lancang-Mékong.

Q : Selon des reportages, les services de renseignement américains, de l'époque de la guerre froide au début des années 2000, contrôlaient les dispositifs de codage de la société suisse Crypto AG pour espionner d'autres pays tout en empochant des millions de dollars. La société a vendu les appareils à des gouvernements et des sociétés étrangers. Les machines étaient cryptées mais les services de renseignement américains pouvaient déchiffrer les codes et intercepter les messages de 120 pays à travers le monde. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Cette nouvelle nous rappelle que les États-Unis ont poursuivi lundi quatre militaires chinois pour avoir prétendument piraté une agence américaine d'évaluation du crédit. J'ai répondu à une question à ce sujet la semaine dernière. L'administration américaine et les départements concernés, en violation du droit international et des normes fondamentales régissant les relations internationales, ont mené des cyber-vols, des écoutes et des surveillances à grande échelle, organisées et non différenciées, de gouvernements, d'entreprises et d'individus étrangers. Cela est un fait déjà bien connu de tous dans le monde entier.

Les États-Unis collectent tous les jours près de cinq milliards d'enregistrements d'appels de téléphones portables dans le monde entier, écoutent les conversations téléphoniques de la Chancelière allemande Angela Merkel depuis plus de dix ans, contrôlent chaque année plus de 3 millions d'ordinateurs hôtes en Chine et ont implanté des chevaux de Troie dans plus de 3 600 sites Web sur le territoire chinois. Cependant, ils prétendent être victimes de cyberattaques, effectuent maintes et maintes fois le tour maladroit de voleur criant au voleur. L'hypocrisie de ce pays sur la question de la cybersécurité est claire pour tout le monde. Quelle crédibilité ont-ils encore ? Quelle face ont-ils encore pour parler devant les autres pays ?

Les faits ont prouvé à maintes reprises que les États-Unis sont le plus grand acteur étatique d'espionnage dans le cyberespace, et le véritable « empire des pirates informatiques ». Ils n'ont ni foi ni loi dans leurs opérations d'écoutes.

Les nouveaux comptes s'ajoutent avant que les vieux soient réglés. Les États-Unis n'ont pas encore donné d'explication aux peuples du monde entier sur les révélations de WikiLeaks et l'affaire Snowden, et maintenant, l'affaire Crypto AG a été révélée. Les États-Unis doivent clarifier tout cela à la communauté internationale.

Q : L'Assemblée nationale du Pakistan a récemment adopté une résolution soutenant la Chine dans sa lutte contre l'épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus. Elle a également apprécié les mesures efficaces prises par la Chine sous la direction du Président Xi Jinping pour faire face à la situation. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : La Chine apprécie hautement l'adoption de la résolution concernée par le Pakistan. La Chine et le Pakistan sont de proches voisins avec une belle tradition d'entraide et de soutien mutuel. Cette résolution montre une fois de plus à quel point les peuples chinois et pakistanais partagent heurs et malheurs et prouve une fois de plus que la Chine et le Pakistan sont une communauté de destin liée par la solidarité dans les moments difficiles. Nous sommes profondément reconnaissants au Pakistan pour sa confiance en nous.

Nous entendons renforcer la coopération avec le Pakistan et le reste de la communauté internationale, pour lutter conjointement contre l'épidémie et promouvoir la santé publique mondiale. Nous sommes également prêts à renforcer la communication et la coordination avec le Pakistan dans un esprit hautement responsable pour protéger la santé et la sécurité des ressortissants pakistanais en Chine.

Q : L'ASEAN a publié une déclaration présidentielle le 15 février, exprimant son soutien aux efforts de la Chine contre l'épidémie du nouveau coronavirus. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : La Chine a noté que, dans la déclaration présidentielle, les pays de l'ASEAN ont exprimé leur soutien au gouvernement et au peuple chinois dans leurs efforts considérables pour lutter contre l'épidémie, et ont affirmé leurs politiques constantes de maintien de l'ouverture économique et frontalière.

La Chine et les pays de l'ASEAN ont la tradition de s'entraider dans les moments d'adversité. Depuis le début de l'épidémie, les deux parties restent en étroites communication et coopération. Le 20 février, les deux parties tiendront une réunion spéciale des Ministres des Affaires étrangères de l'ASEAN et de la Chine sur la pneumonie au nouveau coronavirus pour échanger des vues approfondies sur la lutte conjointe contre l'épidémie dans le but de sauvegarder la sécurité sanitaire des populations de la région.

Q : Depuis le début de l'épidémie, les Chinois d'outre-mer s'affairent à apporter du soutien à la Chine. Certains disent que c'est dû à la mobilisation du gouvernement chinois. Qu'en dites-vous ?

R : La nation chinoise a toujours la bonne tradition de venir en aide à ceux qui sont en difficulté. S'agissant des ressortissants chinois à l'étranger, même s'ils vivent à l'autre bout du monde, leur cœur est toujours lié à la patrie.

Ces derniers jours, les Chinois d'outre-mer, qu'ils soient de nationalité chinoise ou étrangère, ont pris l'initiative de contacter les ambassades et consulats de Chine à l'étranger pour exprimer leur profonde préoccupation et leur soutien au peuple de leur patrie (ou de leur pays d'origine). Les Chinois d'outre-mer résidant dans plus de 200 pays et régions du monde se sont organisés d'eux-mêmes pour apporter de l'aide sous différentes formes dans le but de contribuer à la lutte contre l'épidémie.

Un Chinois d'outre-mer de 98 ans, très économe toute sa vie, a fait don de 100 dollars américains à Wuhan. À notre grand regret, le vieil homme est décédé le lendemain. Un autre Chinois d'outre-mer qui s'affairait à organiser une collecte de dons en est allé jusqu'à être trempé de sueur ; or, il faisait moins de -20 degrés. Plusieurs jeunes diplômés, lorsqu'on leur a dit qu'il fallait donner les noms des donateurs pour le dédouanement, ont écrit « descendants de la nation chinoise ». Bon nombre d'enfants de Chinois d'outre-mer lancent des collectes de fonds sur le campus et donnent à la patrie leurs étrennes du Jour de l'An chinois.

Beaucoup ont déclaré avoir la même volonté de faire de leur mieux pour aider la patrie à lutter contre l'épidémie. Nous sommes profondément touchés par les sentiments les plus sincères et les plus simples des Chinois d'outre-mer envers leur patrie, et félicitons et apprécions du fond du cœur leur soutien altruiste et leur aide généreuse.

Plus les difficultés sont grandes, plus elles permettent d'illustrer la force cohésive et l'esprit combatif d'une nation. Nous sommes convaincus que, grâce à la ferme direction du gouvernement chinois, à la solidarité du peuple chinois, aux efforts conjoints des descendants de la nation chinoise résidant en Chine comme à l'étranger, et avec la compréhension et le soutien de la communauté internationale, nous gagnerons sûrement la lutte pour la prévention et le contrôle de l'épidémie dans les meilleurs délais.

Q : Pensez-vous que cette épidémie affectera les échanges commerciaux, les projets de coopération et les échanges culturels entre la Chine et les pays partenaires de l'initiative « la Ceinture et la Route » ? Si oui, quelles mesures la Chine a-t-elle prises pour réduire ces impacts négatifs ?

R : L'épidémie a en effet lancé des défis au développement économique de la Chine et à ses échanges internationaux. Mais ces défis sont temporaires. L'économie chinoise a une grande résilience, un grand potentiel et une grande vitalité. Nous avons la confiance et la capacité de vaincre l'épidémie.

Nous apprécions et remercions l'aide politique et matérielle apportée par les partenaires de l'initiative « la Ceinture et la Route » depuis le déclenchement de l'épidémie. Nous continuerons de travailler avec eux pour une coopération de qualité dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route » tout en surmontant conjointement les difficultés dans la coopération.

Q : Selon des reportages, les cas confirmés de nouveau coronavirus au Japon sont en augmentation dans plusieurs régions. Une institution faisant autorité pense que le pays est au début d'une épidémie et qu'il devient plus difficile d'en contrôler la propagation. Le gouvernement japonais a clairement indiqué que l'épidémie avait atteint une nouvelle étape et qu'il avait décidé d'ajuster l'approche et de renforcer les mesures de prévention et de contrôle. Comment envisagez-vous la propagation de l'épidémie au Japon ? La Chine intensifiera-t-elle sa coopération avec le Japon ? Êtes-vous prêts à lui offrir du soutien ou de l'assistance ?

R : La Chine suit de près l'évolution de la situation au Japon, et nous partageons le même sentiment.

L'épidémie ne connaît pas de frontière, mais les sentiments sincères ne manquent jamais chez les humains. Une coopération internationale plus forte, en particulier entre des pays voisins, est indispensable pour relever conjointement ce défi. Le gouvernement japonais et les différents milieux de la société japonaise ont apporté un soutien et une assistance sincères à la Chine. Nous n'oublierons jamais cela et nous en sommes profondément reconnaissants. Bien que la situation soit toujours très grave en Chine, nous entendons, tout en déployant des efforts intenses pour lutter contre l'épidémie dans notre pays, partager plus d'informations et expériences avec le Japon et fournir du soutien et de l'assistance au pays dans la mesure de nos capacités, en fonction du besoin du Japon. En fait, les deux pays ont déjà commencé des actions concrètes à cet égard.

Nous resterons en communication et coordination étroites avec le Japon et renforcerons la coopération dans la lutte contre l'épidémie afin de protéger conjointement la vie et la santé des deux peuples et de maintenir la sécurité sanitaire régionale et mondiale.

Q : Le 14 février, le Secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a dit au Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi que, bien que la Chine ait connu un développement rapide, l'OTAN ne considère pas la Chine comme un adversaire et est prête à renforcer ses relations avec Chine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Nous avons déjà publié un communiqué de presse sur la rencontre du Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi avec le Secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg. Vous pouvez le consulter.

Je tiens à souligner que la Chine poursuit un développement pacifique et une coopération gagnant-gagnant, ainsi qu'une politique de défense nationale de caractère défensif. Il n'y a pas de conflit géopolitique ni de concurrence entre la Chine et les membres de l'OTAN. Nous apprécions la déclaration du Secrétaire général Stoltenberg selon laquelle l'OTAN ne considère pas la Chine comme un adversaire, et nous avons noté que l'OTAN est prête à resserrer ses liens avec la Chine.

Nous espérons que l'OTAN continuera d'adopter une vision correcte de la Chine et la considérera comme un ami et un partenaire. La Chine entend renforcer le dialogue et la coopération avec l'OTAN sur la base de l'égalité et du respect mutuel.

Q : Premièrement, pouvez-vous confirmer que la règle exigeant une quarantaine de 14 jours pour toute personne retournant à Beijing s'applique également aux étrangers et aux personnes venant de l'étranger ? Si oui, pouvez-vous donner des détails sur la façon dont cela sera appliqué et les conséquences en cas de non-respect ? Deuxièmement, le Ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu a déclaré dimanche, après un entretien téléphonique avec le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, que la Chine ne devrait pas considérer tous les musulmans ouïghours comme des terroristes. La Chine a-t-elle une réponse à ses remarques ?

R : Sur votre première question, le Bureau du Groupe dirigeant de prévention et de contrôle de l'épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus de Beijing a fait une annonce. Je vous invite à vous renseigner auprès des départements compétents de la municipalité de Beijing pour plus de détails.

Quant à votre deuxième question, la Chine a publié un communiqué de presse sur la rencontre du Conseiller d'État Wang Yi avec le Ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité. Vous pouvez le consulter.

Je tiens à souligner que la Chine met en pratique un système d'autonomie régionale des ethnies minoritaires. Elle s'en tient à l'égalité de toutes les ethnies, à la prospérité et au développement communs de toutes les ethnies, et garantit les droits et intérêts légitimes des ethnies minoritaires. Les questions liées au Xinjiang ne touchent pas du tout aux droits de l'homme et aux religions, mais à la lutte contre la sécession et le terrorisme. Les mesures de lutte antiterroriste et de déradicalisation prises dans le Xinjiang ont effectivement protégé les droits à l'existence et au développement des habitants de toutes les ethnies du Xinjiang et ont été largement reconnues par la communauté internationale, y compris les pays islamiques.

Q : Des médias disent que des experts de l'OMC sont arrivés hier à Beijing et ont tenu une première rencontre avec des experts chinois. Pouvez-vous confirmer cela et nous dire qui fait partie du groupe d'experts étrangers ? Y a-t-il des experts américains ? Quelles sont les trois provinces où ira la mission conjointe ?

R : Pour autant que je sache, les experts étrangers de la mission conjointe Chine-OMS sont arrivés successivement à Beijing et ont commencé leur travail. Il y a des experts américains dans la mission. Ils effectueront des visites sur le terrain à Beijing, dans le Guangdong et dans le Sichuan.

Quant aux détails, veuillez vous adresser à la Commission nationale de la Santé.

Q : Le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo et le Secrétaire à la Défense Mark Esper ont fustigé le système politique et les politiques intérieure et extérieure de la Chine lors de la 56e Conférence de Munich sur la sécurité, lançant des accusations sans fondement sur des questions liées à Taiwan, Hong Kong et la Mer de Chine méridionale, et calomniant l'infiltration par la Chine dans les gouvernements fédéral et locaux américains. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo et le Secrétaire à la Défense Mark Esper ont tout mis en œuvre pour discréditer le Parti communiste chinois, le régime politique chinois et les politiques intérieure et extérieure de la Chine lors de la Conférence de Munich sur la sécurité et répandu des mensonges politiques dans le monde entier, ce qui révèle leur pleine ignorance, leurs préjugés et leur hypocrisie. Mais les peuples du monde entier ne se laisseront pas tromper si facilement. Comme le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi l'a souligné sur-le-champ lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, toutes les accusations américaines contre la Chine sont des mensonges, et non des faits.

Je tiens à souligner que la Chine poursuit la voie du socialisme aux couleurs chinoises et a remporté d'énormes succès. La direction du PCC, la marque essentielle du socialisme à la chinoise, est un choix de l'histoire et du peuple chinois. Nous y resterons fidèles et allons de l'avant pour de plus grands progrès. Personne ne devrait rêver de bloquer la marche en avant du peuple chinois.

La Chine développe les relations d'amitié avec les différents pays du monde sur la base des cinq principes de la coexistence pacifique. Nous défendons résolument notre souveraineté nationale et nos intérêts légitimes de sécurité et de développement. Les affaires liées à Taiwan et Hong Kong sont des affaires purement intérieures de la Chine, qui ne tolèrent aucune ingérence étrangère. Notre souveraineté sur les îles Nansha et les eaux adjacentes est soutenue par bon nombre de fondements historiques et juridiques. Dans le même temps, nous insistons pour résoudre les différends avec les parties directement concernées par le dialogue et la consultation. M. Pompeo et d'autres individus ont confondu le bien et le mal et ont inventé des mensonges dans le but d'intervenir dans les affaires intérieures de la Chine, de perturber sa stabilité et son développement, et de semer la discorde entre la Chine et d'autres pays. Une telle tentative est vouée à l'échec.

La Chine agit toujours conformément au droit international et aux accords bilatéraux sino-américains, et mène des échanges avec les gouvernements américains à tous les niveaux dans le but de promouvoir la compréhension mutuelle, les échanges et la coopération entre les deux pays. Ce qu'elle fait est donc légitime, légal, droit, franc et irréprochable.

C'est la troisième fois en une semaine que M. Pompeo fait des remarques négatives sur la Chine. Où qu'il aille, il attaque et noircit sans cesse la Chine. Ses propos et actes ne sont guère ce que l'on attend du Secrétaire d'État d'un grand pays au 21e siècle. Ils correspondent plutôt au comportement d'un politicien à l'époque de la guerre froide. Nous conseillons à M. Pompeo et à ses semblables de rejeter leur idée du jeu à somme nulle et de la guerre froide et leurs préjugés idéologiques, de cesser d'attaquer le système politique et les politiques intérieure et extérieure de la Chine, de cesser de saboter les échanges et la coopération normaux entre les deux pays, et de se concentrer davantage sur les choses qui conviennent à son rôle de secrétaire d'État.

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