Accueil  | Aperçu général de Chine  | Qui sommes nous Relations bilatérales  | Rubrique de l'ACHA  | Services presses médias
    Portada > Thémas > Remarques du Porte-Parole
Conférence de presse du 23 avril 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2020-04-23

Geng Shuang : La Chine a décidé de donner 30 millions de dollars supplémentaires au comptant à l'OMS, en plus des 20 millions de dollars déjà versés, pour soutenir la lutte mondiale contre le COVID-19 et renforcer les systèmes de santé des pays en développement.

Depuis le déclenchement de l'épidémie de COVID-19, l'OMS, sous la direction du Directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus, remplit activement ses fonctions et maintient une position objective, scientifique et impartiale. Elle a joué un rôle important pour aider les différents pays à renforcer leur riposte à la pandémie et promouvoir la coopération internationale dans ce domaine.

Alors que la lutte mondiale contre la pandémie est entrée dans une phase cruciale, soutenir l'OMS, c'est défendre les idées et les principes du multilatéralisme et maintenir le statut et l'autorité des Nations Unies. Le virus est l'ennemi commun de l'humanité. La solidarité est la seule arme permettant à la communauté internationale de vaincre la pandémie.

Les donations de la Chine à l'OMS témoignent du soutien et de la confiance du gouvernement et de la population chinois envers l'organisation, et contribuent également à l'œuvre de la santé publique mondiale et à la lutte internationale contre l'épidémie. La Chine est prête à travailler dans la solidarité avec les autres parties pour contribuer à la lutte contre le COVID-19, à la préservation de la sécurité sanitaire publique régionale et internationale, et à la construction d'une communauté de destin pour l'humanité.

CCTV : Le 22 avril, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que la Chine et la Russie coopéraient étroitement dans la lutte contre le COVID-19, et que les deux Chefs d'État ont confirmé, dans leurs entretiens téléphoniques, leur volonté politique de renforcer cette coopération. Il a également fait savoir que toutes les assertions sur l'origine artificielle du nouveau coronavirus étaient infondées et que les accusations contre tout pays sans suffisamment de preuves scientifiques étaient inacceptables. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Geng Shuang : Nous avons noté la prise de position de la partie russe.

La Chine et la Russie sont les plus grands voisins et partenaires stratégiques globaux de coordination dans la nouvelle ère. Dans un esprit de confiance mutuelle et d'assistance réciproque de haut niveau, les deux pays se soutiennent fermement dans la lutte contre la pandémie. Le Président Xi Jinping et le Président Poutine ont eu deux entretiens téléphoniques en un mois, ce qui a donné une forte impulsion à la coopération bilatérale anti-épidémique. Conformément au consensus dégagé par les deux Chefs d'État, les deux parties renforceront leur soutien mutuel et maintiendront une coopération étroite pour lutter conjointement contre la pandémie.

Nous apprécions la position de la Russie relative à l'origine du virus, qui est objective, équitable, fondée sur la science et la raison. Du point de vue scientifique, l'origine du virus devrait être recherchée par les scientifiques et les experts en médecine. C'est aussi un consensus de la communauté internationale. Toute tentative de politiser la source du virus et de rejeter les responsabilités sur d'autres pays est inacceptable. La communauté internationale devrait, sur la base de l'idée d'une communauté de destin pour l'humanité, travailler dans la solidarité et en faisant preuve de sincérité pour garantir la sécurité sanitaire publique mondiale.

Phoenix TV : Le Secrétaire d'État américain Pompeo a déclaré, lors d'une conférence de presse, que la Chine profitait de l'attention du monde entier sur la pandémie de COVID-19 pour poursuivre ses provocations, notamment éroder l'autonomie de Hong Kong, exercer une pression militaire sur Taiwan et menacer ses voisins en Mer de Chine méridionale. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Geng Shuang : Je tiens à souligner que la Chine protégera toujours résolument sa souveraineté, sa sécurité et ses intérêts en matière de développement, à tout moment et en tout lieu.

Les affaires relatives à Taiwan et à Hong Kong sont des affaires intérieures de la Chine, qui ne permettent l'ingérence d'aucune force extérieure. La souveraineté de la Chine sur les îles et les récifs de la Mer de Chine méridionale et de leurs eaux adjacentes repose sur quantité de preuves historiques et jurisprudentielles. Dans le même temps, nous nous engageons à résoudre les divergences avec les parties directement concernées par le dialogue et la consultation.

Aux États-Unis, certains individus font passer le noir pour le blanc et sèment la discorde entre les différents pays. De telles tentatives ne réussiront pas.

AFP : Selon des reportages, le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo a fait pression sur la Chine en réclamant des enquêtes dans des laboratoires sensibles. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Geng Shuang : Ces derniers temps, nous avons répondu maintes fois à des questions similaires. Toute personne objective verra que certains politiciens américains, en colportant des mensonges qui discréditent les efforts anti-épidémiques déployés par la Chine, cherchent à brouiller les esprits et à détourner l'attention pour rejeter les responsabilités sur autrui. Les faits sont plus éloquents que les mots. La Chine a pris des mesures opportunes, rapides et efficaces de prévention et de contrôle de manière ouverte, transparente et responsable.

Des politiciens américains dépensent leur énergie pour rejeter les responsabilités ; cela ne contribuera pas à atténuer la situation épidémique dans le pays, ni ne favorisera la coopération internationale contre la pandémie.

Beijing Youth Daily : Récemment, plusieurs articles ont été publiés par le « Washington Post » et d'autres médias, affirmant que depuis janvier 2020, des responsables et des experts de la santé du CDC américain avaient communiqué en temps utile des informations sur le COVID-19 à l'administration américaine. Mais cette dernière, qui avait négligé ces avertissements à ce moment-là, prétend aujourd'hui une méconnaissance de la situation réelle, afin de se dérober à ses responsabilités. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Geng Shuang : J'ai également lu les reportages concernés. Je n'ai aucun commentaire à faire sur les affaires intérieures de l'administration américaine. Mais permettez-moi de vous dire ce que nous, les Chinois, disons souvent : les vues du public sont perspicaces.

Quotidien de Beijing : La procureure générale du Mississippi a déclaré le 22 avril que son État allait intenter une action en justice contre le gouvernement chinois pour lui demander d'endosser la responsabilité et de verser des indemnités pour les dommages causés par les conséquences du COVID-19. Que pensez-vous du comportement américain cherchant à rejeter ses responsabilités ?

Geng Shuang : Nous avons annoncé à plusieurs reprises la position de la Chine concernant les poursuites abusives.

Je tiens à réitérer que le rejet par les États-Unis des responsabilités sur la Chine n'aidera pas à résoudre leurs problèmes intérieurs et que les poursuites abusives contre la Chine échoueront.

Shenzhen TV : Selon le « Los Angeles Times » et d'autres médias, un rapport d'autopsie publié le 21 avril dernier par des responsables de la santé du comté de Santa Clara, en Californie, montre que le décès du premier patient américain infecté du COVID-19 a eu lieu aux États-Unis le 6 février 2020, soit près d'un mois plus tôt que le premier cas de décès précédemment confirmé par le CDC américain. Du point de vue des experts médicaux américains, le patient en question n'avait pas d'antécédents de voyages internationaux, ce qui montre que la transmission communautaire aux États-Unis a peut-être commencé dès mi-janvier. Les médias ont critiqué l'administration américaine pour son manque de capacités de test et l'imposition de nombreuses restrictions sur les tests du nouveau coronavirus dans un premier temps, ce qui a conduit au traitement de certains cas suspects comme la grippe ou la pneumonie conventionnelle. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Geng Shuang : J'ai également lu ces reportages. Cette révélation médicale prouve à nouveau que la recherche de l'origine du nouveau coronavirus est une question scientifique complexe, qui devrait être étudiée par les scientifiques et les experts en médecine.

Hong Kong Review News : Hier, le Secrétaire d'État américain Pompeo a prononcé un discours à l'occasion du 50e anniversaire du Jour de la Terre, dans lequel il a déclaré que les marchés de produits frais d'animaux sauvages créaient des risques propices à la génération et à la transmission de maladies et auraient joué un rôle essentiel dans la propagation de la pandémie. Il a également appelé la Chine et d'autres pays à fermer définitivement ces marchés afin de réduire les menaces pour la santé humaine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Geng Shuang : Tout d'abord, je dois préciser que les « marchés de produits frais d'animaux sauvages » n'existent pas en Chine.

En fait, la notion de « marchés de produits frais » n'est pas chinoise. En Chine, nous avons des marchés de produits agricoles et des marchés de fruits de mer ou de volaille, où sont vendus du poisson, de la viande, des légumes et des fruits de mer. Un très petit nombre de ces marchés vendent de la volaille vivante. Ces marchés sont très courants non seulement en Chine, mais aussi dans bon nombre de pays d'Asie du Sud-Est et de pays en développement. Ils sont étroitement liés à la vie quotidienne des habitants de ces régions. Il n'y a aucune interdiction d'ouverture et de fonctionnement de tels marchés dans le droit international.

La Chine a adopté une législation interdisant complètement la chasse, le commerce, le transport et la consommation illégaux d'animaux sauvages. Les marchés de produits agricoles et les marchés de volaille vivante et de fruits de mer en Chine ne sont pas des marchés d'animaux sauvages. La vente d'animaux sauvages dans ces marchés est illégale. Les violations seront réprimées et punies dès qu'elles sont découvertes.

Le gouvernement chinois accorde toujours la priorité à la sécurité et à la santé de la population. Après l'apparition du COVID-19, les autorités compétentes et les gouvernements locaux ont renforcé la réglementation sur ces marchés et adopté une quarantaine et des tests stricts pour garantir que toutes les mesures concernant la prévention et le contrôle des maladies animales sont bien mises en œuvre.

The Paper : Selon des reportages, le Premier Ministre australien a exprimé son soutien à une enquête indépendante sur les premières actions contre le COVID-19 et a fait pression sur les dirigeants de la France, de l'Allemagne et de la Nouvelle-Zélande, entre autres, pour soutenir l'enquête. Le 22 avril, la Ministre australienne des Affaires étrangères Payne a affirmé dans un article signé que l'Australie jouerait un rôle de premier plan dans une enquête internationale. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Geng Shuang : J'ai lu les reportages concernés. S'ils sont confirmés, je dois dire que la soi-disant « enquête indépendante » proposée par la partie australienne est au fond une manœuvre politique, qui perturbera la coopération internationale dans la lutte contre la pandémie et qu'elle est impopulaire.

Actuellement, avec la pandémie qui continue de se propager à travers le monde, la tâche la plus urgente est de donner la priorité à la vie et à la santé des populations des différents pays et de travailler ensemble pour vaincre le virus. À un moment aussi critique, il est hautement irresponsable de provoquer des interrogations infondées et de blâmer d'une manière injustifiée à des fins politiques.

Nous recommandons à la partie australienne de mettre de côté les préjugés idéologiques et les manœuvres politiques, de se concentrer véritablement sur le bien-être du peuple australien et la sécurité sanitaire publique mondiale, de suivre la volonté de la communauté internationale pour la coopération et de contribuer à la coopération mondiale dans la lutte contre le virus, au lieu de faire le contraire.

PTI : Vous venez d'annoncer que la Chine va faire un don supplémentaire de 30 millions de dollars à l'OMS. Si je me souviens bien, la Chine a donné 20 millions de dollars à l'OMS destinés aux actions contre la pandémie. Les 30 millions de dollars supplémentaires seront-ils également utilisés pour lutter contre le COVID-19 ? Ou s'agit-il de verser la contribution ? Quelle a été la contribution de la Chine à l'OMS en 2019 ?

Geng Shuang : Le don au comptant de 30 millions de dollars de la Chine à l'OMS que je viens d'annoncer est destiné à soutenir la lutte mondiale contre le COVID-19 et à renforcer les systèmes de santé des pays en développement. Cela n'a rien à voir avec notre contribution annuelle.

Quant au chiffre de la contribution de la Chine pour 2019, je ne l'ai pas ici et je peux faire des vérifications pour vous après la conférence de presse.

RIA Novosti : Le porte-parole du Président russe a déclaré, le 22 avril, qu'un sommet des dirigeants des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU aurait lieu sous forme de visioconférence dans les prochains jours. Certaines sources affirment également que cette visioconférence se tiendrait demain. Pouvez-vous confirmer cela ? Et quels seraient les sujets à aborder lors du sommet ?

Geng Shuang : Le COVID-19 continue de se propager dans le monde entier. Il ne peut être arrêté et vaincu que par la solidarité et la coopération internationales. La Chine a une attitude positive envers toutes les initiatives favorables à la coopération internationale contre la pandémie. Nous estimons que le sommet des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité doit émettre un message clair de solidarité sur le soutien à la coopération internationale anti-épidémique. Nous sommes prêts à rester en contact avec toutes les parties concernées à ce sujet.

Agence de presse Xinhua : Hier, le conseil municipal de Wagga Wagga en Australie a adopté une résolution annulant une décision antérieure qui avait consisté à rompre le jumelage avec la ville de Kunming, dans la province du Yunnan, en Chine. Le maire adressera une lettre d'excuses au maire de Kunming. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Geng Shuang : La Chine salue et apprécie la juste décision de la ville de Wagga Wagga.

Depuis l'établissement du jumelage entre les deux villes en 1988, Kunming et Wagga Wagga ont mené des échanges amicaux et une coopération pragmatique et fructueuse, avec les liens d'amitié profondément enracinés dans les esprits des populations des deux villes.

Le peuple chinois attache une grande importance à l'amitié avec le peuple australien. Les faits ont prouvé une fois de plus que les tentatives de quelques Australiens de salir la Chine et de saper les relations amicales bilatérales sont impopulaires et ne réussiront jamais.

The Australian : Quand pourront retourner en Chine les citoyens étrangers, y compris les citoyens australiens, qui détiennent un permis de séjour chinois, comme ma femme, qui est actuellement à Canberra ? Quand les restrictions à leur retour en Chine seront-elles levées ?

Geng Shuang : Comme le COVID-19 continue de se propager à travers le monde, des pays, y compris la Chine, ont imposé des restrictions aux voyages et aux entrées et sorties des frontières. Ces mesures seront ajustées en fonction de l'évolution de l'épidémie. Je ne peux pas vous donner de réponse précise maintenant. En fait, les mesures restrictives prises par la Chine et bien des autres pays depuis la survenue de l'épidémie sont constamment en ajustement, en fonction de l'évolution de la situation épidémique.

Maintenant, la tâche la plus urgente pour tous est de travailler en solidarité pour vaincre le virus et reprendre une vie et une production normales dans les meilleurs délais.

PTI : Vous venez de dire que de nombreux pays, dont la Chine, ont imposé des interdictions de voyages et d'entrées-sorties des frontières, et que ces mesures seront ajustées en fonction de l'évolution de l'épidémie. La Chine va-t-elle donc adopter des approches différentes envers chaque pays pour permettre à ceux qui ont un permis de séjour de revenir en Chine ?

Geng Shuang : Je ne peux pas donner une réponse exacte maintenant, car les choses varient d'un pays à l'autre. Mais comme je l'ai dit au journaliste australien tout à l'heure, je peux vous assurer que nos mesures seront ajustées en fonction de l'évolution de l'épidémie.

La priorité absolue est que tous les pays du monde travaillent ensemble pour vaincre l'épidémie.

The Australian : Si la Chine envisage de lever les restrictions de voyage pour les ressortissants étrangers titulaires d'un permis de séjour chinois, cela dépend-il de la situation des pays étrangers, tels que l'Australie, de la réaction à l'épidémie, ou des relations bilatérales de la Chine avec l'Australie ou d'autres pays ?

Geng Shuang : Les politiques et mesures adoptées par la Chine depuis le début de l'épidémie de COVID-19 visent toutes à protéger la sécurité et la santé des citoyens chinois et des ressortissants étrangers. C'est notre seul objectif.

Suggest To A Friend
  Print