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Conférence de presse du 27 avril 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2020-04-27

La pandémie de COVID-19 se propage rapidement en Afrique, posant de graves défis aux pays africains. Pour intensifier le soutien technique à l'Afrique dans sa lutte contre la pandémie, le Ministère des Affaires étrangères et la Commission nationale de la Santé organiseront une série de visioconférences d'échanges techniques sur le COVID-19, au cours desquelles des experts anti-épidémiques chinois partageront, avec des responsables et des experts africains, autour de sujets tels que la stratégie de prévention et de contrôle de l'épidémie, le diagnostic et le traitement cliniques, les méthodes de test, la quarantaine aux frontières et l'évaluation des risques. La première de ces visioconférences se tiendra aujourd'hui à 16 heures, heure de Beijing.

La Chine ressent profondément la situation épidémique et les défis auxquels est confrontée l'Afrique. Nous avons fourni et continuerons d'apporter notre soutien et notre assistance aux pays africains sous différentes formes. Compte tenu du développement de l'épidémie et des besoins et de la volonté des pays africains, la Chine offrira davantage de matériels anti-épidémiques, enverra plus de groupes d'experts médicaux, accélérera la construction de CDC en Afrique et renforcera la coopération sino-africaine en matière de santé publique et de prévention et de contrôle des maladies. Nous sommes prêts à travailler de concert avec l'Afrique pour remporter la victoire finale contre le COVID-19.

KBS : Selon des reportages, la Chine a récemment envoyé une équipe médicale en RPDC pour l'aider à faire face au COVID-19. Mais selon certaines informations, l'équipe a pour mission de prodiguer des soins médicaux au Président Kim Jong-un. La Chine a-t-elle envoyé une équipe médicale en RPDC ? Si oui, cela est-il lié avec l'état de santé du Président Kim ?

Geng Shuang : Vous avez mélangé les deux choses, et je dois y répondre séparément.

Concernant votre première question, pour autant que je sache, après l'apparition du COVID-19, la Croix-Rouge internationale et d'autres institutions internationales ont fourni des matériels anti-épidémiques à la RPDC. La Chine a également donné des réactifs de test à la RPDC. Alors que la pandémie se propage rapidement dans le monde, tout en poursuivant les actions contre l'épidémie à l'intérieur du pays, la Chine continuera d'apporter dans la mesure de son possible de l'assistance aux pays dans le besoin.

Quant à votre deuxième question, je me souviens qu'une question similaire a été posée la semaine dernière, et j'avais dit que je ne connaissais pas la source du reportage. Pour répondre à votre question, je ne sais pas non plus d'où proviennent ces informations et je n'ai pas d'informations à vous fournir pour le moment.

NHK : La Chine a-t-elle envoyé une équipe médicale en RPDC pour l'aider à faire face au COVID-19 ?

Geng Shuang : Je viens de dire que la partie chinoise a fourni à la RPDC des réactifs de test pour qu'elle s'en serve si besoin. Les réactifs de tests et une équipe médicale sont deux concepts différents. Et j'ai dit que, alors que la pandémie se propage rapidement dans le monde, tout en poursuivant les actions contre l'épidémie à l'intérieur du pays, la Chine continuera d'apporter dans la mesure de son possible de l'assistance aux pays dans le besoin.

Reuters : Selon certaines informations, la Chine a tenté d'empêcher l'UE de publier un rapport accusant Beijing d'avoir diffusé de fausses informations sur le COVID-19. Pourquoi la Chine a-t-elle fait cela ?

Geng Shuang : Tout d'abord, je dois souligner que la Chine s'oppose à la fabrication et à la diffusion des fausses informations par tout individu ou toute institution. La Chine est une victime, et non une source de fausses informations.

Depuis la survenue du COVID-19, fidèle à l'esprit ouvert, transparent et responsable, le gouvernement chinois a partagé des informations et des expériences, mené une coopération internationale contre l'épidémie et fourni soutien et assistance à d'autres pays dans les mesures de ses moyens, ce qui a été hautement reconnu et apprécié par la communauté internationale.

Nous avons toutes les raisons de dire que nous avons gagné la reconnaissance internationale par nos efforts opiniâtres, notre sincérité et notre sens de responsabilités, mais pas par la diffusion de fausses informations.

La diffusion de fausses informations et les récriminations réciproques sont inutiles pour la coopération internationale contre la pandémie. La communauté internationale doit s'opposer conjointement aux fausses informations, mener la coopération en faisant preuve de sincérité et de solidarité pour vaincre l'épidémie dans les meilleurs délais et garantir conjointement la sécurité sanitaire publique mondiale.

Shenzhen TV : Un nombre croissant d'interrogations sont lancées aux États-Unis sur la réaction de l'administration américaine à la pandémie. Le 4 avril, le « Washington Post » a publié une enquête approfondie qui donne un large aperçu des comportements et des causes de la mauvaise réponse des États-Unis à l'épidémie au tout début de son apparition. Les 13 et 19 avril, lors des points de presse de la Maison-Blanche, les journalistes de CBS et de CNN ont remis en question le retard de la réaction de l'administration américaine au COVID-19 alors qu'elle était déjà au courant des risques potentiels d'une propagation mondiale. Le 14 avril, « The Atlantic » a déclaré dans un article publié sur son site web que l'absence de mesures énergiques gouvernementales était la cause principale de la flambée de l'épidémie aux États-Unis. Selon un reportage du « Los Angeles Times » du 21 avril, le rapport d'autopsie publié par des responsables de la santé du comté de Santa Clara indique que le premier décès du COVID-19 a en fait eu lieu le 6 février, près d'un mois plus tôt que le premier décès confirmé par le CDC américain. Des responsables de Santa Clara ont également déclaré que les premiers cas d'infection en Californie seraient apparus en décembre 2019. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Geng Shuang : En effet, récemment, de nombreuses voix de contestation se sont élevées aux États-Unis et s'inquiètent de savoir si l'administration américaine a répondu à l'épidémie en temps utile et de manière efficace. Elles concernent les aspects suivants : quand l'épidémie est-elle apparue pour la première fois aux États-Unis ? Le gouvernement américain a-t-il dissimulé quelque chose ou non ? Pourquoi s'est-il précipité pour rejeter les responsabilités sur d'autres pays et organisations internationales ?

Nous espérons que l'administration américaine répondra rapidement aux préoccupations de la population américaine et de la communauté internationale. Invitera-t-elle l'OMS à l'assister dans ses enquêtes ?

L'épidémie est l'ennemi commun de toute l'humanité, et les populations chinoise et américaine en sont victimes. Ce n'est que par la solidarité et la coopération que la communauté internationale pourra gagner le combat contre le virus. Nous espérons que les États-Unis adopteront une attitude ouverte, transparente et responsable, prendront des mesures efficaces pour protéger la vie et la santé de la population américaine et travailleront avec la communauté internationale pour garantir la sécurité sanitaire publique nationale.

Reuters : Vous venez d'évoquer l'éventualité d'inviter l'OMS à mener des enquêtes aux États-Unis, alors, à votre avis, sur quelles questions l'enquête devra-t-elle porter concernant la réponse américaine au COVID-19 ?

Geng Shuang : Le journaliste chinois a cité des doutes de la part de médias, de groupes de réflexion et d'experts américains sur l'administration américaine. En entendant ces voix, les gens ont de bonnes raisons d'exprimer leurs préoccupations. Nous espérons que le gouvernement américain pourra répondre en temps utile aux préoccupations de la population américaine et de la communauté internationale.

The Paper : Des médias américains ont rendu public, le 24, un mémorandum d'entente adressé par la Commission nationale républicaine sénatoriale à des établissements électoraux. Ce document de 57 pages recommande aux candidats républicains de répondre à la crise épidémique par des attaques actives contre la Chine. Il souligne trois principales approches de l'attaque : la Chine a causé la propagation du nouveau coronavirus en dissimulant la vérité ; les démocrates sont trop faibles envers la Chine ; et les républicains doivent pousser en avant les sanctions contre la Chine en tirant argument de la propagation de la pandémie causée par la Chine. Le mémorandum d'entente montre également que les républicains prévoyaient de continuer à faire un grand tapage autour de la Chine pendant les élections américaines. Comment la Chine y réagit-elle ?

Geng Shuang : J'ai pris note des reportages à ce sujet. Cela va sans dire que certaines forces politiques aux États-Unis cherchent par tous les moyens à attaquer la Chine en utilisant la pandémie comme arme.

Les États-Unis n'arrêtent pas de prétendre que la Chine a diffusé de fausses informations. Nous ne pouvons nous empêcher de demander qui a diffusé, au fond, de fausses informations.

La Chine s'oppose fermement à ce que certains individus aux États-Unis s'acharnent à impliquer la Chine dans la politique électorale américaine et créent des histoires sur la Chine pour obtenir plus de voix, et à attaquer et à salir la Chine sous le prétexte de l'épidémie pour nuire aux intérêts de la Chine.

JoongAng Ilbo : Selon certains reportages, Song Tao, Chef du Département international du Comité central du PCC, s'est rendu en RPDC. Pouvez-vous le confirmer ? Pouvez-vous également confirmer qu'une équipe médicale composée d'une cinquantaine de médecins et d'infirmières a été dépêchée en RPDC ?

Geng Shuang : Comme je l'ai dit tout à l'heure à votre collègue, je ne connais pas la source de ces informations et je n'ai rien à dire à ce sujet.

Reuters : À l'heure actuelle, il existe de nombreuses accusations dans le monde concernant les différentes façons dont les pays réagissent à l'épidémie. La Chine soutiendra-t-elle une enquête indépendante sur le nouveau coronavirus à un moment donné à l'avenir, y compris la façon dont le virus a été généré en Chine ?

Geng Shuang : Je dois d'abord souligner que le fait d'être le premier pays à signaler des cas de COVID-19 ne signifie pas forcément que la Chine est l'origine du nouveau coronavirus. Comme nous l'avons dit à plusieurs reprises, l'origine du nouveau coronavirus est une question scientifique qui devrait faire l'objet d'études par les scientifiques et les professionnels. Certains politiciens tentent de faire des manipulations politiques sur l'origine du virus pour salir d'autres pays, mais leurs tentatives impopulaires n'aboutiront pas.

Depuis le début de l'épidémie, toujours dans un esprit ouvert, transparent et responsable, et sans perdre de temps, la Chine a communiqué la situation concernée à la communauté internationale, partagé la séquence génétique du virus et mené une coopération internationale pour contenir l'épidémie. Dans ce processus, la Chine a accumulé de précieuses expériences et a apporté une contribution importante à la lutte mondiale contre l'épidémie. La communauté internationale, au su et au vu de tout cela, a donné une haute appréciation à ce sujet.

Dans un tel contexte, la prétendue « enquête » autour de laquelle certains individus ont fait un grand tapage n'est pas conforme à la tendance générale des efforts internationaux concertés contre l'épidémie. Leur manipulation politique est impopulaire.

La Chine continuera de travailler côte à côte avec la communauté internationale pour vaincre la pandémie. Nous continuerons d'aider autant que possible d'autres pays. Comme je l'ai annoncé tout à l'heure, la Chine tiendra des visioconférences avec les pays africains et leur offrira plus d'aide et de soutien pragmatiques.

La tâche urgente pour les pays du monde est de se concentrer sur la coopération contre l'épidémie plutôt que de se blâmer les uns les autres et même d'intenter des poursuites en responsabilités, car cela n'est pas constructif.

Question supplémentaire : Est-il exact de dire que, dans la situation politique actuelle, une enquête indépendante n'est pas possible sur la Chine ou tout autre pays ?

Geng Shuang : Comme je l'ai dit, la tâche urgente pour tous les pays est de se coordonner et de coopérer pour vaincre la pandémie. Les manipulations politiques sont tout simplement inutiles et non constructives.

Reuters : Premièrement, la Chine connaît-elle l'état de santé du dirigeant suprême de la Corée du Nord ? Deuxièmement, la Chine accueille-t-elle favorablement la proposition de mener une enquête indépendante sur la source du virus une fois que la situation épidémique mondiale se sera légèrement atténuée dans les prochains mois ?

Geng Shuang : Votre première question a été posée par plusieurs de vos collègues. Je peux vous dire que je n'ai aucune information à donner. J'ai également déclaré, lors de la conférence de presse de la semaine dernière, que la Chine et la RPDC sont des voisins proches reliés par des chaînes de montagnes et des cours d'eau. Nous sommes prêts à travailler avec la RPDC pour promouvoir le développement continu des relations bilatérales.

Quant à la deuxième question, la recherche de l'origine du virus est une question scientifique qui devrait être étudiée par les scientifiques et les professionnels. Une telle recherche ne peut être vraiment achevée que si elle rassemble quantité d'informations biologiques et de preuves épidémiologiques pour former une chaîne de preuves qui se confirment mutuellement.

Dans le même temps, la recherche de l'origine du virus est un problème scientifique épineux, il faut souvent beaucoup de temps pour parvenir à une conclusion précise, et il existera encore des incertitudes. Le processus pour retracer les origines de nombreuses maladies dans l'histoire humaine prend plus de dix ans, voire des décennies. Bien que des progrès aient été accomplis, les réponses définitives restent à trouver, et les recherches sont toujours en cours aujourd'hui.

Des scientifiques de différents pays mènent des recherches sur les origines du nouveau coronavirus et ont avancé divers points de vue, suppositions et hypothèses sur ses origines. Cependant, les résultats des recherches préliminaires internationales ne sont pas en mesure d'identifier les voies de sa transmission initiale. Par conséquent, à l'heure actuelle, toute conclusion définitive sur l'origine manque de preuves scientifiques et s'avère contraire à l'esprit de la science.

Ici, je tiens à souligner que la recherche sur l'origine du virus est une question scientifique, qui a pour objectif d'empêcher la reproduction de telles épidémies qui nuiront de nouveau à la société humaine, et non d'accuser et de blâmer les autres, encore moins de poursuivre les responsabilités et de réclamer des indemnités. Il n'y a eu ni précédents, ni fondements juridiques à l'échelle internationale.

Comme le COVID-19 continue de se propager dans le monde, les pays devraient se concentrer sur la prévention et le contrôle de l'épidémie, son diagnostic et son traitement. La politisation de la question relative à l'origine du virus est contraire au but initial de la recherche scientifique, perturbera la coopération internationale en la matière, nuira à la confiance mutuelle entre les pays et entravera les efforts internationaux visant à lutter contre la pandémie.

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