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Conférence de presse du 24 mars 2020 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2020-03-24

Je voudrais tout d'abord vous communiquer quelques chiffres. Selon les dernières statistiques publiées par la Commission nationale de la Santé, le 23 mars entre 00h00 et 24h00, 456 patients sont sortis guéris de l'hôpital dans la partie continentale de la Chine. Le 23 mars à minuit, 73 159 guérisons ont été signalées au total dans la partie continentale de la Chine.

CCTV : Vendredi dernier, vous avez annoncé que la Chine et les pays d'Amérique latine et des Caraïbes organiseraient une visioconférence pour permettre aux experts sur le COVID-19 d'échanger leurs points de vue. Pourriez-vous nous en dire plus sur cette réunion ? A-t-elle répondu aux attentes des pays participants ?

Geng Shuang : Le 24 mars, des experts sur le COVID-19 de la Chine, des pays d'Amérique latine et des Caraïbes ont échangé leurs points de vue lors d'une visioconférence. Environ 200 fonctionnaires et experts de la Chine, des pays d'Amérique latine et des Caraïbes entretenant des relations diplomatiques avec la Chine, et du Nicaragua, ainsi que des représentants de l'OMS, de l'Unicef, de l'Organisation panaméricaine de la Santé et de la Banque interaméricaine de Développement ont participé à la visioconférence, qui a duré plus de trois heures et a obtenu des résultats positifs.

Les experts chinois ont présenté en détail la trajectoire et les caractéristiques de l'épidémie ainsi que l'expérience chinoise en matière de prévention et de contrôle de l'épidémie, de traitement clinique, d'administration douanière et de quarantaine communautaire. Ils ont donné des réponses approfondies aux questions de leurs homologues étrangers.

Les fonctionnaires et experts étrangers ont hautement apprécié les mesures efficaces prises par la Chine pour contenir le virus et ses importantes contributions à la sécurité sanitaire publique mondiale. Ils ont estimé que cette visioconférence opportune, professionnelle et efficace offrirait des orientations importantes aux pays d'Amérique latine et des Caraïbes. Ils souhaitent s'inspirer de l'expérience de la Chine et maintenir la communication et la coordination avec la Chine pour vaincre ensemble la pandémie.

Dans la prochaine étape, à la lumière du concept de communauté de destin pour l'humanité, la Chine suivra de près l'évolution de l'épidémie dans les pays d'Amérique latine et des Caraïbes. Nous ferons tout notre possible pour coordonner les ressources nationales et renforcer la coopération avec ces pays en fonction de leurs besoins, pour surmonter conjointement les défis posés par le virus.

The Paper : Dans une interview avec l'Ambassadeur de Chine aux Etats-Unis, le journaliste Jonathan Swan a déclaré que le gouvernement chinois avait expulsé les trois journalistes du Wall Street Journal en raison de la couverture critique de la réponse du Parti communiste au coronavirus, puis le gouvernement américain a plafonné les effectifs dans les médias d'Etat chinois aux Etats-Unis. Êtes-vous d'accord avec lui ?

Geng Shuang : Nous avons énoncé la position de la Chine à maintes reprises. Les mesures prises par la partie chinoise contre le New York Times, le Wall Street Journal, le Washington Post, entre autres médias américains, sont toutes des contre-mesures nécessaires en réponse à l'oppression déraisonnable des médias chinois par les Etats-Unis ces dernières années. La partie américaine a provoqué la Chine en premier et la Chine n'a fait que réagir en légitime défense.

La semaine dernière, je vous ai informés des restrictions discriminatoires imposées par les Etats-Unis depuis longtemps aux journalistes chinois en ce qui concerne les visas, les examens administratifs et les reportages. L'Association des journalistes de Chine a détaillé tout cela dans une déclaration publiée le 12 mars (http://www.zgjx.cn/2020-03/12/c_138871257.htm ). Je voudrais souligner à nouveau ce qui suit.

En décembre 2018, les Etats-Unis ont exigé que certains médias chinois aux Etats-Unis s'enregistrent comme « agents étrangers ». En février 2020, la partie américaine a désigné cinq médias chinois aux Etats-Unis comme « missions étrangères ». Le 2 mars, les Etats-Unis ont annoncé un plafonnement des effectifs des cinq médias susmentionnés aux Etats-Unis, exigeant que 60 journalistes chinois quittent les Etats-Unis avant le 13 mars, ce qui est revenu à expulser de facto 60 journalistes chinois. Depuis 2018, les Etats-Unis ont retardé indéfiniment l'approbation des demandes de visa et ont même refusé les demandes de visa de 30 journalistes chinois accrédités aux Etats-Unis ; neuf d'entre eux n'ont pas pu revenir aux Etats-Unis après être partis en congé en Chine.

Les faits ainsi que le juste et l'injuste sont très clairs. Les Etats-Unis, en raison de leurs préjugés idéologiques de longue date contre la Chine, ont constamment intensifié leur oppression politique et leurs restrictions déraisonnables à l'encontre des journalistes chinois. C'est absolument intolérable.

Je voudrais souligner une fois de plus que les médias et les journalistes étrangers sont les bienvenus en Chine pour faire leur travail conformément aux lois et règlements et nous continuerons à leur fournir commodités et assistance. Ce à quoi nous nous opposons, ce sont les préjugés idéologiques contre la Chine, les fausses nouvelles faites au nom de la liberté de la presse et la violation de l'éthique professionnelle dans le journalisme.

Le Wall Street Journal a publié un article insultant avec un titre manifestement raciste, ce qui n'est acceptable dans aucun pays. Notre position a été répétée plusieurs fois plus tôt.

Reuters : Le New York Times, le Washington Post et le Wall Street Journal ont publié aujourd'hui une lettre ouverte, appelant le gouvernement chinois à modifier sa décision d'expulser leurs journalistes. Avez-vous vu la lettre et la Chine va-t-elle reconsidérer sa décision ?

Geng Shuang : Je n'ai pas encore lu cette lettre. Mais si je me souviens bien, nous avons clairement indiqué ici que les mesures prises par la partie chinoise contre les médias américains concernés sont toutes des contre-mesures nécessaires et une défense légitime et justifiée en réponse à l'oppression déraisonnable des médias chinois par les Etats-Unis ces dernières années. Nous ne sommes pas à l'origine de la situation actuelle et la responsabilité ne nous en incombe pas. Si cela pose un quelconque problème aux médias américains, y compris ceux que vous avez mentionnés, ils doivent s'adresser au gouvernement américain.

Si quelqu'un demande à la Chine de reconsidérer sa décision, je dirais qu'il est impératif pour le moment que les Etats-Unis changent immédiatement de cap, réparent leurs fautes et mettent un terme à l'oppression politique et aux restrictions injustifiées contre les médias chinois.

China Daily : La Chine a exprimé à maintes reprises son mécontentement et son opposition à l'utilisation du terme « virus chinois » ou « virus de Wuhan » par quelques personnes aux Etats-Unis. Cependant, le Secrétaire d'Etat américain Pompeo a toujours utilisé le terme « virus de Wuhan » dans son tweet du 23 mars. Avez-vous des commentaires supplémentaires à faire à ce sujet ?

Geng Shuang : La partie chinoise a réitéré à maintes reprises que certaines personnes aux Etats-Unis cherchaient par tous les moyens à associer le virus à la Chine et à la stigmatiser. Cela a suscité une vive indignation et une ferme opposition de la part du peuple chinois. L'OMS et la communauté internationale s'opposent explicitement à l'association du virus avec un pays ou une région spécifique et s'opposent à la stigmatisation.

Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a déclaré qu'« il est honteux de voir des actes de discrimination raciale et de préjugés croissants tandis que nous combattons la pandémie de COVID-19 » et que « nous devons toujours lutter contre le racisme et les préjugés ». Le Haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a déclaré que le virus ne connaît pas de frontière et que nous avons besoin de coopération et de multilatéralisme, plutôt que de concurrence et de récrimination, face à ce défi commun pour l'humanité. Ce n'est pas le moment pour les pays de s'accuser les uns les autres avec des termes comme « virus chinois ». L'OMS estime que nous devons éviter d'appeler le nouveau coronavirus « virus chinois ». C'est le temps de la solidarité, du respect des faits et de la lutte commune.

Ces derniers jours, de nombreuses personnalités clairvoyantes aux Etats-Unis se sont publiquement opposées à l'utilisation du terme « virus chinois », estimant qu'il s'agit d'un racisme et d'une xénophobie flagrants. Elles pensent qu'appeler le nouveau coronavirus « virus chinois » exposera certaines personnes au risque de racisme et de violence. Le nouveau coronavirus affecte tout le monde et il faut le combattre avec des efforts conjoints, au lieu de semer la peur de manière xénophobe. De nombreux médias de référence et groupes de réflexion aux Etats-Unis ont également vivement critiqué les propos absurdes de certains Américains.

Ces derniers temps, il y a eu quelques controverses entre la Chine et les Etats-Unis sur l'origine du virus. Je tiens à souligner que c'est la partie américaine qui a provoqué cette controverse. Ce sont également les Etats-Unis qui ont été les premiers à prétendre que le virus serait originaire de Chine et à utiliser les termes « virus chinois » et « virus de Wuhan ». Selon les médias, le 6 mars, Pompeo a commencé à utiliser le terme « virus de Wuhan » dans des propos publics. Depuis lors, certains politiciens et hauts fonctionnaires américains utilisent ce terme pour stigmatiser la Chine, provoquant une vive indignation et une forte opposition du peuple chinois. Ce que je viens de citer est écrit noir sur blanc. Il n'y a aucun moyen pour les Etats-Unis de nier cela.

Enfin, je souhaite que certaines personnes aux Etats-Unis puissent prêter une oreille attentive aux voix rationnelles dans le pays et au sein de la communauté internationale et cesser de proférer des propos erronés qui stigmatisent la Chine. Nous espérons qu'elles pourront comprendre que le jeu consistant à brouiller les cartes et à rejeter la responsabilité sur autrui, ainsi que l'utilisation du terme « virus chinois » ou « virus de Wuhan », n'aideront pas les Etats-Unis à vaincre l'épidémie et ne contribueront pas non plus aux efforts internationaux contre la pandémie. L'urgence pour les Etats-Unis devrait être de mener à bien leurs propres affaires et de travailler avec la Chine et la communauté internationale pour contribuer à la lutte mondiale contre la pandémie.

CRI : Vous avez présenté la situation des cas importés hier. Pourriez-vous nous communiquer le dernier bilan de ces cas ? Combien d'entre eux sont étrangers ? La plupart d'entre eux correspondent-ils à des Chinois revenant d'outre-mer ?

Geng Shuang : Un journaliste du Press Trust of India a posé une question à ce sujet hier, et nous avons ensuite essayé de recueillir plus d'informations auprès des autorités compétentes.

Selon leurs statistiques, le 23 mars à minuit, 427 cas importés confirmés avaient été signalés au total. 380 cas concernent des ressortissants chinois, et les 47 autres cas, des ressortissants étrangers.

Phoenix TV : A l'heure actuelle, le virus se propage rapidement hors de Chine et de nombreux pays d'Europe et les Etats-Unis sont confrontés à des situations sérieuses. De nombreux ressortissants chinois à l'étranger, des étudiants en particulier, sont très anxieux de savoir s'ils doivent revenir dans leur pays ou non. Quel type d'aide les ambassades et consulats chinois à l'étranger ont-ils fournie aux étudiants chinois à l'étranger ?

Geng Shuang : Depuis l'apparition du COVID-19, les étudiants chinois à l'étranger sont préoccupés par leur patrie. Nous sommes profondément touchés par leur initiative de faire des dons d'argent et de matériel pour soutenir la lutte contre l'épidémie en Chine. Nous en sommes également très fiers. Alors que le virus continue de se propager à l'étranger, la sécurité et la santé de nos compatriotes d'outre-mer, y compris de ces étudiants, nous touchent profondément.

Ces derniers temps, nos missions diplomatiques et consulaires à l'étranger se sont fait une priorité d'aider nos étudiants à l'étranger dans leurs études, leur vie quotidienne et leur protection personnelle. Elles ont pris des mesures pour mobiliser pleinement les ressources afin d'aider ces étudiants à résoudre les difficultés pratiques.

Nos ambassades et consulats sont en contact étroit avec les gouvernements, les départements compétents et les écoles des pays d'accueil, leur demandant d'y attacher une grande importance et de protéger efficacement la santé et la sécurité de nos étudiants expatriés, ainsi que leurs droits et intérêts légitimes.

Ils ont émis et mettent à jour en temps opportun des alertes consulaires pour s'assurer que les étudiants chinois à l'étranger sont bien informés des politiques de réponse des pays dans lesquels ils séjournent et des services offerts par nos ambassades et consulats.

Ils ont mis en place des permanences téléphoniques pour les étudiants chinois à l'étranger et leurs parents en Chine afin d'offrir un soutien à la fois substantiel et émotionnel.

Ils ont fourni aux étudiants des conseils particuliers et des orientations professionnelles et scientifiques en matière de prévention et de contrôle de l'épidémie, en proposant des plateformes de consultation en ligne et en invitant des professionnels de la santé à communiquer les connaissances en matière de prévention des épidémies.

Ils ont également distribué aux étudiants chinois à l'étranger dans le besoin des masques, du liquide désinfectant et des désinfectants pour les mains, pour les aider à surmonter leurs difficultés immédiates.

Cui Tiankai, Ambassadeur de Chine aux Etats-Unis, a récemment mené une conversation en ligne avec des étudiants chinois aux Etats-Unis. Liu Xiaoming, Ambassadeur de Chine au Royaume-Uni, et Wu Ken, Ambassadeur de Chine en Allemagne, ont respectivement accordé un entretien exclusif à CCTV, répondant à des questions et offrant des explications approfondies sur diverses questions d'intérêt général pour les étudiants chinois à l'étranger. En outre, les ambassades et les consulats chinois dans d'autres pays et leurs responsables ont également publié des lettres ouvertes et accordé des entretiens aux médias pour inciter les étudiants chinois à l'étranger à rester calmes, à évaluer objectivement la situation, et à considérer de manière rationnelle l'option de revenir en Chine ou non.

Récemment, les ambassades de Chine au Royaume-Uni, en France, en Italie et en Arabie saoudite ont distribué des « trousses sanitaires » contenant du matériel et des indications sur la prévention des épidémies aux étudiants chinois, encourageant la réponse scientifique et l'autoprotection, et transmettant les soins et le soutien du Parti, du gouvernement et du peuple chinois. Les étudiants ont dit qu'ils ressentaient, à travers ces mesures, la sollicitude du Parti et du gouvernement, ainsi que la solidarité et l'aide de la mère patrie. Ils estiment que les ambassades et consulats chinois sont toujours à leurs côtés. Dans la prochaine étape, nos ambassades et consulats dans les pays concernés tiendront également compte de la réalité des pays d'accueil et distribueront en temps voulu ces « trousses sanitaires » aux étudiants chinois à l'étranger touchés par l'épidémie.

Enfin, je voudrais souligner une fois de plus que le Parti et le gouvernement pensent toujours à la santé et à la sécurité des étudiants chinois à l'étranger. Pour eux, la patrie leur apporte toujours un fort soutien. Les ambassades et consulats de Chine à l'étranger seront toujours à leurs côtés pendant les moments difficiles.

Kyodo News : Cet après-midi, le gouvernement japonais a approuvé de nouveaux manuels scolaires renouvelant l'affirmation selon laquelle les « Senkaku » font partie du Japon. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Geng Shuang : L'île de Diaoyu et ses îlots affiliés font partie intégrante du territoire chinois depuis l'Antiquité. Notre détermination et notre volonté de sauvegarder notre souveraineté territoriale sont fermes et inébranlables. Le fait que les îles Diaoyu appartiennent à la Chine ne peut être modifié, quoi que la partie japonaise choisisse de dire ou de faire.

Nous exhortons la partie japonaise à agir dans le strict respect de l'esprit de l'accord de principe en quatre points entre les deux parties et à prendre des actions concrètes pour améliorer et développer les relations bilatérales.

Bloomberg News : Le Beijing Personnel Service Corporation for Diplomatic Missions (BDS) a informé à au moins sept ressortissants chinois qui travaillent pour des médias américains qu'ils devaient démissionner. Le BDS est affilié au Ministère des Affaires étrangères. Ne portez-vous pas la responsabilité de cette décision ? Pourquoi ces ressortissants chinois ont-ils été contraints de quitter leurs entreprises ?

Geng Shuang : J'ai répondu à cette question la semaine dernière. Ma réponse reste la même. Les départements concernés de la partie chinoise, y compris celui que vous avez mentionné, régissent les affaires liées aux employés chinois des bureaux des médias étrangers en Chine, conformément aux lois et règlements.

Question complémentaire : Alors, quelle est la raison pour laquelle on a demandé à ces personnes de démissionner de leur poste ?

Geng Shuang : Comme je viens de le dire, les affaires concernées sont traitées conformément aux lois et règlements.

Reuters : Les autorités taïwanaises ont déclaré avoir demandé à l'OMS, à la fin du mois de décembre dernier, plus d'informations sur le nouveau coronavirus, y compris sur le risque de transmission interhumaine, mais elles n'ont obtenu aucune réponse. Est-ce parce que la Chine a fait pression sur l'OMS pour qu'elle ne traite pas la demande de Taïwan ?

Geng Shuang : Si je me souviens bien, le porte-parole du Bureau des Affaires de Taïwan du Conseil des Affaires d'Etat a répondu à des questions similaires.

En bref, aucune tentative de battage politique ou de manipulation politique en utilisant cette pandémie comme prétexte ne réussira. Nous pensons que l'OMS résoudra judicieusement la question concernée, comme elle le fait toujours, conformément au principe d'une seule Chine et à la résolution 2758 de l'Assemblée générale des Nations unies.

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