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Conférence de presse du 6 mai 2020 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2020-05-06

Aujourd'hui marque le 45e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l'Union européenne (UE). En tant que deux grandes forces, deux grands marchés et deux grandes civilisations dans le monde, la Chine et l'UE jouent un rôle irremplaçable dans le maintien de la multipolarisation mondiale, du multilatéralisme et du libre-échange. Depuis l'établissement de leurs relations diplomatiques, il y a 45 ans, les relations bilatérales ont considérablement progressé. La Chine et l'UE, fidèles au principe du respect mutuel et de l'entente harmonieuse, ont travaillé sans discontinuer pour approfondir leur partenariat et renforcer la confiance politique mutuelle, avec une coopération pragmatique fructueuse et de riches échanges socioculturels, ce qui a apporté des avantages substantiels aux peuples des deux parties et contribué activement à la paix et à la prospérité mondiales. Depuis le début de l'épidémie de COVID-19, la Chine et l'UE se sont prêté un soutien ferme dans les efforts réciproques visant à lutter contre le COVID-19 et promouvoir conjointement la coopération internationale contre la pandémie.

Un développement sain et régulier des relations sino-européennes est conforme aux intérêts fondamentaux des deux parties et suit la tendance générale du monde. Dans les nouvelles conditions historiques, la Chine et l'UE devraient conjuguer leurs efforts, élargir le consensus, continuer à soutenir fermement le multilatéralisme, renforcer et consolider la coopération pragmatique, et renforcer la communication et la coopération sur les questions internationales. Nous espérons que les deux parties prendront le 45e anniversaire de l'établissement de leurs relations diplomatiques comme un nouveau point de départ historique pour faire avancer les partenariats Chine-UE pour la paix, la croissance, la réforme et la civilisation et façonner ensemble un avenir plus merveilleux et plus brillant pour les relations entre la Chine et l'UE.

CCTV : Le 24 avril, le Directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé le lancement d'une initiative de coopération internationale pour accélérer la recherche et le développement, la production de vaccins, de tests et de médicaments contre le COVID-19 et assurer leur distribution équitable. Il a également exprimé le souhait de voir la participation de la Chine à cette initiative. Quelle est la position de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : La Chine soutient fermement le rôle de premier plan de l'OMS dans la lutte mondiale contre l'épidémie. Nous saluons son initiative de coopération mondiale pour accélérer la recherche, le développement et la production de vaccins et de médicaments contre le COVID-19, et assurer leur distribution équitable. Nous avons décidé d'y adhérer.

Les virus ne connaissent pas de frontières. Les peuples de tous les pays ont droit à un accès équitable aux vaccins et aux médicaments. Après la survenue de l'épidémie du COVID-19, la Chine a partagé, dans les meilleurs délais, les informations sur la séquence génétique du nouveau coronavirus, a mis en place une plate-forme pour partager les données et les résultats de la recherche et a mené une coopération internationale dans le développement de médicaments et de vaccins, apportant une importante contribution aux travaux concernés dans tous les pays.

En tant qu'institution internationale faisant le plus autorité et la plus professionnelle en matière de sécurité sanitaire publique mondiale, l'OMS joue un rôle irremplaçable face aux crises sanitaires publiques mondiales. La Chine est prête à travailler avec la communauté internationale pour accélérer la recherche et le développement ainsi que la production de produits médicaux contre le COVID-19 et en assurer leur distribution équitable.

Agence de presse Xinhua : Pour soutenir et répondre à l'initiative de l'OMS visant à faire progresser le diagnostic et le traitement du COVID-19, ainsi que la mise au point et la production de vaccins, l'UE et d'autres pays concernés ont organisé, le 4 mai, la Conférence internationale d'appel aux dons contre le COVID-19, à laquelle ont participé les dirigeants de 42 pays, des représentants gouvernementaux de haut niveau, le Secrétaire général des Nations Unies et le Directeur général de l'OMS. Pouvez-vous nous parler de la présence de la Chine ?

Hua Chunying : La Chine apprécie la tenue par l'UE et les pays concernés de cette conférence internationale d'appel aux dons, en réponse à l'appel de l'OMS. Nous sommes d'avis que la conférence a pleinement démontré l'esprit de solidarité de la communauté internationale pour surmonter les difficultés. L'ambassadeur Zhang Ming, chef de la mission chinoise auprès de l'UE, a assisté à la réunion en tant que représentant du gouvernement chinois.

La Chine a fait et continuera de faire tout son possible pour aider les pays dans le besoin. Elle a mis en place un fonds spécial de 2 milliards de RMB pour fournir des matériels anti-épidémiques à plus de 150 pays et organisations internationales, a partagé ses expériences sur la prévention, le contrôle, le diagnostic et le traitement avec les autres membres de la communauté internationale, a créé un centre de savoir-faire en ligne sur la prévention de l'épidémie, qui est ouvert à tous les pays, a organisé plus de 120 visioconférences avec plus de 160 pays et organisations internationales et envoyé 21 groupes d'experts médicaux dans 19 pays. La Chine soutient activement les autres pays dans leur approvisionnement commercial de matériels en Chine.

La Chine a également présenté des plans spécifiques pour participer à la coopération multilatérale dans le domaine de la santé. Comme par le passé, nous aidons l'OMS à continuer de jouer un rôle central dans la coordination de la lutte mondiale contre la pandémie, multiplierons l'ampleur des fonds spéciaux destinés à la coopération contre l'épidémie en tenant compte des besoins, appuyons le plan de réponse humanitaire globale au COVID-19. Nous participons activement à l'initiative lancée par l'OMS consistant à accélérer, par la coopération mondiale, la recherche et le développement, la production et l'accès équitable aux outils de prévention et de contrôle du COVID-19, et renforçons la coopération en matière de recherche scientifique avec la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) et l'Alliance mondiale pour les vaccins et l'immunisation (GAVI), dans le but de construire conjointement une muraille indestructible contre la pandémie.

Nous appelons également toutes les parties à accroître leur soutien à la lutte contre l'épidémie dans les pays en développement, car il ne faut pas laisser les pays en développement devenir un maillon faible en réponse à l'épidémie. La Chine, en fonction du développement de la situation épidémique et en tenant compte des besoins et des demandes de certains pays, a aidé les pays concernés à renforcer leurs systèmes de santé publique et à renforcer leur capacité de réponse. En réponse à l'appel du G20 pour un moratoire sur le remboursement de la dette des pays les plus pauvres, la Chine a accepté de suspendre le remboursement du principal et des intérêts des dettes de 77 pays en développement, du 1er mai à la fin de cette année. La Chine appelle également la communauté internationale à travailler de concert pour apporter un soutien aux pays en développement et renforcer la coopération trilatérale et multilatérale.

Nous pensons que tant que tous les membres de la communauté internationale travailleront ensemble pour surmonter les difficultés, nous remporterons certainement une victoire globale dans la lutte internationale contre la pandémie.

Sky News : La Chine a toujours insisté pour que toute enquête sur les origines du COVID-19 soit menée par des scientifiques et de manière transparente. La semaine dernière, le Dr Gauden Galea, qui est le représentant de l'OMS en Chine, a déclaré à Sky News qu'en dépit de demandes répétées, l'OMS n'avait pas été invitée par la Chine à participer à ces enquêtes. Pourquoi l'OMS n'a-t-elle pas participé à ces enquêtes ?

Hua Chunying : Autant que je sache, les citations tirées des reportages de Sky News sur les vues de M. Gauden Galea ne sont pas complètes et ne reflètent pas correctement ses points de vue, ce qui induit en erreur. J'ai remarqué qu'il y a quelques jours, M. Galea avait également accordé une interview exclusive à l'Agence de presse Xinhua et a exprimé sa position sur les questions concernées. Vous pouvez vérifier ce qu'il a dit lors de cette interview.

Dans son interview à Xinhua, M. Galea a clairement déclaré que l'OMS était au courant d'une série de recherches que la Chine mène sur la source animale du nouveau coronavirus et croyait en ses capacités de recherche. M. Galea a également fait savoir qu'en février, l'OMS et la Chine avaient déterminé conjointement les domaines de recherche où une étude plus approfondie serait nécessaire sur le nouveau coronavirus, y compris la source animale du virus. À son avis, les recherches de la Chine dans ces domaines sont d'une importance cruciale pour la prévention des maladies infectieuses à l'avenir.

Le 1er mai, l'OMS a annoncé que l'épidémie de COVID-19 constituait une urgence de santé publique de portée internationale, comme convenu à l'unanimité par le comité d'urgence de l'OMS, et a proposé une coopération de recherche scientifique conjointe entre l'OMS, l'OIE, la FAO et les pays membres pour identifier la source animale du nouveau coronavirus. M. Galea a déclaré lors de son interview que, jusqu'à présent, toutes les preuves montraient que le virus était issu de la nature et n'avait pas été manipulé ou synthétisé par l'homme. Il a également indiqué que l'OMS souhaiterait participer aux recherches sur la source animale du virus à l'invitation du gouvernement chinois.

Question supplémentaire : Nous pouvons vous fournir la transcription de l'interview si nécessaire. Quand la Chine lancera-t-elle cette invitation à l'OMS ?

Hua Chunying : Je voudrais également vous suggérer de lire l'interview du Vice-Ministre chinois des Affaires étrangères Le Yucheng accordée à NBC. M. Le a dit que la Chine maintenait toujours une excellente communication et une excellente coopération avec l'OMS. Le progrès de l'humanité s'accompagne en effet à chaque étape des expériences acquises et des leçons tirées des principales maladies infectieuses. Bien sûr, nous restons ouverts à de telles recherches scientifiques. Nous sommes prêts à poursuivre notre étroite coopération avec l'OMS pour mieux faire face à de grandes maladies infectieuses similaires à l'avenir.

La source du virus est une question scientifique et professionnelle qui doit être abordée par des scientifiques et des experts du contrôle des maladies. J'ai pris note des reportages concernés publiés ces derniers jours. Selon l'un de ces reportages par exemple, en France, des cas confirmés étaient déjà apparus à l'automne dernier. Et un maire du New Jersey a admis qu'il avait été infecté par le COVID-19 en novembre dernier. J'ai également noté que, le 4 mai, le Dr Michael Ryan, directeur exécutif du programme de gestion des urgences sanitaires de l'OMS, a déclaré aux médias que l'OMS était ouverte à toutes les informations susceptibles d'indiquer la source du virus et effectuerait des analyses et des jugements fondés sur ces informations, mais que les enquêtes sur la source du virus devraient être centrées sur la science et conduites par des scientifiques.

Vous devez savoir que, dès le début de l'épidémie, la Chine a maintenu une communication étroite avec l'OMS en adoptant une attitude ouverte, transparente et responsable. Nous sommes prêts à continuer de soutenir l'OMS dans son rôle directeur de la lutte mondiale contre le COVID-19. Nous souhaitons continuer à travailler avec la communauté internationale pour lutter contre l'épidémie tout en soutenant l'examen et le bilan de l'épidémie en temps opportun, dans l'objectif de promouvoir la coopération internationale en matière de santé et d'améliorer la gouvernance mondiale sur la santé publique, et en particulier d'aider les pays en développement à améliorer leurs systèmes de santé publique, pour que la communauté internationale puisse mieux relever les défis similaires à l'avenir et préserver la vie et la santé des populations du monde entier.

Cependant, certains individus aux États-Unis prétendent, en tenant des propos déplacés, que la Chine aurait fabriqué et propagé le virus, et veulent même mener des manipulations politiques en ayant recours à une « enquête » avec présomption de culpabilité, dans le but de mettre la Chine sur la sellette, de tenir la Chine pour responsable et de réclamer des indemnités. Cela va à l'encontre de l'objectif initial de la recherche scientifique et perturbe la coopération internationale. La Chine s'y oppose fermement.

The Paper : Un sommet du Mouvement des non-alignés s'est tenu récemment sous forme de visioconférence du groupe de liaison sur le COVID-19 et a adopté une déclaration politique pour soutenir le rôle de premier plan de l'OMS dans la lutte mondiale contre la pandémie, et appeler tous les pays à coopérer dans ce domaine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Le Mouvement des non-alignés a récemment tenu un sommet en ligne sur le COVID-19 et a adopté une déclaration politique, réitérant son soutien au multilatéralisme et au rôle de premier plan de l'OMS dans la lutte mondiale contre la pandémie, et a appelé tous les pays à renforcer la solidarité et la coopération pour répondre efficacement au COVID-19. La déclaration exprime également son soutien aux pays qui ont été soumis à des mesures coercitives unilatérales, condamne ces mesures contre les membres du mouvement des non-alignés et exhorte la communauté internationale à adopter des moyens efficaces pour mettre fin aux mesures qui ne sont pas conformes à la Charte des Nations Unies et au droit international.

Avec la propagation du COVID-19 à travers le monde, la déclaration adoptée par le mouvement des non-alignés illustre le rôle des pays en développement dans le soutien au multilatéralisme et à l'OMS, exhorte à un large consensus et à des voix de justice de la communauté internationale dans la coopération pour lutter contre la pandémie. La Chine s'en félicite et exprime son soutien.

Le mouvement des non-alignés est un symbole important pour les pays en développement qui cherchent à s'unir pour accroître leur puissance, et joue un rôle important dans les affaires internationales. Nous sommes prêts à approfondir la coopération avec le mouvement des non-alignés pour combattre conjointement la pandémie, sauvegarder les intérêts communs des pays en développement et promouvoir la construction d'une communauté de destin pour l'humanité.

Prensa Latina : L'ambassade de Cuba aux États-Unis a été attaquée par une fusillade la semaine dernière. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : La Chine condamne toute violence contre les missions diplomatiques. Aux termes de la « Convention de Vienne sur les relations diplomatiques », les pays de résidence ont le devoir de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les agents diplomatiques et les locaux des missions diplomatiques. Nous appelons la partie américaine à enquêter sur la réalité, à tirer au clair ce qui s'est passé le plus tôt possible, et à prendre des mesures concrètes et efficaces pour garantir la sécurité des locaux et des agents diplomatiques.

Global Times : Le 4 mai, le Conseiller adjoint américain à la sécurité nationale, Matt Pottinger, a déclaré, au Miller Center de l'Université de Virginie, que les citoyens chinois au sens civique sont les héritiers du Mouvement du 4 mai. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Ce responsable américain se considère comme un grand connaisseur de la Chine. Mais comme nous pouvons le voir dans ses remarques, il ne connaît ni vraiment la Chine, ni l'esprit du Mouvement du 4 mai, car il est imbu de vifs préjugés contre la Chine.

M. Pottinger a eu tort de qualifier le Mouvement du 4 mai de mouvement « populiste ». Le Mouvement du 4 mai qui a éclaté à un moment où la nation chinoise était en danger est un grand mouvement révolutionnaire patriotique contre l'impérialisme et le féodalisme. Le patriotisme est l'essentiel de l'esprit du mouvement du 4 mai. Le patriotisme coule dans les veines de la nation chinoise. Les citoyens chinois patriotiques sont les vrais héritiers du Mouvement du 4 mai. Dans cette nouvelle ère de l'histoire, perpétuer l'esprit du Mouvement du 4 mai signifie travailler pour la construction d'un grand pays socialiste moderne et réaliser le grand renouveau de la nation chinoise. Il s'agit là du véritable sens civique des Chinois d'aujourd'hui. Face au COVID-19, le peuple chinois, uni comme un seul homme, a mené une dure bataille avec un courage et une persévérance extraordinaires, assurant un succès majeur dans le contrôle de l'épidémie. C'est là l'illustration la plus vivante de l'esprit du Mouvement du 4 mai.

M. Pottinger a oublié ce qui a déclenché le Mouvement du 4 mai : les puissances étrangères échangeaient leurs privilèges sur le territoire chinois lors de la Conférence de paix à Paris après la Première Guerre mondiale, et le peuple chinois a refusé d'accepter une telle perte de droits et une humiliation nationale. Aujourd'hui, 101 ans plus tard, s'il y a encore des individus à Washington qui veulent faire de l'intimidation et rejeter les responsabilités sur la Chine pour s'en tirer avec leur mauvaise gestion du COVID-19, les 1,4 milliard de Chinois ne le permettront absolument pas. Même l'âme du défunt Dr Li Wenliang ne le permettra pas.

Nous recommandons aux responsables américains d'en savoir plus sur l'histoire chinoise et de s'occuper davantage de leurs propres affaires.

China News Service : Selon un récent rapport du Département américain du renseignement de la sécurité intérieure, la Chine a intentionnellement caché la gravité du COVID-19 et a tardé à informer l'OMS que le nouveau coronavirus était contagieux, dans le but d'augmenter les importations et de diminuer les exportations de matériel médical. Il a également déclaré que la Chine avait tenté de dissimuler ces comportements. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Nous avons présenté à plusieurs reprises un calendrier détaillé sur la prévention et le contrôle de l'épidémie en Chine, et les faits concernés ne peuvent être plus clairs.

Fidèle à l'esprit ouvert, transparent et responsable, la Chine a informé à temps l'OMS et les pays et régions, y compris les États-Unis, de l'épidémie, a partagé la séquence génétique du virus et a mené une coopération internationale contre le COVID-19. La Chine a également offert aux pays concernés quantité de masques et d'autres produits de protection médicale tout en surmontant ses propres difficultés. Prenons l'exemple des États-Unis : au 1er mai, la Chine a fourni aux États-Unis plus de 5,3 milliards de masques, 330 millions de paires de gants chirurgicaux, 38,85 millions de combinaisons de protection, 5,98 millions de lunettes de protection et près de 7 500 respirateurs. Il est absolument insensé d'accuser la Chine d'« avoir dissimulé la situation réelle », de « ne pas avoir informé l'OMS » et de « faire du profit pendant l'épidémie ».

Une fois encore, nous exhortons les États-Unis à cesser de répandre de fausses informations et d'induire la communauté internationale en erreur. Ils doivent réfléchir à leurs propres problèmes et chercher des moyens pour maîtriser la situation épidémique à l'intérieur du pays, au lieu de continuer à jouer le jeu de rejeter les responsabilités sur autrui.

Beijing Youth Daily : Michael Melham, le maire de Belleville, dans le New Jersey, a déclaré le 30 avril qu'il avait été testé positif aux anticorps du nouveau coronavirus et qu'il était sûr d'être tombé malade en novembre dernier. Le professeur Yves Cohen, chef du service de réanimation dans deux hôpitaux de Seine-Saint-Denis, a déclaré le 3 mai qu'un homme admis le 27 décembre 2019 avait été testé positif, et il a appelé d'autres hôpitaux à tester à nouveau les anciens échantillons prélevés plus tôt pour retrouver le « patient zéro » de la localité. Selon les experts, cela signifie que le cas confirmé en France est survenu près de deux mois plus tôt que ce qui avait été annoncé précédemment. Le porte-parole de l'OMS, Christian Lindmeier, a déclaré le 5 mai que le cas français apparu en décembre 2019 ne serait pas lié directement à la Chine, ce qui donnerait une « vision nouvelle et plus claire » de l'épidémie. Il a également exhorté d'autres pays à vérifier les dossiers des cas de pneumonie d'origine non précisée à la fin de 2019. Avez-vous un commentaire à faire à ce sujet ?

Hua Chunying : En effet, j'ai également noté les reportages de ces derniers jours. Cela montre encore une fois que la recherche de l'origine du virus est très compliquée.

Où et quand sont apparus les premiers cas ? Jusqu'à présent, ni les scientifiques ni les experts en contrôle des maladies ne sont parvenus à une conclusion définitive. Les travaux concernés se poursuivent et doivent être étudiés par des scientifiques et des professionnels, et l'origine et la voie de transmission du virus doivent être jugées sur la base de la science et des faits, afin que les êtres humains puissent mieux faire face à ces maladies infectieuses majeures à l'avenir.

Wall Street Journal : Le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo a déclaré qu'il disposait de « quantité de preuves » que le nouveau coronavirus provenait d'un laboratoire de Wuhan. Comment la Chine réagit-elle à ce sujet ?

Hua Chunying : M. Pompeo dit qu'il a « quantité de preuves ». Alors, qu'il les montre. J'ai lu des informations selon lesquelles le responsable de l'OMS a déclaré que les États-Unis n'avaient présenté aucune preuve jusqu'à ce jour. Selon les derniers reportages, ce haut responsable américain est revenu sur ce qu'il appelle des « preuves ».

L'origine du virus est une question complexe et controversée, mais il existe un large consensus au sein de la communauté internationale selon lequel il s'agit d'une question scientifique très sérieuse qui doit être étudiée par des scientifiques et des experts médicaux sur la base des faits et de la science. À présent, presque tous les meilleurs scientifiques du monde, y compris des scientifiques célèbres aux États-Unis et des experts dans le domaine du contrôle et de la prévention des maladies, estiment que le nouveau coronavirus est originaire de la nature et non fabriqué par l'homme, et il n'y a aucune preuve sur une fuite du virus d'un laboratoire.

J'ai remarqué qu'un grand nombre de nouveaux reportages ont été faits ces derniers jours sur les premières infections. Par exemple, les premiers cas d'infection sont peut-être apparus aux États-Unis en octobre 2019, et en France en décembre 2019. Le porte-parole de l'OMS, Christian Lindmeier, a déclaré que des cas étaient apparus encore plus tôt, et il a exhorté les pays à enquêter sur les cas de pneumonie d'origine inconnue fin 2019. Lors d'une conférence de presse tenue le 5 mai, Maria Van Kerkhove, responsable technique du programme d'urgence de l'OMS, a déclaré que quelque 15 000 séquences génétiques complètes du nouveau coronavirus disponibles montraient que le nouveau coronavirus n'est pas d'origine humaine. Il y a quelques jours, Yuan Zhiming, directeur du Laboratoire national de Biosécurité de Wuhan, a également donné une réponse détaillée aux questions sur l'origine du virus dans une interview à Reuters.

M. Pompeo a déclaré à plusieurs reprises qu'il avait des « preuves », mais qu'il ne pouvait tout simplement pas les montrer. Comment pourrait-il les sortir ? Puisqu'il n'en a pas !

Le site web américain Politico a dévoilé un mémorandum de 57 pages envoyé aux agences électorales par le Comité sénatorial national républicain, qui encourage l'« attaque active contre la Chine » pour répondre à la crise épidémique, et a également donné trois approches à suivre pour les attaques, dont « la dissimulation de la vérité par la Chine a provoqué la propagation du virus ». L'essentiel consiste à attaquer la Chine chaque fois que la situation épidémique est mentionnée. Le scénario de ce drame aux États-Unis a été mal dévoilé et il est inutile de continuer. Un conseil à ces individus aux États-Unis : il ne faut pas aller trop loin et s'accrocher trop à ce scénario.

J'ai également lu des informations selon lesquelles M. Pompeo a déclaré aux médias que la Chine avait auparavant infecté le monde avec des virus, que ses activités de laboratoire n'étaient pas conformes aux normes et que ce n'était pas la première fois que le monde était confronté à une menace virale en raison de l'échec de laboratoires chinois. J'aimerais que M. Pompeo explique précisément ce qui a échoué, quand, où et dans quel laboratoire chinois.

Ce que la communauté internationale sait clairement, c'est que les États-Unis ont utilisé des armes bactériologiques pendant la guerre de Corée et l'Agent orange pendant la guerre du Vietnam. Depuis près de deux décennies, les États-Unis bloquent à eux seuls la reprise des négociations sur un protocole de vérification de la « Convention sur les armes biologiques ». En août 2019, le CDC américain a ordonné brusquement la fermeture de l'Institut de Recherche médicale de l'armée américaine sur les maladies infectieuses à Fort Detrick. Les États-Unis ont installé de nombreux laboratoires sur le territoire de l'ex-Union soviétique, mais observent un mutisme sur la fonction, l'usage et le niveau de sécurité de ces laboratoires.

Nous avons noté que la communauté internationale appelle vivement les États-Unis à accepter une enquête et à répondre à ces préoccupations. Elle espère que les États-Unis agiront de manière responsable et prendront des mesures concrètes pour dissiper les doutes de la communauté internationale ; d'un autre côté, ils devraient arrêter de faire de la Chine un bouc émissaire, car les responsabilités sont si lourdes que les États-Unis sont incapables de les rejeter.

CNN : Selon Reuters, les Instituts chinois des relations internationales contemporaines ont récemment déclaré dans un rapport qu'à présent, l'hostilité à la Chine a atteint un point culminant et que les États-Unis ont alimenté l'hostilité envers la Chine pendant la pandémie, ce qui pourrait entraîner un conflit militaire entre les deux pays dans le pire des cas. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce rapport ? Quel est votre commentaire à ce sujet ?

Hua Chunying : Je n'ai pas lu ce rapport.

Le fait est que le gouvernement chinois, dans un esprit ouvert, transparent et responsable, a informé sans tarder le monde de l'épidémie, a partagé ses expériences en matière de prévention et de contrôle, et a mené une coopération internationale, ce qui a été hautement salué par la communauté internationale. En raison de l'épidémie, certaines activités diplomatiques en face à face ont dû être suspendues, mais nous avons mené une diplomatie du téléphone importante et fréquente. Les dirigeants chinois ont eu près de 50 entretiens téléphoniques avec leurs homologues étrangers, et le Conseiller d'Etat Wang Yi, 80 environ. Toutes les parties apprécient hautement l'ouverture de la Chine à partager ses expériences de prévention et de contrôle de l'épidémie avec le monde, et ont confirmé la contribution de la Chine à la coopération internationale contre l'épidémie. Nous le constatons dans la présence du Président Xi Jinping au sommet extraordinaire des dirigeants du G20 sur le COVID-19, et dans la présence du Premier Ministre Li Keqiang au sommet spécial de l'ASEAN + Chine-Japon-République de Corée sur le COVID-19.

Comme je l'ai dit tout à l'heure, malgré la tâche ardue de la lutte contre l'épidémie à l'intérieur du pays, la Chine a fourni à d'autres pays des matériels anti-épidémiques dans la mesure de ses moyens. Nous avons tenu 120 visioconférences avec 160 pays et organisations internationales, et envoyé 21 groupes d'experts médicaux dans 19 pays. Il y a eu de nombreuses histoires émouvantes dans ce processus. Beaucoup d'amis de la communauté internationale trouvent que les actions de la Chine incarnent ce que signifie partager heurs et malheurs et s'entraider, et qu'elle met en œuvre le concept de construction d'une communauté de destin pour l'humanité proposé par le Président Xi Jinping. Cette épidémie permet à tout le monde de se rendre compte de l'importance et de l'urgence de construire une communauté de destin pour l'humanité. La lutte commune contre l'épidémie permet à l'amitié entre le peuple chinois et les peuples d'autres pays de s'approfondir et de se consolider. Il faut dire que la Chine s'est fait plus d'amis dans le monde.

Dans le même temps, certains individus aux États-Unis, pour des motifs de politique intérieure, n'épargnent aucun effort pour stigmatiser et noircir la Chine, et rejeter les responsabilités sur la Chine. Cela a provoqué des malentendus, voire une aversion chez certains Américains mal informés à l'égard de la Chine, empoisonnant la perception du public américain à l'égard de la Chine. Selon des médias américains, certains Asiatiques aux États-Unis sont confrontés à une grave xénophobie et sont maintes et maintes fois harcelés et attaqués par discrimination raciale en raison de la diabolisation et des attaques contre la Chine. Cela n'aidera pas la coopération internationale actuelle contre l'épidémie, et n'améliorera pas l'image et la réputation des États-Unis.

Devant cette situation que nous ne voulons pas voir, nous avons clairement exprimé notre position solennelle aux États-Unis par divers canaux et avons exhorté les États-Unis à cesser immédiatement les propos et les actes qui attaquent la Chine. Quant à savoir si cela entraînera un conflit militaire ou non, ce n'est certainement pas ce que nous voulons voir. La Chine est toujours attachée à la paix. Nous estimons que toutes les parties doivent s'engager à approfondir la compréhension et la confiance mutuelles par la coopération anti-épidémique, et à construire conjointement une communauté de destin pour l'humanité, plutôt que de créer ou même de provoquer des conflits en utilisant l'épidémie comme prétexte. C'est peut-être ce que des politiciens espèrent voir aux États-Unis. Cette tentative fera non seulement l'objet d'une ferme opposition du peuple chinois, mais aussi par tous les peuples épris de paix et de justice dans le monde. Comme je viens de le dire, la Chine n'est plus ce qu'elle était il y a 101 ans. Nous voulons que certains individus à Washington réfléchissent sérieusement à la réaction forte des 1,4 milliard de Chinois s'ils tentent d'utiliser l'épidémie pour blâmer et intimider la Chine.

Phoenix TV : Selon des médias américains, les États-Unis font pression sur leurs alliés européens pour qu'ils se rallient à eux concernant la question des responsabilités de l'épidémie. Certains critiques en Europe soutiennent que la confrontation entre la Chine et les États-Unis continuera de s'intensifier après l'épidémie, que le processus de mondialisation sera inévitablement ébranlé et que les pays européens doivent faire un choix. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Votre question illustre au moins le fait que les États-Unis exercent des pressions sur leurs alliés et sur d'autres pays également. Vous avez mentionné que les États-Unis exigent que d'autres pays se tiennent à leurs côtés sur la question dite des responsabilités, c'est une manière polie et civilisée de le dire, alors que les États-Unis leur demandent en fait d'incriminer la Chine injustement. Comme nous le savons tous, les États-Unis, à cause de leurs besoins politiques intérieurs, ont tenté de rejeter les responsabilités sur autrui au mépris des faits. Il est vrai que les autres pays doivent faire un choix, non pas entre la Chine et les États-Unis, mais entre les mensonges et les faits, entre l'intimidation unilatérale et la coopération multilatérale. La réponse est évidente. En fait, bon nombre de pays ont déjà répondu par leurs actions. Le dernier exemple est que les dirigeants de plusieurs pays européens ont déclaré clairement leur soutien à l'OMS pour qu'elle continue à jouer un rôle important dans la lutte contre le COVID-19 et le renforcement de la construction du système mondial de santé publique. Pour soutenir et répondre à l'initiative de l'OMS, l'UE a tenu, le 4 mai, une conférence internationale d'appel aux dons en réponse au COVID-19, qui a permis de lever 7,4 milliards d'euros pour promouvoir le diagnostic, le traitement de l'épidémie, et la production d'un vaccin. La Chine y a pris une part active et a fait un don. En ce qui concerne le renforcement de la solidarité et de la coopération internationale pour lutter contre l'épidémie, la Chine s'est toujours tenue fermement aux côtés de l'ONU, de l'OMS et d'autres pays, et a apporté sa contribution dans la mesure de ses capacités.

Bloomberg : Premièrement, la Chine soutiendra-t-elle la résolution de l'UE qui sera avancée à l'Assemblée mondiale de la Santé pour une enquête indépendante sur la situation épidémique ? Deuxièmement, Taiwan a déclaré que l'OMS l'autoriserait à participer à l'Assemblée mondiale de la Santé ce mois-ci. La Chine permettra-t-elle cela ?

Hua Chunying : Concernant la question d'une enquête, comme je viens de le dire, depuis l'épidémie du COVID-19, la Chine travaille en étroite coopération avec l'OMS de manière ouverte, transparente et responsable et soutient la riposte mondiale par des actions concrètes. Nous sommes prêts à poursuivre les efforts conjoints avec la communauté internationale pour intensifier la coopération dans la lutte contre la pandémie. Nous appuyons le bilan et l'examen rétrospectif de la situation épidémique en temps opportun pour faire progresser la coopération internationale en matière de santé et améliorer la gouvernance mondiale en matière de sécurité sanitaire publique afin de pouvoir mieux faire face à des défis similaires à l'avenir.

Ce à quoi nous nous opposons, c'est la prétendue enquête réclamée par des politiciens de quelques pays à partir de calculs politiques nationaux fondés sur la présomption de culpabilité. Ce à quoi nous nous opposons, ce sont les manœuvres politiques liées à la pandémie. La position de la Chine est claire et franche à cet égard. Nous espérons que la communauté internationale apportera un soutien actif aux travaux de l'OMS.

Concernant la participation de la région de Taiwan aux activités de l'OMS, la position de la Chine est claire et constante. Elle doit être traitée selon le principe d'une seule Chine. Dans cette condition, le gouvernement central chinois a pris les dispositions appropriées pour la participation de la région de Taiwan aux affaires de santé mondiale, ce qui garantit que la région peut faire face aux urgences de santé publique locales ou mondiales en temps opportun et de manière efficace. Depuis la survenue du COVID-19, le Parti démocrate progressiste (DPP) de Taiwan s'est livré à des manipulations politiques et à un battage médiatique continu sur la question de la participation de Taiwan à l'OMS et à l'Assemblée mondiale de la Santé. Sa véritable intention est très claire. Il profite du virus pour rechercher l'indépendance. Nous nous opposons fermement à cette tentative et nous avons la certitude qu'elle ne réussira pas.

Prensa Latina : Le gouvernement du Venezuela a récemment déclaré qu'il avait déjoué deux incursions militaires en provenance de la mer visant à assassiner le Président Maduro. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Conformément au droit international et aux normes fondamentales régissant les relations internationales, la souveraineté, la sécurité et l'intégrité territoriale d'un pays doivent être respectées. La Chine soutient fermement les efforts du gouvernement vénézuélien pour sauvegarder la souveraineté, maintenir la stabilité et améliorer les conditions de vie de la population, s'oppose à toute ingérence extérieure dans les affaires intérieures du Venezuela sous quelque prétexte que ce soit et à toute intervention militaire sous quelque forme que ce soit.

La Chine est toujours d'avis que la question vénézuélienne doit être résolue par la consultation et le dialogue entre le gouvernement et l'opposition vénézuéliens. Nous espérons que toutes les parties pourront garder à l'esprit les intérêts globaux du peuple vénézuélien et des peuples de la région, faire davantage pour promouvoir les pourparlers de paix et encourager toutes les parties au Venezuela à trouver une solution politique dans le cadre constitutionnel et juridique par le dialogue.

Reuters : Le Président Trump a déclaré vendredi dernier qu'il envisagerait d'utiliser les droits de douane pour punir la Chine pour la propagation du virus. Avez-vous un commentaire à faire à ce sujet ?

Hua Chunying : En parlant de droits de douane, je pense que les faits ont prouvé que c'est une arme qui est susceptible de se blesser soi-même en blessant les autres et qu'une guerre commerciale n'est dans l'intérêt de personne. En particulier, dans les circonstances actuelles, toutes les parties doivent travailler ensemble, au lieu de contraindre les autres avec le gros bâton des tarifs.

Concernant la propagation du virus par la Chine, il faut laisser parler les faits. La Chine a présenté à plusieurs reprises le calendrier de ce qu'elle a fait. Le 27 décembre 2019, le Dr Zhang Jixian a signalé les trois premiers cas suspects traités par elle. Le 30 décembre, la Commission municipale de la Santé de Wuhan a publié un « Avis urgent sur le traitement de la pneumonie de cause inconnue ». Le 31 décembre, la Chine a informé la représentation de l'OMS en Chine de cas de pneumonie de cause inconnue à Wuhan. Le 3 janvier 2020, la Chine a commencé à communiquer à temps les informations relatives à l'épidémie à l'OMS et à d'autres pays, y compris les États-Unis. Le 23 janvier, la Chine a temporairement fermé les voies de sortie à Wuhan, et émis un fort signal d'avertissement au monde. À ce moment-là, il n'y avait au total que 9 cas confirmés hors de la Chine, dont un seul aux États-Unis. Le 31 janvier, trois grandes compagnies aériennes américaines ont suspendu leurs vols directs entre les États-Unis et la Chine. Le 2 février, les États-Unis ont fermé les frontières à tous les citoyens chinois et ressortissants étrangers ayant voyagé en Chine pendant les 14 jours précédents. À ce moment-là, seuls 10 cas confirmés avaient été signalés aux États-Unis.

Nous avons remarqué que le 1er mai, le CDC américain a publié sur son site web un rapport rédigé par sa directrice adjointe principale Anne Schuchat et l'équipe d'intervention du CDC sur le nouveau coronavirus. Le rapport indique clairement que les importations continues liées aux voyages, non en provenance de Chine, les grands rassemblements et la transmission muette résultant de tests limités et d'une propagation asymptomatique ont contribué à une propagation accélérée de février à mars 2020. Ce sont des faits clairs.

Les faits ont prouvé qu'il est absurde d'accuser la Chine d'avoir propagé le virus. Nous pouvons comparer la réponse de la Chine avec celle des États-Unis. La Chine a informé les États-Unis de la situation épidémique le 3 janvier, tandis que les États-Unis ont annoncé un état d'urgence national le 13 mars, ce qui signifie qu'il a fallu 70 jours à l'administration américaine pour prendre la décision. Même si nous commençons à compter à partir du 2 février, le jour où les États-Unis ont fermé les frontières à tous les citoyens chinois et étrangers ayant voyagé en Chine au cours des 14 jours précédents, 40 jours se sont passés jusqu'au 13 mars.

La Chine a maîtrisé la propagation du virus en un peu plus de deux mois. Le 8 avril, jour du déconfinement de la ville de Wuhan, le nombre de cas confirmés aux États-Unis a atteint près de 400 000. Aujourd'hui, il a dépassé le cap des 1,2 million. Nous aimerions demander ce que les États-Unis ont fait au cours des derniers mois. Pourquoi ont-ils laissé l'épidémie se développer à ce point ? Est-ce l'attitude d'un gouvernement responsable envers le peuple ?

Nous recommandons aux États-Unis de cesser d'essayer de détourner l'attention du monde et de rejeter les responsabilités sur la Chine. Ils doivent d'abord mettre de l'ordre à l'intérieur de leur pays, contenir l'épidémie et faire de leur mieux pour sauver des vies et maintenir la population en bonne santé. Les vies comptent plus que les intérêts politiques. Nous espérons que le gouvernement américain gérera correctement ses propres affaires et donnera au peuple américain une explication claire.

Quotidien de Beijing : Le 30 avril, le bureau du directeur du renseignement national a publié une déclaration disant que le milieu des renseignements était d'accord avec le large consensus scientifique selon lequel le nouveau coronavirus n'était ni d'origine humaine ni génétiquement modifié. Le 4 mai, CNN a rapporté que, selon deux responsables occidentaux, les informations partagées entre les nations des Five Eyes indiquent qu'il est « très peu probable » que le nouveau coronavirus se soit propagé à la suite d'un accident de laboratoire. Le même jour, « National Geographic » a publié une interview du directeur de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses, Anthony Fauci, qui a déclaré que les preuves scientifiques tendent très fortement vers le fait que le virus n'aurait pas pu être artificiellement ou délibérément manipulé. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : J'ai également noté des reportages concernés. En effet, il y a eu récemment aux États-Unis beaucoup de reportages et de spéculations sur l'origine du virus. Comme je l'ai dit tout à l'heure, certains individus aux États-Unis ont sans cesse accusé la Chine pour leurs propres intérêts et les considérations politiques internes, mais leurs propos sont souvent incohérents et étayés par aucune preuve, et ne peuvent donc pas résister à un examen minutieux. Ce qu'ils ont dit a souvent été dénoncé par des scientifiques ou des spécialistes de la médecine et du contrôle des maladies. Ceux qui, aux États-Unis, cherchent à rejeter les responsabilités sur la Chine devraient procéder à un examen de conscience et tirer des leçons.

Comme nous l'avons souligné à plusieurs reprises, l'origine du virus est une question scientifique complexe à laquelle les scientifiques et les experts doivent répondre par une recherche scientifique rigoureuse et méticuleuse, et qui ne devrait pas être décidée par des politiciens. Nous nous opposons fermement à la politisation et à la stigmatisation de la question de l'origine du virus, et appelons une fois de plus tout le monde à respecter la science et à s'éloigner de l'assertion du complot.

RIA Novosti : Selon l'ambassade de Chine en Russie, tous les passagers embarquant sur des vols Air China de Moscou à Beijing doivent présenter un certificat prouvant qu'ils n'ont pas le COVID-19. Ce règlement ne concerne-t-il que les passagers en provenance de Russie ou de tous les autres pays ? Et cette exigence va-t-elle également être étendue à d'autres compagnies aériennes ? Après la réouverture de la frontière sino-russe à l'avenir, cela deviendra-t-il une exigence courante pour les étrangers qui demandent un visa pour la Chine ?

Hua Chunying : Comme vous le savez peut-être, compte tenu de la situation épidémique, la Chine est en communication étroite avec les autres pays sur le renforcement du contrôle de la quarantaine aux frontières, y compris la manière d'assurer la sécurité des voyages internationaux et d'empêcher l'importation de cas. Le seul objectif est de trouver des moyens de minimiser la propagation de l'épidémie.

La Chine et la Russie ont maintenu une coopération de haut niveau en matière de prévention et de contrôle de la pandémie. Selon l'état de propagation de l'infection dans les vols de l'aviation civile entre la Chine et la Russie, la Chine prévoit de mettre en œuvre temporairement le système d'embarquement qui exige des résultats de tests d'acide nucléique négatifs pour tous les passagers des vols Moscou-Beijing d'Air China. Cette décision vise à empêcher des infections croisées parmi les passagers des compagnies aériennes et à provoquer une propagation plus large de l'épidémie. Vous pouvez vous renseigner auprès des départements compétents de la partie chinoise pour plus de détails.

PTI : La semaine dernière, la télévision CGTN a diffusé un reportage disant que le CDC de Chine avait organisé une étude conjointe pour enquêter sur les origines du virus menée par un professeur de l'Université Columbia, le Dr Ian Lipkin, et des professeurs de l'Université Sun Yat-sen. Pouvez-vous le confirmer ?

Hua Chunying : Je ne connais pas le cas spécifique que vous avez mentionné. En fait, un grand nombre de projets de coopération scientifique sont menés entre scientifiques de divers pays, y compris les coopérations menées par le CDC chinois et l'Institut de Virologie de Wuhan avec des institutions de recherche scientifique concernées de nombreux pays dans le monde, dans le respect de l'esprit d'ouverture, de transparence et de science.

Bloomberg : Nous avons vu que les législateurs républicains américains ont adressé une lettre au Département de l'éducation pour qu'il donne des informations sur les investissements de la Chine dans les collèges et universités américains comme moyen de poursuivre ses objectifs stratégiques et de « propagande ». Dans leur lettre adressée au Secrétaire à l'Éducation, les législateurs ont déclaré que la Chine avait investi dans le monde universitaire américain pour tenter de voler des informations et des technologies. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Je pense que ces derniers jours, certains politiciens et membres du Congrès aux États-Unis ont fait quelque chose pour changer ou renverser la définition des fausses informations. Parce que pour eux, il s'agit soit de répandre de fausses informations, soit de faire de la propagande politique, même si ce qui est présenté par la Chine est la vérité. Et des politiciens américains, peu importe combien ils mentent, peuvent le faire sans aucun sentiment de culpabilité ou de honte. Est-ce une pratique de deux poids deux mesures ou non ? Ou est-ce que certains politiciens américains croient du fond du cœur que les normes morales ne sont pas les mêmes en Chine et aux États-Unis ? Qui diffuse de fausses informations ? Qui fait de la propagande politique ? Récemment, une série de reportages faits aux États-Unis ont divulgué tout cela. Je pense que tout le monde peut le voir clairement. Je ne les citerai pas un par un.

En tant que deux grands pays, la Chine et les États-Unis devraient créer des conditions favorables et une atmosphère appropriée pour les échanges et la coopération normaux entre les milieux éducatifs et scientifiques des deux pays, au lieu de politiser et diaboliser tous les échanges et la coopération académiques et scientifiques normaux, car cela n'est favorable ni à la compréhension mutuelle entre les deux peuples, ni au développement normal des relations bilatérales à long terme.

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